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Arnaque au tĂ©lĂ©phone : pourquoi il ne faut surtout plus dire « allĂ´ » lors d’un appel silencieux
Une nouvelle arnaque au téléphone fait des ravages. Elle commence par un appel silencieux, lors duquel un simple « allô » peut vous mettre en danger, ainsi que tous vos proches. Explications.
L’arnaque mise en lumière par les chercheurs de Bitdefender commence par un appel téléphonique tout ce qu’il y a de plus classique. Lorsque vous décrochez votre téléphone, il n’y a personne au bout du fil. Personne ne parle et rien ne se passe. La réponse classique est de tenter de savoir qui essaie de vous parler. Si vous multipliez les « allô » et les « il y a quelqu’un ? », la communication est coupée.
« Si vous restez silencieux, l’appelant reste silencieux lui aussi. Cependant, si vous dites quelque chose, l’appel se termine brusquement », explique Bitdefender dans son rapport, soulignant que « des personnes du monde entier ont signalé avoir reçu des appels où personne ne parlait » au cours de « l’année dernière ».
Une réponse qui peint une cible dans votre dos
À première vue, un appel muet est inoffensif. Comme l’expliquent les chercheurs, cet échange d’une poignée de secondes suffit aux fraudeurs pour obtenir exactement ce qu’ils cherchaient, à savoir la confirmation que votre numéro est bien attribué à une personne réelle. Les pirates savent désormais que le numéro de téléphone est actif. Ils vous rangent désormais dans la catégorie des victimes potentielles. Cette information peut déjà être revendue sur le dark web, contre des cryptomonnaies.
Une fois que la validité de votre numéro a été confirmée, des pirates pourraient faire de vous leur prochaine cible. Le rapport de Bitdefender pointe du doigt les risques « d’attaques de phishing vocal (vishing), d’escroqueries par SMS ou d’attaques de clonage vocal par IA ». Dans le cadre d’une attaque de phishing vocal, les escrocs vont se faire passer pour une banque, une administration ou un proche afin de soutirer des informations confidentielles ou de l’argent. Comme vous avez été « marqué comme actif, vous recevrez probablement des appels de suivi », note Bitdefender. Par ailleurs, votre numéro peut se retrouver dans la liste de diffusion d’arnaques par SMS diverses et variées. On pense notamment à des arnaques à la livraison de colis, en nette augmentation en France.
Une voix clonée
Le danger ne s’arrête pas là . En répondant au téléphone, vous donnez la possibilité aux hackers de cloner votre voix et d’en faire un deepfake. Si vous prononcez quelques mots, même un simple et banal « allô », vous offrez votre voix sur un plateau d’argent aux cybercriminels. Votre voix peut être enregistrée pour « créer des échantillons vocaux basés sur l’IA ». Avec les outils d’intelligence artificielle disponibles en ligne, il suffit de quelques secondes pour concevoir une copie factice de votre voix.
Ces clones vocaux peuvent ensuite être utilisés pour contacter vos proches, se faire passer pour vous et réclamer de l’argent de toute urgence. Les escrocs peuvent notamment prétexter un accident, un problème de carte bancaire, ou un souci quelconque, pour convaincre votre famille ou vos amis de verser de l’argent. Les quelques mots que vous avez prononcés en répondant au téléphone peuvent ainsi être exploités des semaines ou des mois plus tard.
Des numéros de téléphone qui peuvent être usurpés
Beaucoup de gens pensent se protéger en ne répondant qu’aux numéros de téléphone qu’ils reconnaissent. Cette précaution ne suffit pas à se prémunir contre les cybercriminels. En effet, « tous les appels ne proviennent pas nécessairement de numéros inconnus ou masqués ». Les pirates peuvent afficher n’importe quel numéro de téléphone sur l’écran de votre smartphone grâce à  des techniques de « spoofing ». Cette tactique repose sur des logiciels dédiés, taillés pour trafiquer le numéro d’affichage. Autrement dit, même si votre téléphone affiche le logo de votre établissement bancaire, cela ne prouve absolument pas que c’est votre banque qui vous appelle.
Comment se protéger contre les appels silencieux ?
Face à la hausse des appels téléphoniques silencieux émanant d’escrocs, il faut impérativement adopter quelques bonnes habitudes. Tout d’abord, prenez l’habitude de laisser votre interlocuteur prononcer la première phrase. Si vous décrochez et que personne ne répond, raccrochez sans dire un mot. Ne cherchez pas à savoir qui appelle et ne criez pas « Allô ? » une deuxième fois. Évitez en particulier de dire « oui » ou de confirmer votre nom à votre interlocuteur. Certaines fraudes enregistrent tout particuliérement ce type de réponse pour fabriquer une preuve fictive de votre consentement à un contrat ou à un service payant. Bref, vous risquez de vous retrouver abonné à des services hors de prix sans le savoir.
Par ailleurs, il est important de bloquer le numéro. Ne le rappelez jamais, car vous pourriez tomber sur une ligne surtaxée qui vous facture chaque seconde d’écoute. Enfin, restez en alerte dans les semaines, voire les mois qui suivent, si vous avez répondu à un appel silencieux. Les escrocs ne frappent pas toujours dans la foulée de l’appel. Votre numéro peut circuler longtemps avant qu’un faux conseiller bancaire ou un prétendu livreur de colis ne vous contacte
Windows 11 : la mise Ă jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure
Trente ans après les moqueries acerbes de Steve Jobs sur le manque de goût flagrant de Microsoft, la firme de Redmond semble enfin piquée au vif. Une vaste refonte esthétique de Windows 11 est actuellement dans les tuyaux pour ce mois d’avril, avec pour cible prioritaire la très chaotique application Paramètres.

