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Signer un document sur Android devient enfin un jeu d’enfant

Google dĂ©ploie une application native baptisĂ©e « Signatures » via une mise Ă  jour systĂšme Google Play. IntĂ©grĂ©e Ă  Android, elle sert de coffre-fort pour vos signatures manuscrites numĂ©risĂ©es. L’outil permet de dessiner, taper ou importer une signature pour l’insĂ©rer rapidement dans des documents, simplifiant une tĂąche jusqu’ici laborieuse sur smartphone.
signature nume?rique.

Signer un document numĂ©rique sur son smartphone a longtemps Ă©tĂ© une opĂ©ration fastidieuse, nĂ©cessitant souvent le tĂ©lĂ©chargement d’applications tierces ou des manipulations peu pratiques. Pour mettre fin Ă  cette situation, la firme de Mountain View a dĂ©cidĂ© d’intĂ©grer une solution directement au cƓur de son systĂšme d’exploitation mobile. Une nouvelle application, simplement baptisĂ©e « Signatures », est actuellement en cours de dĂ©ploiement discret sur les appareils compatibles.

Comment cette nouvelle application fonctionne-t-elle ?

L’application « Signatures » n’est pas un logiciel classique que l’on tĂ©lĂ©charge depuis le Play Store. Il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un composant systĂšme, distribuĂ© silencieusement par le biais des mises Ă  jour systĂšme Google Play. Cette mĂ©thode de dĂ©ploiement, indĂ©pendante des constructeurs, permet Ă  Google d’Ă©quiper un large parc d’appareils, Ă  condition qu’ils fonctionnent au minimum sous Android 12.

 

app Signatures Android

Crédits : Android Authority

Des modĂšles Pixel, Samsung et OnePlus ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© aperçus avec cette nouvelle fonctionnalitĂ©. L’outil est conçu comme un vĂ©ritable coffre-fort numĂ©rique permettant de centraliser et de gĂ©rer diffĂ©rentes versions de votre signature. Les applications compatibles pourront alors simplement puiser dans ce coffre pour vous proposer la signature adĂ©quate, un peu Ă  la maniĂšre du sĂ©lecteur de photos que l’on connaĂźt dĂ©jĂ  sur le systĂšme d’exploitation.

Quelles sont les options de création de signature disponibles ?

Pour s’adapter Ă  tous les usages, l’application propose trois mĂ©thodes distinctes pour enregistrer une signature. La plus intuitive consiste Ă  la dessiner directement sur l’Ă©cran tactile du smartphone, avec le doigt ou un stylet. Cette mĂ©thode reproduit fidĂšlement le geste manuscrit, offrant une solution rapide pour le systĂšme Android.

Une deuxiĂšme option permet de taper ses initiales (paraphe) ou son nom complet au clavier. L’application propose ensuite plusieurs polices de caractĂšres pour donner un style manuscrit au texte saisi. Enfin, il est Ă©galement possible d’importer une image, par exemple une photo d’une signature dĂ©jĂ  apposĂ©e sur un document papier, pour la numĂ©riser et la stocker.

 

signature nume?rique (2).

 

Quand cette fonctionnalité sera-t-elle pleinement opérationnelle ?

Bien que l’application soit dĂ©jĂ  en cours de dĂ©ploiement via la mise Ă  jour systĂšme Google Play de juin, elle n’est pas encore totalement fonctionnelle. Pour l’instant, l’interface est accessible, mais l’intĂ©gration avec des documents PDF ou des services tiers comme DocuSign n’est pas encore active. L’application n’existe pas non plus de maniĂšre indĂ©pendante et doit ĂȘtre lancĂ©e manuellement via les paramĂštres systĂšme.

La firme de Mountain View n’a pas encore communiquĂ© officiellement sur le calendrier ni sur les directives techniques pour les dĂ©veloppeurs. Il faudra donc patienter un peu avant que cet outil soit pleinement intĂ©grĂ© dans l’Ă©cosystĂšme. Il est important de noter que cette solution gĂšre des reprĂ©sentations graphiques et non des signatures Ă©lectroniques certifiĂ©es Ă  valeur juridique renforcĂ©e. Son but premier est la simplification et la commoditĂ© au quotidien.

Source : Signer un document sur Android devient enfin un jeu d’enfant

Comment faire un majuscule accentuĂ©e É, È, Ù, À, Ç sur Windows 11

Les claviers AZERTY ne permettent pas, par dĂ©faut, de taper certains caractĂšres trĂšs utiles dans la langue française comme les guillemets ou les majuscules accentuĂ©es. Vous cherchez Ă  Ă©crire un Ù majuscule, un É, un È, un À ou un Ç en majuscule ? Voici comment Ă©crire facilement ces lettres majuscules avec accent sur un clavier AZERTY sous Windows 11.
Un clavier standard

À la rĂ©daction de Frandroid, il y a quelques outils indispensables que l’on installe sur tous les ordinateurs. Il y a le correcteur orthographique Antidote, notre logiciel d’analyse Calman pour tester les Ă©crans des smartphones, mais aussi quelque chose de bien plus simple : un petit outil pour mieux Ă©crire en français avec un clavier AZERTY sous Windows.

Sur les PC sous Windows, la disposition des touches associĂ©e aux claviers AZERTY ne permet pas de taper certains caractĂšres facilement : un Ù en majuscule, un È en majuscule, un « À », un « Ɠ », ou encore les guillemets français que je viens d’utiliser. Il faut en gĂ©nĂ©ral recourir aux codes ASCII avec des raccourcis assez complexes Ă  mĂ©moriser. Heureusement, une solution permet de se passer de ces raccourcis et d’avoir une disposition des touches rĂ©ellement pensĂ©e pour notre langue.

 

Comment mettre un accent à une majuscule avec un raccourci clavier (É, È, Ù, À, Ç)

Si vous souhaitez simplement, et trĂšs occasionnellement, Ă©crire une lettre majuscule ou un caractĂšre spĂ©cial, il est possible d’utiliser des raccourcis clavier directement sous Windows sans aucune installation nĂ©cessaire.

Les majuscules accentuées en codes ASCII

La mĂ©thode sans installation, c’est d’utiliser le code ASCII. Pour faire simple, l’ASCII dĂ©signe le codage des caractĂšres imprimables. À chaque caractĂšre on donne un identifiant et cet identifiant est appelĂ© par les logiciels pour Ă©crire le caractĂšre correspondant. Avec la touche Alt gauche enfoncĂ©e, il est possible d’inscrire manuellement ces caractĂšres si on connait leur identifiant.

Voici la liste des principaux caractĂšres en majuscule et le raccourci utilisant le code ASCII.

  • À : Alt + 0192
  • É : Alt + 0201
  • È : Alt + 0200
  • Ç : Alt + 0199
  • Ù : Alt + 0217

 

Télécharger et installer le clavier français avec majuscules accentuées

On doit cet outil Ă  Georges Plannelles qui le propose sur son site Skitiks en tĂ©lĂ©chargement. Il est gratuit, facile Ă  installer et compatible avec toutes les versions de Windows depuis Windows XP jusqu’à Windows 11. Voici comment l’installer.

  • TĂ©lĂ©charger le clavier gratuit
  • Dans le dossier de tĂ©lĂ©chargement, faire un clic droit sur le fichier « clavier_majuscules_accentuees.zip » puis choisir « extraire tout  »
  • Dans le nouveau dossier, « clavier_majuscules_accentuees » créé, double cliquez sur « setup.exe » pour lancer l’installation
  • Ignorer l’alerte Windows SmartScreen, le logiciel n’est pas assez connu pour passer le filtre correctement

Windows 10 installer clavier alternatif (1)

Windows 10 installer clavier alternatif (2)

Une fois le nouveau clavier installĂ©, il va falloir configurer Windows 11 pour l’utiliser. Pour cela il y a plusieurs solutions. La premiĂšre est tout simplement d’utiliser le raccourci « ALT + MAJ » pour basculer d’un clavier Ă  l’autre. Alternativement, vous pouvez sĂ©lectionner le bon clavier en cliquant sur « FRA FR » dans la barre des tĂąches.

DerniĂšre solution, se rendre dans les paramĂštres de Windows 10, Ă  la rubrique « Heure et langue », puis dans l’onglet « langue » et choisir l’option « clavier » pour sĂ©lectionner notre nouveau clavier « Français (Majuscules accentuĂ©es) ».

La premiĂšre solution

La premiĂšre solution

La deuxiĂšme solution

La deuxiĂšme solution

La troisiĂšme solution

La troisiĂšme solution

Changer de clavier sur Windows 10 (4)

Changer de clavier sur Windows 10 (5)

Avec le nouveau clavier correctement configurĂ©, il ne reste plus qu’à en apprendre les nouvelles fonctions.

 

Utiliser le clavier

Ce nouveau clavier est assez simple Ă  prendre en main. Il suffit de retenir que la touche AltGr permet de choisir les touches alternatives propres au clavier. Pour le reste, le clavier suit les mĂȘmes principes que le clavier AZERTY classique de Windows 10.

Les caractĂšres accessibles avec la touche Alt Gr

En y ajoutant la touche MAJ, on obtient encore de nouveaux caractĂšres possibles.

Les caractĂšres accessibles avec la combinaison Alt Gr + Maj

 

Comment taper des majuscules accentuĂ©es É, È, Ù et À ?

Ainsi, pour taper la majuscule accentuĂ©e É, il suffit de faire : AltGr (pour prendre la touche alternative) +  Maj (pour une majuscule) + « é ». Habituellement, cette combinaison devrait produire « 2 » qui partage la mĂȘme touche que « 2 », mais comme on a appuyĂ© sur la touche AltGr, c’est bien notre majuscule accentuĂ©e qui apparaĂźt.

MĂȘme principe pour les autres majuscules.

  • È : AltGr + Maj + Ăš
  • Ù : AltGr + Maj + Ăč
  • À : AltGr + Maj + Ă 

 

Comment taper des guillemets français ?

