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Un ancien PC revit avec Windows 11 26H2, mĂȘme aprĂšs 20 ans

La politique stricte de Microsoft concernant les exigences matĂ©rielles de Windows 11 continue de diviser. Face au verrouillage imposĂ© par les mises Ă jour majeures, des dĂ©veloppeurs ont trouvĂ© une parade astucieuse pour installer le systĂšme sur du vieux matĂ©riel, remettant en question la notion dâobsolescence.
Les exigences matĂ©rielles minimales de Windows 11 demeurent lâune des dĂ©cisions les plus discutĂ©es de Microsoft. LâarrivĂ©e de mises Ă jour majeures comme la 24H2, puis les versions 25H2 et 26H2, a renforcĂ© les contrĂŽles, rendant obligatoires des instructions processeur spĂ©cifiques comme SSE4.2 et PopCnt. Cette stratĂ©gie a conduit Ă lâexclusion de millions dâordinateurs pourtant parfaitement fonctionnels de lâĂ©cosystĂšme moderne.

Contourner les restrictions de Microsoft sur Windows 11
Pour franchir ce blocage dĂ©finitif, la communautĂ© des dĂ©veloppeurs a conçu un outil pratique nommĂ© POP4.2. Ce logiciel permet de tromper le programme dâinstallation officiel de Windows 11, autorisant lâinstallation et lâexĂ©cution de la version 26H2 sans restrictions sur des configurations matĂ©rielles qui ne sont plus prises en charge par lâentreprise de Redmond.
POP4.2 contourne les exigences matérielles
Ce contournement exploite directement une faille dans la routine de vĂ©rification de lâinstallateur. Bien que le systĂšme dâexploitation vĂ©rifie strictement la prĂ©sence de lâensemble dâinstructions SSE4.2 pendant la validation prĂ©liminaire, presque aucun fichier systĂšme critique nâa besoin de ces instructions pour ses opĂ©rations courantes.
En utilisant lâingĂ©nierie inverse avec le dĂ©sassembleur IDA, le crĂ©ateur de lâoutil a identifiĂ© la routine exacte dans le noyau oĂč sâeffectue la validation des capacitĂ©s du processeur. Il a suffi de modifier quelques octets prĂ©cis dans le code pour que cette vĂ©rification soit ignorĂ©e, ouvrant la voie Ă un dĂ©marrage rĂ©ussi mĂȘme sur un processeur AMD Phenom X4 9600, un modĂšle vieux de prĂšs de vingt ans.
CrĂ©ation dâune image ISO modifiĂ©e
La procĂ©dure dâinstallation ne se contente pas de contourner lâassistant original et nĂ©cessite de crĂ©er au prĂ©alable une image ISO personnalisĂ©e. La mĂ©thode implique de tĂ©lĂ©charger lâimage officielle de Microsoft, dâutiliser Python 3.7 ou supĂ©rieur avec des bibliothĂšques spĂ©cifiques comme pefile, ainsi que les outils de compilation fournis par le kit ADK officiel de Windows.
Pour garantir une stabilitĂ© totale et Ă©viter des Ă©checs de dĂ©marrage liĂ©s Ă des bibliothĂšques rĂ©centes incompatibles avec dâanciens jeux dâinstructions, la mĂ©thode remplace Ă©galement des fichiers systĂšme essentiels comme WindowsCodecs.dll et msxml6.dll par des versions hĂ©ritĂ©es de Windows 11 23H2. Cette combinaison Ă©limine les erreurs dâexĂ©cution et assure une transition fluide pour les systĂšmes non pris en charge.
Des limites techniques persistent pour certains PC
MalgrĂ© le succĂšs sur de nombreuses architectures anciennes, des barriĂšres infranchissables subsistent pour certains composants. Des processeurs populaires de lâĂ©poque des Intel Core 2 restent exclus de cette compatibilitĂ© Ă©largie, car lâinstruction PopCnt est activement utilisĂ©e par des composants Windows et son absence physique empĂȘche le fonctionnement de base.
Outre les restrictions sur certaines familles de puces, des incompatibilitĂ©s ont aussi Ă©tĂ© signalĂ©es sur des cartes mĂšres Ă©quipĂ©es de chipsets NVIDIA nForce spĂ©cifiques, associĂ©s Ă dâanciennes gĂ©nĂ©rations de processeurs. Sur ces plateformes particuliĂšres, des blocages sĂ©vĂšres surviennent pendant la configuration initiale, prouvant que cette mĂ©thode ne peut profiter Ă tout le parc historique.
Source : Un ancien PC revit avec Windows 11 26H2, mĂȘme aprĂšs 20 ans
Windows 11 24H2 Home et Pro arrive en fin de support le 13 octobre 2026 : il est temps de passer Ă 26H2
Microsoft rappelle que Windows 11 24H2 arrive en fin de support pour les éditions Home et Pro le 13 octobre 2026. AprÚs cette date, les PC concernés ne recevront plus les mises à jour mensuelles de sécurité, les correctifs de bugs ni les mises à jour Preview.
La situation a toutefois Ă©voluĂ© depuis les premiers avertissements de Microsoft : Windows 11 26H2 est dĂ©sormais disponible, depuis la fin septembre 2026. Les utilisateurs de Windows 11 24H2 peuvent donc envisager de passer directement Ă la nouvelle version annuelle au lieu de sâarrĂȘter Ă Windows 11 25H2.
Les Ă©ditions Enterprise et Education de Windows 11 24H2 ne sont pas concernĂ©es immĂ©diatement : elles continuent dâĂȘtre supportĂ©es jusquâen octobre 2027.
Windows 11 24H2 Home et Pro ne sera plus supporté aprÚs le 13 octobre
Windows 11 24H2 est sorti Ă lâautomne 2024.
Comme les autres versions grand public de Windows 11, les Ă©ditions Home et Pro disposent dâun cycle de maintenance limitĂ©.