Windows a historiquement toujours privilégié la fonction brute au détriment de l’élégance visuelle. Cette philosophie rudimentaire a même valu à l’entreprise les foudres d’un certain Steve Jobs en 1996, qui affirmait sèchement que Microsoft n’avait « absolument aucun goût ». Si l’on peut débattre de sa critique d’époque sur leur manque supposé d’idées originales, son constat sur l’indifférence de la firme face à l’esthétique tenait la route.
Aujourd’hui encore, cette fragmentation visuelle pèse lourd : l’absence d’un cadre d’interface cohérent pousse de nombreux développeurs à proposer de simples applications web sur Windows, réservant leurs beaux logiciels natifs à macOS. Un comble quand on connaît la différence écrasante de parts de marché en faveur de l’OS de Microsoft.
Le mode sombre réparé et des Paramètres qui respirent enfin
Mais le vent tourne en cette année 2026. March Rogers, le directeur de la conception chez Microsoft, a récemment pris la parole sur X pour confirmer une excellente nouvelle : ses équipes se concentrent enfin sur l’harmonisation du design des fenêtres de Windows 11. Le géant américain a toujours été capable de produire de superbes visuels, comme le prouvent les campagnes publicitaires de l’OS ou de la suite Office. L’objectif est désormais de faire correspondre l’expérience utilisateur réelle avec cette exigence graphique, grâce à une mise à jour d’avril très attendue (dont quelques prémices sont déjà apparues dans le patch optionnel de mars).
Le plus gros chantier de ce ravalement de façade concerne les pages de l’application Paramètres, le remplaçant officiel du vieillissant Panneau de configuration. Jugés beaucoup trop brouillons et surchargés d’informations empilées, ces menus vont subir une cure d’amincissement salutaire. Microsoft a décidé de s’appuyer sur les retours des utilisateurs pour nettoyer l’interface, retirer le superflu et rendre la navigation bien plus lisible. L’entreprise a même enfin laissé les utilisateurs déplacer la barre des tâches.
Vous utilisez le thème sombre sur votre machine ? Jusqu’ici, tenter d’ajouter un nouvel utilisateur vous explosait la rétine avec une boîte de dialogue bloquée sur un fond d’un blanc immaculé. Cette aberration ergonomique est de l’histoire ancienne : ces menus adoptent logiquement le mode sombre général du système. Du côté des accessoires, la page de configuration dédiée aux stylets, laissée à l’abandon depuis des années, s’offre un lifting bienvenu pour s’adapter à l’essor des PC hybrides 2-en-1.
L’expérience globale s’enrichit aussi de nouvelles interactions très pratiques. L’Explorateur de fichiers intègre désormais la saisie vocale pour renommer vos dossiers et documents à la volée, une option parfaite pour trier rapidement une montagne de vieilles captures d’écran. Parallèlement, l’outil d’accessibilité Narrateur gagne une intégration profonde avec l’intelligence artificielle Copilot sur l’ensemble des appareils.
Source: Windows 11 : la mise Ă jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure
Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus
Des cybercriminels exploitent la fuite accidentelle du code source de Claude Code, l’IA d’Anthropic, pour piéger les développeurs sur Github. De faux dépôts, qui prétendent contenir tout le code de l’IA, renferment en effet un duo de malwares, dont le redoutable Vidar.
Le code source de Claude s’est retrouvé sur Internet. Fin mars 2026, Anthropic a en effet divulgué par erreur tout le code source de son IA générative lors d’une mise à jour de Claude Code. En dépit des efforts de la start-up pour endiguer la propagation d’informations confidentielles, le fichier a été massivement diffusé sur GitHub. La fuite, qui découle d’une erreur humaine survenue chez Anthropic, a révélé plusieurs des projets secrets de l’entreprise, ainsi que le fonctionnement interne de Claude.
Fidèles à leurs habitudes, les cybercriminels n’ont pas tardé à surfer sur l’intérêt généré par le code de Claude. Selon un rapport de Zscaler publié le 2 avril 2026, des pirates ont mis en ligne une copie factice du code source sur la plateforme Github. Le dépôt a été effectué par un compte GitHub baptisé « idbzoomh ». Le fichier prétend contenir l’intégralité du code divulgué par erreur, ainsi que des « fonctionnalités enterprise débloquées ». Le dépôt prend la forme d’une archive 7-Zip. Les « acteurs malveillants réagissent très rapidement pour tirer parti d’un incident médiatisé », souligne Zscaler.
Un duo de virus cachés dans le faux code source de Claude
Dans le dépôt, les chercheurs de Zscaler ont découvert la présence d’un redoutable logiciel malveillant, intitulé Vidar. Bien connu des chercheurs en sécurité, ce malware aspire silencieusement les mots de passe enregistrés dans les navigateurs, les cookies de session, les données de remplissage automatique et les portefeuilles de cryptomonnaies. Une fois installé, il peut compromettre une grande partie de la vie numérique des internautes.