Les guillemets français « » sont trĂšs utilisĂ©s en français Ă  la place des guillemets anglais ( ˝ ) souvent utilisĂ©s sur les supports numĂ©riques.

Avec le clavier, il suffit de faire la combinaison de touche suivante pour ouvrir les guillemets : AltGr + <. Pour les refermer, il faut appuyer sur AltGr + Maj + <.

 

Comment taper les caractĂšres spĂ©ciaux comme Ɠ, ĂŠ ou © ?

Ce clavier permet aussi de taper des caractĂšres spĂ©ciaux couramment utilisĂ©s en français comme le graphĂšme Ɠ. LĂ  encore, il suffit de taper Alt et la touche la plus susceptible d’ĂȘtre appropriĂ©. Voici quelques exemples.

  • Ɠ : Alt + o (ƒ : Alt + Maj + o)
  • Ê : Alt + a (Æ : Alt + Maj + a)
  • © : Alt + c
  • ƒ : Alt + f
  • ™Â : Alt + t

C’est pour nous un petit outil trùs pratique et indispensable à installer sur Windows 11. Trùs simple à utiliser, il fait surtout gagner beaucoup de temps au quotidien.

Source : Comment faire un majuscule accentuĂ©e É, È, Ù, À, Ç sur Windows 11

Voiture électrique et canicule : voici nos astuces pour préserver votre batterie et votre autonomie

Depuis quelques jours, le thermomĂštre s’affole et vos prochains dĂ©placements s’annoncent brĂ»lants cette semaine. Mais attention, les fortes chaleurs peuvent mettre Ă  rude Ă©preuve votre voiture Ă©lectrique. Batterie, recharge, pneus, clim : voici les gestes simples Ă  adopter d’urgence pour la protĂ©ger, optimiser l’autonomie et rouler l’esprit serein.
Quelles sont vos astuces infaillibles pour préserver votre voiture en plein canicule ?
Quelles sont vos astuces infaillibles pour préserver votre voiture en plein canicule ? // Source : Skoda

La canicule s’installe en France et, soyons honnĂȘtes, vos voitures Ă©lectriques et le mercure qui dĂ©passe 40 degrĂ©s ne font pas bon mĂ©nage. Car en cas de fortes chaleurs, la longĂ©vitĂ© de votre batterie peut se voir lĂ©gĂšrement modifiĂ©e, mĂȘme s’il existe des technologies pour limiter la casse.

C’est que la chimie interne des packs et cellules peut ĂȘtre poussĂ©e dans ses retranchements si l’exposition est prolongĂ©e. Sachez en effet qu’au-delĂ  des pertes de performances et d’autonomie, la capacitĂ© de recharge peut aussi se dĂ©grader. Pour Ă©viter le coup de chaud, voici le guide de survie de votre voiture Ă©lectrique sous canicule.

Évitez de vous brancher en plein soleil

D’abord, premier conseil : Ă©vitez au maximum de recharger votre voiture Ă©lectrique sous un soleil de plomb car vous exposez la batterie Ă  un mini stress thermique en quelque sorte, provoquant une surchauffe inutile et le ralentissement du processus.

BMW iX3 // Source : Fabien Legrand Photography

Par exemple, si vous faites le plein d’électricitĂ© sous une chaleur extrĂȘme, l’ordinateur de bord du vĂ©hicule et la borne ultra-rapide vont communiquer instantanĂ©ment et activer une sĂ©curitĂ© Ă©lectronique, comme brider la puissance de charge, parfois jusqu’à la moitiĂ© de sa capacitĂ© habituelle. Par pure protection. Le temps d’attente peut alors jusqu’à doubler pour rĂ©cupĂ©rer 80 % d’autonomie, transformant votre pause sur l’autoroute en un long moment.

Mais au-delà de ce point, ce geste peut accélérer en parallÚle la dégradation. Le cumul de la chaleur ambiante et de celle générée par le flux électrique haute tension est, à long terme, irréversible sur la capacité maximale de votre batterie.

Peugeot E-208 // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

Pour maintenir les cellules Ă  une tempĂ©rature acceptable pendant l’effort de charge, le systĂšme de refroidissement liquide du vĂ©hicule est contraint de tourner Ă  plein rĂ©gime. Cette climatisation interne siphonne une telle quantitĂ© d’énergie qu’une partie des kilowattheures tout juste injectĂ©s est immĂ©diatement consommĂ©e, amputant votre autonomie avant mĂȘme de reprendre la route.

Rassurez-vous, la plupart des systĂšmes de refroidissement ou de gestion thermique des packs batteries sont trĂšs bien faits et parviennent Ă  maintenir la tempĂ©rature optimale pour pouvoir recharger sa voiture en plein cagnard. Donc c’est possible et pas du tout dangereux, d’autant plus que les bornes de recharge qui fonctionnent en extĂ©rieur rĂ©sistent Ă  des conditions climatiques ultra exigeantes.

Usine Porsche // Source : Porsche

Mais pour mettre toutes les chances de votre cĂŽtĂ©, privilĂ©giez plutĂŽt les sessions de recharge tĂŽt le matin, tard en soirĂ©e, ou durant la nuit, lorsque la dalle de bĂ©ton des stations n’accumule plus la chaleur. Ou bien, visez carrĂ©ment les bornes de recharge abritĂ©es sous un toit ou implantĂ©es dans des parkings souterrains.

Opération ombre !

Donc votre premier geste pour protĂ©ger votre batterie est de fuir le soleil. MĂȘme pour stationner. Garer votre vĂ©hicule dans un garage, un parking couvert ou, a minima, sous un arbre, est le b.a.-ba.

Une station de charge Lidl // Source : Lidl

À l’abri des rayons directs, la batterie redescend bien plus vite Ă  une tempĂ©rature de fonctionnement raisonnable aprĂšs utilisation. Cela permettra Ă©galement de diminuer le besoin de refroidir l’habitacle lorsque vous reprendrez la route.

L’astuce imparable ? Sortez vos pare-soleil et films rĂ©flecteurs : ils permettent de gratter jusqu’à 15 °C de moins dans l’habitacle.

Domptez le pré-conditionnement de la batterie

Ne sous-estimez pas la technologie de votre voiture Ă©lectrique. Le prĂ©-conditionnement permet de refroidir intelligemment la batterie avant de prendre la route ou de brancher le cĂąble. Le but de cette action est de lui faire atteindre sa fenĂȘtre de tempĂ©rature idĂ©ale pour un rendement optimal.

Activez cette fonction via l’écran central ou votre application mobile, idĂ©alement pendant que la voiture est encore branchĂ©e pour ne pas amputer votre autonomie.

Surveillez la pression de vos pneus

Avec le poids consĂ©quent de leurs batteries, les vĂ©hicules Ă©lectriques malmĂšnent structurellement leurs pneus. Et bien sĂ»r, le bitume brĂ»lant est l’ennemi numĂ©ro un puisque la chaleur fait grimper la pression, altĂšre la tenue de route et multiplie les risques de crevaison.

Alors n’hĂ©sitez pas Ă  contrĂŽler rigoureusement et rĂ©guliĂšrement la pression (Ă  froid) pour rouler en toute sĂ©curitĂ©.

La climatisation avec modération

C’est votre alliĂ© le plus prĂ©cieux en Ă©tĂ©, sachez qu’il est indispensable que votre systĂšme de climatisation soit parfaitement entretenu pour vous Ă©viter de surconsommer. La base. Et oui, si vous allumez la clim, cela sollicite alors davantage la batterie et rĂ©duit lĂ©gĂšrement votre rayon d’action, Ă  moins de 10 km pour 100 km d’autonomie.

Tesla Model 3 Performance // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

C’est peu, certes, et l’impact est bien infĂ©rieur Ă  celui du chauffage en hiver, mais autant opter pour l’économie, non ? Alors votre alternative sur les trajets courts et Ă  vitesse rĂ©duite sera d’ouvrir grand les fenĂȘtres et laissez respirer la mĂ©canique et vos finances !

Pensez Ă  l’éco-conduite

Lors de pĂ©riodes de canicule, votre conduite sera votre meilleure alliĂ©e. Alors oubliez tout ce qui provoque les pics d’intensitĂ© et font grimper la tempĂ©rature interne des cellules de la batterie. Évitez donc les accĂ©lĂ©rations brutales et abusez du mode « Ă©co », particuliĂšrement sur autoroute, afin d’optimiser la gestion des flux d’énergie.

Renault Twingo E-Tech // Source : Thomas Cortesi / Cetadi Prod pour Renault

Rassurez-vous, vous pouvez rouler dans votre voiture Ă©lectrique car non, les fortes chaleurs ne condamnent pas son usage. Les relevĂ©s d’usure des voitures Ă©lectriques en circulation sont d’ailleurs unanimes : les batteries vieillissent trĂšs bien, peu importe les conditions d’utilisation.

En appliquant scrupuleusement ces quelques préceptes, vous protégerez donc au mieux votre véhicule à batterie contre la canicule et profiterez de vos trajets estivaux en toute sérénité.

Source : Voiture électrique et canicule : voici nos astuces pour préserver votre batterie et votre autonomie

Fuite de données JeVeuxAider : 550 000 profils de bénévoles piratés

L’État français fait face Ă  une nouvelle fuite de donnĂ©es. Plus de 550 000 donnĂ©es personnelles de la plateforme JeVeuxAider sont dans la nature.
Piratage de données en France // Source : Image générée par Frandroid avec Gemini

Le vol de donnĂ©es informatiques continue de faire rage en France. AprĂšs l’ANTS, McDonald’s France, ou encore la DGFiP et la plupart des opĂ©rateurs tĂ©lĂ©com, c’est au tour d’un autre service de l’État de faire les frais d’une fuite de donnĂ©es.

C’est quoi JeVeuxAider ?