Microsoft fixe désormais la fin des mises à jour de Windows 11 24H2 Home et Pro au : 13 octobre 2026
AprÚs cette date, les éditions concernées ne recevront plus :
- les mises à jour de sécurité mensuelles ;
- les correctifs de bugs et problĂšmes connus ;
- les mises Ă jour de fuseaux horaires ;
- les mises Ă jour Preview ;
- le support technique associé à cette version.
Cela ne signifie pas que Windows cessera de fonctionner le lendemain.
Le PC continuera à démarrer et les applications continueront normalement à fonctionner, mais le systÚme ne recevra plus les nouveaux correctifs de sécurité destinés à Windows 11 24H2 Home et Pro.
La Preview KB5124010 était déjà la derniÚre pour Windows 11 24H2
Microsoft avait déjà préparé cette transition avec la mise à jour facultative KB5124010 de septembre 2026.
LâĂ©diteur prĂ©cise que cette Preview est la derniĂšre mise Ă jour non liĂ©e Ă la sĂ©curitĂ© publiĂ©e pour Windows 11 24H2.
Les Ă©ditions Home et Pro continueront encore Ă recevoir les mises Ă jour de sĂ©curitĂ© jusquâĂ leur fin de support, mais la phase de maintenance normale est donc pratiquement terminĂ©e.
Le Patch Tuesday du 13 octobre devrait ainsi constituer la derniÚre mise à jour de sécurité réguliÚre de Windows 11 24H2 Home et Pro.
Enterprise et Education restent supportĂ©s jusquâen 2027
La fin de support ne concerne pas toutes les éditions de Windows 11 24H2.
Microsoft applique un cycle plus long aux éditions professionnelles.
Ainsi : Windows 11 24H2 Enterprise et Education restent supportĂ©s jusquâau 12 octobre 2027.
Les entreprises disposant de ces Ă©ditions nâont donc pas lâobligation de migrer immĂ©diatement.
Windows 11 Enterprise LTSC 2024 suit encore un autre cycle de support et nâest pas concernĂ© par la date dâoctobre 2026.
Microsoft avait initialement recommandé Windows 11 25H2
Lorsque Microsoft a commencé à avertir les utilisateurs de la fin de support de Windows 11 24H2, Windows 11 25H2 était encore la derniÚre version générale disponible.
Lâentreprise recommandait donc logiquement de passer Ă Windows 11 25H2.
Sur les PC Home et Pro non gĂ©rĂ©s par un service informatique, Microsoft peut dâailleurs lancer automatiquement la mise Ă niveau vers une version encore supportĂ©e lorsque la version actuelle approche de sa fin de maintenance.
Lâutilisateur conserve normalement la possibilitĂ© de choisir le moment du redĂ©marrage ou de reporter temporairement lâinstallation.
Mais, depuis, une nouvelle version a fait son apparition.
Windows 11 26H2 est maintenant disponible
Depuis le 29 septembre 2026, Microsoft propose officiellement Windows 11 26H2, la mise Ă jour annuelle de Windows 11 pour 2026.
Windows 11 26H2 devient donc une autre possibilité pour les utilisateurs qui quittent 24H2.
Contrairement Ă une migration majeure comme celles que lâon connaissait avec certaines anciennes versions de Windows, Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 reposent sur une base technique largement commune.
Microsoft peut ainsi activer la nouvelle version Ă lâaide dâun package dâactivation (enablement package) sur les machines compatibles et dĂ©jĂ correctement mises Ă jour.
Le passage peut donc ĂȘtre beaucoup plus rapide quâune rĂ©installation complĂšte du systĂšme.

Windows 11 26H2 utilise la build 26300
Windows 11 26H2 utilise la branche de build : 26300
Microsoft a dâailleurs commencĂ© Ă inclure Windows 11 26H2 dans les mĂȘmes mises Ă jour cumulatives que 24H2 et 25H2.
La Preview KB5124010 de septembre, par exemple, existe désormais pour :
- Windows 11 24H2 : build 26100.9550 ;
- Windows 11 25H2 : build 26200.9550 ;
- Windows 11 26H2 : build 26300.9550.
Cela illustre bien le rapprochement technique entre ces versions.
Pourquoi passer directement de 24H2 Ă 26H2 ?
Pour un utilisateur encore sous Windows 11 24H2, deux chemins sont désormais possibles :
- 24H2 â 25H2
- 24H2 â 26H2
Passer Ă 25H2 reste parfaitement valable. Cette version est supportĂ©e jusquâen octobre 2027 pour les Ă©ditions Home et Pro.
Mais si le PC est compatible et que Windows Update propose dĂ©jĂ 26H2, il peut ĂȘtre plus logique de passer directement Ă cette version afin de bĂ©nĂ©ficier dâun cycle de support plus long.
Windows 11 26H2 Home et Pro est prĂ©vu pour rester supportĂ© jusquâen octobre 2028.
Cela Ă©vite donc dâeffectuer une nouvelle mise Ă niveau lâannĂ©e suivante.
Windows 11 26H2 nâapporte pas forcĂ©ment une rĂ©volution visuelle
Il ne faut cependant pas sâattendre Ă une rupture complĂšte avec Windows 11 25H2.
Microsoft déploie désormais une grande partie des nouvelles fonctions de Windows progressivement via les mises à jour cumulatives et le mécanisme Controlled Feature Rollout (CFR).
De nombreuses nouveautĂ©s peuvent donc apparaĂźtre sur 24H2 ou 25H2 avant mĂȘme que 26H2 soit installĂ©e.
Windows 11 26H2 sert surtout de nouveau jalon annuel de maintenance et de support.
Pour découvrir les changements et nouveautés déjà identifiés :
Comment vérifier sa version de Windows 11
Pour savoir si votre PC utilise encore Windows 11 24H2 :
- appuyez sur Windows + R ;
- saisissez
winver; - validez avec Entrée.
La fenĂȘtre indique alors la version installĂ©e.
Vous pouvez également ouvrir : ParamÚtres > SystÚme > Informations systÚme
puis consulter la section consacrée aux spécifications de Windows.
Si la version indiquée est encore 24H2, il est temps de préparer la mise à niveau.