En parallèle, il installe GhostSocks, un malware qui transforme les machines infectées en proxy résidentiels pour permettre aux cybercriminels de dissimuler leurs activités. Depuis l’automne 2023, l’outil est mis à la disposition de tous les pirates sous forme d’abonnement mensuel. Il est vendu autour de 150 dollars en Bitcoin. Zscaler a constaté que l’archive malveillante était mise à jour régulièrement, ce qui laisse supposer que d’autres charges malveillantes pourraient être ajoutées dans un avenir proche. Un second dépôt identique a aussi été détecté par les chercheurs.
Un dépôt malveillant visible sur Google
Les cybercriminels à l’origine de l’opération n’ont pas fait les choses à moitié. Pour s’assurer qu’un maximum de développeurs tombent dans le piège, ils ont optimisé leur dépôt Github pour le référencement sur Google. De facto, le dépôt est apparu parmi les premiers résultats sur des requêtes comme « leaked Claude Code ». Cette astuce « facilite grandement sa découverte par des utilisateurs peu méfiants ». Selon nos constatations, le dépôt n’est plus visible dans les premiers résultats du moteur. Google a peut-être pris des mesures pour déréférencer le dépôt. En parallèle, Anthropic continue de s’activer pour exiger le retrait de toutes les copies de son code source. Selon PCMag, l’entreprise a émis plus de 8 000 demandes de retrait en vertu du DMCA en quelques jours.
Source: Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus
Netflix forcé de rembourser ses abonnés : le début de la fin pour les hausses unilatérales ? — Frandroid
La justice italienne vient stopper Netflix. Le tribunal de Rome condamne Netflix à rembourser ses abonnés pour des hausses de prix jugées abusives. Un camouflet pour le géant américain qui pourrait devoir rendre jusqu’à 500 euros par client.
C’est l’histoire d’un bras de fer que beaucoup croyaient perdu d’avance. Depuis des années, Netflix augmente ses tarifs comme on change de chemise : quatre hausses depuis 2017 en Europe, et une cinquième déjà prévue pour 2026.
Jusqu’ici, l’abonné n’avait que deux choix : payer ou partir. Mais le tribunal de Rome vient changer les règles ce 1er avril 2026, et ce n’est pas une blague.
L’association Movimento Consumatori a réussi l’impossible : faire déclarer ces augmentations nulles. La justice estime que Netflix a modifié ses contrats unilatéralement sans « motif valable », une obligation pourtant inscrite dans le marbre du droit italien.
Les tarifs actuels sont considérés comme illégaux. Netflix se retrouve condamné à rembourser le trop-perçu et, plus humiliant encore, à afficher cette défaite sur son site et dans la presse nationale.
Le jackpot pour les abonnés fidèles
Si vous êtes un abonné fidèle de la formule Premium (4K) et que vous n’avez jamais résilié depuis 2017, Netflix vous doit environ 500 €. Pour la formule Standard, la note s’élève à 250 €. C’est une somme colossale quand on la multiplie par les millions d’utilisateurs concernés en Italie. La justice ne s’arrête pas là : elle exige que Netflix ramène ses prix au niveau de 2017.
Concrètement, cela signifierait une baisse immédiate de 8 € par mois pour l’offre Premium et de 4 € pour la Standard. Pour Netflix, c’est un cauchemar logistique et financier. La plateforme a évidemment fait appel, clamant que ses conditions générales respectent la loi. Mais le mal est fait : la brèche est ouverte.
Si cette décision survit à l’appel, elle va créer une jurisprudence qui ne s’arrêtera pas aux Alpes. Les associations de consommateurs françaises, souvent très remontées contre les modifications unilatérales de contrats, observent la situation de très près. Si le motif de la « hausse pour investissement dans les contenus » est jugé insuffisant en Italie, il y a peu de chances qu’il tienne la route devant d’autres tribunaux européens.
Le président de Movimento Consumatori ne compte pas s’arrêter là . Sans remboursement immédiat, il menace de lancer une action collective (class action) pour automatiser le processus. Netflix joue gros. Soit la firme gagne en appel et sauve son modèle de croissance infinie, soit elle doit revoir totalement sa stratégie tarifaire en Europe.
« C’est intolĂ©rable » : la communautĂ© scientifique s’insurge contre les data centers spatiaux de Musk
Le communautĂ© scientifique spatiale s’unit et tire la sonnette d’alarme concernant les diffĂ©rents projets de data centers dans l’espace. Dans leur viseur, entre autres, l’initiative colossale de SpaceX.
Les astronomes tirent la sonnette d’alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / Shutterstock
C’est le nouvel objectif que s’est fixĂ© Elon Musk depuis la fusion entre SpaceX et xAI : dĂ©ployer 1 million de centres de donnĂ©es dans l’espace pour rĂ©pondre Ă la demande en intelligence artificielle (IA). Et il n’est pas seul ; Jeff Bezos, avec Blue Origin, l’a aussi rejoint dans la course. Sans compter les start-up qui se spĂ©cialisent dans cette nouvelle filière. Face Ă cette nouvelle tournure, astronomes et astrophysiciens se rebellent.
Impact direct sur l’observation de l’espace
La Royal Astronomical Society (RAS), la plus ancienne sociĂ©tĂ© astronomique du monde, ainsi que l’European Southern Observatory (ESO), organisation internationale qui opère certains des plus grands tĂ©lescopes, ont dĂ©posĂ© des objections formelles auprès de la Commission fĂ©dĂ©rale des communications (FCC). Cette agence est justement celle qui reçoit les demandes de la part des opĂ©rateurs de satellites.