Cette fois ce sont plus de 550 000 comptes qui seraient concernés par ce piratage de la plateforme JeVeuxAider. Voici les données concernées :

  • nom et prĂ©nom ;
  • adresse e-mail ;
  • numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone ;
  • adresse postale ;
  • date de naissance ;
  • informations liĂ©es au profil bĂ©nĂ©vole ;
https://bonjourlafuite.eu.org/img/jeveuxaider.png

La plateforme JeVeuxAider permet de connecter des associations ou plus gĂ©nĂ©ralement des organisations Ă  but non lucratif avec des bĂ©nĂ©voles volontaires. On y retrouve des organisations comme la SPA, EmmaĂŒs, le Secours Catholique ou encore les Banques Alimentaires.

Le piratage semble avoir exclusivement touché les profils bénévoles et non les organisations.

À l’image du piratage qui a touchĂ© La France Insoumise en mai 2026, cette fuite pourrait permettre Ă  des personnes malveillantes de constituer des listes associant des personnes et leurs convictions supposĂ©es. Elle pose un sĂ©rieux risque pour la vie privĂ©e des français concernĂ©s, en particulier Ă  moins d’un an d’une Ă©lection prĂ©sidentielle.

Les bons réflexes en cas de piratage

Si vous avez Ă©tĂ© victime d’un piratage ou d’une fuite de donnĂ©es, quelques bonnes pratiques sont Ă  garder en tĂȘte pour mieux vous protĂ©ger. Frandroid en a fait une liste :

  • Changer sans attendre les mots de passe des comptes concernĂ©s ;
  • En profiter pour changer aussi les mots de passe identiques ou similaires sur d’autres services ;
  • Utiliser des mots de passe uniques et solides (avec, pourquoi pas, un gestionnaire de mots de passe) ;
  • Activer la double authentification (2FA) partout oĂč c’est possible ;
  • Activer les Passkeys quand c’est possible ;
  • Dans les semaines Ă  venir, se mĂ©fier des emails, SMS ou appels suspects, mĂȘme s’ils semblent crĂ©dibles ;
  • Ne jamais cliquer sur un lien ou tĂ©lĂ©charger une piĂšce jointe en cas de doute ;
  • PrĂ©venir ses contacts si le piratage peut les concerner ;
  • Mettre Ă  jour ses appareils et logiciels pour corriger d’éventuelles failles de sĂ©curitĂ© ;
  • En cas de virements frauduleux, faire un signalement sur la plateforme Perceval.

Source : Fuite de données JeVeuxAider : 550 000 profils de bénévoles piratés

Ce simulateur de vol secret de Google Earth est enfin disponible sans rien installer

Le simulateur de vol planquĂ© dans Google Earth depuis 2007 dĂ©barque enfin dans le navigateur. Plus besoin d’installer quoi que ce soit : vous pilotez un F-16 au-dessus de votre quartier en deux clics.

En 2007, Google a glissĂ© un simulateur de vol complet dans Google Earth sans prĂ©venir personne. Pour le dĂ©verrouiller, il fallait connaĂźtre une combinaison secrĂšte : Ctrl + Alt + A sous Windows, Command + Option + A sur Mac. Pas de menu, pas d’annonce. Un utilisateur est tombĂ© dessus par hasard, l’astuce s’est propagĂ©e, et en 2008 Google a fini par l’officialiser avec son propre bouton dans le menu.

Le principe : deux avions, un F-16 et un Cirrus SR22 (un petit quadriplace Ă  hĂ©lice), qui survolent les images satellites rĂ©elles de la planĂšte entiĂšre. Sauf que pendant 18 ans, ce jouet est restĂ© coincĂ© dans la version Ă  tĂ©lĂ©charger de Google Earth. La version navigateur, allĂ©gĂ©e, n’arrivait pas Ă  le faire tourner. Le 12 juin 2026, Google a corrigĂ© le tir : le simulateur est dĂ©sormais disponible pour tout le monde, directement dans le navigateur, gratuitement.

Comment l’utiliser

C’est simple. Vous ouvrez Google Earth dans votre navigateur (Chrome, Safari, peu importe), vous cliquez sur « Explorer la Terre », puis sur le menu « Outils » en haut, et vous lancez le simulateur de vol. ConcrĂštement, ça se pilote au clavier et Ă  la souris, sans rien installer. Un dĂ©tail qui compte : par dĂ©faut, Google affiche une carte abstraite sans relief. Pour profiter des vraies images satellites, Google prĂ©cise qu’il faut basculer le fond de carte de « Plan » vers « Satellite ».

À noter aussi : la physique est simplifiĂ©e. Google le dit clairement, l’outil vise la balade au-dessus du globe, pas l’entraĂźnement de pilote. Et si vous foncez trop vite ou que votre connexion rame, le terrain peut mettre un instant Ă  se charger devant vous. Ce qui nous amĂšne au seul truc vraiment impressionnant ici.

Pourquoi c’est plus malin qu’il n’y paraüt

Un simulateur de vol, c’est la chose la plus dure qu’on puisse demander Ă  une carte 3D. DĂ©placer la vue tranquillement, ça va : le logiciel a tout son temps pour charger le terrain qui arrive. Voler bas et vite, c’est l’inverse : le systĂšme doit rĂ©cupĂ©rer, dĂ©compresser et afficher le monde plus vite que vous ne le traversez. Faire tourner ça dans un onglet de navigateur, c’est la preuve que la version web de Google Earth fait enfin le boulot qui nĂ©cessitait autrefois une application de bureau.

Google n’est pas le premier sur ce terrain. GeoFS, par exemple, propose depuis des annĂ©es un simulateur de vol gratuit dans le navigateur, bĂąti sur le moteur Cesium et des images satellites mondiales. Mais avoir le constructeur de la carte qui ouvre la sienne en accĂšs libre, ça change l’échelle. Le constructeur amĂ©ricain a d’ailleurs accompagnĂ© l’arrivĂ©e de profils d’altitude et de nouveaux formats d’import sur la version web, alignant peu Ă  peu le navigateur sur les fonctions de l’édition professionnelle.

Bref, c’est gratuit, c’est sans installation, et c’est parfait pour aller crasher un F-16 sur le toit de votre maison en haute dĂ©finition.


Source : Ce simulateur de vol secret de Google Earth est enfin disponible sans rien installer

Windows Defender suffit-il vraiment en 2026 ? La vérité sur les antivirus gratuits et payants

Faut-il payer pour un logiciel antivirus ou utiliser l’antivirus intĂ©grĂ© Ă  Windows ? Points clĂ©s Ă  prendre en compte pour faire le bon choix

Vous venez d’acheter un nouvel ordinateur sous Windows. Ou vous avez rĂ©cemment entendu parler d’une cyberattaque et vous vous demandez si votre protection est suffisante. Vous tapez dans Google : « est-ce que Windows Defender suffit ? » Et vous tombez sur deux camps radicalement opposĂ©s.

D’un cĂŽtĂ©, les articles qui vous disent que Windows Defender est parfaitement suffisant et que vous jetez votre argent par les fenĂȘtres si vous payez pour un antivirus tiers. De l’autre, les sites de sĂ©curitĂ© informatique souvent les mĂȘmes qui vendent ou font la publicitĂ© de ces antivirus tiers qui vous expliquent en termes alarmistes que Defender n’est pas assez puissant.

La vĂ©ritĂ©, comme toujours, est plus nuancĂ©e. Et surtout, elle dĂ©pend entiĂšrement de qui vous ĂȘtes et de ce que vous faites avec votre ordinateur.

Cet article va vous donner une rĂ©ponse honnĂȘte, sans conflit d’intĂ©rĂȘts, basĂ©e sur des donnĂ©es de tests indĂ©pendants et des critĂšres concrets. À la fin, vous saurez exactement si vous avez besoin d’un antivirus payant ou pas.

Comprendre l’enjeu : pourquoi la sĂ©curitĂ© informatique est plus critique que jamais

Avant de comparer les solutions, posons le contexte. Pourquoi se préoccuper de la sécurité de son ordinateur en 2026 ?

Windows : la cible numéro un des cybercriminels

Windows reprĂ©sente environ 72 % du marchĂ© mondial des systĂšmes d’exploitation pour ordinateurs de bureau. C’est de loin la plateforme la plus utilisĂ©e et donc la plus lucrative Ă  attaquer pour les cybercriminels. La logique est simple : si vous voulez contaminer le plus d’ordinateurs possible avec le moins d’effort possible, vous vous concentrez sur Windows.

Ce n’est pas une question de qualitĂ© du systĂšme d’exploitation. C’est purement statistique. C’est la mĂȘme raison pour laquelle les maladies se propagent plus vite dans les grandes villes, plus il y a de monde, plus le vecteur de propagation est efficace.

Les données que vous manipulez ont de la valeur

Vos photos de famille. Votre carnet d’adresses. Vos fichiers de travail. Vos accĂšs bancaires enregistrĂ©s dans votre navigateur. Vos mots de passe. Vos conversations.

Chacun de ces Ă©lĂ©ments a une valeur sur le marchĂ© noir de la cybercriminalitĂ©. Les donnĂ©es personnelles se vendent, s’utilisent pour des arnaques ciblĂ©es, ou servent de levier pour des demandes de rançon. En 2026, la cybercriminalitĂ© gĂ©nĂšre plus de 10 000 milliards de dollars de dĂ©gĂąts annuels dans le monde davantage que le trafic de drogue mondial combinĂ©.

ProtĂ©ger votre ordinateur n’est plus une question de paranoĂŻa. C’est une hygiĂšne numĂ©rique de base.

Windows Defender / Microsoft Defender : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Commençons par dĂ©mystifier l’outil que Microsoft inclut dans chaque installation de Windows.

Un peu d’histoire pour comprendre oĂč on en est

Windows Defender existe depuis Windows XP, mais pendant longtemps, c’était un outil limitĂ© qui ne combattait que les logiciels espions. Ce n’est qu’à partir de Windows 8 qu’il est devenu un vĂ©ritable antivirus complet, et Microsoft a massivement investi dans son dĂ©veloppement depuis.

