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Un ancien PC revit avec Windows 11 26H2, mĂȘme aprĂšs 20 ans

Un ancien PC revit avec Windows 11 26H2, mĂȘme aprĂšs 20 ans

La politique stricte de Microsoft concernant les exigences matĂ©rielles de Windows 11 continue de diviser. Face au verrouillage imposĂ© par les mises Ă  jour majeures, des dĂ©veloppeurs ont trouvĂ© une parade astucieuse pour installer le systĂšme sur du vieux matĂ©riel, remettant en question la notion d’obsolescence.

Les exigences matĂ©rielles minimales de Windows 11 demeurent l’une des dĂ©cisions les plus discutĂ©es de Microsoft. L’arrivĂ©e de mises Ă  jour majeures comme la 24H2, puis les versions 25H2 et 26H2, a renforcĂ© les contrĂŽles, rendant obligatoires des instructions processeur spĂ©cifiques comme SSE4.2 et PopCnt. Cette stratĂ©gie a conduit Ă  l’exclusion de millions d’ordinateurs pourtant parfaitement fonctionnels de l’écosystĂšme moderne.

Sécurité Windows 11

Contourner les restrictions de Microsoft sur Windows 11

Pour franchir ce blocage dĂ©finitif, la communautĂ© des dĂ©veloppeurs a conçu un outil pratique nommĂ© POP4.2. Ce logiciel permet de tromper le programme d’installation officiel de Windows 11, autorisant l’installation et l’exĂ©cution de la version 26H2 sans restrictions sur des configurations matĂ©rielles qui ne sont plus prises en charge par l’entreprise de Redmond.

POP4.2 contourne les exigences matérielles

Ce contournement exploite directement une faille dans la routine de vĂ©rification de l’installateur. Bien que le systĂšme d’exploitation vĂ©rifie strictement la prĂ©sence de l’ensemble d’instructions SSE4.2 pendant la validation prĂ©liminaire, presque aucun fichier systĂšme critique n’a besoin de ces instructions pour ses opĂ©rations courantes.

En utilisant l’ingĂ©nierie inverse avec le dĂ©sassembleur IDA, le crĂ©ateur de l’outil a identifiĂ© la routine exacte dans le noyau oĂč s’effectue la validation des capacitĂ©s du processeur. Il a suffi de modifier quelques octets prĂ©cis dans le code pour que cette vĂ©rification soit ignorĂ©e, ouvrant la voie Ă  un dĂ©marrage rĂ©ussi mĂȘme sur un processeur AMD Phenom X4 9600, un modĂšle vieux de prĂšs de vingt ans.

CrĂ©ation d’une image ISO modifiĂ©e

La procĂ©dure d’installation ne se contente pas de contourner l’assistant original et nĂ©cessite de crĂ©er au prĂ©alable une image ISO personnalisĂ©e. La mĂ©thode implique de tĂ©lĂ©charger l’image officielle de Microsoft, d’utiliser Python 3.7 ou supĂ©rieur avec des bibliothĂšques spĂ©cifiques comme pefile, ainsi que les outils de compilation fournis par le kit ADK officiel de Windows.

Pour garantir une stabilitĂ© totale et Ă©viter des Ă©checs de dĂ©marrage liĂ©s Ă  des bibliothĂšques rĂ©centes incompatibles avec d’anciens jeux d’instructions, la mĂ©thode remplace Ă©galement des fichiers systĂšme essentiels comme WindowsCodecs.dll et msxml6.dll par des versions hĂ©ritĂ©es de Windows 11 23H2. Cette combinaison Ă©limine les erreurs d’exĂ©cution et assure une transition fluide pour les systĂšmes non pris en charge.

Des limites techniques persistent pour certains PC

MalgrĂ© le succĂšs sur de nombreuses architectures anciennes, des barriĂšres infranchissables subsistent pour certains composants. Des processeurs populaires de l’époque des Intel Core 2 restent exclus de cette compatibilitĂ© Ă©largie, car l’instruction PopCnt est activement utilisĂ©e par des composants Windows et son absence physique empĂȘche le fonctionnement de base.

Outre les restrictions sur certaines familles de puces, des incompatibilitĂ©s ont aussi Ă©tĂ© signalĂ©es sur des cartes mĂšres Ă©quipĂ©es de chipsets NVIDIA nForce spĂ©cifiques, associĂ©s Ă  d’anciennes gĂ©nĂ©rations de processeurs. Sur ces plateformes particuliĂšres, des blocages sĂ©vĂšres surviennent pendant la configuration initiale, prouvant que cette mĂ©thode ne peut profiter Ă  tout le parc historique.

 

Source : Un ancien PC revit avec Windows 11 26H2, mĂȘme aprĂšs 20 ans

Windows 11 24H2 Home et Pro arrive en fin de support le 13 octobre 2026 : il est temps de passer Ă  26H2

Microsoft rappelle que Windows 11 24H2 arrive en fin de support pour les éditions Home et Pro le 13 octobre 2026. AprÚs cette date, les PC concernés ne recevront plus les mises à jour mensuelles de sécurité, les correctifs de bugs ni les mises à jour Preview.

La situation a toutefois Ă©voluĂ© depuis les premiers avertissements de Microsoft : Windows 11 26H2 est dĂ©sormais disponible, depuis la fin septembre 2026. Les utilisateurs de Windows 11 24H2 peuvent donc envisager de passer directement Ă  la nouvelle version annuelle au lieu de s’arrĂȘter Ă  Windows 11 25H2.

Les Ă©ditions Enterprise et Education de Windows 11 24H2 ne sont pas concernĂ©es immĂ©diatement : elles continuent d’ĂȘtre supportĂ©es jusqu’en octobre 2027.

Windows 11 24H2 Home et Pro ne sera plus supporté aprÚs le 13 octobre

Windows 11 24H2 est sorti à l’automne 2024.

Comme les autres versions grand public de Windows 11, les Ă©ditions Home et Pro disposent d’un cycle de maintenance limitĂ©.

Microsoft fixe désormais la fin des mises à jour de Windows 11 24H2 Home et Pro au : 13 octobre 2026

AprÚs cette date, les éditions concernées ne recevront plus :

  • les mises Ă  jour de sĂ©curitĂ© mensuelles ;
  • les correctifs de bugs et problĂšmes connus ;
  • les mises Ă  jour de fuseaux horaires ;
  • les mises Ă  jour Preview ;
  • le support technique associĂ© Ă  cette version.