Comment mettre Ă niveau vers Windows 11 26H2
La méthode recommandée reste Windows Update.
- Ouvrez : ParamĂštres > Windows Update
- puis cliquez sur :
- Rechercher des mises Ă jour
- Si Windows 11 26H2 est disponible pour votre appareil, Windows doit proposer : Windows 11, version 26H2
- avec un bouton permettant de lancer le tĂ©lĂ©chargement et lâinstallation.

Microsoft peut cependant utiliser un déploiement progressif. Il est donc possible que 26H2 ne soit pas proposée immédiatement sur tous les PC.
La disponibilité peut notamment dépendre :
- du matériel ;
- des pilotes installés ;
- des éventuels blocages de compatibilité ;
- du stade de déploiement décidé par Microsoft.
Et si Windows Update ne propose que Windows 11 25H2 ?
Ce nâest pas nĂ©cessairement anormal.
Microsoft peut proposer différentes versions selon la configuration du PC ou le stade du déploiement.
Windows 11 25H2 reste une version parfaitement supportée et constitue une destination sûre pour sortir de Windows 11 24H2.
Son support pour les Ă©ditions Home et Pro se poursuit jusquâen octobre 2027.
Vous pourrez ensuite passer Ă Windows 11 26H2 lorsque Microsoft la proposera Ă votre machine.
Il nâest donc pas nĂ©cessaire de forcer immĂ©diatement 26H2 si Windows Update ne lâaffiche pas encore.
Ne forcez pas 26H2 lorsquâun blocage de compatibilitĂ© est prĂ©sent
Comme pour les précédentes versions de Windows 11, Microsoft peut placer un Safeguard Hold sur certains appareils.
Ce mĂ©canisme bloque temporairement la mise Ă niveau lorsquâun pilote, un firmware ou un logiciel est connu pour provoquer des problĂšmes avec la nouvelle version.
Dans ce cas, il vaut mieux attendre.
Contourner volontairement un blocage pour installer 26H2 peut exposer le PC à des dysfonctionnements que Microsoft cherche précisément à éviter.
La fin prochaine du support de 24H2 nâimpose pas de forcer immĂ©diatement une migration risquĂ©e : Windows 11 25H2 constitue Ă©galement une solution intermĂ©diaire supportĂ©e.
Pourquoi rester sous 24H2 devient risqué
Le principal problĂšme dâune version Windows arrivĂ©e en fin de support nâest pas lâabsence de nouveautĂ©s.
Câest lâabsence de correctifs de sĂ©curitĂ©.
Chaque mois, Microsoft corrige de nouvelles vulnérabilités dans Windows.
Certaines sont dĂ©jĂ exploitĂ©es au moment oĂč elles sont corrigĂ©es.
AprÚs le 13 octobre, une machine Windows 11 24H2 Home ou Pro qui ne passe pas vers une version prise en charge pourra donc conserver des vulnérabilités connues sans recevoir les correctifs correspondants.
Pour un PC connectĂ© Ă Internet, ce nâest pas une situation souhaitable Ă moyen ou long terme.
La fin de 24H2 intervient aprÚs un mois de septembre compliqué
La transition intervient aussi dans un contexte assez particulier.
Les mises à jour Windows 11 de septembre 2026 ont provoqué plusieurs régressions importantes sur Windows 11 24H2 et 25H2.
La mise à jour KB5124008 a notamment été associée à des problÚmes avec :
- Remote Desktop Services ;
- certains environnements Linux et Plan9 ;
- certains périphériques USB Audio ;
- Historique des fichiers ;
- certaines relations de confiance Active Directory.
Microsoft a ensuite publiĂ© la mise Ă jour dâurgence KB5129195, puis la Preview KB5124010, afin de corriger progressivement ces problĂšmes.
La fin du support de Windows 11 24H2 nâest Ă©videmment pas liĂ©e Ă ces bugs : la date fait partie du cycle de maintenance prĂ©vu depuis longtemps.
Mais elle arrive au moment oĂč de nombreux utilisateurs sont justement particuliĂšrement attentifs Ă la fiabilitĂ© des mises Ă jour Windows.
Faut-il choisir Windows 11 25H2 ou 26H2 ?
Pour un PC compatible avec les deux versions, 26H2 est désormais le choix le plus logique à long terme.
Elle offre :
- le cycle de support le plus long ;
- les derniers changements de Windows 11 ;
- la mĂȘme base technique gĂ©nĂ©rale que 24H2 et 25H2 ;
- lâaccĂšs aux prochaines Ă©volutions destinĂ©es Ă Windows 11.
Windows 11 25H2 reste nĂ©anmoins une excellente solution lorsquâelle est proposĂ©e par Windows Update et que 26H2 ne lâest pas encore.
Le plus important est de ne pas rester durablement sous Windows 11 24H2 Home ou Pro aprĂšs sa fin de support.
Conclusion
Le compte à rebours est lancé pour Windows 11 24H2 Home et Pro.
à partir du 13 octobre 2026, ces éditions ne recevront plus les mises à jour mensuelles de sécurité, les correctifs de bugs ni les mises à jour Preview.
Les Ă©ditions Enterprise et Education bĂ©nĂ©ficient dâune annĂ©e supplĂ©mentaire et restent supportĂ©es jusquâen octobre 2027.
Pour les particuliers, deux solutions principales existent dĂ©sormais : passer Ă Windows 11 25H2, toujours supportĂ© jusquâen 2027, ou migrer directement vers Windows 11 26H2, disponible depuis fin septembre et supportĂ© jusquâen 2028.
Avec lâarrivĂ©e de 26H2, il devient donc difficile de justifier le maintien volontaire dâun PC compatible sous Windows 11 24H2 au-delĂ de sa date de fin de maintenance.
Faut-il vraiment éteindre son PC tous les soirs ? La réponse définitive
Dans chaque bureau, il y a les deux. Celui qui Ă©teint mĂ©thodiquement sa machine Ă 18 heures, convaincu de la mĂ©nager. Et celui dont l’ordinateur n’a pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© depuis trois semaines, persuadĂ© Ă l’inverse que les allumages fatiguent l’Ă©lectronique. Chacun jure que l’autre abĂźme son PC. Leur querelle remonte Ă une Ă©poque oĂč les ordinateurs n’avaient pas grand-chose Ă voir avec ceux d’aujourd’hui.
