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Fin du Vision Pro : Apple dissoudrait l’Ă©quipe de son casque de rĂ©alitĂ© mixte

Après des années de développement et un lancement en grande pompe à un tarif prohibitif, il semblerait que le Vision Pro d’Apple soit sur la sellette avec la dissolution de l’équipe responsable du casque.

C’était supposé être « the next big thing » pour Apple, cela s’est révélé être un des rares ratés de la firme. Le Vision Pro, l’ambitieux casque de réalité virtuelle et augmentée, aurait tant de mal à se vendre qu’Apple serait doucement en train d’abandonner ses ambitions sur le secteur et de passer à autre chose.

D’après des informations obtenues par MacRumors, la pomme aurait mis fin à ses efforts de recherche et développement sur le produit et dispatché les ingénieurs responsables du projet au sein d’autres équipes. Un abandon qui ressemble pas mal à un adieu définitif.

Une fin prévisible

Les chiffres de vente de l’appareil ne semblent jamais avoir été au rendez-vous des espérances d’Apple. Quelques mois après sa sortie, le gadget se serait vendu à moins de 100 000 exemplaires. Fin 2024, la firme plafonnait à 600 000 unités et la sortie d’une nouvelle version avec puce M5 n’aurait rien arrangé, puisque seuls 45 000 exemplaires auraient été écoulés au cours du dernier trimestre 2025.

Pire encore, d’après une source interne qui s’est livrée à MacRumors, le taux de retours et de remboursement de l’appareil aurait été plus élevé que celui de tout autre appareil Apple sur le marché. Une tendance déjà discernable dans les premières semaines de sa commercialisation. Il faut dire qu’à quasiment 4000 € l’appareil, les acheteurs et acheteuses étaient en droit de s’attendre à une expérience ultra haut de gamme, ce que le casque peinait à offrir en raison de son écosystème logiciel maigrichon.

Les lunettes comme alternatives

L’arrivée d’un second modèle moins onéreux semble donc sérieusement compromise, comme l’évoquaient déjà des rumeurs fin 2025. Il semblerait qu’Apple préfère se concentrer sur ses lunettes connectées qui pourraient s’inspirer, à terme, des progrès technologiques développés pour le Vision Pro.

VisionOS devrait continuer à être mis à jour et rien ne dit qu’un futur casque ne sortira pas à l’occasion d’un futur progrès technologique quelconque, mais, pour le moment, les priorités semblent avoir évolué chez Apple avec une bonne partie de l’équipe dédiée au Vision Pro partie en renfort sur le projet Siri 2.0.

Source: Fin du Vision Pro

Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?

Une vague de chaleur précoce s’abat sur la France en cette seconde quinzaine de mai 2026, avec des modèles saisonniers qui pointent un mois plus chaud de 1 à 3 °C par rapport aux normales. Et avec des étés qui se durcissent années après année, la question revient à chaque fois : nos voitures électriques tiennent-elles le coup ? On va donc tenter de voir si elles sont sensibles à la chaleur, et on va vous donner quelques conseils pour que votre véhicule s’en sorte au mieux durant cette période difficile.

En voiture, la chaleur est inconfortable et la température dans l’habitacle peut facilement dépasser les 50 degrés. Certaines surfaces exposées et zones de préhension peuvent même parfois dépasser les 80 degrés. Dans cette fournaise, nous avons tous le même reflex : mettre la climatisation à fond. La plupart des modèles récents bénéficient même d’un accès rapide avec une fonction « refroidir l’habitacle » pour vite faire tomber la température. Les voitures électriques sont, pour la majorité, connectées et la climatisation peut être gérée à distance grâce aux applications.

Le mieux est de laisser les vitres entrouvertes les premières minutes de roulage et lorsque la climatisation est activée afin de chasser l’air chaud à l’extérieur. Mais, nous allons le voir, les fortes chaleurs ont aussi un impact sur d’autres éléments que l’habitacle, particulièrement pour les voitures électriques.

Quels risques sur la batterie ?

Les batteries lithium-ion doivent rester dans une fourchette de tempĂ©rature propre Ă  chaque modèle pour garantir un bon fonctionnement et leur durabilitĂ©, gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 25 degrĂ©s Celsius. Au-delĂ  de 30 °C, certaines Ă©tudes — comme celle du site amĂ©ricain Recurrent Auto — pointent une perte d’autonomie qui peut grimper jusqu’à 30 % sur les modèles les moins bien armĂ©s. Les batteries chauffent aussi rapidement lorsqu’elles sont chargĂ©es Ă  forte puissance et qu’un trajet Ă  vitesse Ă©levĂ©e est effectuĂ©. D’oĂą l’importance d’un système de refroidissement performant pour ne pas constater une perte de puissance, aussi bien du moteur Ă©lectrique que celle de recharge.

Bonne nouvelle : en 2026, l’immense majorité des voitures électriques vendues neuves bénéficie d’un refroidissement liquide. Les Tesla, Hyundai, Kia, BYD, Audi, Porsche, Renault, Peugeot, Volkswagen et autres ne souffrent pas vraiment de problèmes de chaleur, hormis peut-être lors d’une utilisation vraiment intensive, comme sur circuit par exemple. Lors de fortes chaleurs, il n’y a pas de risque significatif de perte de puissance ou de détérioration des cellules.

Pour quelques modèles plus anciens encore présents sur le marché de l’occasion, comme la Renault Zoé, la Nissan Leaf de première génération ou la Volkswagen e-UP, la température de la batterie est régulée au moyen d’une ventilation forcée. Un système moins coûteux qu’un refroidissement liquide, mais beaucoup moins efficace. Certains utilisateurs ont vu le fonctionnement de leur voiture temporairement altéré lorsque la température de la batterie dépasse les 45 °C. Cela se traduit par une perte de puissance à l’accélération, ou encore une batterie qui ne se recharge pas aussi vite que prévu. Dans le pire des cas, cela peut même dégrader les cellules si la température élevée est maintenue sur de longues périodes, sur cinq ans, on parle de 20 à 30 % de perte d’autonomie supplémentaire par rapport à un modèle refroidi par circuit liquide.