En 2020, Microsoft a renommĂ© une partie de l’écosystĂšme en Microsoft Defender pour couvrir l’ensemble de la suite de sĂ©curitĂ© qui inclut dĂ©sormais bien plus qu’un simple antivirus. Le nom « Windows Defender Antivirus » reste utilisĂ© pour dĂ©signer le composant antivirus spĂ©cifiquement.

Dans cet article, nous l’appellerons Defender par souci de simplicitĂ©.

Ce que Defender fait concrĂštement

Voici ce que Defender intĂšgre nativement dans Windows 10 et 11 :

  • Protection en temps rĂ©el : surveillance permanente des fichiers, des tĂ©lĂ©chargements, et des processus actifs.
  • Protection basĂ©e sur le cloud : les Ă©chantillons suspects sont envoyĂ©s Ă  Microsoft pour analyse rapide par ses serveurs.
  • Pare-feu Windows : bloque les connexions rĂ©seau non autorisĂ©es.
  • ContrĂŽle des applications : bloque les programmes non reconnus ou non signĂ©s.
  • Protection contre les rançongiciels : la fonctionnalitĂ© « AccĂšs contrĂŽlĂ© aux dossiers » protĂšge vos fichiers importants contre les ransomwares.
  • Navigation sĂ©curisĂ©e : intĂ©gration avec Microsoft Edge pour bloquer les sites malveillants.
  • Analyse planifiĂ©e : scans automatiques pĂ©riodiques en arriĂšre-plan.
  • Protection contre les exploits : mesures de durcissement contre les techniques d’exploitation de failles.

Et tout ça, gratuitement, déjà installé, sans rien faire.

Les performances de Defender : ce que disent les tests indépendants

Ne prenons pas la parole de Microsoft pour argent comptant. Regardons ce que disent les organismes de test indĂ©pendants, les seuls qui mĂ©ritent vraiment d’ĂȘtre consultĂ©s pour ce type de comparaison.

AV-TEST et AV-Comparatives : les références mondiales

AV-TEST (Allemagne) et AV-Comparatives (Autriche) sont les deux laboratoires indépendants de référence mondiale pour tester les logiciels antivirus. Ils soumettent réguliÚrement des dizaines de solutions à des milliers de malwares réels, de menaces zero-day, et de tests de performance.

Ce ne sont pas des sites qui vendent de la publicitĂ© aux antivirus qu’ils testent. Ce sont des organismes certifiĂ©s et reconnus par l’industrie.

Les résultats pour Defender en 2025-2026

Les résultats sont globalement impressionnants pour un produit gratuit intégré :

CritÚre Defender (Windows 11) Leaders du marché payants
Détection des malwares connus 98 à 99,7 % 99,5 à 100 %
Protection zero-day Bonne (avec nuances) Excellente
Impact sur les performances Faible à modéré Faible (Bitdefender, Avira)
Faux positifs LégÚrement supérieur à la moyenne Variable
Score AV-TEST global 18/18 (février 2026) 18/18 pour les meilleurs

Oui. Defender obtient un 18/18 dans les tests AV-TEST de fĂ©vrier 2026. Le score maximum. C’est indiscutable et c’est une Ă©volution remarquable par rapport Ă  il y a cinq ou dix ans, oĂč Defender Ă©tait effectivement en retard sur les solutions tierces.

Mais ces chiffres appellent des nuances importantes.

Ce que les chiffres bruts ne disent pas

Le taux de dĂ©tection Ă  98-99,7 % semble excellent. Mais 2 % d’échec, c’est combien de menaces ?

Sur les milliers de nouveaux malwares créés chaque jour, une protection Ă  98 % laisse passer potentiellement des dizaines de menaces nouvelles. Pour la grande majoritĂ© des utilisateurs, ce risque rĂ©siduel est gĂ©rable. Pour quelqu’un qui tĂ©lĂ©charge rĂ©guliĂšrement des fichiers de sources peu fiables, c’est plus prĂ©occupant.

Les menaces zero-day sont le vrai diffĂ©renciateur. Les zero-days sont des malwares tellement rĂ©cents qu’aucune base de donnĂ©es n’en a encore connaissance. C’est lĂ  que Defender montre ses limites : il s’appuie beaucoup sur la reconnaissance de signatures connues et sur la rĂ©putation des fichiers. Face Ă  une menace absolument inĂ©dite, les solutions tierces qui utilisent de l’analyse comportementale avancĂ©e ont souvent une longueur d’avance.

Les faux positifs de Defender restent lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ©s. Cela signifie que Defender peut bloquer des programmes parfaitement lĂ©gitimes en les identifiant Ă  tort comme malveillants ce qui peut ĂȘtre frustrant, surtout pour les utilisateurs qui installent des logiciels moins connus.

Les avantages de Defender

Soyons fair. Voici ce que Defender fait vraiment bien.

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C’est gratuit et c’est dĂ©jĂ  installĂ©

Pas de frais d’abonnement. Pas d’installation. Pas de dĂ©cision Ă  prendre. À partir du moment oĂč vous utilisez Windows 10 ou 11, vous avez une protection de base fonctionnelle.

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Intégration native = consommation minimale

Contrairement Ă  un antivirus tiers qui tourne comme une application supplĂ©mentaire sur votre systĂšme, Defender est intĂ©grĂ© dans le noyau de Windows lui-mĂȘme. Il a accĂšs aux couches les plus profondes du systĂšme d’exploitation, ce qui lui permet de fonctionner de façon plus efficiente en termes de ressources CPU et mĂ©moire.

Un antivirus tiers, aussi lĂ©ger soit-il, est une application supplĂ©mentaire qui s’exĂ©cute sur votre systĂšme. Sur un ordinateur rĂ©cent et puissant, vous ne verrez pas de diffĂ©rence. Sur un PC plus ancien ou limitĂ© en RAM, la diffĂ©rence peut ĂȘtre perceptible.

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Mises Ă  jour via Windows Update

Les mises Ă  jour de Defender passent par le mĂȘme canal que les mises Ă  jour de Windows? ce qui signifie qu’elles sont intĂ©grĂ©es au processus que la plupart des utilisateurs ont dĂ©jĂ  configurĂ© en automatique. Pas de rappel supplĂ©mentaire, pas d’interface dĂ©diĂ©e Ă  gĂ©rer.

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Pas de publicitĂ©s, pas de tentation d’achat

Les antivirus gratuits des Ă©diteurs tiers ont un modĂšle Ă©conomique : vous montrer de la publicitĂ© et vous pousser Ă  passer Ă  la version payante. Bitdefender Free vous demandera rĂ©guliĂšrement si vous voulez mettre Ă  jour. Avast affiche des banniĂšres. AVG fait de mĂȘme.

Defender ne fait rien de tout ça. Il tourne silencieusement en arriùre-plan sans jamais vous demander de l’argent.

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Fonctionnalités souvent sous-estimées

Deux fonctionnalitĂ©s de Defender mĂ©ritent d’ĂȘtre mieux connues :

  • L’AccĂšs contrĂŽlĂ© aux dossiers : une protection anti-ransomware qui empĂȘche toute application non autorisĂ©e de modifier vos dossiers sensibles (Documents, Images, Bureau
). Cette fonctionnalitĂ© est dĂ©sactivĂ©e par dĂ©faut, pensez Ă  l’activer dans les paramĂštres de SĂ©curitĂ© Windows.
  • La protection contre les exploits : Defender intĂšgre des mesures de durcissement contre les techniques d’exploitation de failles logicielles, Ă©quivalentes Ă  certaines fonctionnalitĂ©s premium d’antivirus tiers.

Les limites de Defender

Soyons tout aussi honnĂȘtes sur ce que Defender ne fait pas.

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Pas de VPN intégré

Les antivirus premium comme Norton, Bitdefender ou Kaspersky incluent un VPN, un rĂ©seau privĂ© virtuel qui chiffre votre connexion Internet et masque votre adresse IP. Defender n’en propose pas. Si vous utilisez rĂ©guliĂšrement des rĂ©seaux Wi-Fi publics (cafĂ©s, aĂ©roports, hĂŽtels), un VPN n’est pas un luxe.

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Pas de gestionnaire de mots de passe

Les solutions tierces premium incluent souvent un gestionnaire de mots de passe intĂ©grĂ©. Defender n’en propose pas, bien que Microsoft ait son propre gestionnaire de mots de passe dans Edge, qui reste sĂ©parĂ© de l’antivirus.

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Pas de protection bancaire renforcée

Bitdefender, Kaspersky et d’autres proposent un « mode coffre-fort » ou une navigation bancaire sĂ©curisĂ©e, une interface isolĂ©e du reste du systĂšme pour les transactions financiĂšres, qui rend les keyloggers et les captures d’écran impossibles.

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Pas de contrÎle parental avancé

Si vous avez des enfants, les solutions tierces offrent des contrĂŽles parentaux bien plus complets : filtrage de contenu par catĂ©gorie, limites de temps d’écran, rapports d’activitĂ©. Microsoft propose une solution sĂ©parĂ©e (Microsoft Family), mais elle n’est pas intĂ©grĂ©e directement dans Defender.

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Pas de support technique humain

Si vous avez un problĂšme avec Defender, vous ĂȘtes seul avec la communautĂ© Microsoft. Les antivirus tiers payants incluent gĂ©nĂ©ralement un support client accessible par chat, par tĂ©lĂ©phone, ou par email.

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Des performances moins réguliÚres sur les tests

MalgrĂ© son score de 18/18 en fĂ©vrier 2026, Defender n’obtient pas systĂ©matiquement les meilleures notes Ă  chaque cycle de tests. Certaines Ă©valuations le placent lĂ©gĂšrement en retrait sur la protection zero-day par rapport aux leaders comme Kaspersky ou Bitdefender.

Les antivirus tiers : gratuits et payants

Les options gratuites des éditeurs tiers

Si Defender vous semble insuffisant mais que vous ne voulez pas dĂ©penser d’argent, plusieurs antivirus gratuits de qualitĂ© existent.