Cela ne signifie pas que Windows cessera de fonctionner le lendemain.

Le PC continuera à démarrer et les applications continueront normalement à fonctionner, mais le systÚme ne recevra plus les nouveaux correctifs de sécurité destinés à Windows 11 24H2 Home et Pro.

La Preview KB5124010 était déjà la derniÚre pour Windows 11 24H2

Microsoft avait déjà préparé cette transition avec la mise à jour facultative KB5124010 de septembre 2026.

L’éditeur prĂ©cise que cette Preview est la derniĂšre mise Ă  jour non liĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ© publiĂ©e pour Windows 11 24H2.

Les Ă©ditions Home et Pro continueront encore Ă  recevoir les mises Ă  jour de sĂ©curitĂ© jusqu’à leur fin de support, mais la phase de maintenance normale est donc pratiquement terminĂ©e.

Le Patch Tuesday du 13 octobre devrait ainsi constituer la derniÚre mise à jour de sécurité réguliÚre de Windows 11 24H2 Home et Pro.

Enterprise et Education restent supportĂ©s jusqu’en 2027

La fin de support ne concerne pas toutes les éditions de Windows 11 24H2.

Microsoft applique un cycle plus long aux éditions professionnelles.

Ainsi : Windows 11 24H2 Enterprise et Education restent supportĂ©s jusqu’au 12 octobre 2027.

Les entreprises disposant de ces Ă©ditions n’ont donc pas l’obligation de migrer immĂ©diatement.
Windows 11 Enterprise LTSC 2024 suit encore un autre cycle de support et n’est pas concernĂ© par la date d’octobre 2026.

Microsoft avait initialement recommandé Windows 11 25H2

Lorsque Microsoft a commencé à avertir les utilisateurs de la fin de support de Windows 11 24H2, Windows 11 25H2 était encore la derniÚre version générale disponible.

L’entreprise recommandait donc logiquement de passer à Windows 11 25H2.

Sur les PC Home et Pro non gĂ©rĂ©s par un service informatique, Microsoft peut d’ailleurs lancer automatiquement la mise Ă  niveau vers une version encore supportĂ©e lorsque la version actuelle approche de sa fin de maintenance.

L’utilisateur conserve normalement la possibilitĂ© de choisir le moment du redĂ©marrage ou de reporter temporairement l’installation.

Mais, depuis, une nouvelle version a fait son apparition.

Windows 11 26H2 est maintenant disponible

Depuis le 29 septembre 2026, Microsoft propose officiellement Windows 11 26H2, la mise Ă  jour annuelle de Windows 11 pour 2026.

Windows 11 26H2 devient donc une autre possibilité pour les utilisateurs qui quittent 24H2.

Contrairement à une migration majeure comme celles que l’on connaissait avec certaines anciennes versions de Windows, Windows 11 24H2, 25H2 et 26H2 reposent sur une base technique largement commune.

Microsoft peut ainsi activer la nouvelle version Ă  l’aide d’un package d’activation (enablement package) sur les machines compatibles et dĂ©jĂ  correctement mises Ă  jour.

Le passage peut donc ĂȘtre beaucoup plus rapide qu’une rĂ©installation complĂšte du systĂšme.

Windows 11 26h2 - mise Ă  jour annuelle

Windows 11 26H2 utilise la build 26300

Windows 11 26H2 utilise la branche de build : 26300

Microsoft a d’ailleurs commencĂ© Ă  inclure Windows 11 26H2 dans les mĂȘmes mises Ă  jour cumulatives que 24H2 et 25H2.

La Preview KB5124010 de septembre, par exemple, existe désormais pour :

  • Windows 11 24H2 : build 26100.9550 ;
  • Windows 11 25H2 : build 26200.9550 ;
  • Windows 11 26H2 : build 26300.9550.

Cela illustre bien le rapprochement technique entre ces versions.

Pourquoi passer directement de 24H2 Ă  26H2 ?

Pour un utilisateur encore sous Windows 11 24H2, deux chemins sont désormais possibles :

  • 24H2 → 25H2
  • 24H2 → 26H2

Passer Ă  25H2 reste parfaitement valable. Cette version est supportĂ©e jusqu’en octobre 2027 pour les Ă©ditions Home et Pro.

Mais si le PC est compatible et que Windows Update propose dĂ©jĂ  26H2, il peut ĂȘtre plus logique de passer directement Ă  cette version afin de bĂ©nĂ©ficier d’un cycle de support plus long.

Windows 11 26H2 Home et Pro est prĂ©vu pour rester supportĂ© jusqu’en octobre 2028.
Cela Ă©vite donc d’effectuer une nouvelle mise Ă  niveau l’annĂ©e suivante.

Windows 11 26H2 n’apporte pas forcĂ©ment une rĂ©volution visuelle

Il ne faut cependant pas s’attendre à une rupture complùte avec Windows 11 25H2.

Microsoft déploie désormais une grande partie des nouvelles fonctions de Windows progressivement via les mises à jour cumulatives et le mécanisme Controlled Feature Rollout (CFR).

De nombreuses nouveautĂ©s peuvent donc apparaĂźtre sur 24H2 ou 25H2 avant mĂȘme que 26H2 soit installĂ©e.

Windows 11 26H2 sert surtout de nouveau jalon annuel de maintenance et de support.

Pour découvrir les changements et nouveautés déjà identifiés :

Comment vérifier sa version de Windows 11

Pour savoir si votre PC utilise encore Windows 11 24H2 :

  • appuyez sur Windows + R ;
  • saisissez winver ;
  • validez avec EntrĂ©e.

La fenĂȘtre indique alors la version installĂ©e.

Vous pouvez également ouvrir : ParamÚtres > SystÚme > Informations systÚme

puis consulter la section consacrée aux spécifications de Windows.

Si la version indiquée est encore 24H2, il est temps de préparer la mise à niveau.

Comment mettre Ă  niveau vers Windows 11 26H2

La méthode recommandée reste Windows Update.

  • Ouvrez : ParamĂštres > Windows Update
  • puis cliquez sur :
  • Rechercher des mises Ă  jour
  • Si Windows 11 26H2 est disponible pour votre appareil, Windows doit proposer : Windows 11, version 26H2
  • avec un bouton permettant de lancer le tĂ©lĂ©chargement et l’installation.
Télécharger Windows 11 version 26h2 dans Windows Update

Microsoft peut cependant utiliser un déploiement progressif. Il est donc possible que 26H2 ne soit pas proposée immédiatement sur tous les PC.