L’usure des allumages, un souvenir des annĂ©es 1990
La crainte vient du temps des disques durs mĂ©caniques fragiles. Ă chaque dĂ©marrage, le plateau devait accĂ©lĂ©rer et les tĂȘtes de lecture se mettre en place, une phase dĂ©licate pour ces piĂšces en mouvement. D’oĂč l’idĂ©e qu’il valait mieux laisser tourner la machine que la rallumer sans cesse.
Cet argument ne tient plus guĂšre. Les SSD, dĂ©sormais prĂ©sents dans la quasi-totalitĂ© des ordinateurs vendus, n’ont aucune piĂšce mobile, et leur usure dĂ©pend du volume de donnĂ©es Ă©crites, pas du nombre d’allumages. MĂȘme les disques durs actuels sont conçus pour supporter plusieurs dizaines de milliers de cycles de dĂ©marrage, un chiffre qu’un usage domestique n’approche jamais. Reste la dilatation des composants, qui chauffent puis refroidissent Ă chaque allumage. Ces cycles thermiques peuvent Ă trĂšs long terme fatiguer les soudures, mais un dĂ©marrage par jour pĂšse peu Ă cĂŽtĂ© d’une machine maintenue chaude des heures durant sans raison. Sur un ordinateur rĂ©cent, Ă©teindre chaque soir ou laisser allumĂ© change donc peu de chose Ă la durĂ©e de vie.
Sous Windows, « Ăteindre » n’Ă©teint pas vraiment
Depuis Windows 8, et toujours par dĂ©faut sous Windows 10 et 11, une fonction appelĂ©e dĂ©marrage rapide modifie le comportement du bouton « Ăteindre ». Au lieu d’un arrĂȘt complet, Windows ferme vos applications, puis enregistre l’Ă©tat du cĆur du systĂšme et des pilotes dans un fichier sur le disque. Au dĂ©marrage suivant, il recharge directement cette image. Le temps d’allumage baisse de 30 Ă 60 %, un gain net sur un vieux disque dur, mais de quelques secondes seulement sur un SSD.
Comme le systĂšme n’est jamais remis Ă zĂ©ro, les petits dysfonctionnements accumulĂ©s, fuites de mĂ©moire ou pilotes capricieux, survivent d’une session Ă l’autre. Certaines mises Ă jour ont aussi besoin d’un dĂ©marrage complet pour s’installer correctement. Et ceux qui installent Linux Ă cĂŽtĂ© de Windows s’exposent Ă des ennuis, car la partition Windows reste verrouillĂ©e et l’autre systĂšme ne peut pas y accĂ©der proprement. C’est le bouton « RedĂ©marrer » qui fait ce nettoyage : il contourne le dĂ©marrage rapide et recharge tout Ă partir de zĂ©ro. Pour un arrĂȘt complet, maintenez la touche Maj enfoncĂ©e en cliquant sur « Ăteindre ». RedĂ©marrer rĂ©guliĂšrement, par exemple une fois par semaine ou dĂšs que la machine semble ralentir, rend donc plus de services Ă Windows qu’un arrĂȘt chaque soir.
Ce que coûte une nuit allumé
Le compteur Ă©lectrique, lui, penche nettement du cĂŽtĂ© de l’arrĂȘt. Un PC fixe laissĂ© allumĂ© sans rien faire consomme couramment entre 50 et 100 watts. Sur dix heures par nuit, toute l’annĂ©e, cela reprĂ©sente 180 Ă 365 kWh, soit environ 37 Ă 73 euros au tarif rĂ©glementĂ© actuel, Ă 0,2001 euro le kWh depuis le 1er aoĂ»t 2026, pour un appareil qui ne sert Ă rien pendant ce temps.
Windows propose aussi des solutions intermĂ©diaires. La veille garde vos applications en mĂ©moire vive et consomme entre 1 et 5 watts, soit moins de 4 euros par an mĂȘme si on l’utilise toutes les nuits, avec un rĂ©veil quasi instantanĂ© qui la rend pratique pour une pause dĂ©jeuner. L’hibernation sauvegarde toute votre session sur le disque puis coupe l’alimentation, sans perte de travail mĂȘme en cas de coupure de courant. Elle convient aux nuits et aux week-ends, surtout sur un portable glissĂ© dans un sac, oĂč une veille mal gĂ©rĂ©e peut rĂ©veiller la machine et la faire chauffer. Avec la veille en journĂ©e, l’hibernation ou l’arrĂȘt la nuit et un redĂ©marrage hebdomadaire, le PC ne coĂ»te presque rien pendant ses heures d’inactivitĂ© et Windows reste stable.
Source : Faut-il vraiment éteindre son PC tous les soirs ? La réponse définitive
WhatsApp est enfin compatible avec la programmation de messages sur Android
Lâapplication WhatsApp pour Android se dote dâune fonction permettant de programmer lâenvoi de messages, attendue depuis longtemps.

En fĂ©vrier dernier, nous apprenions que WhatsApp testait en interne une fonction de programmation dâenvoi de messages, une fonctionnalitĂ© prĂ©sente sur la version Business de lâapplication pour les professionnels, mais absente de la version grand public. Huit mois plus tard, cette option bien pratique commence Ă ĂȘtre dĂ©ployĂ©e. Certains utilisateurs qui participent au programme bĂȘta de WhatsApp y ont accĂšs sur Android (build 2.26.40.7), et le dĂ©ploiement devrait sâaccĂ©lĂ©rer dans les semaines Ă venir.