Bitdefender Antivirus Free : un des taux de faux positifs les plus faibles du marchĂ©, score 6/6 chez AV-TEST, extrĂȘmement lĂ©ger. IdĂ©al si vous voulez « oublier » votre antivirus, il tourne en silence sans jamais vous dĂ©ranger.

Avast Free Antivirus : taux de dĂ©tection de 99,7 %, protection web intĂ©grĂ©e, interface simple. Attention Ă  la collecte de donnĂ©es, Avast a Ă©tĂ© Ă©pinglĂ© pour avoir vendu les donnĂ©es de navigation de ses utilisateurs Ă  des partenaires, mĂȘme si ces pratiques ont Ă©tĂ© rĂ©formĂ©es depuis.

Malwarebytes Free : pas un antivirus complet (pas de protection en temps rĂ©el dans la version gratuite), mais un excellent outil de scan Ă  la demande. Peut coexister avec Defender sans le dĂ©sactiver, c’est la configuration recommandĂ©e pour une double vĂ©rification.

Les options payantes : ce que vous payez vraiment

Les antivirus payants se justifient principalement par leurs fonctionnalités supplémentaires, pas nécessairement par une protection radicalement supérieure.

Solution Prix annuel approximatif Ce qui justifie le prix
Bitdefender Total Security ~35-45 €/an VPN, multi-appareils, contrîle parental, protection bancaire
Norton 360 ~50-80 €/an VPN illimitĂ©, Gestionnaire de mots de passe, 2 GB cloud backup, dark web monitoring
Kaspersky Premium ~40-60 €/an Excellente protection zero-day, VPN, Gestionnaire de mots de passe
ESET NOD32 ~35-50 €/an LĂ©gĂšretĂ© exemplaire, idĂ©al pour vieux PC, contrĂŽle parental
AVIRA Prime ~35-60 €/an VPN illimitĂ©, multi-appareils, Gestionnaire de mots de passe, Outils d’optimisation
Avast Premium Security ~35-60 €/an Protection e-mail, sandbox, webcam shield

À ce stade, Defender, Bitdefender Free et Avast Free offrent tous une protection comparable contre les menaces courantes. En plus d’une protection renforcĂ©e, vous payez pour les fonctionnalitĂ©s pĂ©riphĂ©riques : VPN, gestionnaire de mots de passe, protection bancaire, contrĂŽle parental, et support technique.

Le tableau de dĂ©cision : quel profil ĂȘtes-vous ?

PlutĂŽt que de vous donner une rĂ©ponse universelle qui n’existe pas, voici un tableau qui correspond aux diffĂ©rents profils d’utilisateurs.

Profil Recommandation Pourquoi
Utilisateur basique : navigation web, emails, YouTube, réseaux sociaux Defender suffit Toutes les menaces courantes sont couvertes
Utilisateur prudent avec bonnes pratiques Defender + Malwarebytes Free Double vérification gratuite et légÚre
Téléchargeur fréquent (torrents, logiciels peu connus) Antivirus tiers (Bitdefender, Kaspersky, Eset) Meilleure détection comportementale des menaces inconnues
Utilisateur de Wi-Fi public rĂ©gulier Antivirus avec VPN inclus (Norton, Bitdefender, Kaspersky) La protection rĂ©seau justifie l’abonnement
Famille avec enfants Antivirus avec contrĂŽle parental (Norton, Kaspersky) Defender n’offre pas cette fonctionnalitĂ© nativement
Télétravailleur avec données sensibles Antivirus payants Protection bancaire, VPN, encryption
PC ancien / faible en RAM Defender ou ESET NOD32 Les plus légers sur les performances systÚme
Petite entreprise / Auto-entrepreneur Solution professionnelle (ESET, Kaspersky, Bitdefender for Business) Gestion centralisée, support technique, conformité
Grande entreprise Solution EDR dédiée (Crowdstrike, SentinelOne) Defender ne suffit pas en environnement professionnel complexe

Ce que Defender ne peut pas faire tout seul : les bonnes pratiques indispensables

Qu’importe l’antivirus que vous choisissez, il existe des comportements qui rĂ©duisent drastiquement votre risque d’infection et qu’aucun logiciel ne peut remplacer.

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Maintenez Windows Ă  jour

La majoritĂ© des cyberattaques exploitent des failles connues dans des logiciels qui n’ont pas Ă©tĂ© mis Ă  jour. La mise Ă  jour Windows que vous repoussez depuis trois semaines contient peut-ĂȘtre le correctif d’une faille activement exploitĂ©e en ce moment.

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Utilisez des mots de passe uniques et un gestionnaire de mots de passe

Le vol de mots de passe est l’une des principales portes d’entrĂ©e des cybercriminels. Si vous utilisez le mĂȘme mot de passe partout, une seule fuite de donnĂ©es sur n’importe quel site vous expose partout. Utilisez un gestionnaire de mots de passe, Bitwarden est gratuit et excellent.

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Activez l’authentification à deux facteurs

Sur vos comptes importants (email, banque, rĂ©seaux sociaux), activez la double authentification. MĂȘme si quelqu’un rĂ©cupĂšre votre mot de passe, il ne pourra pas se connecter sans le deuxiĂšme facteur.

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Méfiez-vous des piÚces jointes et des liens

80 % des infections commencent par un e-mail de phishing ou un fichier tĂ©lĂ©chargĂ© d’une source douteuse. Aucun antivirus ne peut vous protĂ©ger si vous cliquez consciemment sur un lien suspect ou ouvrez une piĂšce jointe d’un expĂ©diteur inconnu.

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Activez l’AccĂšs contrĂŽlĂ© aux dossiers dans Defender

Cette fonctionnalitĂ© anti-ransomware est dĂ©sactivĂ©e par dĂ©faut. Allez dans : SĂ©curitĂ© Windows → Protection contre les virus et menaces → ParamĂštres de protection contre les ransomwares → AccĂšs contrĂŽlĂ© aux dossiers → Activer.

Utilisez-vous Windows Defender seul, un antivirus gratuit tiers, ou une solution payante ? Avez-vous dĂ©jĂ  subi une infection malgrĂ© l’antivirus Windows Defender ou autre ? Pensez-vous que les antivirus payants valent encore leur prix en 2026, ou qu’ils surfent principalement sur la peur ?

Partagez votre expérience dans les commentaires.

Source : Windows Defender suffit-il vraiment en 2026 ? La vérité sur les antivirus gratuits et payants

Cette nouvelle arnaque Wero sur Facebook Marketplace fait des ravages

Une redoutable arnaque par SMS ciblant les utilisateurs du service de paiement Wero sĂ©vit actuellement sur la Marketplace de Facebook. Des escrocs, se faisant passer pour des acheteurs, envoient un lien frauduleux pour soi-disant finaliser une transaction. Ce lien mĂšne en rĂ©alitĂ© Ă  un site de phishing conçu pour dĂ©rober vos coordonnĂ©es bancaires. La vigilance est absolue : Wero ne demande jamais de cliquer sur un lien pour recevoir de l’argent.

Vous mettez un objet en vente sur la Marketplace de Facebook, et un acheteur apparemment sĂ©rieux et pressĂ© vous contacte. Il propose de rĂ©gler immĂ©diatement la somme via Wero pour « sĂ©curiser la vente », avant mĂȘme de rĂ©cupĂ©rer le bien. La proposition semble honnĂȘte. Sauf que le SMS de confirmation qui suit est une porte d’entrĂ©e directe vers un enfer numĂ©rique. Une nouvelle campagne massive s’abat sur les vendeurs, exploitant la confiance naissante dans ce service de paiement europĂ©en pour siphonner leurs comptes.

Comment fonctionne exactement cette arnaque Wero ?

Le scĂ©nario est bien rodĂ©. Une fois que vous acceptez la proposition de paiement, l’escroc vous demande simplement votre prĂ©nom et votre numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Quelques instants plus tard, vous recevez un SMS. Le message, qui imite parfaitement une notification officielle, vous informe qu’un virement est en attente et vous invite Ă  cliquer sur un lien pour « rĂ©cupĂ©rer vos fonds ». C’est lĂ  que le piĂšge se referme. Cette technique d’arnaque SMS est redoutable car elle joue sur l’instantanĂ©itĂ© et l’appĂąt du gain.

Wero Pay

Ce lien ne mĂšne Ă©videmment pas Ă  votre application bancaire, mais Ă  un site miroir, une copie quasi parfaite de l’interface de Wero. En confiance, vous ĂȘtes invitĂ© Ă  saisir vos informations personnelles et, surtout, vos coordonnĂ©es bancaires pour finaliser la transaction. Mais il n’y a pas d’argent Ă  recevoir. Vous venez de livrer sur un plateau d’argent vos donnĂ©es les plus sensibles Ă  des acteurs malveillants, qui peuvent alors les utiliser pour vider votre compte ou les revendre sur le dark web. 

Pourquoi Wero est-il devenu une cible de choix pour les fraudeurs ?

DerriĂšre le nom de Wero se cache une ambition europĂ©enne colossale. LancĂ© en 2024 sous l’impulsion de l’European Payments Initiative (un consortium de seize grandes banques europĂ©ennes comme BNP Paribas ou BPCE), ce service vise Ă  crĂ©er un champion du paiement souverain, capable de rivaliser avec les gĂ©ants amĂ©ricains Visa, Mastercard, et surtout Apple Pay ou Google Pay. Le dispositif repose sur le rĂ©seau SEPA Instant, permettant des virements en moins de dix secondes avec un simple numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone.

facebook-marketplace

Cette montĂ©e en puissance, aussi impressionnante soit-elle, a un revers de mĂ©daille : elle attire les prĂ©dateurs. Avec des partenaires comme Orange, la SNCF ou Veepee, et un dĂ©ploiement imminent chez les 13 millions de clients BPCE, la notoriĂ©tĂ© de Wero explose. Les fraudeurs exploitent cette popularitĂ© naissante et le fait que le grand public ne maĂźtrise pas encore parfaitement ses codes de sĂ©curitĂ©. Pour eux, c’est une vĂ©ritable aubaine, un terrain de jeu fertile oĂč la mĂ©fiance n’est pas encore un rĂ©flexe.