La disponibilité peut notamment dépendre :

  • du matĂ©riel ;
  • des pilotes installĂ©s ;
  • des Ă©ventuels blocages de compatibilitĂ© ;
  • du stade de dĂ©ploiement dĂ©cidĂ© par Microsoft.

Et si Windows Update ne propose que Windows 11 25H2 ?

Ce n’est pas nĂ©cessairement anormal.

Microsoft peut proposer différentes versions selon la configuration du PC ou le stade du déploiement.
Windows 11 25H2 reste une version parfaitement supportée et constitue une destination sûre pour sortir de Windows 11 24H2.

Son support pour les Ă©ditions Home et Pro se poursuit jusqu’en octobre 2027.

Vous pourrez ensuite passer Ă  Windows 11 26H2 lorsque Microsoft la proposera Ă  votre machine.
Il n’est donc pas nĂ©cessaire de forcer immĂ©diatement 26H2 si Windows Update ne l’affiche pas encore.

Ne forcez pas 26H2 lorsqu’un blocage de compatibilitĂ© est prĂ©sent

Comme pour les précédentes versions de Windows 11, Microsoft peut placer un Safeguard Hold sur certains appareils.

Ce mĂ©canisme bloque temporairement la mise Ă  niveau lorsqu’un pilote, un firmware ou un logiciel est connu pour provoquer des problĂšmes avec la nouvelle version.

Dans ce cas, il vaut mieux attendre.

Contourner volontairement un blocage pour installer 26H2 peut exposer le PC à des dysfonctionnements que Microsoft cherche précisément à éviter.

La fin prochaine du support de 24H2 n’impose pas de forcer immĂ©diatement une migration risquĂ©e : Windows 11 25H2 constitue Ă©galement une solution intermĂ©diaire supportĂ©e.

Pourquoi rester sous 24H2 devient risqué

Le principal problĂšme d’une version Windows arrivĂ©e en fin de support n’est pas l’absence de nouveautĂ©s.

C’est l’absence de correctifs de sĂ©curitĂ©.
Chaque mois, Microsoft corrige de nouvelles vulnérabilités dans Windows.
Certaines sont dĂ©jĂ  exploitĂ©es au moment oĂč elles sont corrigĂ©es.

AprÚs le 13 octobre, une machine Windows 11 24H2 Home ou Pro qui ne passe pas vers une version prise en charge pourra donc conserver des vulnérabilités connues sans recevoir les correctifs correspondants.

Pour un PC connectĂ© Ă  Internet, ce n’est pas une situation souhaitable Ă  moyen ou long terme.

La fin de 24H2 intervient aprÚs un mois de septembre compliqué

La transition intervient aussi dans un contexte assez particulier.

Les mises à jour Windows 11 de septembre 2026 ont provoqué plusieurs régressions importantes sur Windows 11 24H2 et 25H2.

La mise à jour KB5124008 a notamment été associée à des problÚmes avec :

  • Remote Desktop Services ;
  • certains environnements Linux et Plan9 ;
  • certains pĂ©riphĂ©riques USB Audio ;
  • Historique des fichiers ;
  • certaines relations de confiance Active Directory.

Microsoft a ensuite publiĂ© la mise Ă  jour d’urgence KB5129195, puis la Preview KB5124010, afin de corriger progressivement ces problĂšmes.

La fin du support de Windows 11 24H2 n’est Ă©videmment pas liĂ©e Ă  ces bugs : la date fait partie du cycle de maintenance prĂ©vu depuis longtemps.

Mais elle arrive au moment oĂč de nombreux utilisateurs sont justement particuliĂšrement attentifs Ă  la fiabilitĂ© des mises Ă  jour Windows.

Faut-il choisir Windows 11 25H2 ou 26H2 ?

Pour un PC compatible avec les deux versions, 26H2 est désormais le choix le plus logique à long terme.

Elle offre :

  • le cycle de support le plus long ;
  • les derniers changements de Windows 11 ;
  • la mĂȘme base technique gĂ©nĂ©rale que 24H2 et 25H2 ;
  • l’accĂšs aux prochaines Ă©volutions destinĂ©es Ă  Windows 11.

Windows 11 25H2 reste nĂ©anmoins une excellente solution lorsqu’elle est proposĂ©e par Windows Update et que 26H2 ne l’est pas encore.

Le plus important est de ne pas rester durablement sous Windows 11 24H2 Home ou Pro aprĂšs sa fin de support.

Conclusion

Le compte à rebours est lancé pour Windows 11 24H2 Home et Pro.

À partir du 13 octobre 2026, ces Ă©ditions ne recevront plus les mises Ă  jour mensuelles de sĂ©curitĂ©, les correctifs de bugs ni les mises Ă  jour Preview.

Les Ă©ditions Enterprise et Education bĂ©nĂ©ficient d’une annĂ©e supplĂ©mentaire et restent supportĂ©es jusqu’en octobre 2027.

Pour les particuliers, deux solutions principales existent dĂ©sormais : passer Ă  Windows 11 25H2, toujours supportĂ© jusqu’en 2027, ou migrer directement vers Windows 11 26H2, disponible depuis fin septembre et supportĂ© jusqu’en 2028.

Avec l’arrivĂ©e de 26H2, il devient donc difficile de justifier le maintien volontaire d’un PC compatible sous Windows 11 24H2 au-delĂ  de sa date de fin de maintenance.

 

Source : Windows 11 24H2 Home et Pro arrive en fin de support le 13 octobre 2026 : il est temps de passer Ă  26H2

Faut-il vraiment éteindre son PC tous les soirs ? La réponse définitive

Dans chaque bureau, il y a les deux. Celui qui Ă©teint mĂ©thodiquement sa machine Ă  18 heures, convaincu de la mĂ©nager. Et celui dont l’ordinateur n’a pas Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© depuis trois semaines, persuadĂ© Ă  l’inverse que les allumages fatiguent l’Ă©lectronique. Chacun jure que l’autre abĂźme son PC. Leur querelle remonte Ă  une Ă©poque oĂč les ordinateurs n’avaient pas grand-chose Ă  voir avec ceux d’aujourd’hui.

