octobre, 2017

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Votre rĂ©seau fixe/mobile est mauvais ? DĂ©noncez votre opĂ©rateur Ă  l’Arcep !

L’Arcep lance son service « J’alerte l’Arcep » afin que chacun puisse donner son avis sur son FAI ou son opérateur. Le but est bien sûr de pousser les acteurs concernés à s’améliorer.

 

Comme annoncé un peu plus tôt ce mois-ci, l’Arcep, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes, vient de lancer « J’alerte l’Arcep », un service permettant de signaler les dysfonctionnements que l’on peut rencontrer avec une offre fixe, mobile, internet ou postale. Le but est de pousser les opérateurs et FAI à améliorer leur réseau dans les zones à problèmes.

Grâce au site jalerte.larcep.fr, il est désormais possible de signaler tout problème de surfacturation, de raccordement, de téléphone coupé, d’internet, de réseau mobile ou même de réception de courrier et de colis. Il ne s’agit cependant que d’une alerte et non d’une saisie. N’y espérez pas un suivi personnalisé de votre dossier ou un quelconque dédommagement, les litiges individuels relèvent du champ de compétence de la DGCCRF.

En quantifiant correctement les dysfonctionnements, l’Arcep compte en réalité sur nous pour cibler son action auprès des opérateurs fixes, mobiles, internet et postaux. De quoi permettre à ces derniers de s’améliorer en priorité dans les zones réellement problématiques.

Rappelons que l’Arcep cherche avant tout à protéger les utilisateurs et faire en sorte qu’ils profitent du meilleur service possible. Même quand l’autorité reproche à un opérateur de déployer son service trop rapidement.

 

Source : FrAndroid

Windows 10 : la dernière grosse mise à jour de sécurité sème légèrement le chaos

Temps d’installation sans fin, écrans bleus, redémarrages intempestifs… Le patch KB4041676 ne fait pas que des heureux chez les utilisateurs de Windows 10.

Source : 01.net

Teemo, la start-up qui traque 10 millions de Français en continu

L’entreprise, basĂ©e Ă  Paris, a dĂ©veloppĂ© un logiciel intĂ©grĂ© Ă  une cinquantaine d’applications mobiles, dont celles du Figaro, de L’Equipe et de Closer.

Si vous ĂŞtes allĂ© au restaurant hier soir, Teemo (anciennement Databerries) le sait probablement. La start-up parisienne ignore votre nom, peut savoir que deux jours plus tĂ´t vous aviez prĂ©fĂ©rĂ© rester chez vous. Et que vous allez souvent chez un ami qui vit Ă  Quimper. Comme le rĂ©vèle une enquĂŞte de Numerama, Teemo rĂ©cupère en fait la gĂ©olocalisation de dix millions de Français grâce Ă  leurs smartphones. Elle l’actualise mĂŞme toutes les trois minutes.

Le consentement flou des utilisateurs. 

Pour parvenir Ă  ses fins, elle n’a eu qu’Ă  dĂ©velopper un logiciel, lui-mĂŞme intĂ©grĂ© dans un logiciel publicitaire. Les deux ont ensuite Ă©tĂ© vendus Ă  une cinquantaine d’applications cĂ©lèbres, dont celles du Figaro, de L’Équipe, MĂ©tĂ©o France, TĂ©lĂ© Loisirs ou Closer. 

L’une des premières questions qui se pose, est celle du consentement des utilisateurs. Car comme Numerama l’explique, les applications demandent bien un accord pour recueillir vos donnĂ©es personnelles liĂ©es Ă  votre localisation, mais ne semblent pas vous dire clairement qu’elles les revendent Ă  un tiers. Le mĂ©dia prend l’exemple du Figaro, dont les conditions gĂ©nĂ©rales d’utilisation ne mentionnent effectivement pas cet Ă©lĂ©ment. ContactĂ©, le quotidien n’a pas donnĂ© suite Ă  nos sollicitations. Teemo, de son cĂ´tĂ©, se dĂ©fend en expliquant que les termes de l’accord doivent ĂŞtre dĂ©finis par les applications « de manière directe. » La start-up n’a pas, sur son site, de conditions gĂ©nĂ©rales d’utilisation (CGU) Ă  proprement parler. On y trouve malgrĂ© tout quelques informations, comme le fait que les donnĂ©es sont conservĂ©es jusqu’Ă  treize mois après la date de leur collecte, et anonymisĂ©es.

Cela n’en est pas moins problĂ©matique. Selon Numerama, Teemo se vanterait ainsi de pouvoir retrouver Ă  qui appartiennent des donnĂ©es grâce, par exemple, Ă  leur IDFA, c’est-Ă -dire une suite de numĂ©ros servant Ă  l’identification publicitaires des iPhone. « Mieux encore: sans l’IDFA, et seulement avec l’adresse et le lieu de travail d’une personne, retrouver n’importe quel Français prendrait 5 secondes Ă  une Ă©quipe de 20 personnes », est-il ajoutĂ© dans l’article.

Un contrĂ´le de la CNIL, mais pas de sanction pour l’instant

Des contrĂ´les semblent bien avoir Ă©tĂ© effectuĂ©s par la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL). Ils n’ont pour l’instant pas eu de suites. Pourtant la CNIL, de mĂŞme que le Conseil d’Etat, avait dĂ©jĂ  condamnĂ© une entreprise pour des faits similaires. Il s’agissait de Pages Jaunes. La firme avait rĂ©cupĂ©rĂ© les donnĂ©es d’utilisateurs grâce Ă  un partenariat avec les rĂ©seaux sociaux. Elle avait dĂ©fendu son procĂ©dĂ© en expliquant que les utilisateurs avaient bien donnĂ© leur accord aux rĂ©seaux sociaux pour partager certaines informations. Pas convaincant pour le Conseil d’Etat et la CNIL, qui avaient estimĂ© qu’un consentement donnĂ© expressĂ©ment Ă  Pages Jaunes Ă©tait nĂ©cessaire avant toute collecte d’informations personnelles.

Teemo peut Ă©galement craindre l’arrivĂ©e au printemps prochain du règlement europĂ©en sur la protection des donnĂ©es (RGPD). Il prĂ©voit que les collectes d’informations personnelles devront ĂŞtre licites, loyales et transparentes. Ce qui implique notamment d’informer correctement l’utilisateur sur ce qu’il sera fait de sa vie privĂ©e et de rĂ©aliser une collecte qui ne soit pas excessive ou disproportionnĂ©e. Pas certain que le fait de traquer 10 millions de personnes toutes les trois minutes entre dans cette dernière catĂ©gorie.

Pour rappel, il est possible de dĂ©sactiver sa gĂ©olocalisation dans les paramètres de votre smartphone. Si vous ne souhaitez pas ĂŞtre pistĂ© en permanence, n’hĂ©sitez pas Ă  le faire dès lors que ce service ne vous est pas nĂ©cessaire.

Source : lexpansion.lexpress.fr