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Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?

Une vague de chaleur prĂ©coce s’abat sur la France en cette seconde quinzaine de mai 2026, avec des modĂšles saisonniers qui pointent un mois plus chaud de 1 Ă  3 °C par rapport aux normales. Et avec des Ă©tĂ©s qui se durcissent annĂ©es aprĂšs annĂ©e, la question revient Ă  chaque fois : nos voitures Ă©lectriques tiennent-elles le coup ? On va donc tenter de voir si elles sont sensibles Ă  la chaleur, et on va vous donner quelques conseils pour que votre vĂ©hicule s’en sorte au mieux durant cette pĂ©riode difficile.

En voiture, la chaleur est inconfortable et la tempĂ©rature dans l’habitacle peut facilement dĂ©passer les 50 degrĂ©s. Certaines surfaces exposĂ©es et zones de prĂ©hension peuvent mĂȘme parfois dĂ©passer les 80 degrĂ©s. Dans cette fournaise, nous avons tous le mĂȘme reflex : mettre la climatisation Ă  fond. La plupart des modĂšles rĂ©cents bĂ©nĂ©ficient mĂȘme d’un accĂšs rapide avec une fonction « refroidir l’habitacle » pour vite faire tomber la tempĂ©rature. Les voitures Ă©lectriques sont, pour la majoritĂ©, connectĂ©es et la climatisation peut ĂȘtre gĂ©rĂ©e Ă  distance grĂące aux applications.

Le mieux est de laisser les vitres entrouvertes les premiĂšres minutes de roulage et lorsque la climatisation est activĂ©e afin de chasser l’air chaud Ă  l’extĂ©rieur. Mais, nous allons le voir, les fortes chaleurs ont aussi un impact sur d’autres Ă©lĂ©ments que l’habitacle, particuliĂšrement pour les voitures Ă©lectriques.

Quels risques sur la batterie ?

Les batteries lithium-ion doivent rester dans une fourchette de tempĂ©rature propre Ă  chaque modĂšle pour garantir un bon fonctionnement et leur durabilitĂ©, gĂ©nĂ©ralement entre 20 et 25 degrĂ©s Celsius. Au-delĂ  de 30 °C, certaines Ă©tudes — comme celle du site amĂ©ricain Recurrent Auto — pointent une perte d’autonomie qui peut grimper jusqu’à 30 % sur les modĂšles les moins bien armĂ©s. Les batteries chauffent aussi rapidement lorsqu’elles sont chargĂ©es Ă  forte puissance et qu’un trajet Ă  vitesse Ă©levĂ©e est effectuĂ©. D’oĂč l’importance d’un systĂšme de refroidissement performant pour ne pas constater une perte de puissance, aussi bien du moteur Ă©lectrique que celle de recharge.

Bonne nouvelle : en 2026, l’immense majoritĂ© des voitures Ă©lectriques vendues neuves bĂ©nĂ©ficie d’un refroidissement liquide. Les Tesla, Hyundai, Kia, BYD, Audi, Porsche, Renault, Peugeot, Volkswagen et autres ne souffrent pas vraiment de problĂšmes de chaleur, hormis peut-ĂȘtre lors d’une utilisation vraiment intensive, comme sur circuit par exemple. Lors de fortes chaleurs, il n’y a pas de risque significatif de perte de puissance ou de dĂ©tĂ©rioration des cellules.

Pour quelques modĂšles plus anciens encore prĂ©sents sur le marchĂ© de l’occasion, comme la Renault ZoĂ©, la Nissan Leaf de premiĂšre gĂ©nĂ©ration ou la Volkswagen e-UP, la tempĂ©rature de la batterie est rĂ©gulĂ©e au moyen d’une ventilation forcĂ©e. Un systĂšme moins coĂ»teux qu’un refroidissement liquide, mais beaucoup moins efficace. Certains utilisateurs ont vu le fonctionnement de leur voiture temporairement altĂ©rĂ© lorsque la tempĂ©rature de la batterie dĂ©passe les 45 °C. Cela se traduit par une perte de puissance Ă  l’accĂ©lĂ©ration, ou encore une batterie qui ne se recharge pas aussi vite que prĂ©vu. Dans le pire des cas, cela peut mĂȘme dĂ©grader les cellules si la tempĂ©rature Ă©levĂ©e est maintenue sur de longues pĂ©riodes, sur cinq ans, on parle de 20 Ă  30 % de perte d’autonomie supplĂ©mentaire par rapport Ă  un modĂšle refroidi par circuit liquide.