L’usure des allumages, un souvenir des annĂ©es 1990

La crainte vient du temps des disques durs mĂ©caniques fragiles. À chaque dĂ©marrage, le plateau devait accĂ©lĂ©rer et les tĂȘtes de lecture se mettre en place, une phase dĂ©licate pour ces piĂšces en mouvement. D’oĂč l’idĂ©e qu’il valait mieux laisser tourner la machine que la rallumer sans cesse.

Cet argument ne tient plus guĂšre. Les SSD, dĂ©sormais prĂ©sents dans la quasi-totalitĂ© des ordinateurs vendus, n’ont aucune piĂšce mobile, et leur usure dĂ©pend du volume de donnĂ©es Ă©crites, pas du nombre d’allumages. MĂȘme les disques durs actuels sont conçus pour supporter plusieurs dizaines de milliers de cycles de dĂ©marrage, un chiffre qu’un usage domestique n’approche jamais. Reste la dilatation des composants, qui chauffent puis refroidissent Ă  chaque allumage. Ces cycles thermiques peuvent Ă  trĂšs long terme fatiguer les soudures, mais un dĂ©marrage par jour pĂšse peu Ă  cĂŽtĂ© d’une machine maintenue chaude des heures durant sans raison. Sur un ordinateur rĂ©cent, Ă©teindre chaque soir ou laisser allumĂ© change donc peu de chose Ă  la durĂ©e de vie.

Sous Windows, « Éteindre » n’Ă©teint pas vraiment

Depuis Windows 8, et toujours par dĂ©faut sous Windows 10 et 11, une fonction appelĂ©e dĂ©marrage rapide modifie le comportement du bouton « Éteindre ». Au lieu d’un arrĂȘt complet, Windows ferme vos applications, puis enregistre l’Ă©tat du cƓur du systĂšme et des pilotes dans un fichier sur le disque. Au dĂ©marrage suivant, il recharge directement cette image. Le temps d’allumage baisse de 30 Ă  60 %, un gain net sur un vieux disque dur, mais de quelques secondes seulement sur un SSD.

Comme le systĂšme n’est jamais remis Ă  zĂ©ro, les petits dysfonctionnements accumulĂ©s, fuites de mĂ©moire ou pilotes capricieux, survivent d’une session Ă  l’autre. Certaines mises Ă  jour ont aussi besoin d’un dĂ©marrage complet pour s’installer correctement. Et ceux qui installent Linux Ă  cĂŽtĂ© de Windows s’exposent Ă  des ennuis, car la partition Windows reste verrouillĂ©e et l’autre systĂšme ne peut pas y accĂ©der proprement. C’est le bouton « RedĂ©marrer » qui fait ce nettoyage : il contourne le dĂ©marrage rapide et recharge tout Ă  partir de zĂ©ro. Pour un arrĂȘt complet, maintenez la touche Maj enfoncĂ©e en cliquant sur « Éteindre ». RedĂ©marrer rĂ©guliĂšrement, par exemple une fois par semaine ou dĂšs que la machine semble ralentir, rend donc plus de services Ă  Windows qu’un arrĂȘt chaque soir.

Ce que coûte une nuit allumé

Le compteur Ă©lectrique, lui, penche nettement du cĂŽtĂ© de l’arrĂȘt. Un PC fixe laissĂ© allumĂ© sans rien faire consomme couramment entre 50 et 100 watts. Sur dix heures par nuit, toute l’annĂ©e, cela reprĂ©sente 180 Ă  365 kWh, soit environ 37 Ă  73 euros au tarif rĂ©glementĂ© actuel, Ă  0,2001 euro le kWh depuis le 1er aoĂ»t 2026, pour un appareil qui ne sert Ă  rien pendant ce temps.

Windows propose aussi des solutions intermĂ©diaires. La veille garde vos applications en mĂ©moire vive et consomme entre 1 et 5 watts, soit moins de 4 euros par an mĂȘme si on l’utilise toutes les nuits, avec un rĂ©veil quasi instantanĂ© qui la rend pratique pour une pause dĂ©jeuner. L’hibernation sauvegarde toute votre session sur le disque puis coupe l’alimentation, sans perte de travail mĂȘme en cas de coupure de courant. Elle convient aux nuits et aux week-ends, surtout sur un portable glissĂ© dans un sac, oĂč une veille mal gĂ©rĂ©e peut rĂ©veiller la machine et la faire chauffer. Avec la veille en journĂ©e, l’hibernation ou l’arrĂȘt la nuit et un redĂ©marrage hebdomadaire, le PC ne coĂ»te presque rien pendant ses heures d’inactivitĂ© et Windows reste stable.

Source : Faut-il vraiment éteindre son PC tous les soirs ? La réponse définitive

WhatsApp est enfin compatible avec la programmation de messages sur Android

L’application WhatsApp pour Android se dote d’une fonction permettant de programmer l’envoi de messages, attendue depuis longtemps.

WhatsApp
Crédits : 123RF

En fĂ©vrier dernier, nous apprenions que WhatsApp testait en interne une fonction de programmation d’envoi de messages, une fonctionnalitĂ© prĂ©sente sur la version Business de l’application pour les professionnels, mais absente de la version grand public. Huit mois plus tard, cette option bien pratique commence Ă  ĂȘtre dĂ©ployĂ©e. Certains utilisateurs qui participent au programme bĂȘta de WhatsApp y ont accĂšs sur Android (build 2.26.40.7), et le dĂ©ploiement devrait s’accĂ©lĂ©rer dans les semaines Ă  venir.

La programmation des messages prend en charge le texte, les liens, les photos et les vidĂ©os, et est compatible avec le chiffrement de bout en bout, explique WABetaInfo. Pour envoyer un message Ă  une autre date et Ă  l’heure voulue, il suffit de le saisir normalement dans la discussion concernĂ©e, puis d’appuyer longuement sur le bouton d’envoi. Une interface apparaĂźt alors pour choisir quand WhatsApp doit envoyer le message. Celui-ci est alors expĂ©diĂ© en temps voulu, mĂȘme si l’application est fermĂ©e.