Leurs craintes sont multiples, et concernent tout d’abord l’impact direct de ces constellations sur l’observation du ciel. Car il est prouvĂ© que les dispositifs actuels, comme Starlink, affectent le travail des astronomes : en dĂ©ployer des centaines de milliers supplĂ©mentaires est inenvisageable pour les chercheurs. « Si vous avez une vue directe de ces miroirs, ils seraient plusieurs fois plus lumineux que la pleine lune. C’est extraordinairement brillant », explique Robert Massey, directeur adjoint de la RAS, sur l’ambition de l’entreprise Reflect Orbital de lancer 50 000 miroirs en orbite pour rĂ©flĂ©chir la lumière solaire vers des centrales solaires au sol.
Il estime, en outre, que la constellation rendrait le ciel jusqu’Ă trois fois plus lumineux, y compris dans les zones actuellement classĂ©es comme sanctuaires pour observer l’Univers.
Image simulée représentant la contamination prévue par les traînées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASA
Les écosystèmes et le patrimoine affectés
Les consĂ©quences directes pour la recherche seraient colossales. Le million de data centers SpaceX ferait perdre jusqu’Ă 10 % des pixels sur chaque image captĂ©e par le Very Large Telescope au Chili, voire 30 % pour certains types d’observations. Cet appareil est crucial pour certaines des observations les plus exigeantes de l’astronomie moderne : la caractĂ©risation d’atmosphères d’exoplanètes, la dĂ©tection de matière noire ou encore l’Ă©tude des premières galaxies formĂ©es après le Big Bang.
Quant aux miroirs de Reflect Orbital, ils obligeraient les astronomes Ă tripler les temps d’exposition. « Nous ne serions plus capables d’observer nos cibles les plus faibles. Ce serait dĂ©sastreux » dĂ©plore Olivier Hainaut, astronome Ă l’ESO.
« C’est vraiment intolĂ©rable. C’est purement et simplement la destruction d’une part centrale du patrimoine de l’humanitĂ© », renchĂ©rit Robert Massey. Au-delĂ de l’astronomie, les rĂ©percussions d’une telle occupation de l’orbite toucheraient Ă©galement « les Ă©cosystèmes, notre patrimoine culturel et notre relation collective au cosmos », prĂ©vient Noelia Noel, astrophysicienne de l’universitĂ© de Surrey.
Et malheureusement, la balance semble pour l’instant pencher du cĂ´tĂ© des gĂ©ants de la tech. La FCC aurait l’intention d’accorder Ă SpaceX la licence pour commencer le dĂ©ploiement, sans mĂŞme effectuer une Ă©tude d’impact environnemental au prĂ©alable…
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Piratage très inquiĂ©tant Ă l’Éducation nationale : le ministère reconnaĂ®t l’incident et la difficultĂ© Ă le repĂ©rer
Le ministère de l’Éducation nationale a indiquĂ©, lundi soir, avoir Ă©tĂ© victime d’une sĂ©rieuse violation de donnĂ©es touchant près de 243 000 de ses agents. Un piratage menĂ© discrètement le 15 mars par un ou plusieurs hackers.
Le ministère de l’Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / Clubic
C’est une information qui est tombĂ©e peu avant 22h00 ce lundi 23 mars : le ministère de l’Éducation nationale vient de reconnaĂ®tre une fuite de donnĂ©es d’ampleur, touchant des centaines de milliers de ses agents. L’accès frauduleux aurait eu lieu dès le 15 mars 2026, par le biais d’une usurpation d’un compte externe. Et la nature des donnĂ©es dĂ©robĂ©es donne largement de quoi s’inquiĂ©ter.
Les équipes du ministère ont mis quatre jours à détecter la fuite
Après le ministère de l’IntĂ©rieur rĂ©cemment et de nombreuses fĂ©dĂ©rations ou autres institutions, voilĂ que le ministère de l’Éducation nationale communique Ă son tour sur un piratage d’ampleur. Le 15 mars 2026, un hacker s’est emparĂ© des identifiants d’un compte externe pour pĂ©nĂ©trer dans COMPAS, le système informatique du ministère qui centralise la gestion des enseignants stagiaires, du primaire comme du secondaire. Pendant quatre jours, personne n’a rien remarquĂ©. C’est seulement le jeudi 19 mars, en fin de journĂ©e, que l’intrusion fut dĂ©tectĂ©e.
C’est la cellule de cybersĂ©curitĂ© du ministère, le COSSIM, qui a lancĂ© l’alerte en indiquant que des donnĂ©es extraites de COMPAS ont fuitĂ© en dehors des circuits autorisĂ©s. Dans la foulĂ©e, les Ă©quipes techniques ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es en urgence pour couper l’accès au système depuis l’extĂ©rieur, histoire d’Ă©viter que la situation ne s’aggrave davantage.
Le bilan des premières investigations est tout simplement massif. Sur les 1,2 million d’agents que compte le ministère de l’Éducation nationale, les donnĂ©es personnelles d’environ 243 000 d’entre eux, stagiaires et titulaires, ont Ă©tĂ© volĂ©es. Parmi les informations dĂ©robĂ©es, on retrouve des noms, adresses, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, pĂ©riodes d’absence, et coordonnĂ©es professionnelles des tuteurs… Pas de donnĂ©es mĂ©dicales dans le lot, mais suffisamment d’informations prĂ©cises pour inquiĂ©ter.