La programmation des messages prend en charge le texte, les liens, les photos et les vidĂ©os, et est compatible avec le chiffrement de bout en bout, explique WABetaInfo. Pour envoyer un message Ă une autre date et Ă lâheure voulue, il suffit de le saisir normalement dans la discussion concernĂ©e, puis dâappuyer longuement sur le bouton dâenvoi. Une interface apparaĂźt alors pour choisir quand WhatsApp doit envoyer le message. Celui-ci est alors expĂ©diĂ© en temps voulu, mĂȘme si lâapplication est fermĂ©e.
WhatsApp sâoffre enfin une programmation dâenvoi de messages
Pour les photos et vidĂ©os, il existe pour lâinstant une limite dâun mĂ©dia en simultanĂ©. Il nâest pas possible de programmer lâenvoi de plusieurs photos ou vidĂ©os en mĂȘme temps. La procĂ©dure Ă suivre est autrement identique que pour envoyer du texte ou un lien. Il est aussi possible de programmer lâenvoi depuis lâĂ©diteur dâimage, le menu qui permet aux utilisateurs de modifier une photo ou dâajouter une lĂ©gende avant lâenvoi.
Il existe aussi des restrictions quant au moment oĂč lâon peut anticiper lâenvoi dâun message. Il nâest pas possible de le programmer pour dans moins de 10 minutes, et au-delĂ de 2 semaines. Cette amplitude reste assez large pour rĂ©pondre Ă la plupart des besoins. Quand un message est programmĂ©, il est affichĂ© dans une section dĂ©diĂ©e de lâĂ©cran dâinformations de la conversation. LâexpĂ©diteur peut sây rendre pour consulter, gĂ©rer et supprimer ses messages programmĂ©s avant leur envoi.
Dans les chats de groupe, les messages ne sont envoyĂ©s quâaux membres prĂ©sents dans le groupe au moment de leur programmation, et pas au moment de leur envoi.
Source : WhatsApp est enfin compatible avec la programmation de messages sur Android
France Travail : nouvelle cyberattaque, les données de plus de 62 000 agents dérobées
Les cyberattaques contre les institutions françaises ne cessent de se multiplier. AprĂšs la DGFiP ces derniĂšres semaines, lâAgence nationale pour la formation des adultes ou encore le ministĂšre de lâEducation nationale, câest encore au tour de France Travail dâĂȘtre victime dâune fuite de donnĂ©es. Encore, parce que lâĂ©tablissement public chargĂ© de lâemploi est rĂ©guliĂšrement victime de hackers depuis quelques mois. En 2024, les donnĂ©es personnelles de plus de 43 millions de personnes avaient Ă©tĂ© subtilisĂ©es. En juillet 2025, les mots de passe et les coordonnĂ©es bancaires des 340 000 demandeurs dâemploi Ă©taient en danger.
Puis, il y a un an, 30 000 autres donnĂ©es avaient Ă©tĂ© dĂ©robĂ©es. Câest une nouvelle fois le cas, selon les informations du site spĂ©cialisĂ© FrenchBreaches. Le site rĂ©fĂ©rence sur les fuites de donnĂ©es fait Ă©tat dâune nouvelle cyberattaque visant lâorganisme, et plus prĂ©cisĂ©ment le vol des donnĂ©es de 62 848 dâagents et de professionnels. Lâintrusion dĂ©tectĂ©e Ă la fin du mois de septembre aurait eu lieu «via le compte Microsoft d’un employé», prĂ©cise FrenchBreaches. Si lâaccĂšs non autorisĂ© a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©, des milliers de donnĂ©es auraient tout de mĂȘme Ă©tĂ© exfiltrĂ©es.
Plus de 100 000 numéros de téléphone mis en ligne
Plus de 62 000 agents sont concernĂ©s, et le fichier mis en ligne sur le darknet contiendrait plus de 100 000 numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, peut-on apprendre. Capture Ă©cran Ă lâappui, le site spĂ©cialisĂ© dans la rĂ©vĂ©lation de fuites de donnĂ©es indique que 25 entitĂ©s territoriales et organisationnelles seraient concernĂ©es. On peut citer lâIle-de-France, la Bretagne, lâOccitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou encore lâAuvergne-RhĂŽne-Alpes.
Les donnĂ©es auraient Ă©tĂ© diffusĂ©es sur un forum cybercriminel par un hacker dĂ©nommĂ© «0xRune». A noter que, pour lâheure, France Travail, ne sâest pas exprimĂ© sur la fuite de donnĂ©es. Quelles donnĂ©es ont Ă©tĂ© dĂ©robĂ©es ? Principalement, les noms et prĂ©noms, les adresses email professionnelles, les fonctions ou encore les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone fixe et portable des agents ou des membres de structures partenaires, telles que Cap emploi.
Attention au risque de phishing
En revanche, il semblerait quâaucune donnĂ©e bancaire ou mot de passe nâaient Ă©tĂ© volĂ©s. «La structure homogĂšne du fichier ressemble Ă un export d’annuaire professionnel ou d’un outil interne de gestion des collaborateurs», prĂ©cise FrenchBreaches. A noter que sur les 1 000 fiches dĂ©voilĂ©es, une grande majoritĂ© (744) serait arrachĂ©e Ă une structure identifiĂ©e par le code «APE». Il y a des profils de conseillers, de responsables, de personnels administratifs ou de professionnels du rĂ©seau. Des identifiants internes apparaissent Ă©galement dans la base de donnĂ©es. Une nouvelle fuite de donnĂ©es qui inquiĂšte, car elle pourrait dĂ©boucher sur de nouvelles tentatives de phishing dans les jours Ă venir.
Quand une mise à jour Samsung transforme des frigos connectés en boßtes inertes
Un incident révélateur des failles du tout-connecté
Plusieurs propriĂ©taires corĂ©ens de rĂ©frigĂ©rateurs Samsung ont vu leur appareil cesser de fonctionner du jour au lendemain. En cause : une mise Ă jour du service SmartThings, censĂ©e amĂ©liorer lâexpĂ©rience connectĂ©e de ces appareils, mais qui a plutĂŽt provoquĂ© leur arrĂȘt complet.