WhatsApp s’offre enfin une programmation d’envoi de messages

Pour les photos et vidĂ©os, il existe pour l’instant une limite d’un mĂ©dia en simultanĂ©. Il n’est pas possible de programmer l’envoi de plusieurs photos ou vidĂ©os en mĂȘme temps. La procĂ©dure Ă  suivre est autrement identique que pour envoyer du texte ou un lien. Il est aussi possible de programmer l’envoi depuis l’éditeur d’image, le menu qui permet aux utilisateurs de modifier une photo ou d’ajouter une lĂ©gende avant l’envoi.

Il existe aussi des restrictions quant au moment oĂč l’on peut anticiper l’envoi d’un message. Il n’est pas possible de le programmer pour dans moins de 10 minutes, et au-delĂ  de 2 semaines. Cette amplitude reste assez large pour rĂ©pondre Ă  la plupart des besoins. Quand un message est programmĂ©, il est affichĂ© dans une section dĂ©diĂ©e de l’écran d’informations de la conversation. L’expĂ©diteur peut s’y rendre pour consulter, gĂ©rer et supprimer ses messages programmĂ©s avant leur envoi.

Dans les chats de groupe, les messages ne sont envoyĂ©s qu’aux membres prĂ©sents dans le groupe au moment de leur programmation, et pas au moment de leur envoi.

Source : WhatsApp est enfin compatible avec la programmation de messages sur Android

France Travail : nouvelle cyberattaque, les données de plus de 62 000 agents dérobées

Les cyberattaques contre les institutions françaises ne cessent de se multiplier. AprĂšs la DGFiP ces derniĂšres semaines, l’Agence nationale pour la formation des adultes ou encore le ministĂšre de l’Education nationale, c’est encore au tour de France Travail d’ĂȘtre victime d’une fuite de donnĂ©es. Encore, parce que l’établissement public chargĂ© de l’emploi est rĂ©guliĂšrement victime de hackers depuis quelques mois. En 2024, les donnĂ©es personnelles de plus de 43 millions de personnes avaient Ă©tĂ© subtilisĂ©es. En juillet 2025, les mots de passe et les coordonnĂ©es bancaires des 340 000 demandeurs d’emploi Ă©taient en danger.

Puis, il y a un an, 30 000 autres donnĂ©es avaient Ă©tĂ© dĂ©robĂ©es. C’est une nouvelle fois le cas, selon les informations du site spĂ©cialisĂ© FrenchBreaches. Le site rĂ©fĂ©rence sur les fuites de donnĂ©es fait Ă©tat d’une nouvelle cyberattaque visant l’organisme, et plus prĂ©cisĂ©ment le vol des donnĂ©es de 62 848 d’agents et de professionnels. L’intrusion dĂ©tectĂ©e Ă  la fin du mois de septembre aurait eu lieu «via le compte Microsoft d’un employé», prĂ©cise FrenchBreaches. Si l’accĂšs non autorisĂ© a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©, des milliers de donnĂ©es auraient tout de mĂȘme Ă©tĂ© exfiltrĂ©es.

Plus de 100 000 numéros de téléphone mis en ligne

Plus de 62 000 agents sont concernĂ©s, et le fichier mis en ligne sur le darknet contiendrait plus de 100 000 numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, peut-on apprendre. Capture Ă©cran Ă  l’appui, le site spĂ©cialisĂ© dans la rĂ©vĂ©lation de fuites de donnĂ©es indique que 25 entitĂ©s territoriales et organisationnelles seraient concernĂ©es. On peut citer l’Ile-de-France, la Bretagne, l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine ou encore l’Auvergne-RhĂŽne-Alpes.

Les donnĂ©es auraient Ă©tĂ© diffusĂ©es sur un forum cybercriminel par un hacker dĂ©nommĂ© «0xRune». A noter que, pour l’heure, France Travail, ne s’est pas exprimĂ© sur la fuite de donnĂ©es. Quelles donnĂ©es ont Ă©tĂ© dĂ©robĂ©es ? Principalement, les noms et prĂ©noms, les adresses email professionnelles, les fonctions ou encore les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone fixe et portable des agents ou des membres de structures partenaires, telles que Cap emploi.

Attention au risque de phishing

En revanche, il semblerait qu’aucune donnĂ©e bancaire ou mot de passe n’aient Ă©tĂ© volĂ©s. «La structure homogĂšne du fichier ressemble Ă  un export d’annuaire professionnel ou d’un outil interne de gestion des collaborateurs», prĂ©cise FrenchBreaches. A noter que sur les 1 000 fiches dĂ©voilĂ©es, une grande majoritĂ© (744) serait arrachĂ©e Ă  une structure identifiĂ©e par le code «APE». Il y a des profils de conseillers, de responsables, de personnels administratifs ou de professionnels du rĂ©seau. Des identifiants internes apparaissent Ă©galement dans la base de donnĂ©es. Une nouvelle fuite de donnĂ©es qui inquiĂšte, car elle pourrait dĂ©boucher sur de nouvelles tentatives de phishing dans les jours Ă  venir.

Source : France Travail : nouvelle cyberattaque, les donnĂ©es de plus de 62 000 agents dĂ©robĂ©es – Capital.fr

Quand une mise à jour Samsung transforme des frigos connectés en boßtes inertes

 
En Corée du Sud, une mise à jour SmartThings a paralysé plusieurs réfrigérateurs Samsung, ravivant les inquiétudes sur la fiabilité des appareils électroménagers connectés.

Un incident révélateur des failles du tout-connecté

Plusieurs propriĂ©taires corĂ©ens de rĂ©frigĂ©rateurs Samsung ont vu leur appareil cesser de fonctionner du jour au lendemain. En cause : une mise Ă  jour du service SmartThings, censĂ©e amĂ©liorer l’expĂ©rience connectĂ©e de ces appareils, mais qui a plutĂŽt provoquĂ© leur arrĂȘt complet.

Selon le mĂ©dia sud-corĂ©en ZDNET Korea, l’incident s’est dĂ©clarĂ© le 22 septembre 2026. Sur le forum communautaire de Samsung en CorĂ©e, de nombreux utilisateurs ont signalĂ© que leurs frigos ne rĂ©pondaient plus, entraĂźnant la perte de denrĂ©es entiĂšres. D’autres fonctions annexes, comme l’ouverture automatique de la porte ou l’éclairage intĂ©rieur, ont Ă©galement cessĂ© de fonctionner.

quand-une-mise-a-jour-samsung-transforme

Une mise à jour de test diffusée par erreur

Le plus troublant dans cette affaire tient Ă  l’origine du problĂšme. Samsung a confirmĂ© sur son forum officiel qu’une erreur Ă©tait survenue pendant la phase de test d’une mise Ă  jour logicielle destinĂ©e Ă  ses rĂ©frigĂ©rateurs. Autrement dit, un firmware encore en dĂ©veloppement se serait retrouvĂ© installĂ© sur des appareils grand public, sans validation prĂ©alable.