Phishing et usurpation d’identitĂ©, les risques concrets pour les agents touchĂ©s
Dès la dĂ©couverte de la fuite, le ministère est passĂ© en mode gestion de crise : une cellule dĂ©diĂ©e a Ă©tĂ© activĂ©e, et des vĂ©rifications lancĂ©es sur l’ensemble de ses systèmes informatiques. L’objectif Ă©tait de s’assurer au plus vite, après tout ce temps dĂ©jĂ perdu, que le piratage Ă©tait bien restĂ© limitĂ© Ă COMPAS et qu’aucune autre base de donnĂ©es n’avait Ă©tĂ© touchĂ©e.
CĂ´tĂ© rĂ©ponse officielle, le ministère a saisi l’ANSSI (l’agence nationale chargĂ©e de la cybersĂ©curitĂ© en France) ainsi que la CNIL, le gendarme des donnĂ©es personnelles. Une procĂ©dure classique, dans un tel incident cyber. Un dĂ©pĂ´t de plainte est Ă©galement en cours. Quant aux agents concernĂ©s, ils seront prĂ©venus « dans les meilleurs dĂ©lais ».
En attendant, le ministère appelle ses agents Ă la vigilance. Des informations aussi prĂ©cises que des noms, adresses ou numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone entre de mauvaises mains, c’est le terrain idĂ©al pour des arnaques ciblĂ©es, citons par exemple les faux e-mails, faux SMS, fausses identitĂ©s… Si vous recevez un message prĂ©tendant venir de l’Éducation nationale, mĂ©fiez-vous plus que jamais.
Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arrière !
Un vice-prĂ©sident de Microsoft, Scott Hanselman, a publiquement affirmĂ© qu’il « dĂ©teste » l’obligation de se connecter avec un compte en ligne pour installer Windows 11 et qu’il travaille Ă sa suppression. Cette dĂ©claration fracassante signale une possible remise en cause de l’une des politiques les plus critiquĂ©es du système d’exploitation, mĂŞme si le chemin reste long et semĂ© d’embĂ»ches internes.
Le vent du changement soufflerait-il enfin sur Redmond ? Une simple phrase, lâchĂ©e sur le rĂ©seau social X par un cadre influent de Microsoft, a suffi Ă redonner espoir Ă des millions d’utilisateurs exaspĂ©rĂ©s. InterpellĂ© sur le sujet, Scott Hanselman, vice-prĂ©sident en charge de la communautĂ© des dĂ©veloppeurs, a offert une rĂ©ponse d’une franchise dĂ©concertante concernant l’obligation d’utiliser un compte en ligne pour finaliser l’installation de son PC : « Oui, ça m’Ă©nerve aussi. J’y travaille ». Un aveu public qui pèse lourd.
Pourquoi cette petite phrase d’un cadre de Microsoft fait-elle autant de bruit ?
Parce qu’elle n’Ă©mane pas d’un simple employĂ©. Scott Hanselman est une figure respectĂ©e et Ă©coutĂ©e, et sa sortie publique est un signal extrĂŞmement fort. Cela confirme l’existence d’une fronde interne qui milite pour un retour Ă plus de flexibilitĂ© pour l’utilisateur. Jusqu’ici, la firme de Redmond durcissait systĂ©matiquement le processus, rendant les contournements de plus en plus complexes pour imposer son Ă©cosystème. La grogne des utilisateurs, notamment les plus technophiles attachĂ©s Ă leur vie privĂ©e et aux comptes locaux, n’a jamais faibli concernant Windows 11.
Cette dĂ©claration est donc bien plus qu’une simple opinion. C’est la reconnaissance publique, par un acteur interne, que la stratĂ©gie de l’entreprise est devenue une friction majeure pour ses propres utilisateurs. Le fait qu’il affirme « y travailler » suggère que des discussions sĂ©rieuses sont en cours pour modifier l’expĂ©rience d’installation initiale (OOBE, pour Out-of-Box Experience).
Quelle est la véritable raison de cette obligation de compte ?
La stratĂ©gie de Microsoft est la mĂŞme depuis des annĂ©es. L’objectif n’a jamais Ă©tĂ© purement technique. Forcer la crĂ©ation ou la connexion Ă un compte en ligne est avant tout un puissant levier commercial et stratĂ©gique. C’est la porte d’entrĂ©e forcĂ©e vers tout l’Ă©cosystème maison. Un compte unique, et vous voilĂ instantanĂ©ment connectĂ© Ă OneDrive pour la synchronisation des fichiers, poussĂ© vers les abonnements Microsoft 365, et transformĂ© en cible pour de la publicitĂ© personnalisĂ©e.
Ce verrouillage permet Ă la firme de lier plus Ă©troitement ses services, de collecter des donnĂ©es et de renforcer la dĂ©pendance de l’utilisateur Ă ses produits payants. C’est une machine bien huilĂ©e pour transformer un simple utilisateur de système d’exploitation en client rĂ©current de tout un portefeuille de services. Le compte local, lui, ne rapporte rien.
Un retour en arrière est-il vraiment possible chez Microsoft ?
Techniquement, la suppression de cette obligation est triviale. C’est une simple option Ă rĂ©activer. La vraie bataille est ailleurs. Elle est politique, au sein mĂŞme du gĂ©ant amĂ©ricain. Des Ă©quipes entières, notamment celles du marketing et des services Cloud, ont tout intĂ©rĂŞt Ă maintenir cette politique agressive. Elles s’opposeront probablement Ă un retour en arrière qui menacerait leurs objectifs. C’est une vĂ©ritable guerre d’influence qui se joue en coulisses.