Selon le mĂ©dia sud-corĂ©en ZDNET Korea, lâincident sâest dĂ©clarĂ© le 22 septembre 2026. Sur le forum communautaire de Samsung en CorĂ©e, de nombreux utilisateurs ont signalĂ© que leurs frigos ne rĂ©pondaient plus, entraĂźnant la perte de denrĂ©es entiĂšres. Dâautres fonctions annexes, comme lâouverture automatique de la porte ou lâĂ©clairage intĂ©rieur, ont Ă©galement cessĂ© de fonctionner.

Une mise à jour de test diffusée par erreur
Le plus troublant dans cette affaire tient Ă lâorigine du problĂšme. Samsung a confirmĂ© sur son forum officiel quâune erreur Ă©tait survenue pendant la phase de test dâune mise Ă jour logicielle destinĂ©e Ă ses rĂ©frigĂ©rateurs. Autrement dit, un firmware encore en dĂ©veloppement se serait retrouvĂ© installĂ© sur des appareils grand public, sans validation prĂ©alable.
Un porte-parole de la marque a indiquĂ© que des symptĂŽmes anormaux avaient Ă©tĂ© observĂ©s au niveau de lâalimentation et de lâĂ©cran de certains appareils, prĂ©cisant que des mesures dâurgence Ă©taient prises en prioritĂ© via les centres de service Samsung. ZDNET Korea Ă©voque une erreur systĂšme ayant permis la diffusion involontaire de cette version test auprĂšs des utilisateurs.
Des conséquences trÚs concrÚtes pour les foyers touchés
Au-delĂ du dysfonctionnement technique, lâimpact sur le quotidien des familles concernĂ©es est bien rĂ©el. Un rĂ©frigĂ©rateur hors service pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, signifie gĂ©nĂ©ralement des aliments perdus et des frais imprĂ©vus.
Samsung a demandé aux clients touchés de contacter son service aprÚs-vente. Des témoignages font état de techniciens remplaçant directement la carte mÚre des appareils défectueux pour résoudre le problÚme. Plusieurs utilisateurs réclament désormais une compensation financiÚre pour la nourriture gùchée.
Un calendrier particuliĂšrement malvenu
- Lâincident survient juste avant les fĂȘtes de Chuseok, pĂ©riode de grands repas familiaux en CorĂ©e du Sud
- De nombreux foyers avaient rempli leur réfrigérateur en prévision des célébrations
- Le remplacement de piÚces matérielles allonge les délais de réparation en pleine période de forte demande
La connectivité, une promesse à double tranchant
Cet Ă©pisode illustre une tension rĂ©currente autour des appareils Ă©lectromĂ©nagers connectĂ©s : les fonctionnalitĂ©s intelligentes sĂ©duisent, mais elles ajoutent aussi une dĂ©pendance logicielle Ă un objet dont la mission premiĂšre reste purement mĂ©canique, conserver le froid. Une simple erreur de dĂ©ploiement peut ainsi transformer un frigo dernier cri en meuble inerte, lĂ oĂč un modĂšle non connectĂ© nâaurait jamais Ă©tĂ© exposĂ© Ă ce type de panne. Pour les fabricants, lâenjeu est dĂ©sormais de sĂ©curiser leurs procĂ©dures de test avant toute diffusion Ă grande Ă©chelle.
Source Android MT
Windows 11 : Ă quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + LÂ ?
Windows compte plus dâune centaine de raccourcis clavier, dont certains sont devenus de vĂ©ritables rĂ©flexes au fil des annĂ©es. Difficile, par exemple, de ne pas connaĂźtre le fameux Ctrl + Z pour revenir en arriĂšre, ou les incontournables Ctrl + C et Ctrl + V pour faire un copier-coller. Mais parmi cette multitude de combinaisons, certaines sont nettement plus⊠obscures.Â
Câest notamment le cas dâun raccourci repĂ©rĂ© par Windows Latest dans Windows 11. Pour lâutiliser, il faut appuyer simultanĂ©ment sur Ctrl + Alt + Maj + Win + L. Une fois cette combinaison activĂ©e, Windows ouvre ni plus ni moins que LinkedIn dans le navigateur de lâutilisateur.
Une gymnastique insensée
Au-delĂ du caractĂšre aberrant de la gymnastique nĂ©cessaire pour ouvrir LinkedIn, il semblerait que Microsoft comptabilise Ă©galement le nombre de personnes utilisant ce raccourci clavier. Lorsquâil est activĂ©, Windows dĂ©clenche lâouverture du navigateur internet avec une commande contenant le paramĂštre « ?trk=Officekey. »
Ce paramĂštre disparaĂźt toutefois une fois la page chargĂ©e, prĂ©cise Windows Latest. Si la firme de Redmond ne donne aucune explication sur la prĂ©sence dâun tel raccourci dans Windows 11, les recherches menĂ©es par le mĂ©dia suggĂšrent quâil pourrait sâagir dâun hĂ©ritage de lâancienne touche Office prĂ©sente sur certains claviers Windows 10. Celle-ci permettait notamment dâouvrir rapidement Word, PowerPoint, Excel, Outlook ou encore Teams en combinant la touche Office avec la premiĂšre lettre du service concernĂ©.
Depuis, la touche Office a progressivement laissĂ© sa place Ă la touche Copilot. Et ce qui pouvait autrefois se rĂ©sumer Ă une simple pression sur une touche dĂ©diĂ©e sâest transformĂ© en une combinaison grotesque : Ctrl + Alt + Maj + Win + L.
Reste Ă savoir si ce raccourci pourrait ĂȘtre simplifiĂ© avec le rĂ©cent aveu dâĂ©chec concernant lâutilisation de la touche Copilot sur les claviers Windows 11.
Source : Windows 11 : Ă quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + LÂ ?
Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s
Le service public Bloctel, qui a cessĂ© son activitĂ© le 11 aoĂ»t 2026 dernier, a confirmĂ© le piratage dâune base de donnĂ©es contenant 3 millions de numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone inscrits sur la liste dâopposition au dĂ©marchage. Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© mises en ligne gratuitement sur un forum cybercriminel.