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Atteignez l’autonomie énergétique

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Dans la plupart des cas, la voiture fera en sorte, d’elle-même, de réguler la puissance (en charge ou en roulant) au niveau de la batterie afin d’éviter toute détérioration de celle-ci. Vous pouvez donc utiliser votre voiture normalement, mais ne soyez pas étonné si vous constatez une baisse de puissance lors d’une recharge rapide en plein soleil sur une voiture qui n’est pas refroidie par un système liquide.

La recharge sur bornes publiques peut-elle être affectée ?

Exposées en général directement aux rayons du soleil, les bornes de recharge sont remplies de composants électroniques. Même s’ils sont bien isolés de l’extérieur la plupart du temps, la température de fonctionnement pour une borne de recharge oscille entre -25 et +45 degrés selon les données techniques fournies par les fabricants.

Un seuil qui est parfois atteint, voire dépassé, en cas de fortes chaleurs. La puissance de recharge peut ainsi être altérée. Plusieurs membres de notre rédaction ont pu rencontrer ce cas. Notamment chez Tesla sur les anciens Superchargeurs V2 où la borne se mettait en sécurité, à 60 kW, au bout de quelques minutes de charge. Poser un linge humide sur le connecteur permettait de retrouver la puissance maximale. Un problème quasi inexistant sur les V3, et inexistant sur les V4 (jusqu’à 500 kW) que Tesla déploie depuis 2025 en Europe, avec une électronique de puissance beaucoup plus efficiente et un refroidissement repensé. Mais le problème n’a pas disparu pour autant : nous avons aussi rencontré le cas sur différents réseaux « locaux », avec des bornes rapides en courant continu DC en plein soleil, incapables de dépasser quelques kW de puissance, quand elles ne se mettaient pas tout simplement en défaut. Le système de gestion électronique peut déclencher une mesure de sécurité pour éviter une surchauffe sur la borne. Ainsi, l’opération de recharge sera interrompue avant son terme.

Idéalement, pour éviter ce genre de phénomènes, il faudrait que les bornes de recharge soient protégées des intempéries, comme cela se fait dans certaines stations, avec un toit protégeant de la pluie et du soleil. La réglementation européenne AFIR impose désormais des stations de recharge rapide d’au moins 150 kW tous les 60 km le long des grands axes, avec un objectif de 400 kW de puissance totale par station fin 2025 et 600 kW fin 2027 : autant d’occasions de repenser ces infrastructures avec de meilleurs abris.

Quel impact sur l’autonomie ?

Si le froid a un impact réel sur l’autonomie des voitures électriques, les fortes chaleurs n’ont pas le même impact en France. En tout cas, c’est ce que nous avons constaté durant nos nombreux essais de voitures électriques menés depuis plusieurs années maintenant, et par tous les temps. Tant que vous restez sous la barre des 30 °C, la batterie travaille dans une plage confortable et l’autonomie ne bouge quasiment pas.

En réalité, si les températures sont élevées, vous utiliserez la climatisation. Et, effectivement, cela aura un impact sur l’autonomie puisque le système puise l’électricité de la batterie pour fonctionner. Les voitures électriques possèdent néanmoins un avantage : la grande majorité des modèles récents est équipée d’une pompe à chaleur réversible particulièrement économe.

Contrairement aux vĂ©hicules thermiques, nul besoin de « laisser tourner le moteur Â» et de consommer une quantitĂ© importante d’énergie pour gĂ©nĂ©rer de l’air froid. PrĂ©cisons toutefois que les voitures Ă©lectriques qui ne sont pas Ă©quipĂ©es d’une pompe Ă  chaleur pour le chauffage (et qui comptent donc sur une rĂ©sistance pour chauffer l’habitacle en hiver, comme sur les thermiques) disposent malgrĂ© tout d’un circuit de climatisation classique pour produire du froid. Une climatisation consomme environ 1 kW par heure de fonctionnement, contre Ă  peu près le triple pour le chauffage d’un vĂ©hicule dotĂ© d’une rĂ©sistance Ă©lectrique.

Pour économiser quelques précieux kilomètres d’autonomie, n’hésitez pas à activer le recyclage de l’air. En règle générale, une climatisation fonctionne à une puissance de 1 à 2 kW et fait perdre entre 15 et 25 km d’autonomie à une voiture, en fonction du modèle. À comparer au chauffage en hiver, qui peut monter à 3, voire 4 kW dans le cas d’une résistance. Avec la présence d’une pompe à chaleur, on revient sur des valeurs proches de la climatisation, certains systèmes les plus efficaces descendant même à 500 W.

Quand Tesla prend les devants

En 2020, la Californie a été touchée par de très fortes chaleurs. Tesla avait alors prévenu ses clients qu’il était préférable de ne pas recharger leur voiture à certaines heures en raison de la canicule et des limitations énergétiques locales.

Un problème amené à se multiplier avec les vagues de chaleur successives toujours plus intenses, comme on l’a vu sur l’été 2025 où l’ensemble du continent a multiplié les épisodes caniculaires.

Pas d’inquiétudes à avoir en France

En France, pour le moment, Tesla n’a pas encore eu besoin d’envoyer un message de ce genre à ses clients puisque le réseau électrique français reste plus fiable et robuste que son homologue américain. La climatisation, elle, gagne du terrain : environ 25 % des résidences principales sont désormais équipées selon les dernières données ADEME, contre une part bien plus faible il y a quelques années, un changement qui pèse sur le réseau l’été.

Le pic de consommation sur le réseau français reste hivernal, avec un record absolu de 91 228 MW atteint le 6 janvier 2026 à 10h30, selon les données éco2mix de RTE. Mais l’écart se resserre : le 30 juin 2025, la consommation a touché 57 GW à 13h, soit 13 % de plus qu’à la même date l’année précédente, et le pic estival a frôlé les 60 GW lors de la première canicule. Le record estival historique tient toujours, à 59,1 GW le 25 juillet 2019.