Un porte-parole de la marque a indiquĂ© que des symptĂŽmes anormaux avaient Ă©tĂ© observĂ©s au niveau de l’alimentation et de l’écran de certains appareils, prĂ©cisant que des mesures d’urgence Ă©taient prises en prioritĂ© via les centres de service Samsung. ZDNET Korea Ă©voque une erreur systĂšme ayant permis la diffusion involontaire de cette version test auprĂšs des utilisateurs.

Des conséquences trÚs concrÚtes pour les foyers touchés

Au-delĂ  du dysfonctionnement technique, l’impact sur le quotidien des familles concernĂ©es est bien rĂ©el. Un rĂ©frigĂ©rateur hors service pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, signifie gĂ©nĂ©ralement des aliments perdus et des frais imprĂ©vus.

Samsung a demandé aux clients touchés de contacter son service aprÚs-vente. Des témoignages font état de techniciens remplaçant directement la carte mÚre des appareils défectueux pour résoudre le problÚme. Plusieurs utilisateurs réclament désormais une compensation financiÚre pour la nourriture gùchée.

Un calendrier particuliĂšrement malvenu

  • L’incident survient juste avant les fĂȘtes de Chuseok, pĂ©riode de grands repas familiaux en CorĂ©e du Sud
  • De nombreux foyers avaient rempli leur rĂ©frigĂ©rateur en prĂ©vision des cĂ©lĂ©brations
  • Le remplacement de piĂšces matĂ©rielles allonge les dĂ©lais de rĂ©paration en pleine pĂ©riode de forte demande

La connectivité, une promesse à double tranchant

Cet Ă©pisode illustre une tension rĂ©currente autour des appareils Ă©lectromĂ©nagers connectĂ©s : les fonctionnalitĂ©s intelligentes sĂ©duisent, mais elles ajoutent aussi une dĂ©pendance logicielle Ă  un objet dont la mission premiĂšre reste purement mĂ©canique, conserver le froid. Une simple erreur de dĂ©ploiement peut ainsi transformer un frigo dernier cri en meuble inerte, lĂ  oĂč un modĂšle non connectĂ© n’aurait jamais Ă©tĂ© exposĂ© Ă  ce type de panne. Pour les fabricants, l’enjeu est dĂ©sormais de sĂ©curiser leurs procĂ©dures de test avant toute diffusion Ă  grande Ă©chelle.

Source Android MT

Windows 11 : à quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + L ?

Microsoft a créé une combinaison de touches aussi complexe qu’inattendue dans le seul et unique but d’ouvrir LinkedIn. Une spĂ©cificitĂ© qui demande Ă  l’utilisateur d’appuyer sur cinq touches Ă  la fois, sans que Windows ne fournisse de vĂ©ritables explications sur l’utilitĂ© d’une telle gymnastique.
Source : Chloé Pertuis pour Frandroid

Windows compte plus d’une centaine de raccourcis clavier, dont certains sont devenus de vĂ©ritables rĂ©flexes au fil des annĂ©es. Difficile, par exemple, de ne pas connaĂźtre le fameux Ctrl + Z pour revenir en arriĂšre, ou les incontournables Ctrl + C et Ctrl + V pour faire un copier-coller. Mais parmi cette multitude de combinaisons, certaines sont nettement plus
 obscures. 

C’est notamment le cas d’un raccourci repĂ©rĂ© par Windows Latest dans Windows 11. Pour l’utiliser, il faut appuyer simultanĂ©ment sur Ctrl + Alt + Maj + Win + L. Une fois cette combinaison activĂ©e, Windows ouvre ni plus ni moins que LinkedIn dans le navigateur de l’utilisateur.

Une gymnastique insensée

Au-delĂ  du caractĂšre aberrant de la gymnastique nĂ©cessaire pour ouvrir LinkedIn, il semblerait que Microsoft comptabilise Ă©galement le nombre de personnes utilisant ce raccourci clavier. Lorsqu’il est activĂ©, Windows dĂ©clenche l’ouverture du navigateur internet avec une commande contenant le paramĂštre « ?trk=Officekey. »

Ce paramĂštre disparaĂźt toutefois une fois la page chargĂ©e, prĂ©cise Windows Latest. Si la firme de Redmond ne donne aucune explication sur la prĂ©sence d’un tel raccourci dans Windows 11, les recherches menĂ©es par le mĂ©dia suggĂšrent qu’il pourrait s’agir d’un hĂ©ritage de l’ancienne touche Office prĂ©sente sur certains claviers Windows 10. Celle-ci permettait notamment d’ouvrir rapidement Word, PowerPoint, Excel, Outlook ou encore Teams en combinant la touche Office avec la premiĂšre lettre du service concernĂ©.

Depuis, la touche Office a progressivement laissĂ© sa place Ă  la touche Copilot. Et ce qui pouvait autrefois se rĂ©sumer Ă  une simple pression sur une touche dĂ©diĂ©e s’est transformĂ© en une combinaison grotesque : Ctrl + Alt + Maj + Win + L.

Reste Ă  savoir si ce raccourci pourrait ĂȘtre simplifiĂ© avec le rĂ©cent aveu d’échec concernant l’utilisation de la touche Copilot sur les claviers Windows 11.

 

Source : Windows 11 : à quoi sert le raccourci Ctrl + Alt + Maj + Win + L ?

Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s

Le service public Bloctel, qui a cessĂ© son activitĂ© le 11 aoĂ»t 2026 dernier, a confirmĂ© le piratage d’une base de donnĂ©es contenant 3 millions de numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone inscrits sur la liste d’opposition au dĂ©marchage. Les donnĂ©es ont Ă©tĂ© mises en ligne gratuitement sur un forum cybercriminel.