Quels sont les réflexes à adopter pour ne pas tomber dans le panneau ?

La parade est simple, mais elle exige une vigilance absolue. Wero martĂšle un message sur son site officiel, une rĂšgle d’or Ă  graver dans le marbre : le service n’envoie JAMAIS, sous aucun prĂ©texte, de SMS ou d’e-mail contenant un lien pour recevoir un paiement. C’est le point fondamental. Si vous recevez un tel message, la seule action Ă  entreprendre est de le supprimer. Ce type de phishing est conçu pour vous faire paniquer ou agir dans la prĂ©cipitation.

Marketplace facebook

Si le mal est fait et que vous avez cliquĂ© et renseignĂ© vos informations, n’ayez pas honte. Chaque seconde compte. Le premier rĂ©flexe est de contacter immĂ©diatement votre banque pour faire opposition et sĂ©curiser vos comptes. Ensuite, il est impĂ©ratif de porter plainte auprĂšs du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie la plus proche. Pour tordre le cou Ă  ces pratiques, le service de paiement en ligne insiste sur la prĂ©vention : rĂ©flĂ©chissez, ne cliquez pas, et au moindre doute, parlez-en Ă  votre conseiller bancaire.

Foire Aux Questions (FAQ)

Wero peut-il m’envoyer un SMS pour confirmer la rĂ©ception d’argent ?

Non, absolument jamais. Tout SMS ou e-mail vous demandant de cliquer sur un lien pour accepter un virement Wero est une tentative d’escroquerie. Le virement est automatique et ne nĂ©cessite aucune action de votre part.

Que faire si j’ai dĂ©jĂ  communiquĂ© mes informations bancaires sur le faux site ?

Contactez votre banque sans dĂ©lai pour bloquer votre carte et surveiller toute transaction suspecte. Il est Ă©galement crucial de dĂ©poser une plainte pour que les autoritĂ©s puissent enquĂȘter sur ces rĂ©seaux de fraudeurs.

Source: Cette nouvelle arnaque Wero sur Facebook Marketplace fait des ravages

Se prĂ©parer Ă  l’expiration des certificats Windows Secure Boot – Le Monde Informatique

Plusieurs certificats concernant Secure Boot de Windows arrivent bientĂŽt Ă  Ă©chĂ©ance. Si pour la plupart les mises Ă  jour se feront automatiquement, certains environnements nĂ©cessiteront des efforts supplĂ©mentaires. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir pour assurer une transition en douceur.

Les certificats KEK CA 2011, UEFI CA 2011 et Windows Production PCA 2011 pour Secure Boot expireront entre juin et octobre 2026. (Crédit Microsoft)
Les certificats KEK CA 2011, UEFI CA 2011 et Windows Production PCA 2011 pour Secure Boot expireront entre juin et octobre 2026. (Crédit Microsoft)

La vie des utilisateurs et des administrateurs de systĂšmes Windows s’apprĂȘte Ă  ĂȘtre bouleversĂ©e. Microsoft compte en effet apporter une modification importante du mode de dĂ©marrage sĂ©curisĂ© (Secure Boot) de son systĂšme d’exploitation. Le problĂšme est plus prĂ©cisĂ©ment liĂ© aux certificats de Secure Boot : Ă©mis il y a 15 ans par la firme de Redmond ils arrivent Ă  Ă©chĂ©ance et sont donc en cours de remplacement par d’autres plus rĂ©cents. Mais pour continuer Ă  bĂ©nĂ©ficier des protections de sĂ©curitĂ© les plus rĂ©centes pour le processus de dĂ©marrage Windows, les utilisateurs comme les administrateurs IT doivent s’assurer que leurs systĂšmes Windows en sont bien Ă©quipĂ©s. Voici ce qu’il faut savoir pour assurer une transition sereine.

Qu’est-ce que Secure Boot ?

Il s’agit d’une fonction de sĂ©curitĂ© qui vĂ©rifie, au dĂ©marrage de Windows, que tous les logiciels intĂ©grĂ©s au micrologiciel sont signĂ©s par un certificat de confiance. En cas de non-correspondance, le logiciel est bloquĂ©. Tout ce processus se dĂ©roule immĂ©diatement au dĂ©marrage, avant mĂȘme que l’OS ou tout autre Ă©lĂ©ment ne se charge. Disponible sur les PC tournant sur un BIOS UEFI, cette fonction est apparue en 2011 pour assurer que seul un code signĂ© et de confiance puisse s’exĂ©cuter lors du dĂ©marrage et Ă©viter toute compromission initiale. D’abord disponible en option dans Windows 8 et 10, Secure Boot a ensuite intĂ©grĂ© en standard Windows 11.

Que se passe-t-il avec les certificats Secure Boot ?

Pour faire face aux rĂ©centes menaces, Microsoft a Ă©mis en 2023 de nouveaux certificats Secure Boot pour remplacer ceux de 2011. Leur dĂ©ploiement sur les terminaux Windows a commencĂ© en 2024 et, selon l’éditeur, la quasi-totalitĂ© des PC et serveurs commercialisĂ©s Ă  partir de 2025 intĂšgrent dĂ©jĂ  les certificats de 2023. Cependant, la plupart des systĂšmes plus anciens (fabriquĂ©s entre 2012 et 2024) sur lesquels Secure Boot est activĂ© utilisent encore les certificats de 2011. Or ces derniers commenceront Ă  expirer en juin.

Trois certificats Secure Boot de Windows arrivent à expiration cette année :

– KEK CA 2011 qui autorise les modifications apportĂ©es Ă  la base de donnĂ©es Secure Boot et expirera le 27 juin 2026 ;

 UEFI CA 2011 qui signe les pilotes tiers pour permettre aux composants matĂ©riels de charger leur micrologiciel lors du dĂ©marrage, et expirera le 27 juin 2026 ;

 Windows Production PCA 2011 qui signe le chargeur d’amorçage Windows lui-mĂȘme, le composant logiciel essentiel qui charge Windows depuis le lecteur vers la mĂ©moire et expirera le 19 octobre 2026.

Pour les terminaux qui n’ont pas Ă©tĂ© livrĂ©s avec les certificats 2023 prĂ©installĂ©s, Microsoft dĂ©ploie actuellement ces certificats via Windows Update.

Qu’advient-il des terminaux ne disposant pas des certificats mis Ă  jour une fois que les anciens ont expirĂ© ?

Sans ces derniers certificats, le PC continuera de fonctionner et recevra toujours les mises Ă  jour Windows habituelles, mais plus celles de sĂ©curitĂ© relatives au processus de dĂ©marrage. Les derniĂšres protections pour le gestionnaire de dĂ©marrage Windows ne s’installeront donc pas et les mises Ă  jour de la base de donnĂ©es Secure Boot ne s’appliqueront pas. Les listes de rĂ©vocation bloquant les malwares connus ne seront pas non plus actualisĂ©es. Le systĂšme sera alors pratiquement sans dĂ©fense face aux menaces au niveau du dĂ©marrage. À long terme, l’absence des certificats actuels peut Ă©galement entraĂźner des problĂšmes de compatibilitĂ© avec les prochains systĂšmes d’exploitation, micrologiciels, matĂ©riels ou logiciels dĂ©pendant de Secure Boot.

Comment les certificats Secure Boot sont-ils mis Ă  jour ?

Pour la plupart des terminaux dont les mises Ă  jour Windows sont gĂ©rĂ©es par Microsoft (notamment grand public mais aussi certains pour les entreprises et l’enseignement), les certificats rĂ©cents seront installĂ©s automatiquement via Windows Update dans le cadre du processus d’actualisation mensuelle habituel, sans qu’aucune intervention supplĂ©mentaire ne soit nĂ©cessaire. L’Ă©diteur dĂ©ploie progressivement ces certificats depuis juin 2025 ; il est donc possible que votre systĂšme en dispose dĂ©jĂ .

Mais certains terminaux peuvent nĂ©cessiter une mise Ă  jour du micrologiciel fournie par le fabricant avant que le systĂšme puisse appliquer les derniers certificats Secure Boot. En effet, ils doivent ĂȘtre enregistrĂ©s dans les bases de donnĂ©es UEFI de la carte mĂšre, auxquelles Secure Boot fait appel lors du processus de dĂ©marrage. HP, Dell, Lenovo et d’autres grands fabricants de PC ont publiĂ© des Ă©volutions du BIOS spĂ©cialement conçues pour garantir que leurs systĂšmes puissent accepter correctement ces certificats. Microsoft recommande Ă  ses clients de consulter les pages d’assistance de leur fabricant d’Ă©quipement d’origine (OEM) pour vĂ©rifier si des mises Ă  jour du micrologiciel sont disponibles et de les installer si nĂ©cessaire. L’éditeur tient aussi Ă  jour une liste des pages d’assistance des OEM concernant la prĂ©paration aux mises Ă  jour de Secure Boot.

Les systĂšmes managĂ©s par des entreprises peuvent suivre diffĂ©rents processus de mise Ă  jour et nĂ©cessitent gĂ©nĂ©ralement l’intervention d’un administrateur informatique. Microsoft propose un mini-site complet intitulĂ© « Mises Ă  jour des certificats Secure Boot : conseils Ă  l’intention des professionnels de l’informatique et des entreprises Â», qui traite notamment de la vĂ©rification de l’Ă©tat de Secure Boot, de la prĂ©paration, des considĂ©rations relatives au micrologiciel, des options de dĂ©ploiement (y compris automatisĂ©), de la surveillance et de la correction, ainsi que du dĂ©pannage.

Quels PC et serveurs recevront automatiquement les certificats mis Ă  jour ?