Il faut aussi nuancer : en cas de fortes chaleurs sur tout le territoire, certaines centrales nucléaires (celles refroidies en circuit ouvert sur un cours d’eau) peuvent être contraintes de ralentir leurs réacteurs si la température du cours d’eau devient trop élevée. C’est exactement ce qui s’est passé l’été dernier : EDF a dû arrêter le réacteur 1 de Golfech alors que la Garonne approchait les 28 °C, le seuil réglementaire de température de rejet. Un précédent qui dit ce que l’été 2026 risque de répéter.

Pour résumer, si les fortes chaleurs peuvent avoir un impact sur les véhicules électriques et l’infrastructure de recharge, cela dépend principalement de la voiture et de la borne utilisée. Au quotidien, vous ne devriez pas ressentir de différences majeures lors de l’utilisation de votre auto électrique, mais dans le cas où vous prévoyez un long trajet avec des recharges sur des bornes rapides régionales, prévoyez un peu plus large niveau autonomie pour être paré à une borne hors service ou très lente.

Source: Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?

CPU-Z et HWMonitor : l’alerte est sérieuse, les téléchargements officiels sont suspects

Les premières alertes sont venues de Reddit et l’affaire dépasse le simple témoignage isolé. Plusieurs utilisateurs affirment qu’en voulant télécharger ou mettre à jour HWMonitor 1.63 depuis les pages officielles de CPUID, ils ont reçu un fichier inattendu nommé HWiNFO_Monitor_Setup.exe.

Le lancement du processus d’installation s’est alors soldĂ© par des alertes de Windows Defender et, dans certains cas, un installateur affichant des invites en russe.  Les pages publiques de CPUID affichent toujours un discours normal en façade. La page officielle de HWMonitor mentionne bien la version 1.63, datĂ©e du 3 avril 2026, tandis que la page de CPU-Z affiche la version 2.19. Rien, dans cette prĂ©sentation visible, ne laisse immĂ©diatement penser Ă  des paquets compromis.

Un souci au niveau des liens de téléchargement ?

D’après l’analyse d’Igor’sLAB, le comportement suspect ne colle pas avec ce que CPUID affiche publiquement sur ses pages produit. Le site montre encore un chemin de tĂ©lĂ©chargement classique vers un fichier du type hwmonitor_1.63.exe, mais certains utilisateurs disent avoir reçu autre chose au moment du tĂ©lĂ©chargement.  Le scĂ©nario le plus plausible est probablement une manipulation ou un remplacement partiel dans la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©chargement de CPUID.

Le danger ne viendrait donc pas forcément de la page visible que tout le monde peut consulter, mais d’un maillon intermédiaire redirigeant vers un objet tiers ou un hôte inattendu. Il ne s’agirait donc pas d’un simple faux positif, mais d’un problème touchant le mécanisme de la distribution.

Pour le moment il faut resté prudent car CPUID n’avait pas encore publié de déclaration publique confirmant ou infirmant cette compromission de ses liens de téléchargement.

Pourquoi le nom “HWiNFO_Monitor_Setup.exe” alarme ?

Dans cette affaire le nom du fichier signalé est déjà un drapeau rouge à lui seul. CPUID suit d’ordinaire une nomenclature de fichiers très claire autour de hwmonitor_1.63.exe ou des archives ZIP associées. Recevoir à la place un exécutable nommé HWiNFO_Monitor_Setup.exe n’entre pas dans un schéma habituel.

Attention Ă  une mauvaise interprĂ©tation du dossier. En l’état des Ă©lĂ©ments publics consultĂ©s, HWiNFO n’est pas accusĂ© d’avoir Ă©tĂ© compromis.  HWiNFO 8.44 est la version stable officielle. Ici, le nom de HWiNFO semble surtout avoir Ă©tĂ© utilisĂ© dans un installateur suspect distribuĂ© via des outils de CPUID.

Du cotĂ© de Cybernews,  on Ă©voque un site CPUID “allegedly hacked” et que ce fichier suspect a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© comme malveillant par de nombreux moteurs antivirus.

Que faut-il faire ?

Pour le moment et en attendant une communication officielle sur le sujet, la consigne la plus prudente est de ne pas télécharger et ne pas mettre à jour les utilisateurs HWMonitor ou CPU-Z depuis le site CPUID si le fichier, l’hôte ou le comportement de l’installateur paraît anormal.

Des noms de fichiers incompatibles avec ceux affichĂ©s publiquement, des redirections vers des hĂ´tes inattendus, des alertes antivirus et un setup ne correspondant pas Ă  l’éditeur suffisent Ă  considĂ©rer  ces paquets comme dangereux.

Source: CPU-Z et HWMonitor : l’alerte est sérieuse, les téléchargements officiels sont suspects

Arnaque au tĂ©lĂ©phone : pourquoi il ne faut surtout plus dire « allĂ´ » lors d’un appel silencieux

Une nouvelle arnaque au tĂ©lĂ©phone fait des ravages. Elle commence par un appel silencieux, lors duquel un simple « allĂ´ Â» peut vous mettre en danger, ainsi que tous vos proches. Explications.

L’arnaque mise en lumière par les chercheurs de Bitdefender commence par un appel tĂ©lĂ©phonique tout ce qu’il y a de plus classique. Lorsque vous dĂ©crochez votre tĂ©lĂ©phone, il n’y a personne au bout du fil. Personne ne parle et rien ne se passe. La rĂ©ponse classique est de tenter de savoir qui essaie de vous parler. Si vous multipliez les « allĂ´ Â» et les « il y a quelqu’un ? Â», la communication est coupĂ©e.

« Si vous restez silencieux, l’appelant reste silencieux lui aussi. Cependant, si vous dites quelque chose, l’appel se termine brusquement Â», explique Bitdefender dans son rapport, soulignant que Â« des personnes du monde entier ont signalĂ© avoir reçu des appels oĂą personne ne parlait Â» au cours de Â« l’annĂ©e dernière Â».