La dĂ©claration de Scott Hanselman prouve que le camp des dĂ©veloppeurs et des dĂ©fenseurs de l’expĂ©rience utilisateur a des arguments et des alliĂ©s de poids. Mais rien n’est gagnĂ©. L’issue dĂ©pendra de l’arbitrage qui sera fait au plus haut niveau de la direction. Si le changement a lieu, il ne faut pas s’attendre Ă une mise en place immĂ©diate. La suppression du compte Microsoft obligatoire reste un espoir, mais un espoir dĂ©sormais fondĂ© sur une parole officielle.
Foire Aux Questions (FAQ)
Peut-on déjà installer Windows 11 sans compte Microsoft ?
Officiellement, non, la procĂ©dure standard l’exige. Cependant, des mĂ©thodes de contournement existent pour les utilisateurs avancĂ©s, comme l’utilisation de l’outil Rufus pour crĂ©er une clĂ© d’installation modifiĂ©e ou l’exĂ©cution de commandes spĂ©cifiques (via Shift+F10) pour couper l’accès Ă internet durant l’installation.
Qui est Scott Hanselman ?
Scott Hanselman est le Vice-PrĂ©sident de la Developer Community chez Microsoft. C’est une personnalitĂ© très influente et respectĂ©e dans le monde du dĂ©veloppement, connu pour sa proximitĂ© avec la communautĂ© et sa franchise, ce qui donne un poids considĂ©rable Ă sa dĂ©claration.
Source: Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arrière !
Ces deux technologies de Western Digital pourraient rendre vos disques durs aussi rapides que des SSD
Aujourd’hui, il est presque impossible d’acheter un ordinateur qui ne soit pas équipé d’un disque dur SSD. Bien plus rapides que leurs homologues HDD (disques durs), ils atteignent désormais des capacités largement suffisantes pour les usages courants. Au point que les HDD tombent en désuétude.
Ces derniers sont pourtant encore utiles, notamment pour le stockage de masse. Parce qu’ils peuvent contenir plus de données, et aussi parce qu’ils sont moins chers que leurs petits frères.
En coulisses, Western Digital travaille à les rendre bien plus performants qu’actuellement. La marque présente deux nouvelles technologies susceptibles de réduire l’écart entre HDD et SSD.
Comment Western Digital veut redorer le blason des disques durs HDD
La première innovation s’appelle « High Bandwidth Drive ». Elle consiste à utiliser des têtes de lecture et d’écriture distinctes sur chaque plateau, ce qui permet des opérations de lecture/écriture simultanées. Résultat : le disque dur est plus rapide dans les deux cas.
La deuxième idée est intitulée « dual pivot ». Comme son nom l’indique, le principe est d’ajouter un pivot séparé pour encore plus de lectures et écritures en même temps.

Les premiers prototypes affichent une vitesse deux fois supérieure, sachant que Western Digital vise le x8. Cela donnerait du 2 Go par seconde, en sachant que la consommation énergétique n’augmenterait pas.
En revanche, les interfaces SATA actuelles ne peuvent pas gérer une telle vitesse. Cela obligera donc à les modifier pour une prise en charge du plein potentiel de ces nouveaux HDD
Test du compteur d’eau intelligent super simple Ă installer Quandify Water Grip pour Maison ConnectĂ©e
Si suivre sa consommation d’électricité est monnaie courante en domotique, suivre la consommation d’eau est souvent plus complexe, mais c’est toutefois un poste qui fait fuiter pas mal de monnaie. Alors il serait temps de s’y mettre, mais simplement.
Le suivi électrique est primordial avec la domotique, il est tout aussi intéressant et nécessaire de suivre la consommation d’eau du foyer. Au-delà des questions de gaspillage, le tarif de l’eau ne cesse de grimper lui aussi et utiliser la puissance et l’intelligence de la domotique pour suivre aussi la consommation d’eau est nécessaire.Oui mais voilà , pour suivre de manière efficace sa consommation d’eau, il faut intervenir sur l’arrivée d’eau. Un emplacement stratégique de la maison où, sauf quand on est du métier, il devient compliqué d’intervenir dans le risque de condamner la maison en eau et devoir faire appel à un professionnel. Au vu des risques et de la complexité de l’intervention, beaucoup font l’impasse sur ce suivi.
L’optimisation de la consommation d’eau est devenue une priorité, tant pour la planète que pour le portefeuille. Si les compteurs communicants se généralisent, rares sont les solutions permettant de suivre sa consommation d’eau sans couper les tuyaux.
Mais la donne change avec un objet connecté très très intelligent et pratique qui permet de suivre très efficacement et précisément la consommation d’eau à l’arrivée générale sans intervention technique et donc sans risque de tout casser.
Water grip – © domo-blog Water Grip, c’est la simplicité avant tout
Le Water Grip de Quandify se présente sous la forme d’un boîtier compact et robuste. Contrairement aux compteurs divisionnaires classiques, il n’y a pas de turbine interne, pas de chiffres qui tournent, pas de raccord, de joints… En bref, il n’a vraiment rien d’un compteur. C’est pourtant bel et bien le cas et il va tout changer.
Fixation et capteur revolutionnaires – © domo-blog Tout réside dans son mode de fonctionnement révolutionnaire qui permet à tout un chacun de suivre très précisément sa consommation d’eau sans aucune intervention sur le réseau. Discret, le Water Grip est conçu pour s’adapter aux tuyaux standards de tous types et de tous diamètres. Cuivre, PER, multicouche… il est compatible avec la plupart des installations en eau domestique.