Bloctel devait tirer sa rĂ©vĂ©rence discrĂštement, aprĂšs plus dâune dĂ©cennie passĂ©e Ă tenter de protĂ©ger les Français du dĂ©marchage tĂ©lĂ©phonique non dĂ©sirĂ©. Le service ferme finalement sur un incident de sĂ©curitĂ© majeur, confirmĂ© par lâĂtat lui-mĂȘme quelques jours seulement avant son extinction officielle. Ironie du sort : ce sont prĂ©cisĂ©ment les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone des personnes ayant demandĂ© Ă ne plus ĂȘtre sollicitĂ©es qui se retrouvent aujourdâhui exposĂ©s, prĂȘts Ă alimenter les campagnes de dĂ©marchage et dâarnaque quâelles cherchaient justement Ă fuir.
Un compte professionnel compromis, sans double authentification
Selon les informations recueillies par le site French Breaches, rĂ©fĂ©rence sur les fuites de donnĂ©es en France, lâincident aurait pour origine la compromission dâun compte utilisateur donnant accĂšs au service de consultation Bloctel rĂ©servĂ© aux entreprises. Ce service permet normalement aux professionnels de confronter leurs fichiers de prospection Ă la liste dâopposition, afin dâĂ©viter de dĂ©marcher les personnes inscrites. Le compte concernĂ© nâaurait pas Ă©tĂ© protĂ©gĂ© par une double authentification, un oubli qui aurait permis Ă lâattaquant dâeffectuer des recherches et de rĂ©cupĂ©rer les numĂ©ros affichĂ©s en clair dans les rĂ©sultats.
L’âĂtat a confirmĂ© l’incident le 11 aoĂ»t, prĂ©cisant quâun compte professionnel avait Ă©tĂ© usurpĂ© pour accĂ©der et tĂ©lĂ©charger des fichiers contenant des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. Lâaffaire a Ă©tĂ© signalĂ©e Ă la CNIL, lâautoritĂ© française chargĂ©e de la protection des donnĂ©es personnelles. Deux cybercriminels revendiquent lâattaque sous les pseudonymes « Cybernox » et « don’t call me », et ont mis Ă disposition la base complĂšte en tĂ©lĂ©chargement gratuit, plutĂŽt que de se limiter Ă un simple Ă©chantillon comme câest parfois lâusage dans ce type de revendication.
Des risques concrets pour 3 millions de personnes
Les donnĂ©es exposĂ©es se limiteraient Ă des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone accompagnĂ©s dâidentifiants techniques associĂ©s, sans autre catĂ©gorie de donnĂ©e personnelle identifiĂ©e Ă ce stade. Ce pĂ©rimĂštre limitĂ© nâempĂȘche toutefois pas des consĂ©quences bien rĂ©elles pour les personnes concernĂ©es : campagnes de dĂ©marchage non sollicitĂ©, tentatives de smishing par SMS frauduleux, phishing ciblĂ©, ou encore recoupement avec dâautres fuites de donnĂ©es dĂ©jĂ en circulation pour enrichir des bases de prospection illicites.
Plusieurs Ă©lĂ©ments restent Ă confirmer, notamment lâauthenticitĂ© intĂ©grale de la base diffusĂ©e, le nombre exact de numĂ©ros uniques quâelle contient, ou encore la pĂ©riode durant laquelle les donnĂ©es ont Ă©tĂ© collectĂ©es. La proximitĂ© entre cette compromission et la fermeture programmĂ©e de Bloctel ne permet pas, en lâĂ©tat, dâĂ©tablir un lien de cause Ă effet entre les deux Ă©vĂ©nements.
Reste une question qui dĂ©passe le seul cas Bloctel : combien d’autres services publics français reposent encore sur des accĂšs professionnels dĂ©pourvus du moindre verrou de sĂ©curitĂ© Ă©lĂ©mentaire ?
Source : Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s
Piratage de l’Ăducation nationale : une fuite de donnĂ©es expose 1,22 million dâĂ©lĂšves â Frandroid

On en sait plus sur le piratage massif des services du ministĂšre de lâĂducation nationale cet Ă©tĂ©. LâaccĂšs frauduleux remonte Ă fin juillet, via un compte professionnel usurpĂ©. Les pirates ont visĂ© le systĂšme dĂ©diĂ© Ă la formation des personnels. Câest la troisiĂšme attaque du genre contre le ministĂšre depuis le dĂ©but de lâannĂ©e.
Quelles donnĂ©es ont fuité ? Selon les revendications de ZeroBytes, le mĂȘme groupe pirate que dans lâaffaire DGFiP, la base de donnĂ©es est plutĂŽt gĂ©nĂ©reuse.
- 43 Go de fichiers
- 4,35 millions dâidentifiants de personnels
- 1,22 million dâĂ©lĂšves distincts
- 602 000 comptes académiques
On y trouve des informations dâidentitĂ©, des coordonnĂ©es postales, des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et, pour une partie des personnes concernĂ©es, des numĂ©ros de sĂ©curitĂ© sociale. Sâajoutent des Ă©lĂ©ments professionnels, comme le statut et les fonctions. Les enseignants figurent parmi les principales cibles.
LâacadĂ©mie de CrĂ©teil serait particuliĂšrement touchĂ©es, mais la base de donnĂ©es comprendrait aussi des informations issues des bases SCONET, MGI/PELV2, I-Prof et dâannuaires LDAP.
AprĂšs les impĂŽts, lâĂducation nationale
Cette fuite refait surface seulement quelques jours aprĂšs la dĂ©couverte dâune cyberattaque sur la Direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques. La DGFiP reconnait le vol des donnĂ©es de 678 000 contribuables, un dossier assez sĂ©rieux pour que SĂ©bastien Lecornu rĂ©unisse une cellule de crise.
LĂ encore, lâadministration fiscale a confirmĂ© lâintrusion aprĂšs lâusurpation des identifiants dâun agent : numĂ©ro fiscal, revenu de rĂ©fĂ©rence, quotient familial et taux de prĂ©lĂšvement Ă la source sont sortis.