Une réponse qui peint une cible dans votre dos

Ă€ première vue, un appel muet est inoffensif. Comme l’expliquent les chercheurs, cet Ă©change d’une poignĂ©e de secondes suffit aux fraudeurs pour obtenir exactement ce qu’ils cherchaient, Ă  savoir la confirmation que votre numĂ©ro est bien attribuĂ© Ă  une personne rĂ©elle. Les pirates savent dĂ©sormais que le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone est actif. Ils vous rangent dĂ©sormais dans la catĂ©gorie des victimes potentielles. Cette information peut dĂ©jĂ  ĂŞtre revendue sur le dark web, contre des cryptomonnaies.

Une fois que la validitĂ© de votre numĂ©ro a Ă©tĂ© confirmĂ©e, des pirates pourraient faire de vous leur prochaine cible. Le rapport de Bitdefender pointe du doigt les risques Â« d’attaques de phishing vocal (vishing), d’escroqueries par SMS ou d’attaques de clonage vocal par IA Â». Dans le cadre d’une attaque de phishing vocal, les escrocs vont se faire passer pour une banque, une administration ou un proche afin de soutirer des informations confidentielles ou de l’argent. Comme vous avez Ă©tĂ© Â« marquĂ© comme actif, vous recevrez probablement des appels de suivi Â», note Bitdefender. Par ailleurs, votre numĂ©ro peut se retrouver dans la liste de diffusion d’arnaques par SMS diverses et variĂ©es. On pense notamment Ă  des arnaques Ă  la livraison de colis, en nette augmentation en France.

Une voix clonée

Le danger ne s’arrête pas là. En répondant au téléphone, vous donnez la possibilité aux hackers de cloner votre voix et d’en faire un deepfake. Si vous prononcez quelques mots, même un simple et banal « allô », vous offrez votre voix sur un plateau d’argent aux cybercriminels. Votre voix peut être enregistrée pour « créer des échantillons vocaux basés sur l’IA ». Avec les outils d’intelligence artificielle disponibles en ligne, il suffit de quelques secondes pour concevoir une copie factice de votre voix.

Ces clones vocaux peuvent ensuite ĂŞtre utilisĂ©s pour contacter vos proches, se faire passer pour vous et rĂ©clamer de l’argent de toute urgence. Les escrocs peuvent notamment prĂ©texter un accident, un problème de carte bancaire, ou un souci quelconque, pour convaincre votre famille ou vos amis de verser de l’argent. Les quelques mots que vous avez prononcĂ©s en rĂ©pondant au tĂ©lĂ©phone peuvent ainsi ĂŞtre exploitĂ©s des semaines ou des mois plus tard.

Des numéros de téléphone qui peuvent être usurpés

Beaucoup de gens pensent se protéger en ne répondant qu’aux numéros de téléphone qu’ils reconnaissent. Cette précaution ne suffit pas à se prémunir contre les cybercriminels. En effet, « tous les appels ne proviennent pas nécessairement de numéros inconnus ou masqués ». Les pirates peuvent afficher n’importe quel numéro de téléphone sur l’écran de votre smartphone grâce à des techniques de « spoofing ». Cette tactique repose sur des logiciels dédiés, taillés pour trafiquer le numéro d’affichage. Autrement dit, même si votre téléphone affiche le logo de votre établissement bancaire, cela ne prouve absolument pas que c’est votre banque qui vous appelle.

Comment se protĂ©ger contre les appels silencieux ?

Face Ă  la hausse des appels tĂ©lĂ©phoniques silencieux Ă©manant d’escrocs, il faut impĂ©rativement adopter quelques bonnes habitudes. Tout d’abord, prenez l’habitude de laisser votre interlocuteur prononcer la première phrase. Si vous dĂ©crochez et que personne ne rĂ©pond, raccrochez sans dire un mot. Ne cherchez pas Ă  savoir qui appelle et ne criez pas « AllĂ´ ? Â» une deuxième fois. Évitez en particulier de dire « oui Â» ou de confirmer votre nom Ă  votre interlocuteur. Certaines fraudes enregistrent tout particuliĂ©rement ce type de rĂ©ponse pour fabriquer une preuve fictive de votre consentement Ă  un contrat ou Ă  un service payant. Bref, vous risquez de vous retrouver abonnĂ© Ă  des services hors de prix sans le savoir.

Par ailleurs, il est important de bloquer le numéro. Ne le rappelez jamais, car vous pourriez tomber sur une ligne surtaxée qui vous facture chaque seconde d’écoute. Enfin, restez en alerte dans les semaines, voire les mois qui suivent, si vous avez répondu à un appel silencieux. Les escrocs ne frappent pas toujours dans la foulée de l’appel. Votre numéro peut circuler longtemps avant qu’un faux conseiller bancaire ou un prétendu livreur de colis ne vous contacte

Source: Arnaque au tĂ©lĂ©phone : pourquoi il ne faut surtout plus dire « allĂ´ » lors d’un appel silencieux

Windows 11 : la mise Ă  jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure

Trente ans après les moqueries acerbes de Steve Jobs sur le manque de goût flagrant de Microsoft, la firme de Redmond semble enfin piquée au vif. Une vaste refonte esthétique de Windows 11 est actuellement dans les tuyaux pour ce mois d’avril, avec pour cible prioritaire la très chaotique application Paramètres.

Windows a historiquement toujours privilĂ©giĂ© la fonction brute au dĂ©triment de l’élĂ©gance visuelle. Cette philosophie rudimentaire a mĂŞme valu Ă  l’entreprise les foudres d’un certain Steve Jobs en 1996, qui affirmait sèchement que Microsoft n’avait « absolument aucun goĂ»t Â». Si l’on peut dĂ©battre de sa critique d’époque sur leur manque supposĂ© d’idĂ©es originales, son constat sur l’indiffĂ©rence de la firme face Ă  l’esthĂ©tique tenait la route.