Une installation en un clin d’oeil sans besoin du sourire du plombier
L’installation du compteur, c’est le plus gros point fort de ce produit. Le Water Grip utilise la technologie ultrasonique non intrusive. Pour faire simple pas besoin de découper les tuyaux pour intercaler le compteur et permettre à une turbine de comptabiliser les Litres d’eau consommés. Il se fixe sur votre tuyau et utilise la technologie ultrasons pour détecter les fuites et les variations de débit et vous avertir en cas de détection de fuite avant même que les dégâts ne surviennent.
Water grip installé 2 minutes après ouverture de la boite – © domo-blog L’installation est alors on ne peu plus simple, en moins de 2 minutes chrono le compteur est en place et compte déjà les litres d’eau qui s’écoulent dans le tuyau.
- Clipser :Â On place le capteur autour du tuyau.
- Serrer : Le mécanisme assure un contact optimal pour les capteurs.
- Connecter : L’appairage se fait via l’application dédiée (iOS/Android).
En moins de 2 minutes, l’appareil commence à lire les vibrations et le flux à travers la paroi du tuyau. Aucun risque de fuite lié à l’installation puisqu’on ne touche pas à l’étanchéité du réseau.
© domo-blog Tout se passe depuis l’application mobile avec un guide interactif simple.
© domo-blog On installe le compteur sur le tuyau en deux coups de clé et on suit les instructions sur l’app pour le connecter et le calibrer. Et c’est tout.
© domo-blog Développé en étroite collaboration avec l’un des plus grands groupes d’assurance suédois, Länsförsäkringar, afin de garantir qu’il offre tout ce dont vous pourriez avoir besoin pour protéger votre maison contre les dégâts d’eau coûteux.
Fonctionnalités et Précision
Le Quandify Water Grip ne se contente pas de lire des chiffres, il analyse votre usage avec une excellente precision sur la mesure du débit standard (+/- 2 à 5%) et une très haute sensibilité sur l’analyse de très faible débit d’eau (détection de fuites).
Application mobile pour le suivi depuis smartphone
L’application mobile est simple, il y a tout ce qu’il faut pour suivre sa conso en quelques ecrans.
Suivi de conso depuis l’app mobile – © domo-blog Vous pouvez revenir sur des périodes données en appliquant des filtres sur les périodes de votre choix et visualiser précisément votre consommation d’eau.
Suivi en temps réel
Grâce à sa connectivité Wi-Fi, vous suivez votre consommation au litre près. L’interface graphique est intuitive et permet de distinguer les pics de consommation (douches, lave-linge, arrosage). La connectivité nécessite l’utilisation du cloud pour suivre les données, c’est sans doute le seul inconvénient majeur.
© domo-blog Supporté par Home Assistant, le plus intéressant
Si ce compteur est intéressant pour sa simplicité de mise en œuvre par n’importe qui sur n’importe quelle installation, c’est aussi un compteur qui dispose d’un support dans Home Assistant. On peut alors donner une autre dimension au compteur et l’intégrer dans le tableau de bord énergie de la domotique en deux cliques.
Cela passe par l’installation d’une intégration disponible dans HACS et l’utilisation du compteur créé sur l’application mobile pour relever les données dans le cloud et en disposer sur Home Assistant.Une fois fait et après quelques jours, vous verrez un suivi très précis de votre consommation en eau en plus de la consommation électrique du foyer.
Suivi de la consommation d’eau dans le tableau energie de HA – © domo-blog Enfin, avec un peu de YAML et une rapide automatisation, je peux intégrer à  mon suivi de la machine à laver, un suivi de la consommation sur chaque cycle en plus du reste.
Grace au compteur HA peut m’indiquer la quantité d’eau sur un cycle de la machine a laver – © domo-blog Détection de fuites
C’est la fonctionnalité qui sauve. Le système est capable de détecter des micro-fuites (goutte-à -goutte) ou des anomalies de débit prolongées, envoyant une notification immédiate sur votre smartphone.
Faut-il craquer pour le Water Grip ?
Le Quandify Water Grip est une petite révolution pour la gestion de l’eau. Il s’adresse à ceux qui veulent un contrôle total sans les contraintes techniques de la plomberie traditionnelle. Il a selon moi deux points négatifs qui n’entâchent en rien son efficacité, mais qui sont importants de signaler : La dépendance au cloud pour disposer du suivi dans la domotique et son tarif élevé. C’est un investissement intelligent pour les propriétaires bailleurs, les gestionnaires de parcs immobiliers ou les particuliers soucieux de leur empreinte écologique.
SociĂ©tĂ©. Tout comprendre au « fiasco » XPN, le logiciel de la police Ă 257 millions d’euros mais inutilisable
Le Monde a rĂ©vĂ©lĂ© cette semaine l’Ă©chec du projet XPN. Ce logiciel devait faciliter le travail des forces de l’ordre, mais c’est l’inverse qui s’est produit, avec un prĂ©judice estimĂ© Ă 257,4 millions d’euros par la Cour des comptes. Explications.
« Gabegie hors norme », « naufrage administratif », « incroyable gaspillage d’argent public », « fiasco »… Les termes utilisĂ©s par la presse et par les syndicats de police pour qualifier le projet XPN sont sĂ©vères. C’est aussi le cas d’un document de la Cour des comptes, datĂ© du 16 octobre dernier et dĂ©voilĂ© par Le Monde cette semaine.