Seuls les Ă©quipements fonctionnant sous des versions de Windows actuellement prises en charge par Microsoft recevront les certificats Secure Boot mis Ă  jour via Windows Update :

– Windows 11 24H2, 25H2 et 26H1 (toutes les Ă©ditions) ; les Ă©ditions Entreprise et Education de Windows 11 23H2 ; et les Ă©ditions 2024 de Windows 11 Long-Term Servicing Channel (LTSC) ;

– Windows 10 22H2 inscrits au programme Extended Security Updates (ESU) et toutes les Ă©ditions de Windows 10 Long-Term Servicing Branch (LTSB) /LTSC 2016, 2019 et 2021 jusqu’Ă  leurs dates de fin de prise en charge LTSC ;

– Windows Server 2019, 2022 et 2025 : couverts par des instructions distinctes dans le guide Secure Boot Playbook pour Windows Server.

Comment savoir si les derniers certificats Secure Boot ont Ă©tĂ© installĂ©s ?

Les particuliers et les utilisateurs professionnels ou du secteur de l’Ă©ducation bĂ©nĂ©ficiant de mises Ă  jour gĂ©rĂ©es par Microsoft peuvent vĂ©rifier dans SĂ©curitĂ© Windows > SĂ©curitĂ© de l’appareil > Secure Boot. Des icĂŽnes et des messages d’Ă©tat indiquent si votre appareil est entiĂšrement Ă  jour et si des mesures doivent ĂȘtre prises. Pour plus de dĂ©tails, consultez la page d’assistance de Microsoft intitulĂ©e « Ă‰tat de la mise Ă  jour des certificats Secure Boot dans l’application SĂ©curitĂ© Windows. »

Que savoir d’autre concernant les mises Ă  jour des certificats Secure Boot ?

Le Secure Boot Ă©tant intĂ©grĂ© au firmware, certains environnements peuvent nĂ©cessiter des Ă©tapes supplĂ©mentaires. Cela peut concerner des configurations matĂ©rielles spĂ©cialisĂ©es, certains systĂšmes virtualisĂ©s dans lesquels le fournisseur de la plateforme gĂšre le comportement du micrologiciel, ou encore des terminaux qui dĂ©pendent de l’assistance du fabricant. Microsoft travaille en Ă©troite collaboration avec ses partenaires matĂ©riels et de PC pour garantir une large compatibilitĂ© et une transition en douceur. Avec le Patch Tuesday de mai 2026 et les prochaines mises Ă  jour mensuelles, certains terminaux pourraient nĂ©cessiter un redĂ©marrage supplĂ©mentaire pendant l’installation. Il s’agit d’un redĂ©marrage unique, prĂ©vu et documentĂ©, permettant d’appliquer le dernier gestionnaire de dĂ©marrage une fois les certificats enregistrĂ©s dans le micrologiciel.

Quelles ressources sont disponibles pour vous aider à déployer et à résoudre les problÚmes liés aux nouveaux certificats Secure Boot ?

– aka.ms/getsecureboot : une ressource de rĂ©fĂ©rence que Microsoft tient Ă  jour avec toutes les informations et recommandations concernant les mises Ă  jour des certificats Secure Boot ; 

– Terminaux Windows pour les particuliers, les entreprises et les Ă©tablissements scolaires avec mises Ă  jour gĂ©rĂ©es par Microsoft : comprend une section de dĂ©pannage pour les problĂšmes liĂ©s Ă  la rĂ©cupĂ©ration BitLocker ou Ă  un systĂšme qui ne dĂ©marre pas aprĂšs l’installation des nouveaux certificats ; 

– Guides pratiques Secure Boot pour les clients Windows et les serveurs Windows : ils accompagnent les administrateurs informatiques tout au long du processus de planification et de dĂ©ploiement dans des environnements automanagĂ©s ; 

– Guide de dĂ©pannage Secure Boot destinĂ© aux administrateurs systĂšme ;  

– Rapport d’Ă©tat Secure Boot dans Windows Autopatch qui sert à surveiller à l’Ă©chelle du parc informatique, sans frais supplĂ©mentaires.

 

Source: Se prĂ©parer Ă  l’expiration des certificats Windows Secure Boot – Le Monde Informatique

Fin du Vision Pro : Apple dissoudrait l’Ă©quipe de son casque de rĂ©alitĂ© mixte

AprĂšs des annĂ©es de dĂ©veloppement et un lancement en grande pompe Ă  un tarif prohibitif, il semblerait que le Vision Pro d’Apple soit sur la sellette avec la dissolution de l’équipe responsable du casque.

C’était supposĂ© ĂȘtre « the next big thing » pour Apple, cela s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre un des rares ratĂ©s de la firme. Le Vision Pro, l’ambitieux casque de rĂ©alitĂ© virtuelle et augmentĂ©e, aurait tant de mal Ă  se vendre qu’Apple serait doucement en train d’abandonner ses ambitions sur le secteur et de passer Ă  autre chose.

D’aprĂšs des informations obtenues par MacRumors, la pomme aurait mis fin Ă  ses efforts de recherche et dĂ©veloppement sur le produit et dispatchĂ© les ingĂ©nieurs responsables du projet au sein d’autres Ă©quipes. Un abandon qui ressemble pas mal Ă  un adieu dĂ©finitif.

Une fin prévisible

Les chiffres de vente de l’appareil ne semblent jamais avoir Ă©tĂ© au rendez-vous des espĂ©rances d’Apple. Quelques mois aprĂšs sa sortie, le gadget se serait vendu Ă  moins de 100 000 exemplaires. Fin 2024, la firme plafonnait Ă  600 000 unitĂ©s et la sortie d’une nouvelle version avec puce M5 n’aurait rien arrangĂ©, puisque seuls 45 000 exemplaires auraient Ă©tĂ© Ă©coulĂ©s au cours du dernier trimestre 2025.

Pire encore, d’aprĂšs une source interne qui s’est livrĂ©e Ă  MacRumors, le taux de retours et de remboursement de l’appareil aurait Ă©tĂ© plus Ă©levĂ© que celui de tout autre appareil Apple sur le marchĂ©. Une tendance dĂ©jĂ  discernable dans les premiĂšres semaines de sa commercialisation. Il faut dire qu’à quasiment 4000 € l’appareil, les acheteurs et acheteuses Ă©taient en droit de s’attendre Ă  une expĂ©rience ultra haut de gamme, ce que le casque peinait Ă  offrir en raison de son Ă©cosystĂšme logiciel maigrichon.

Les lunettes comme alternatives

L’arrivĂ©e d’un second modĂšle moins onĂ©reux semble donc sĂ©rieusement compromise, comme l’évoquaient dĂ©jĂ  des rumeurs fin 2025. Il semblerait qu’Apple prĂ©fĂšre se concentrer sur ses lunettes connectĂ©es qui pourraient s’inspirer, Ă  terme, des progrĂšs technologiques dĂ©veloppĂ©s pour le Vision Pro.

VisionOS devrait continuer Ă  ĂȘtre mis Ă  jour et rien ne dit qu’un futur casque ne sortira pas Ă  l’occasion d’un futur progrĂšs technologique quelconque, mais, pour le moment, les prioritĂ©s semblent avoir Ă©voluĂ© chez Apple avec une bonne partie de l’équipe dĂ©diĂ©e au Vision Pro partie en renfort sur le projet Siri 2.0.

Source: Fin du Vision Pro

Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?

Une vague de chaleur prĂ©coce s’abat sur la France en cette seconde quinzaine de mai 2026, avec des modĂšles saisonniers qui pointent un mois plus chaud de 1 Ă  3 °C par rapport aux normales. Et avec des Ă©tĂ©s qui se durcissent annĂ©es aprĂšs annĂ©e, la question revient Ă  chaque fois : nos voitures Ă©lectriques tiennent-elles le coup ? On va donc tenter de voir si elles sont sensibles Ă  la chaleur, et on va vous donner quelques conseils pour que votre vĂ©hicule s’en sorte au mieux durant cette pĂ©riode difficile.

En voiture, la chaleur est inconfortable et la tempĂ©rature dans l’habitacle peut facilement dĂ©passer les 50 degrĂ©s. Certaines surfaces exposĂ©es et zones de prĂ©hension peuvent mĂȘme parfois dĂ©passer les 80 degrĂ©s. Dans cette fournaise, nous avons tous le mĂȘme reflex : mettre la climatisation Ă  fond. La plupart des modĂšles rĂ©cents bĂ©nĂ©ficient mĂȘme d’un accĂšs rapide avec une fonction « refroidir l’habitacle » pour vite faire tomber la tempĂ©rature. Les voitures Ă©lectriques sont, pour la majoritĂ©, connectĂ©es et la climatisation peut ĂȘtre gĂ©rĂ©e Ă  distance grĂące aux applications.

Le mieux est de laisser les vitres entrouvertes les premiĂšres minutes de roulage et lorsque la climatisation est activĂ©e afin de chasser l’air chaud Ă  l’extĂ©rieur. Mais, nous allons le voir, les fortes chaleurs ont aussi un impact sur d’autres Ă©lĂ©ments que l’habitacle, particuliĂšrement pour les voitures Ă©lectriques.

Quels risques sur la batterie ?

Les batteries lithium-ion doivent rester dans une fourchette de tempĂ©rature propre Ă  chaque modĂšle pour garantir un bon fonctionnement et leur durabilitĂ©, gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 25 degrĂ©s Celsius. Au-delĂ  de 30 °C, certaines Ă©tudes — comme celle du site amĂ©ricain Recurrent Auto — pointent une perte d’autonomie qui peut grimper jusqu’à 30 % sur les modĂšles les moins bien armĂ©s. Les batteries chauffent aussi rapidement lorsqu’elles sont chargĂ©es Ă  forte puissance et qu’un trajet Ă  vitesse Ă©levĂ©e est effectuĂ©. D’oĂč l’importance d’un systĂšme de refroidissement performant pour ne pas constater une perte de puissance, aussi bien du moteur Ă©lectrique que celle de recharge.

Bonne nouvelle : en 2026, l’immense majoritĂ© des voitures Ă©lectriques vendues neuves bĂ©nĂ©ficie d’un refroidissement liquide. Les Tesla, Hyundai, Kia, BYD, Audi, Porsche, Renault, Peugeot, Volkswagen et autres ne souffrent pas vraiment de problĂšmes de chaleur, hormis peut-ĂȘtre lors d’une utilisation vraiment intensive, comme sur circuit par exemple. Lors de fortes chaleurs, il n’y a pas de risque significatif de perte de puissance ou de dĂ©tĂ©rioration des cellules.