Aujourd’hui encore, cette fragmentation visuelle pèse lourd : l’absence d’un cadre d’interface cohĂ©rent pousse de nombreux dĂ©veloppeurs Ă  proposer de simples applications web sur Windows, rĂ©servant leurs beaux logiciels natifs Ă  macOS. Un comble quand on connaĂ®t la diffĂ©rence Ă©crasante de parts de marchĂ© en faveur de l’OS de Microsoft.

Le mode sombre réparé et des Paramètres qui respirent enfin

Mais le vent tourne en cette annĂ©e 2026. March Rogers, le directeur de la conception chez Microsoft, a rĂ©cemment pris la parole sur X pour confirmer une excellente nouvelle : ses Ă©quipes se concentrent enfin sur l’harmonisation du design des fenĂŞtres de Windows 11. Le gĂ©ant amĂ©ricain a toujours Ă©tĂ© capable de produire de superbes visuels, comme le prouvent les campagnes publicitaires de l’OS ou de la suite Office. L’objectif est dĂ©sormais de faire correspondre l’expĂ©rience utilisateur rĂ©elle avec cette exigence graphique, grâce Ă  une mise Ă  jour d’avril très attendue (dont quelques prĂ©mices sont dĂ©jĂ  apparues dans le patch optionnel de mars).

Le plus gros chantier de ce ravalement de façade concerne les pages de l’application Paramètres, le remplaçant officiel du vieillissant Panneau de configuration. JugĂ©s beaucoup trop brouillons et surchargĂ©s d’informations empilĂ©es, ces menus vont subir une cure d’amincissement salutaire. Microsoft a dĂ©cidĂ© de s’appuyer sur les retours des utilisateurs pour nettoyer l’interface, retirer le superflu et rendre la navigation bien plus lisible. L’entreprise a mĂŞme enfin laissĂ© les utilisateurs dĂ©placer la barre des tâches.

Vous utilisez le thème sombre sur votre machine ? Jusqu’ici, tenter d’ajouter un nouvel utilisateur vous explosait la rétine avec une boîte de dialogue bloquée sur un fond d’un blanc immaculé. Cette aberration ergonomique est de l’histoire ancienne : ces menus adoptent logiquement le mode sombre général du système. Du côté des accessoires, la page de configuration dédiée aux stylets, laissée à l’abandon depuis des années, s’offre un lifting bienvenu pour s’adapter à l’essor des PC hybrides 2-en-1.

L’expérience globale s’enrichit aussi de nouvelles interactions très pratiques. L’Explorateur de fichiers intègre désormais la saisie vocale pour renommer vos dossiers et documents à la volée, une option parfaite pour trier rapidement une montagne de vieilles captures d’écran. Parallèlement, l’outil d’accessibilité Narrateur gagne une intégration profonde avec l’intelligence artificielle Copilot sur l’ensemble des appareils.

Source: Windows 11 : la mise Ă  jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure

Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

Des cybercriminels exploitent la fuite accidentelle du code source de Claude Code, l’IA d’Anthropic, pour piéger les développeurs sur Github. De faux dépôts, qui prétendent contenir tout le code de l’IA, renferment en effet un duo de malwares, dont le redoutable Vidar.

Le code source de Claude s’est retrouvé sur Internet. Fin mars 2026, Anthropic a en effet divulgué par erreur tout le code source de son IA générative lors d’une mise à jour de Claude Code. En dépit des efforts de la start-up pour endiguer la propagation d’informations confidentielles, le fichier a été massivement diffusé sur GitHub. La fuite, qui découle d’une erreur humaine survenue chez Anthropic, a révélé plusieurs des projets secrets de l’entreprise, ainsi que le fonctionnement interne de Claude.

Fidèles Ă  leurs habitudes, les cybercriminels n’ont pas tardĂ© Ă  surfer sur l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©rĂ© par le code de Claude. Selon un rapport de Zscaler publiĂ© le 2 avril 2026, des pirates ont mis en ligne une copie factice du code source sur la plateforme Github. Le dĂ©pĂ´t a Ă©tĂ© effectuĂ© par un compte GitHub baptisĂ© « idbzoomh Â». Le fichier prĂ©tend contenir l’intĂ©gralitĂ© du code divulguĂ© par erreur, ainsi que des Â« fonctionnalitĂ©s enterprise dĂ©bloquĂ©es Â». Le dĂ©pĂ´t prend la forme d’une archive 7-Zip. Les Â« acteurs malveillants rĂ©agissent très rapidement pour tirer parti d’un incident mĂ©diatisĂ© Â», souligne Zscaler.

Un duo de virus cachés dans le faux code source de Claude

Dans le dĂ©pĂ´t, les chercheurs de Zscaler ont dĂ©couvert la prĂ©sence d’un redoutable logiciel malveillant, intitulĂ© Vidar. Bien connu des chercheurs en sĂ©curitĂ©, ce malware aspire silencieusement les mots de passe enregistrĂ©s dans les navigateurs, les cookies de session, les donnĂ©es de remplissage automatique et les portefeuilles de cryptomonnaies. Une fois installĂ©, il peut compromettre une grande partie de la vie numĂ©rique des internautes.

En parallèle, il installe GhostSocks, un malware qui transforme les machines infectĂ©es en proxy rĂ©sidentiels pour permettre aux cybercriminels de dissimuler leurs activitĂ©s. Depuis l’automne 2023, l’outil est mis Ă  la disposition de tous les pirates sous forme d’abonnement mensuel. Il est vendu autour de 150 dollars en Bitcoin. Zscaler a constatĂ© que l’archive malveillante Ă©tait mise Ă  jour rĂ©gulièrement, ce qui laisse supposer que d’autres charges malveillantes pourraient ĂŞtre ajoutĂ©es dans un avenir proche. Un second dĂ©pĂ´t identique a aussi Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© par les chercheurs.

