juin, 2020

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Fake News : NON, le gouvernement français n’installe pas StopCovid secrĂštement sur votre smartphone

C’est une rumeur qui tourne Ă  la fake news virale sur la toile depuis quelques jours : Non, le gouvernement français ne va pas installer son application StopCovid en douce sur votre smartphone avec le soutien des opĂ©rateurs…

L’application StopCovid n’a pas fini de soulever les inquiĂ©tudes auprĂšs d’un public trĂšs souvent mal informĂ© et en proie Ă  la dĂ©sinformation et aux fakes news.

Depuis quelques semaines, les discussions autour de l’application qui permettra de tracer les utilisateurs pour les alerter d’une Ă©ventuelle mise en contact avec une personne porteuse du Covid 19 soulĂšve bien des dĂ©bats sur la toile.

StopCovid

À peine prĂ©sentĂ©e, l’application Ă©tait dĂ©jĂ  dĂ©criĂ©e comme un outil permettant au gouvernement de pister les utilisateurs, de leur faire respecter les restrictions des dĂ©placements limitĂ©s Ă  100 km, de les gĂ©olocaliser en temps rĂ©el, en bref de les espionner en permanence Ă  des fins diverses et variĂ©es…

Depuis quelques jours, le discours s’est modifiĂ© et l’on voit apparaitre sur les rĂ©seaux sociaux et sites conspirationnistes des notices visant Ă  « dĂ©sinstaller l’application StopCovid installĂ©e sans votre consentement et Ă  distance par le gouvernement »… Une idĂ©e saugrenue qui trouve pourtant nombre d’adeptes…

Dans une notice, on nous explique ainsi comment Ă©liminer l’option de traçage de son smartphone en allant dans les rĂ©glages et en allant dĂ©sactiver des fonctionnalitĂ©s diverses.

StopCovid

Tant sur les terminaux Apple que sur les smartphones Ă©quipĂ©s d’Android, ces notices ne font que bloquer la solution de traçage proposĂ©e par Google et Apple, une option qui justement n’a pas Ă©tĂ© retenue par le gouvernement Français qui a choisi de dĂ©velopper sa propre application.

On touche ici donc dĂ©jĂ  Ă  un premier paradoxe flagrant… D’autre part, aucune loi ou dĂ©cret ne permet au gouvernement de faire installer son application Ă  distance. L’utilisation de StopCovid est et restera facultative et il faudra tĂ©lĂ©charger et installer soi-mĂȘme l’application, puis lui donner les autorisations nĂ©cessaires comme n’importe quelle application diffusĂ©e sur le Play Store ou l’App Store.

Source : Fake News : NON, le gouvernement français n’installe pas StopCovid secrĂštement sur votre smartphone

StopCovid : un programme de bug bounty pour rendre l’app plus sĂ»re

L’Ă©quipe projet chargĂ©e du dĂ©veloppement de l’application StopCovid, menĂ©e par Inria, va faire appel aux hackers Ă©thiques, pour renforcer la sĂ©curitĂ© de sa solution. Sous les conseils de l’ANSSI, un programme de bug bounty va en effet ĂȘtre lancĂ© dĂšs demain.

Pour dĂ©velopper son application visant Ă  lutter contre la propagation du coronavirus, StopCovid, le gouvernement a montĂ© une Ă©quipe projet. Celle-ci est pilotĂ©e par l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numĂ©rique (Inria) et est notamment composĂ©e de Capgemini, Dassault SystĂšmes, l’Inserm, ou encore Orange.

Recommandation de l’ANSSI

Par ailleurs, puisque la solution consiste Ă  recueillir et analyser des donnĂ©es personnelles, la question de sa sĂ©curitĂ© apparaĂźt Ă©videmment prĂ©pondĂ©rante. C’est pourquoi l’Ă©quipe projet comprend Ă©galement des membres de l’Agence nationale de la sĂ©curitĂ© des systĂšmes d’information (ANSSI).

Pour protĂ©ger les futurs utilisateurs de StopCovid, l’organisation a proposĂ© de recourir Ă  un programme de bug bounty, une recommandation suivie par Inria. Cela signifie donc que l’application passera entre les mains expertes de « chasseurs de bugs », c’est-Ă -dire des hackers Ă©thiques chargĂ©s de repĂ©rer des failles dans le code informatique, en l’Ă©change d’une compensation. L’objectif : « pouvoir mettre Ă  la disposition des citoyens une application s’appuyant sur les plus hauts standards en termes de sĂ©curitĂ© et le dernier cri des algorithmes de cryptographie », dixit Bruno Sportisse, P.-D.G. d’Inria.

La chasse aux bugs ouvre dĂšs demain

RĂ©partis dans toute l’Europe, les hackers se mettront Ă  l’Ɠuvre dĂšs ce mercredi 27 mai. Pour rĂ©unir une telle communautĂ©, l’Ă©quipe projet s’est rapprochĂ©e de l’entreprise française YesWeHack, plateforme spĂ©cialisĂ©e dans le bug bounty.

DĂšs qu’un membre aura dĂ©voilĂ© une vulnĂ©rabilitĂ©, les dĂ©veloppeurs de l’application se chargeront alors de la corriger. En parallĂšle de ce programme, d’autres actions continueront d’ĂȘtre menĂ©es par l’ANSSI, afin d’amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© de la solution.

En revanche, l’agence et Inria n’ont apportĂ© aucune prĂ©cision quant Ă  la rĂ©tribution associĂ©e Ă  la dĂ©couverte d’une faille.

Source : Communiqué de presse