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Dans la plupart des cas, la voiture fera en sorte, d’elle-mĂȘme, de rĂ©guler la puissance (en charge ou en roulant) au niveau de la batterie afin d’éviter toute dĂ©tĂ©rioration de celle-ci. Vous pouvez donc utiliser votre voiture normalement, mais ne soyez pas Ă©tonnĂ© si vous constatez une baisse de puissance lors d’une recharge rapide en plein soleil sur une voiture qui n’est pas refroidie par un systĂšme liquide.

La recharge sur bornes publiques peut-elle ĂȘtre affectĂ©e ?

ExposĂ©es en gĂ©nĂ©ral directement aux rayons du soleil, les bornes de recharge sont remplies de composants Ă©lectroniques. MĂȘme s’ils sont bien isolĂ©s de l’extĂ©rieur la plupart du temps, la tempĂ©rature de fonctionnement pour une borne de recharge oscille entre -25 et +45 degrĂ©s selon les donnĂ©es techniques fournies par les fabricants.

Un seuil qui est parfois atteint, voire dĂ©passĂ©, en cas de fortes chaleurs. La puissance de recharge peut ainsi ĂȘtre altĂ©rĂ©e. Plusieurs membres de notre rĂ©daction ont pu rencontrer ce cas. Notamment chez Tesla sur les anciens Superchargeurs V2 oĂč la borne se mettait en sĂ©curitĂ©, Ă  60 kW, au bout de quelques minutes de charge. Poser un linge humide sur le connecteur permettait de retrouver la puissance maximale. Un problĂšme quasi inexistant sur les V3, et inexistant sur les V4 (jusqu’à 500 kW) que Tesla dĂ©ploie depuis 2025 en Europe, avec une Ă©lectronique de puissance beaucoup plus efficiente et un refroidissement repensĂ©. Mais le problĂšme n’a pas disparu pour autant : nous avons aussi rencontrĂ© le cas sur diffĂ©rents rĂ©seaux « locaux », avec des bornes rapides en courant continu DC en plein soleil, incapables de dĂ©passer quelques kW de puissance, quand elles ne se mettaient pas tout simplement en dĂ©faut. Le systĂšme de gestion Ă©lectronique peut dĂ©clencher une mesure de sĂ©curitĂ© pour Ă©viter une surchauffe sur la borne. Ainsi, l’opĂ©ration de recharge sera interrompue avant son terme.

IdĂ©alement, pour Ă©viter ce genre de phĂ©nomĂšnes, il faudrait que les bornes de recharge soient protĂ©gĂ©es des intempĂ©ries, comme cela se fait dans certaines stations, avec un toit protĂ©geant de la pluie et du soleil. La rĂ©glementation europĂ©enne AFIR impose dĂ©sormais des stations de recharge rapide d’au moins 150 kW tous les 60 km le long des grands axes, avec un objectif de 400 kW de puissance totale par station fin 2025 et 600 kW fin 2027 : autant d’occasions de repenser ces infrastructures avec de meilleurs abris.

Quel impact sur l’autonomie ?

Si le froid a un impact rĂ©el sur l’autonomie des voitures Ă©lectriques, les fortes chaleurs n’ont pas le mĂȘme impact en France. En tout cas, c’est ce que nous avons constatĂ© durant nos nombreux essais de voitures Ă©lectriques menĂ©s depuis plusieurs annĂ©es maintenant, et par tous les temps. Tant que vous restez sous la barre des 30 °C, la batterie travaille dans une plage confortable et l’autonomie ne bouge quasiment pas.