Un dépôt malveillant visible sur Google

Les cybercriminels à l’origine de l’opération n’ont pas fait les choses à moitié. Pour s’assurer qu’un maximum de développeurs tombent dans le piège, ils ont optimisé leur dépôt Github pour le référencement sur Google. De facto, le dépôt est apparu parmi les premiers résultats sur des requêtes comme « leaked Claude Code ». Cette astuce « facilite grandement sa découverte par des utilisateurs peu méfiants ». Selon nos constatations, le dépôt n’est plus visible dans les premiers résultats du moteur. Google a peut-être pris des mesures pour déréférencer le dépôt. En parallèle, Anthropic continue de s’activer pour exiger le retrait de toutes les copies de son code source. Selon PCMag, l’entreprise a émis plus de 8 000 demandes de retrait en vertu du DMCA en quelques jours.

Source: Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

Netflix forcé de rembourser ses abonnés : le début de la fin pour les hausses unilatérales ? — Frandroid

La justice italienne vient stopper Netflix. Le tribunal de Rome condamne Netflix à rembourser ses abonnés pour des hausses de prix jugées abusives. Un camouflet pour le géant américain qui pourrait devoir rendre jusqu’à 500 euros par client.

C’est l’histoire d’un bras de fer que beaucoup croyaient perdu d’avance. Depuis des années, Netflix augmente ses tarifs comme on change de chemise : quatre hausses depuis 2017 en Europe, et une cinquième déjà prévue pour 2026.

Jusqu’ici, l’abonné n’avait que deux choix : payer ou partir. Mais le tribunal de Rome vient changer les règles ce 1er avril 2026, et ce n’est pas une blague.

L’association Movimento Consumatori a rĂ©ussi l’impossible : faire dĂ©clarer ces augmentations nulles. La justice estime que Netflix a modifiĂ© ses contrats unilatĂ©ralement sans « motif valable Â», une obligation pourtant inscrite dans le marbre du droit italien.

Les tarifs actuels sont considérés comme illégaux. Netflix se retrouve condamné à rembourser le trop-perçu et, plus humiliant encore, à afficher cette défaite sur son site et dans la presse nationale.

Le jackpot pour les abonnés fidèles

Si vous ĂŞtes un abonnĂ© fidèle de la formule Premium (4K) et que vous n’avez jamais rĂ©siliĂ© depuis 2017, Netflix vous doit environ 500 €. Pour la formule Standard, la note s’élève Ă  250 €. C’est une somme colossale quand on la multiplie par les millions d’utilisateurs concernĂ©s en Italie. La justice ne s’arrĂŞte pas lĂ  : elle exige que Netflix ramène ses prix au niveau de 2017.

Concrètement, cela signifierait une baisse immĂ©diate de 8 € par mois pour l’offre Premium et de 4 € pour la Standard. Pour Netflix, c’est un cauchemar logistique et financier. La plateforme a Ă©videmment fait appel, clamant que ses conditions gĂ©nĂ©rales respectent la loi. Mais le mal est fait : la brèche est ouverte.

Si cette dĂ©cision survit Ă  l’appel, elle va crĂ©er une jurisprudence qui ne s’arrĂŞtera pas aux Alpes. Les associations de consommateurs françaises, souvent très remontĂ©es contre les modifications unilatĂ©rales de contrats, observent la situation de très près. Si le motif de la « hausse pour investissement dans les contenus Â» est jugĂ© insuffisant en Italie, il y a peu de chances qu’il tienne la route devant d’autres tribunaux europĂ©ens.

Le prĂ©sident de Movimento Consumatori ne compte pas s’arrĂŞter lĂ . Sans remboursement immĂ©diat, il menace de lancer une action collective (class action) pour automatiser le processus. Netflix joue gros. Soit la firme gagne en appel et sauve son modèle de croissance infinie, soit elle doit revoir totalement sa stratĂ©gie tarifaire en Europe.

Source: Netflix forcé de rembourser ses abonnés : le début de la fin pour les hausses unilatérales ? — Frandroid

« C’est intolĂ©rable » : la communautĂ© scientifique s’insurge contre les data centers spatiaux de Musk

Le communautĂ© scientifique spatiale s’unit et tire la sonnette d’alarme concernant les diffĂ©rents projets de data centers dans l’espace. Dans leur viseur, entre autres, l’initiative colossale de SpaceX.

Les astronomes tirent la sonnette d'alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / ShutterstockLes astronomes tirent la sonnette d’alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / Shutterstock

C’est le nouvel objectif que s’est fixĂ© Elon Musk depuis la fusion entre SpaceX et xAI : dĂ©ployer 1 million de centres de donnĂ©es dans l’espace pour rĂ©pondre Ă  la demande en intelligence artificielle (IA). Et il n’est pas seul ; Jeff Bezos, avec Blue Origin, l’a aussi rejoint dans la course. Sans compter les start-up qui se spĂ©cialisent dans cette nouvelle filière. Face Ă  cette nouvelle tournure, astronomes et astrophysiciens se rebellent.

Impact direct sur l’observation de l’espace

La Royal Astronomical Society (RAS), la plus ancienne sociĂ©tĂ© astronomique du monde, ainsi que l’European Southern Observatory (ESO), organisation internationale qui opère certains des plus grands tĂ©lescopes, ont dĂ©posĂ© des objections formelles auprès de la Commission fĂ©dĂ©rale des communications (FCC). Cette agence est justement celle qui reçoit les demandes de la part des opĂ©rateurs de satellites.

Leurs craintes sont multiples, et concernent tout d’abord l’impact direct de ces constellations sur l’observation du ciel. Car il est prouvĂ© que les dispositifs actuels, comme Starlink, affectent le travail des astronomes : en dĂ©ployer des centaines de milliers supplĂ©mentaires est inenvisageable pour les chercheurs. « Si vous avez une vue directe de ces miroirs, ils seraient plusieurs fois plus lumineux que la pleine lune. C’est extraordinairement brillant », explique Robert Massey, directeur adjoint de la RAS, sur l’ambition de l’entreprise Reflect Orbital de lancer 50 000 miroirs en orbite pour rĂ©flĂ©chir la lumière solaire vers des centrales solaires au sol.

Il estime, en outre, que la constellation rendrait le ciel jusqu’Ă  trois fois plus lumineux, y compris dans les zones actuellement classĂ©es comme sanctuaires pour observer l’Univers.