Pour quelques modĂšles plus anciens encore prĂ©sents sur le marchĂ© de l’occasion, comme la Renault ZoĂ©, la Nissan Leaf de premiĂšre gĂ©nĂ©ration ou la Volkswagen e-UP, la tempĂ©rature de la batterie est rĂ©gulĂ©e au moyen d’une ventilation forcĂ©e. Un systĂšme moins coĂ»teux qu’un refroidissement liquide, mais beaucoup moins efficace. Certains utilisateurs ont vu le fonctionnement de leur voiture temporairement altĂ©rĂ© lorsque la tempĂ©rature de la batterie dĂ©passe les 45 °C. Cela se traduit par une perte de puissance Ă  l’accĂ©lĂ©ration, ou encore une batterie qui ne se recharge pas aussi vite que prĂ©vu. Dans le pire des cas, cela peut mĂȘme dĂ©grader les cellules si la tempĂ©rature Ă©levĂ©e est maintenue sur de longues pĂ©riodes, sur cinq ans, on parle de 20 Ă  30 % de perte d’autonomie supplĂ©mentaire par rapport Ă  un modĂšle refroidi par circuit liquide.

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Dans la plupart des cas, la voiture fera en sorte, d’elle-mĂȘme, de rĂ©guler la puissance (en charge ou en roulant) au niveau de la batterie afin d’éviter toute dĂ©tĂ©rioration de celle-ci. Vous pouvez donc utiliser votre voiture normalement, mais ne soyez pas Ă©tonnĂ© si vous constatez une baisse de puissance lors d’une recharge rapide en plein soleil sur une voiture qui n’est pas refroidie par un systĂšme liquide.

La recharge sur bornes publiques peut-elle ĂȘtre affectĂ©e ?

ExposĂ©es en gĂ©nĂ©ral directement aux rayons du soleil, les bornes de recharge sont remplies de composants Ă©lectroniques. MĂȘme s’ils sont bien isolĂ©s de l’extĂ©rieur la plupart du temps, la tempĂ©rature de fonctionnement pour une borne de recharge oscille entre -25 et +45 degrĂ©s selon les donnĂ©es techniques fournies par les fabricants.

Un seuil qui est parfois atteint, voire dĂ©passĂ©, en cas de fortes chaleurs. La puissance de recharge peut ainsi ĂȘtre altĂ©rĂ©e. Plusieurs membres de notre rĂ©daction ont pu rencontrer ce cas. Notamment chez Tesla sur les anciens Superchargeurs V2 oĂč la borne se mettait en sĂ©curitĂ©, Ă  60 kW, au bout de quelques minutes de charge. Poser un linge humide sur le connecteur permettait de retrouver la puissance maximale. Un problĂšme quasi inexistant sur les V3, et inexistant sur les V4 (jusqu’à 500 kW) que Tesla dĂ©ploie depuis 2025 en Europe, avec une Ă©lectronique de puissance beaucoup plus efficiente et un refroidissement repensĂ©. Mais le problĂšme n’a pas disparu pour autant : nous avons aussi rencontrĂ© le cas sur diffĂ©rents rĂ©seaux « locaux », avec des bornes rapides en courant continu DC en plein soleil, incapables de dĂ©passer quelques kW de puissance, quand elles ne se mettaient pas tout simplement en dĂ©faut. Le systĂšme de gestion Ă©lectronique peut dĂ©clencher une mesure de sĂ©curitĂ© pour Ă©viter une surchauffe sur la borne. Ainsi, l’opĂ©ration de recharge sera interrompue avant son terme.

IdĂ©alement, pour Ă©viter ce genre de phĂ©nomĂšnes, il faudrait que les bornes de recharge soient protĂ©gĂ©es des intempĂ©ries, comme cela se fait dans certaines stations, avec un toit protĂ©geant de la pluie et du soleil. La rĂ©glementation europĂ©enne AFIR impose dĂ©sormais des stations de recharge rapide d’au moins 150 kW tous les 60 km le long des grands axes, avec un objectif de 400 kW de puissance totale par station fin 2025 et 600 kW fin 2027 : autant d’occasions de repenser ces infrastructures avec de meilleurs abris.

Quel impact sur l’autonomie ?

Si le froid a un impact rĂ©el sur l’autonomie des voitures Ă©lectriques, les fortes chaleurs n’ont pas le mĂȘme impact en France. En tout cas, c’est ce que nous avons constatĂ© durant nos nombreux essais de voitures Ă©lectriques menĂ©s depuis plusieurs annĂ©es maintenant, et par tous les temps. Tant que vous restez sous la barre des 30 °C, la batterie travaille dans une plage confortable et l’autonomie ne bouge quasiment pas.

En rĂ©alitĂ©, si les tempĂ©ratures sont Ă©levĂ©es, vous utiliserez la climatisation. Et, effectivement, cela aura un impact sur l’autonomie puisque le systĂšme puise l’électricitĂ© de la batterie pour fonctionner. Les voitures Ă©lectriques possĂšdent nĂ©anmoins un avantage : la grande majoritĂ© des modĂšles rĂ©cents est Ă©quipĂ©e d’une pompe Ă  chaleur rĂ©versible particuliĂšrement Ă©conome.

Contrairement aux vĂ©hicules thermiques, nul besoin de « laisser tourner le moteur Â» et de consommer une quantitĂ© importante d’énergie pour gĂ©nĂ©rer de l’air froid. PrĂ©cisons toutefois que les voitures Ă©lectriques qui ne sont pas Ă©quipĂ©es d’une pompe Ă  chaleur pour le chauffage (et qui comptent donc sur une rĂ©sistance pour chauffer l’habitacle en hiver, comme sur les thermiques) disposent malgrĂ© tout d’un circuit de climatisation classique pour produire du froid. Une climatisation consomme environ 1 kW par heure de fonctionnement, contre Ă  peu prĂšs le triple pour le chauffage d’un vĂ©hicule dotĂ© d’une rĂ©sistance Ă©lectrique.

Pour Ă©conomiser quelques prĂ©cieux kilomĂštres d’autonomie, n’hĂ©sitez pas Ă  activer le recyclage de l’air. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, une climatisation fonctionne Ă  une puissance de 1 Ă  2 kW et fait perdre entre 15 et 25 km d’autonomie Ă  une voiture, en fonction du modĂšle. À comparer au chauffage en hiver, qui peut monter Ă  3, voire 4 kW dans le cas d’une rĂ©sistance. Avec la prĂ©sence d’une pompe Ă  chaleur, on revient sur des valeurs proches de la climatisation, certains systĂšmes les plus efficaces descendant mĂȘme Ă  500 W.

Quand Tesla prend les devants

En 2020, la Californie a Ă©tĂ© touchĂ©e par de trĂšs fortes chaleurs. Tesla avait alors prĂ©venu ses clients qu’il Ă©tait prĂ©fĂ©rable de ne pas recharger leur voiture Ă  certaines heures en raison de la canicule et des limitations Ă©nergĂ©tiques locales.

Un problĂšme amenĂ© Ă  se multiplier avec les vagues de chaleur successives toujours plus intenses, comme on l’a vu sur l’étĂ© 2025 oĂč l’ensemble du continent a multipliĂ© les Ă©pisodes caniculaires.

Pas d’inquiĂ©tudes Ă  avoir en France

En France, pour le moment, Tesla n’a pas encore eu besoin d’envoyer un message de ce genre Ă  ses clients puisque le rĂ©seau Ă©lectrique français reste plus fiable et robuste que son homologue amĂ©ricain. La climatisation, elle, gagne du terrain : environ 25 % des rĂ©sidences principales sont dĂ©sormais Ă©quipĂ©es selon les derniĂšres donnĂ©es ADEME, contre une part bien plus faible il y a quelques annĂ©es, un changement qui pĂšse sur le rĂ©seau l’étĂ©.

Le pic de consommation sur le rĂ©seau français reste hivernal, avec un record absolu de 91 228 MW atteint le 6 janvier 2026 Ă  10h30, selon les donnĂ©es Ă©co2mix de RTE. Mais l’écart se resserre : le 30 juin 2025, la consommation a touchĂ© 57 GW Ă  13h, soit 13 % de plus qu’à la mĂȘme date l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et le pic estival a frĂŽlĂ© les 60 GW lors de la premiĂšre canicule. Le record estival historique tient toujours, Ă  59,1 GW le 25 juillet 2019.

Il faut aussi nuancer : en cas de fortes chaleurs sur tout le territoire, certaines centrales nuclĂ©aires (celles refroidies en circuit ouvert sur un cours d’eau) peuvent ĂȘtre contraintes de ralentir leurs rĂ©acteurs si la tempĂ©rature du cours d’eau devient trop Ă©levĂ©e. C’est exactement ce qui s’est passĂ© l’étĂ© dernier : EDF a dĂ» arrĂȘter le rĂ©acteur 1 de Golfech alors que la Garonne approchait les 28 °C, le seuil rĂ©glementaire de tempĂ©rature de rejet. Un prĂ©cĂ©dent qui dit ce que l’étĂ© 2026 risque de rĂ©pĂ©ter.

Pour rĂ©sumer, si les fortes chaleurs peuvent avoir un impact sur les vĂ©hicules Ă©lectriques et l’infrastructure de recharge, cela dĂ©pend principalement de la voiture et de la borne utilisĂ©e. Au quotidien, vous ne devriez pas ressentir de diffĂ©rences majeures lors de l’utilisation de votre auto Ă©lectrique, mais dans le cas oĂč vous prĂ©voyez un long trajet avec des recharges sur des bornes rapides rĂ©gionales, prĂ©voyez un peu plus large niveau autonomie pour ĂȘtre parĂ© Ă  une borne hors service ou trĂšs lente.

Source: Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?