En rĂ©alitĂ©, si les tempĂ©ratures sont Ă©levĂ©es, vous utiliserez la climatisation. Et, effectivement, cela aura un impact sur l’autonomie puisque le systĂšme puise l’électricitĂ© de la batterie pour fonctionner. Les voitures Ă©lectriques possĂšdent nĂ©anmoins un avantage : la grande majoritĂ© des modĂšles rĂ©cents est Ă©quipĂ©e d’une pompe Ă  chaleur rĂ©versible particuliĂšrement Ă©conome.

Contrairement aux vĂ©hicules thermiques, nul besoin de « laisser tourner le moteur Â» et de consommer une quantitĂ© importante d’énergie pour gĂ©nĂ©rer de l’air froid. PrĂ©cisons toutefois que les voitures Ă©lectriques qui ne sont pas Ă©quipĂ©es d’une pompe Ă  chaleur pour le chauffage (et qui comptent donc sur une rĂ©sistance pour chauffer l’habitacle en hiver, comme sur les thermiques) disposent malgrĂ© tout d’un circuit de climatisation classique pour produire du froid. Une climatisation consomme environ 1 kW par heure de fonctionnement, contre Ă  peu prĂšs le triple pour le chauffage d’un vĂ©hicule dotĂ© d’une rĂ©sistance Ă©lectrique.

Pour Ă©conomiser quelques prĂ©cieux kilomĂštres d’autonomie, n’hĂ©sitez pas Ă  activer le recyclage de l’air. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, une climatisation fonctionne Ă  une puissance de 1 Ă  2 kW et fait perdre entre 15 et 25 km d’autonomie Ă  une voiture, en fonction du modĂšle. À comparer au chauffage en hiver, qui peut monter Ă  3, voire 4 kW dans le cas d’une rĂ©sistance. Avec la prĂ©sence d’une pompe Ă  chaleur, on revient sur des valeurs proches de la climatisation, certains systĂšmes les plus efficaces descendant mĂȘme Ă  500 W.

Quand Tesla prend les devants

En 2020, la Californie a Ă©tĂ© touchĂ©e par de trĂšs fortes chaleurs. Tesla avait alors prĂ©venu ses clients qu’il Ă©tait prĂ©fĂ©rable de ne pas recharger leur voiture Ă  certaines heures en raison de la canicule et des limitations Ă©nergĂ©tiques locales.

Un problĂšme amenĂ© Ă  se multiplier avec les vagues de chaleur successives toujours plus intenses, comme on l’a vu sur l’étĂ© 2025 oĂč l’ensemble du continent a multipliĂ© les Ă©pisodes caniculaires.

Pas d’inquiĂ©tudes Ă  avoir en France

En France, pour le moment, Tesla n’a pas encore eu besoin d’envoyer un message de ce genre Ă  ses clients puisque le rĂ©seau Ă©lectrique français reste plus fiable et robuste que son homologue amĂ©ricain. La climatisation, elle, gagne du terrain : environ 25 % des rĂ©sidences principales sont dĂ©sormais Ă©quipĂ©es selon les derniĂšres donnĂ©es ADEME, contre une part bien plus faible il y a quelques annĂ©es, un changement qui pĂšse sur le rĂ©seau l’étĂ©.

Le pic de consommation sur le rĂ©seau français reste hivernal, avec un record absolu de 91 228 MW atteint le 6 janvier 2026 Ă  10h30, selon les donnĂ©es Ă©co2mix de RTE. Mais l’écart se resserre : le 30 juin 2025, la consommation a touchĂ© 57 GW Ă  13h, soit 13 % de plus qu’à la mĂȘme date l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et le pic estival a frĂŽlĂ© les 60 GW lors de la premiĂšre canicule. Le record estival historique tient toujours, Ă  59,1 GW le 25 juillet 2019.

Il faut aussi nuancer : en cas de fortes chaleurs sur tout le territoire, certaines centrales nuclĂ©aires (celles refroidies en circuit ouvert sur un cours d’eau) peuvent ĂȘtre contraintes de ralentir leurs rĂ©acteurs si la tempĂ©rature du cours d’eau devient trop Ă©levĂ©e. C’est exactement ce qui s’est passĂ© l’étĂ© dernier : EDF a dĂ» arrĂȘter le rĂ©acteur 1 de Golfech alors que la Garonne approchait les 28 °C, le seuil rĂ©glementaire de tempĂ©rature de rejet. Un prĂ©cĂ©dent qui dit ce que l’étĂ© 2026 risque de rĂ©pĂ©ter.