Image simulée représentant la contamination prévue par les traînées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASAImage simulée représentant la contamination prévue par les traînées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASA

Les écosystèmes et le patrimoine affectés

Les consĂ©quences directes pour la recherche seraient colossales. Le million de data centers SpaceX ferait perdre jusqu’Ă  10 % des pixels sur chaque image captĂ©e par le Very Large Telescope au Chili, voire 30 % pour certains types d’observations. Cet appareil est crucial pour certaines des observations les plus exigeantes de l’astronomie moderne : la caractĂ©risation d’atmosphères d’exoplanètes, la dĂ©tection de matière noire ou encore l’Ă©tude des premières galaxies formĂ©es après le Big Bang.

Quant aux miroirs de Reflect Orbital, ils obligeraient les astronomes Ă  tripler les temps d’exposition. « Nous ne serions plus capables d’observer nos cibles les plus faibles. Ce serait dĂ©sastreux Â» dĂ©plore Olivier Hainaut, astronome Ă  l’ESO.

« C’est vraiment intolĂ©rable. C’est purement et simplement la destruction d’une part centrale du patrimoine de l’humanitĂ© Â», renchĂ©rit Robert Massey. Au-delĂ  de l’astronomie, les rĂ©percussions d’une telle occupation de l’orbite toucheraient Ă©galement « les Ă©cosystèmes, notre patrimoine culturel et notre relation collective au cosmos Â», prĂ©vient Noelia Noel, astrophysicienne de l’universitĂ© de Surrey.

Et malheureusement, la balance semble pour l’instant pencher du cĂ´tĂ© des gĂ©ants de la tech. La FCC aurait l’intention d’accorder Ă  SpaceX la licence pour commencer le dĂ©ploiement, sans mĂŞme effectuer une Ă©tude d’impact environnemental au prĂ©alable…

 

Source: « C’est intolĂ©rable » : la communautĂ© scientifique s’insurge contre les data centers spatiaux de Musk

Piratage très inquiĂ©tant Ă  l’Éducation nationale : le ministère reconnaĂ®t l’incident et la difficultĂ© Ă  le repĂ©rer

Le ministère de l’Éducation nationale a indiquĂ©, lundi soir, avoir Ă©tĂ© victime d’une sĂ©rieuse violation de donnĂ©es touchant près de 243 000 de ses agents. Un piratage menĂ© discrètement le 15 mars par un ou plusieurs hackers.

Le ministère de l'Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / ClubicLe ministère de l’Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / Clubic

C’est une information qui est tombĂ©e peu avant 22h00 ce lundi 23 mars : le ministère de l’Éducation nationale vient de reconnaĂ®tre une fuite de donnĂ©es d’ampleur, touchant des centaines de milliers de ses agents. L’accès frauduleux aurait eu lieu dès le 15 mars 2026, par le biais d’une usurpation d’un compte externe. Et la nature des donnĂ©es dĂ©robĂ©es donne largement de quoi s’inquiĂ©ter.

Les équipes du ministère ont mis quatre jours à détecter la fuite

Après le ministère de l’IntĂ©rieur rĂ©cemment et de nombreuses fĂ©dĂ©rations ou autres institutions, voilĂ  que le ministère de l’Éducation nationale communique Ă  son tour sur un piratage d’ampleur. Le 15 mars 2026, un hacker s’est emparĂ© des identifiants d’un compte externe pour pĂ©nĂ©trer dans COMPAS, le système informatique du ministère qui centralise la gestion des enseignants stagiaires, du primaire comme du secondaire. Pendant quatre jours, personne n’a rien remarquĂ©. C’est seulement le jeudi 19 mars, en fin de journĂ©e, que l’intrusion fut dĂ©tectĂ©e.

C’est la cellule de cybersĂ©curitĂ© du ministère, le COSSIM, qui a lancĂ© l’alerte en indiquant que des donnĂ©es extraites de COMPAS ont fuitĂ© en dehors des circuits autorisĂ©s. Dans la foulĂ©e, les Ă©quipes techniques ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es en urgence pour couper l’accès au système depuis l’extĂ©rieur, histoire d’Ă©viter que la situation ne s’aggrave davantage.

Le bilan des premières investigations est tout simplement massif. Sur les 1,2 million d’agents que compte le ministère de l’Éducation nationale, les donnĂ©es personnelles d’environ 243 000 d’entre eux, stagiaires et titulaires, ont Ă©tĂ© volĂ©es. Parmi les informations dĂ©robĂ©es, on retrouve des noms, adresses, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, pĂ©riodes d’absence, et coordonnĂ©es professionnelles des tuteurs… Pas de donnĂ©es mĂ©dicales dans le lot, mais suffisamment d’informations prĂ©cises pour inquiĂ©ter.

Phishing et usurpation d’identitĂ©, les risques concrets pour les agents touchĂ©s

Dès la dĂ©couverte de la fuite, le ministère est passĂ© en mode gestion de crise : une cellule dĂ©diĂ©e a Ă©tĂ© activĂ©e, et des vĂ©rifications lancĂ©es sur l’ensemble de ses systèmes informatiques. L’objectif Ă©tait de s’assurer au plus vite, après tout ce temps dĂ©jĂ  perdu, que le piratage Ă©tait bien restĂ© limitĂ© Ă  COMPAS et qu’aucune autre base de donnĂ©es n’avait Ă©tĂ© touchĂ©e.

CĂ´tĂ© rĂ©ponse officielle, le ministère a saisi l’ANSSI (l’agence nationale chargĂ©e de la cybersĂ©curitĂ© en France) ainsi que la CNIL, le gendarme des donnĂ©es personnelles. Une procĂ©dure classique, dans un tel incident cyber. Un dĂ©pĂ´t de plainte est Ă©galement en cours. Quant aux agents concernĂ©s, ils seront prĂ©venus « dans les meilleurs dĂ©lais Â».

