septembre, 2026
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Windows 11 : Ă quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + LÂ ?
Windows compte plus d’une centaine de raccourcis clavier, dont certains sont devenus de vĂ©ritables rĂ©flexes au fil des annĂ©es. Difficile, par exemple, de ne pas connaĂ®tre le fameux Ctrl + Z pour revenir en arrière, ou les incontournables Ctrl + C et Ctrl + V pour faire un copier-coller. Mais parmi cette multitude de combinaisons, certaines sont nettement plus… obscures.Â
C’est notamment le cas d’un raccourci repéré par Windows Latest dans Windows 11. Pour l’utiliser, il faut appuyer simultanément sur Ctrl + Alt + Maj + Win + L. Une fois cette combinaison activée, Windows ouvre ni plus ni moins que LinkedIn dans le navigateur de l’utilisateur.
Une gymnastique insensée
Au-delà du caractère aberrant de la gymnastique nécessaire pour ouvrir LinkedIn, il semblerait que Microsoft comptabilise également le nombre de personnes utilisant ce raccourci clavier. Lorsqu’il est activé, Windows déclenche l’ouverture du navigateur internet avec une commande contenant le paramètre « ?trk=Officekey. »
Ce paramètre disparaît toutefois une fois la page chargée, précise Windows Latest. Si la firme de Redmond ne donne aucune explication sur la présence d’un tel raccourci dans Windows 11, les recherches menées par le média suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un héritage de l’ancienne touche Office présente sur certains claviers Windows 10. Celle-ci permettait notamment d’ouvrir rapidement Word, PowerPoint, Excel, Outlook ou encore Teams en combinant la touche Office avec la première lettre du service concerné.
Depuis, la touche Office a progressivement laissé sa place à la touche Copilot. Et ce qui pouvait autrefois se résumer à une simple pression sur une touche dédiée s’est transformé en une combinaison grotesque : Ctrl + Alt + Maj + Win + L.
Reste à savoir si ce raccourci pourrait être simplifié avec le récent aveu d’échec concernant l’utilisation de la touche Copilot sur les claviers Windows 11.
Source : Windows 11 : Ă quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + LÂ ?
Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s
Le service public Bloctel, qui a cessé son activité le 11 août 2026 dernier, a confirmé le piratage d’une base de données contenant 3 millions de numéros de téléphone inscrits sur la liste d’opposition au démarchage. Les données ont été mises en ligne gratuitement sur un forum cybercriminel.
Bloctel devait tirer sa révérence discrètement, après plus d’une décennie passée à tenter de protéger les Français du démarchage téléphonique non désiré. Le service ferme finalement sur un incident de sécurité majeur, confirmé par l’État lui-même quelques jours seulement avant son extinction officielle. Ironie du sort : ce sont précisément les numéros de téléphone des personnes ayant demandé à ne plus être sollicitées qui se retrouvent aujourd’hui exposés, prêts à alimenter les campagnes de démarchage et d’arnaque qu’elles cherchaient justement à fuir.
Un compte professionnel compromis, sans double authentification
Selon les informations recueillies par le site French Breaches, référence sur les fuites de données en France, l’incident aurait pour origine la compromission d’un compte utilisateur donnant accès au service de consultation Bloctel réservé aux entreprises. Ce service permet normalement aux professionnels de confronter leurs fichiers de prospection à la liste d’opposition, afin d’éviter de démarcher les personnes inscrites. Le compte concerné n’aurait pas été protégé par une double authentification, un oubli qui aurait permis à l’attaquant d’effectuer des recherches et de récupérer les numéros affichés en clair dans les résultats.
L’’État a confirmĂ© l’incident le 11 aoĂ»t, prĂ©cisant qu’un compte professionnel avait Ă©tĂ© usurpĂ© pour accĂ©der et tĂ©lĂ©charger des fichiers contenant des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. L’affaire a Ă©tĂ© signalĂ©e Ă la CNIL, l’autoritĂ© française chargĂ©e de la protection des donnĂ©es personnelles. Deux cybercriminels revendiquent l’attaque sous les pseudonymes « Cybernox » et « don’t call me », et ont mis Ă disposition la base complète en tĂ©lĂ©chargement gratuit, plutĂ´t que de se limiter Ă un simple Ă©chantillon comme c’est parfois l’usage dans ce type de revendication.
Des risques concrets pour 3 millions de personnes
Les données exposées se limiteraient à des numéros de téléphone accompagnés d’identifiants techniques associés, sans autre catégorie de donnée personnelle identifiée à ce stade. Ce périmètre limité n’empêche toutefois pas des conséquences bien réelles pour les personnes concernées : campagnes de démarchage non sollicité, tentatives de smishing par SMS frauduleux, phishing ciblé, ou encore recoupement avec d’autres fuites de données déjà en circulation pour enrichir des bases de prospection illicites.
Plusieurs éléments restent à confirmer, notamment l’authenticité intégrale de la base diffusée, le nombre exact de numéros uniques qu’elle contient, ou encore la période durant laquelle les données ont été collectées. La proximité entre cette compromission et la fermeture programmée de Bloctel ne permet pas, en l’état, d’établir un lien de cause à effet entre les deux événements.
Reste une question qui dĂ©passe le seul cas Bloctel : combien d’autres services publics français reposent encore sur des accès professionnels dĂ©pourvus du moindre verrou de sĂ©curitĂ© Ă©lĂ©mentaire ?
Source : Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s