Ce nâest pas la premiĂšre fois de lâannĂ©e pour lâĂducation nationale non plus. En mars, le portail RH Compas avait dĂ©jĂ exposĂ© 243 000 agents. En avril, lâattaque de la plateforme EduConnect touchait 3,5 millions dâĂ©lĂšves, quasi tous mineurs. Sây ajoutent les 774 000 Ă©tudiants du CROUS, piratĂ©s la mĂȘme annĂ©e.
Les bons réflexes en cas de piratage
Si vous avez Ă©tĂ© victime dâun piratage ou dâune fuite de donnĂ©es, quelques bonnes pratiques sont Ă garder en tĂȘte pour mieux vous protĂ©ger. Frandroid en a fait une liste :
- Changer sans attendre les mots de passe des comptes concernés ;
- En profiter pour changer aussi les mots de passe identiques ou similaires sur dâautres services ;
- Utiliser des mots de passe uniques et solides (avec, pourquoi pas, un gestionnaire de mots de passe) ;
- Activer la double authentification (2FA) partout oĂč câest possible ;
- Activer les Passkeys quand câest possible ;
- Dans les semaines Ă venir, se mĂ©fier des emails, SMS ou appels suspects, mĂȘme sâils semblent crĂ©dibles ;
- Ne jamais cliquer sur un lien ou télécharger une piÚce jointe en cas de doute ;
- Prévenir ses contacts si le piratage peut les concerner ;
- Mettre Ă jour ses appareils et logiciels pour corriger dâĂ©ventuelles failles de sĂ©curitĂ© ;
- En cas de virements frauduleux, faire un signalement sur la plateforme Perceval.
Source : Piratage de l’Ăducation nationale : une fuite de donnĂ©es expose 1,22 million dâĂ©lĂšves
Rakuten France ferme sa place de marchĂ© d’ici Ă 2026
Le couperet est tombĂ© le 16 juillet 2026, par lâintermĂ©diaire de lâAFP : Rakuten fermera sa place de marchĂ© en France dâici Ă la fin de lâannĂ©e 2026. Environ 180 salariĂ©s sont concernĂ©s par cet arrĂȘt, qui nâa rien dâune surprise.
Depuis plusieurs mois, lâhypothĂšse dâune fermeture faute de repreneur circulait dĂ©jĂ , comme le rapportaient nos confrĂšres de Frandroid.
Rakuten ferme son site en France
Il faut se souvenir de ce quâĂ©tait ce site. Avant de devenir Rakuten, il sâappelait PriceMinister, une plateforme française de vente entre particuliers et professionnels lancĂ©e en 2001. Le gĂ©ant japonais lâavait rachetĂ©e en 2010 pour environ 200 millions dâeuros, puis rebaptisĂ©e Rakuten en 2018. Ă son apogĂ©e, PriceMinister rivalisait avec Amazon et la Fnac, et se prĂ©sentait comme lâun des poids lourds du e-commerce de lâĂ©lectronique en France.
Seize ans plus tard, le marchĂ© lâa laissĂ© sur le bas-cĂŽtĂ©, faute de repreneur : « MalgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s par le groupe pour mener Ă bien une cession de lâactivitĂ©, les discussions approfondies menĂ©es avec les repreneurs potentiels nâont pas permis dâaboutir Ă une solution viable », a annoncĂ© la filiale française de lâentreprise japonaise.

Ce qui ferme, câest la marketplace grand public : le site oĂč lâon achĂšte un tĂ©lĂ©phone reconditionnĂ© ou un jeu vidĂ©o dâoccasion. Rakuten, lâempire japonais fondĂ© par Hiroshi Mikitani, reste un mastodonte prĂ©sent dans la banque, les tĂ©lĂ©coms et le numĂ©rique. Le groupe conserve dâailleurs des activitĂ©s en France, notamment via les liseuses Kobo, rachetĂ©es en 2011.
Ă terme, les acheteurs retrouveront facilement des alternatives, mais il reste des questions immĂ©diates sur les commandes, les garanties, le SAV et les Rakuten Points. Et pour les vendeurs professionnels dĂ©pendants de la plateforme, lâimpact est Ă©videmment beaucoup plus lourd. Rakuten occupait une place importante lors des grands Ă©vĂ©nements promotionnels, notamment pendant les soldes, oĂč la plateforme proposait gĂ©nĂ©ralement des rĂ©ductions particuliĂšrement agressives.
Rakuten a subi de plein fouet la concurrence dâAmazon ou Joybuy
Il faut dire que la concurrence est fĂ©roce. Amazon, notamment, a imposĂ© des standards que peu dâacteurs ont rĂ©ussi Ă suivre : livraison rapide, catalogue immense, prix agressifs et logistique intĂ©grĂ©e. Face Ă une telle machine, une marketplace qui se contente de mettre en relation vendeurs et acheteurs peine Ă se dĂ©marquer.
Une concurrence qui ne cesse dâailleurs de sâintensifier, avec lâarrivĂ©e rĂ©cente de nouveaux acteurs comme Joybuy, la plateforme dâe-commerce de JD.com. Rakuten a bien tentĂ© de tirer son Ă©pingle du jeu avec son systĂšme de cashback, le « Club R », mais cela nâa jamais suffi Ă enrayer son dĂ©clin qui avait dâailleurs commencĂ© dans dâautres pays. La France faisait mĂȘme figure de dernier bastion europĂ©en : le groupe avait dĂ©jĂ fermĂ© ses marketplaces au Royaume-Uni et en Autriche en 2016, puis en Allemagne en 2020. LâEspagne avait Ă©galement Ă©tĂ© abandonnĂ©e en 2016, avant une tentative de retour de courte durĂ©e en 2025.
MĂȘme le marchĂ© de lâoccasion, sur lequel la plateforme avait pourtant une carte Ă jouer, a progressivement Ă©tĂ© grignotĂ© par des spĂ©cialistes comme Vinted, Back Market ou Leboncoin.
+ rapide,
+ pratique,
+ exclusif
Source : Rakuten France ferme sa place de marchĂ© d’ici Ă 2026