En attendant, le ministère appelle ses agents Ă  la vigilance. Des informations aussi prĂ©cises que des noms, adresses ou numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone entre de mauvaises mains, c’est le terrain idĂ©al pour des arnaques ciblĂ©es, citons par exemple les faux e-mails, faux SMS, fausses identitĂ©s… Si vous recevez un message prĂ©tendant venir de l’Éducation nationale, mĂ©fiez-vous plus que jamais.

Source: Piratage très inquiĂ©tant Ă  l’Éducation nationale : le ministère reconnaĂ®t l’incident et la difficultĂ© Ă  le repĂ©rer

Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arrière !

Un vice-prĂ©sident de Microsoft, Scott Hanselman, a publiquement affirmĂ© qu’il « dĂ©teste » l’obligation de se connecter avec un compte en ligne pour installer Windows 11 et qu’il travaille Ă  sa suppression. Cette dĂ©claration fracassante signale une possible remise en cause de l’une des politiques les plus critiquĂ©es du système d’exploitation, mĂŞme si le chemin reste long et semĂ© d’embĂ»ches internes.

Le vent du changement soufflerait-il enfin sur Redmond ? Une simple phrase, lâchĂ©e sur le rĂ©seau social X par un cadre influent de Microsoft, a suffi Ă  redonner espoir Ă  des millions d’utilisateurs exaspĂ©rĂ©s. InterpellĂ© sur le sujet, Scott Hanselman, vice-prĂ©sident en charge de la communautĂ© des dĂ©veloppeurs, a offert une rĂ©ponse d’une franchise dĂ©concertante concernant l’obligation d’utiliser un compte en ligne pour finaliser l’installation de son PC : « Oui, ça m’Ă©nerve aussi. J’y travaille ». Un aveu public qui pèse lourd.

Pourquoi cette petite phrase d’un cadre de Microsoft fait-elle autant de bruit ?

Parce qu’elle n’Ă©mane pas d’un simple employĂ©. Scott Hanselman est une figure respectĂ©e et Ă©coutĂ©e, et sa sortie publique est un signal extrĂŞmement fort. Cela confirme l’existence d’une fronde interne qui milite pour un retour Ă  plus de flexibilitĂ© pour l’utilisateur. Jusqu’ici, la firme de Redmond durcissait systĂ©matiquement le processus, rendant les contournements de plus en plus complexes pour imposer son Ă©cosystème. La grogne des utilisateurs, notamment les plus technophiles attachĂ©s Ă  leur vie privĂ©e et aux comptes locaux, n’a jamais faibli concernant Windows 11.

Cette dĂ©claration est donc bien plus qu’une simple opinion. C’est la reconnaissance publique, par un acteur interne, que la stratĂ©gie de l’entreprise est devenue une friction majeure pour ses propres utilisateurs. Le fait qu’il affirme « y travailler » suggère que des discussions sĂ©rieuses sont en cours pour modifier l’expĂ©rience d’installation initiale (OOBE, pour Out-of-Box Experience).

Quelle est la véritable raison de cette obligation de compte ?

La stratĂ©gie de Microsoft est la mĂŞme depuis des annĂ©es. L’objectif n’a jamais Ă©tĂ© purement technique. Forcer la crĂ©ation ou la connexion Ă  un compte en ligne est avant tout un puissant levier commercial et stratĂ©gique. C’est la porte d’entrĂ©e forcĂ©e vers tout l’Ă©cosystème maison. Un compte unique, et vous voilĂ  instantanĂ©ment connectĂ© Ă  OneDrive pour la synchronisation des fichiers, poussĂ© vers les abonnements Microsoft 365, et transformĂ© en cible pour de la publicitĂ© personnalisĂ©e.

compte-microsoft

Ce verrouillage permet Ă  la firme de lier plus Ă©troitement ses services, de collecter des donnĂ©es et de renforcer la dĂ©pendance de l’utilisateur Ă  ses produits payants. C’est une machine bien huilĂ©e pour transformer un simple utilisateur de système d’exploitation en client rĂ©current de tout un portefeuille de services. Le compte local, lui, ne rapporte rien.

Un retour en arrière est-il vraiment possible chez Microsoft ?

Techniquement, la suppression de cette obligation est triviale. C’est une simple option Ă  rĂ©activer. La vraie bataille est ailleurs. Elle est politique, au sein mĂŞme du gĂ©ant amĂ©ricain. Des Ă©quipes entières, notamment celles du marketing et des services Cloud, ont tout intĂ©rĂŞt Ă  maintenir cette politique agressive. Elles s’opposeront probablement Ă  un retour en arrière qui menacerait leurs objectifs. C’est une vĂ©ritable guerre d’influence qui se joue en coulisses.

Windows 10 compte Microsoft

La dĂ©claration de Scott Hanselman prouve que le camp des dĂ©veloppeurs et des dĂ©fenseurs de l’expĂ©rience utilisateur a des arguments et des alliĂ©s de poids. Mais rien n’est gagnĂ©. L’issue dĂ©pendra de l’arbitrage qui sera fait au plus haut niveau de la direction. Si le changement a lieu, il ne faut pas s’attendre Ă  une mise en place immĂ©diate. La suppression du compte Microsoft obligatoire reste un espoir, mais un espoir dĂ©sormais fondĂ© sur une parole officielle.

Foire Aux Questions (FAQ)

Peut-on déjà installer Windows 11 sans compte Microsoft ?

Officiellement, non, la procĂ©dure standard l’exige. Cependant, des mĂ©thodes de contournement existent pour les utilisateurs avancĂ©s, comme l’utilisation de l’outil Rufus pour crĂ©er une clĂ© d’installation modifiĂ©e ou l’exĂ©cution de commandes spĂ©cifiques (via Shift+F10) pour couper l’accès Ă  internet durant l’installation.

Qui est Scott Hanselman ?

Scott Hanselman est le Vice-PrĂ©sident de la Developer Community chez Microsoft. C’est une personnalitĂ© très influente et respectĂ©e dans le monde du dĂ©veloppement, connu pour sa proximitĂ© avec la communautĂ© et sa franchise, ce qui donne un poids considĂ©rable Ă  sa dĂ©claration.

Source: Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arrière !