Bloctel devait tirer sa rĂ©vĂ©rence discrĂštement, aprĂšs plus d’une dĂ©cennie passĂ©e Ă  tenter de protĂ©ger les Français du dĂ©marchage tĂ©lĂ©phonique non dĂ©sirĂ©. Le service ferme finalement sur un incident de sĂ©curitĂ© majeur, confirmĂ© par l’État lui-mĂȘme quelques jours seulement avant son extinction officielle. Ironie du sort : ce sont prĂ©cisĂ©ment les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone des personnes ayant demandĂ© Ă  ne plus ĂȘtre sollicitĂ©es qui se retrouvent aujourd’hui exposĂ©s, prĂȘts Ă  alimenter les campagnes de dĂ©marchage et d’arnaque qu’elles cherchaient justement Ă  fuir.

Un compte professionnel compromis, sans double authentification

Selon les informations recueillies par le site French Breaches, rĂ©fĂ©rence sur les fuites de donnĂ©es en France, l’incident aurait pour origine la compromission d’un compte utilisateur donnant accĂšs au service de consultation Bloctel rĂ©servĂ© aux entreprises. Ce service permet normalement aux professionnels de confronter leurs fichiers de prospection Ă  la liste d’opposition, afin d’éviter de dĂ©marcher les personnes inscrites. Le compte concernĂ© n’aurait pas Ă©tĂ© protĂ©gĂ© par une double authentification, un oubli qui aurait permis Ă  l’attaquant d’effectuer des recherches et de rĂ©cupĂ©rer les numĂ©ros affichĂ©s en clair dans les rĂ©sultats.

L’’État a confirmĂ© l’incident le 11 aoĂ»t, prĂ©cisant qu’un compte professionnel avait Ă©tĂ© usurpĂ© pour accĂ©der et tĂ©lĂ©charger des fichiers contenant des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. L’affaire a Ă©tĂ© signalĂ©e Ă  la CNIL, l’autoritĂ© française chargĂ©e de la protection des donnĂ©es personnelles. Deux cybercriminels revendiquent l’attaque sous les pseudonymes « Cybernox » et « don’t call me », et ont mis Ă  disposition la base complĂšte en tĂ©lĂ©chargement gratuit, plutĂŽt que de se limiter Ă  un simple Ă©chantillon comme c’est parfois l’usage dans ce type de revendication.

Des risques concrets pour 3 millions de personnes

Les donnĂ©es exposĂ©es se limiteraient Ă  des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone accompagnĂ©s d’identifiants techniques associĂ©s, sans autre catĂ©gorie de donnĂ©e personnelle identifiĂ©e Ă  ce stade. Ce pĂ©rimĂštre limitĂ© n’empĂȘche toutefois pas des consĂ©quences bien rĂ©elles pour les personnes concernĂ©es : campagnes de dĂ©marchage non sollicitĂ©, tentatives de smishing par SMS frauduleux, phishing ciblĂ©, ou encore recoupement avec d’autres fuites de donnĂ©es dĂ©jĂ  en circulation pour enrichir des bases de prospection illicites.

Plusieurs Ă©lĂ©ments restent Ă  confirmer, notamment l’authenticitĂ© intĂ©grale de la base diffusĂ©e, le nombre exact de numĂ©ros uniques qu’elle contient, ou encore la pĂ©riode durant laquelle les donnĂ©es ont Ă©tĂ© collectĂ©es. La proximitĂ© entre cette compromission et la fermeture programmĂ©e de Bloctel ne permet pas, en l’état, d’établir un lien de cause Ă  effet entre les deux Ă©vĂ©nements.

Reste une question qui dĂ©passe le seul cas Bloctel : combien d’autres services publics français reposent encore sur des accĂšs professionnels dĂ©pourvus du moindre verrou de sĂ©curitĂ© Ă©lĂ©mentaire ?

Source : Bloctel piratĂ© juste avant de fermer : 3 millions d’inscrits sont maintenant exposĂ©s

Piratage de l’Éducation nationale : une fuite de donnĂ©es expose 1,22 million d’élĂšves — Frandroid

TroisiĂšme fuite de donnĂ©es Ă  l’Éducation nationale en 2026, en plein feuilleton du piratage des impĂŽts. MĂȘme scĂ©nario et mĂȘme point d’entrĂ©e, un compte professionnel usurpĂ©, par le mĂȘme pirate que la DGFiP.
Piratage massif du Ministère Éducation nationale // Source : Montage Frandroid

On en sait plus sur le piratage massif des services du ministĂšre de l’Éducation nationale cet Ă©tĂ©. L’accĂšs frauduleux remonte Ă  fin juillet, via un compte professionnel usurpĂ©. Les pirates ont visĂ© le systĂšme dĂ©diĂ© Ă  la formation des personnels. C’est la troisiĂšme attaque du genre contre le ministĂšre depuis le dĂ©but de l’annĂ©e.

Quelles donnĂ©es ont fuité ? Selon les revendications de ZeroBytes, le mĂȘme groupe pirate que dans l’affaire DGFiP, la base de donnĂ©es est plutĂŽt gĂ©nĂ©reuse.

  • 43 Go de fichiers
  • 4,35 millions d’identifiants de personnels
  • 1,22 million d’élĂšves distincts
  • 602 000 comptes acadĂ©miques

On y trouve des informations d’identitĂ©, des coordonnĂ©es postales, des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et, pour une partie des personnes concernĂ©es, des numĂ©ros de sĂ©curitĂ© sociale. S’ajoutent des Ă©lĂ©ments professionnels, comme le statut et les fonctions. Les enseignants figurent parmi les principales cibles.

L’acadĂ©mie de CrĂ©teil serait particuliĂšrement touchĂ©es, mais la base de donnĂ©es comprendrait aussi des informations issues des bases SCONET, MGI/PELV2, I-Prof et d’annuaires LDAP.

Aprùs les impîts, l’Éducation nationale

Cette fuite refait surface seulement quelques jours aprĂšs la dĂ©couverte d’une cyberattaque sur la Direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques. La DGFiP reconnait le vol des donnĂ©es de 678 000 contribuables, un dossier assez sĂ©rieux pour que SĂ©bastien Lecornu rĂ©unisse une cellule de crise.

LĂ  encore, l’administration fiscale a confirmĂ© l’intrusion aprĂšs l’usurpation des identifiants d’un agent : numĂ©ro fiscal, revenu de rĂ©fĂ©rence, quotient familial et taux de prĂ©lĂšvement Ă  la source sont sortis.