Cette ordonnance de 500 pages, rĂ©digĂ©e par la magistrate en charge de l’instruction Ă la chambre du contentieux, revient sur l’Ă©chec d’XPN, un programme informatique qui devait faciliter le travail des policiers. DĂ©veloppĂ© depuis une dĂ©cennie, l’outil est toujours inutilisable, Ă cause de nombreux dysfonctionnements. Il aurait dĂ©jĂ coĂ»tĂ© 257 millions d’euros, selon la Cour des comptes. On vous explique comment c’est arrivĂ©.
Des chicaneries « de niveau cour d’école »
Reprenons depuis le dĂ©but. Lorsqu’elles rĂ©digent un acte lors d’une enquĂŞte (procès-verbal, auditions, perquisitions, saisies, interpellations, garde Ă vue, etc.) pour le transmettre Ă la justice, les forces de l’ordre utilisent un logiciel de rĂ©daction des procĂ©dures pĂ©nales. Aujourd’hui, la police nationale passe en « grande partie » par le Logiciel de rĂ©daction de procĂ©dures de la police nationale (LRPPN).
Mais, comme les services de l’État le soulignent dans un rĂ©cent projet d’achat public, LRPPN est devenu « un outil Ă la technologie obsolète », inadĂ©quat pour « prendre le virage numĂ©rique ». Son remplacement par un logiciel plus moderne est envisagĂ© dès 2014, relate Le Monde. Le dĂ©veloppement du nouveau programme est lancĂ© dès l’annĂ©e suivante.
Au dĂ©part, le projet est envisagĂ© comme un outil commun Ă la police et Ă la gendarmerie, qui dispose de son logiciel maison. Le service de technologie et des systèmes d’information de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure est chargĂ© de mener une première rĂ©flexion. Une commissaire de police y est nommĂ©e en tant de cheffe de projet en mars 2016, malgrĂ© son inexpĂ©rience en la matière. Elle est Ă©paulĂ©e par la sociĂ©tĂ© Capgemini.
Mais très vite, les choses se gâtent : des tensions apparaissent et la gendarmerie se dĂ©sengage. Un acteur du projet, citĂ© par la Cour des comptes, Ă©voque de chicaneries « de niveau cour d’école », relève Le Monde. La direction gĂ©nĂ©rale de la police nationale (DGPN) assure dĂ©sormais seule la maĂ®trise d’ouvrage.
Un outil pas adapté aux réalités du métier
Le projet, dĂ©nommĂ© d’abord LRP4, est d’emblĂ©e critiquĂ© – au point qu’une consultation est organisĂ©e par l’administration en 2017 pour lui trouver un nouveau nom, indique Le Monde. Objectif : faire participer et voter les policiers pour favoriser « l’acceptation » du programme informatique. C’est le terme Scribe (pas le plus populaire) qui est retenu.
Ce qui ne suffira pas Ă sauver le projet. Pannes frĂ©quentes, pertes de temps, manque d’ergonomie… En plus d’ĂŞtre trop tournĂ© vers la production de statistiques, l’outil en cours de dĂ©veloppement est jugĂ© inadaptĂ© aux besoins des enquĂŞteurs. Ă€ titre d’exemple, il faut « 17 clics pour intĂ©grer un PDF » sur le logiciel et il est « impossible d’intĂ©grer des fichiers supĂ©rieurs Ă 5Mo sans dĂ©grader leur qualitĂ© », note la Cour des comptes. Quand des photos excèdent cette taille, elles « deviennent alors inexploitables par les magistrats ».
Ă€ ces dysfonctionnements techniques s’ajoutent des problèmes organisationnels. La Cour des comptes dĂ©crit un projet « au contenu mal dĂ©fini » et une « gouvernance Ă©clatĂ©e ayant conduit Ă la dilution des responsabilitĂ©s ». Le Monde pointe des lourdeurs bureaucratiques, avec de trop nombreux comitĂ©s aux rĂ©unions sporadiques.
Six personnes mises en cause
Après des annĂ©es de dĂ©veloppement, Scribe est un Ă©chec. Le programme change encore de nom en 2022 pour se relancer et devient XPN. Trois ans plus tard, il est toujours inutilisable, selon nos confrères. Dans son ordonnance, la Cour des comptes mentionne « des irrĂ©gularitĂ©s comptables significatives » et conclut Ă une « faute grave » ayant causĂ© un « prĂ©judice financier significatif ». CoĂ»ts de dĂ©veloppement, des missions d’appui, de la perte de temps des enquĂŞteurs… La douloureuse s’Ă©lève Ă 257,4 millions d’euros.
Six personnes – dont deux anciens directeurs de la police et deux anciens secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux du ministère de l’IntĂ©rieur – peuvent ĂŞtre tenues responsables de ce gros ratĂ©, selon les Sages. Charge dĂ©sormais Ă la chambre du contentieux de se prononcer sur l’existence d’infractions (Ă savoir « violation des règles de contrĂ´le budgĂ©taire » et « dĂ©faut d’organisation et de surveillance »), voire de prononcer des sanctions. XPN est-il dĂ©finitivement enterrĂ© ? Son dĂ©ploiement n’est pas prĂ©vu avant le troisième trimestre 2028. Un calendrier « ambitieux » selon la Cour des comptes.


Les astronomes tirent la sonnette d’alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / Shutterstock
Image simulée représentant la contamination prévue par les traînées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASA
Le ministère de l’Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / Clubic