Ce n’est pas la premiĂšre fois de l’annĂ©e pour l’Éducation nationale non plus. En mars, le portail RH Compas avait dĂ©jĂ  exposĂ© 243 000 agents. En avril, l’attaque de la plateforme EduConnect touchait 3,5 millions d’élĂšves, quasi tous mineurs. S’y ajoutent les 774 000 Ă©tudiants du CROUS, piratĂ©s la mĂȘme annĂ©e.

Les bons réflexes en cas de piratage

Si vous avez Ă©tĂ© victime d’un piratage ou d’une fuite de donnĂ©es, quelques bonnes pratiques sont Ă  garder en tĂȘte pour mieux vous protĂ©ger. Frandroid en a fait une liste :

  • Changer sans attendre les mots de passe des comptes concernĂ©s ;
  • En profiter pour changer aussi les mots de passe identiques ou similaires sur d’autres services ;
  • Utiliser des mots de passe uniques et solides (avec, pourquoi pas, un gestionnaire de mots de passe) ;
  • Activer la double authentification (2FA) partout oĂč c’est possible ;
  • Activer les Passkeys quand c’est possible ;
  • Dans les semaines Ă  venir, se mĂ©fier des emails, SMS ou appels suspects, mĂȘme s’ils semblent crĂ©dibles ;
  • Ne jamais cliquer sur un lien ou tĂ©lĂ©charger une piĂšce jointe en cas de doute ;
  • PrĂ©venir ses contacts si le piratage peut les concerner ;
  • Mettre Ă  jour ses appareils et logiciels pour corriger d’éventuelles failles de sĂ©curitĂ© ;
  • En cas de virements frauduleux, faire un signalement sur la plateforme Perceval.

Source : Piratage de l’Éducation nationale : une fuite de donnĂ©es expose 1,22 million d’élĂšves

Rakuten France ferme sa place de marchĂ© d’ici Ă  2026

Rakuten ferme son site en France d’ici Ă  la fin 2026, seize ans aprĂšs avoir rachetĂ© PriceMinister. Une sortie discrĂšte pour un site qui fut, un temps, le troisiĂšme acteur du e-commerce français.

Le couperet est tombĂ© le 16 juillet 2026, par l’intermĂ©diaire de l’AFP : Rakuten fermera sa place de marchĂ© en France d’ici Ă  la fin de l’annĂ©e 2026. Environ 180 salariĂ©s sont concernĂ©s par cet arrĂȘt, qui n’a rien d’une surprise.

Depuis plusieurs mois, l’hypothĂšse d’une fermeture faute de repreneur circulait dĂ©jĂ , comme le rapportaient nos confrĂšres de Frandroid.

Rakuten ferme son site en France

Il faut se souvenir de ce qu’était ce site. Avant de devenir Rakuten, il s’appelait PriceMinister, une plateforme française de vente entre particuliers et professionnels lancĂ©e en 2001. Le gĂ©ant japonais l’avait rachetĂ©e en 2010 pour environ 200 millions d’euros, puis rebaptisĂ©e Rakuten en 2018. À son apogĂ©e, PriceMinister rivalisait avec Amazon et la Fnac, et se prĂ©sentait comme l’un des poids lourds du e-commerce de l’électronique en France.

Seize ans plus tard, le marchĂ© l’a laissĂ© sur le bas-cĂŽtĂ©, faute de repreneur : « MalgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s par le groupe pour mener Ă  bien une cession de l’activitĂ©, les discussions approfondies menĂ©es avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir Ă  une solution viable », a annoncĂ© la filiale française de l’entreprise japonaise.

Le site Rakuten fermera ses portes à la fin d'année
Le site Rakuten fermera ses portes Ă  la fin de l’annĂ©e. // Source : Capture d’écran

Ce qui ferme, c’est la marketplace grand public : le site oĂč l’on achĂšte un tĂ©lĂ©phone reconditionnĂ© ou un jeu vidĂ©o d’occasion. Rakuten, l’empire japonais fondĂ© par Hiroshi Mikitani, reste un mastodonte prĂ©sent dans la banque, les tĂ©lĂ©coms et le numĂ©rique. Le groupe conserve d’ailleurs des activitĂ©s en France, notamment via les liseuses Kobo, rachetĂ©es en 2011.

À terme, les acheteurs retrouveront facilement des alternatives, mais il reste des questions immĂ©diates sur les commandes, les garanties, le SAV et les Rakuten Points. Et pour les vendeurs professionnels dĂ©pendants de la plateforme, l’impact est Ă©videmment beaucoup plus lourd. Rakuten occupait une place importante lors des grands Ă©vĂ©nements promotionnels, notamment pendant les soldes, oĂč la plateforme proposait gĂ©nĂ©ralement des rĂ©ductions particuliĂšrement agressives.

Rakuten a subi de plein fouet la concurrence d’Amazon ou Joybuy

Il faut dire que la concurrence est fĂ©roce. Amazon, notamment, a imposĂ© des standards que peu d’acteurs ont rĂ©ussi Ă  suivre : livraison rapide, catalogue immense, prix agressifs et logistique intĂ©grĂ©e. Face Ă  une telle machine, une marketplace qui se contente de mettre en relation vendeurs et acheteurs peine Ă  se dĂ©marquer.

Une concurrence qui ne cesse d’ailleurs de s’intensifier, avec l’arrivĂ©e rĂ©cente de nouveaux acteurs comme Joybuy, la plateforme d’e-commerce de JD.com. Rakuten a bien tentĂ© de tirer son Ă©pingle du jeu avec son systĂšme de cashback, le « Club R », mais cela n’a jamais suffi Ă  enrayer son dĂ©clin qui avait d’ailleurs commencĂ© dans d’autres pays. La France faisait mĂȘme figure de dernier bastion europĂ©en : le groupe avait dĂ©jĂ  fermĂ© ses marketplaces au Royaume-Uni et en Autriche en 2016, puis en Allemagne en 2020. L’Espagne avait Ă©galement Ă©tĂ© abandonnĂ©e en 2016, avant une tentative de retour de courte durĂ©e en 2025.

MĂȘme le marchĂ© de l’occasion, sur lequel la plateforme avait pourtant une carte Ă  jouer, a progressivement Ă©tĂ© grignotĂ© par des spĂ©cialistes comme Vinted, Back Market ou Leboncoin.

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Source : Rakuten France ferme sa place de marchĂ© d’ici Ă  2026