Pour rĂ©sumer, si les fortes chaleurs peuvent avoir un impact sur les vĂ©hicules Ă©lectriques et l’infrastructure de recharge, cela dĂ©pend principalement de la voiture et de la borne utilisĂ©e. Au quotidien, vous ne devriez pas ressentir de diffĂ©rences majeures lors de l’utilisation de votre auto Ă©lectrique, mais dans le cas oĂč vous prĂ©voyez un long trajet avec des recharges sur des bornes rapides rĂ©gionales, prĂ©voyez un peu plus large niveau autonomie pour ĂȘtre parĂ© Ă  une borne hors service ou trĂšs lente.

Source: Canicule et voiture électrique : quel impact sur la batterie ?

CPU-Z et HWMonitor : l’alerte est sĂ©rieuse, les tĂ©lĂ©chargements officiels sont suspects

Les premiĂšres alertes sont venues de Reddit et l’affaire dĂ©passe le simple tĂ©moignage isolĂ©. Plusieurs utilisateurs affirment qu’en voulant tĂ©lĂ©charger ou mettre Ă  jour HWMonitor 1.63 depuis les pages officielles de CPUID, ils ont reçu un fichier inattendu nommĂ© HWiNFO_Monitor_Setup.exe.

Le lancement du processus d’installation s’est alors soldĂ© par des alertes de Windows Defender et, dans certains cas, un installateur affichant des invites en russe.  Les pages publiques de CPUID affichent toujours un discours normal en façade. La page officielle de HWMonitor mentionne bien la version 1.63, datĂ©e du 3 avril 2026, tandis que la page de CPU-Z affiche la version 2.19. Rien, dans cette prĂ©sentation visible, ne laisse immĂ©diatement penser Ă  des paquets compromis.

Un souci au niveau des liens de téléchargement ?

D’aprĂšs l’analyse d’Igor’sLAB, le comportement suspect ne colle pas avec ce que CPUID affiche publiquement sur ses pages produit. Le site montre encore un chemin de tĂ©lĂ©chargement classique vers un fichier du type hwmonitor_1.63.exe, mais certains utilisateurs disent avoir reçu autre chose au moment du tĂ©lĂ©chargement.  Le scĂ©nario le plus plausible est probablement une manipulation ou un remplacement partiel dans la chaĂźne de tĂ©lĂ©chargement de CPUID.

Le danger ne viendrait donc pas forcĂ©ment de la page visible que tout le monde peut consulter, mais d’un maillon intermĂ©diaire redirigeant vers un objet tiers ou un hĂŽte inattendu. Il ne s’agirait donc pas d’un simple faux positif, mais d’un problĂšme touchant le mĂ©canisme de la distribution.

Pour le moment il faut restĂ© prudent car CPUID n’avait pas encore publiĂ© de dĂ©claration publique confirmant ou infirmant cette compromission de ses liens de tĂ©lĂ©chargement.

Pourquoi le nom “HWiNFO_Monitor_Setup.exe” alarme ?

Dans cette affaire le nom du fichier signalĂ© est dĂ©jĂ  un drapeau rouge Ă  lui seul. CPUID suit d’ordinaire une nomenclature de fichiers trĂšs claire autour de hwmonitor_1.63.exe ou des archives ZIP associĂ©es. Recevoir Ă  la place un exĂ©cutable nommĂ© HWiNFO_Monitor_Setup.exe n’entre pas dans un schĂ©ma habituel.

Attention Ă  une mauvaise interprĂ©tation du dossier. En l’état des Ă©lĂ©ments publics consultĂ©s, HWiNFO n’est pas accusĂ© d’avoir Ă©tĂ© compromis.  HWiNFO 8.44 est la version stable officielle. Ici, le nom de HWiNFO semble surtout avoir Ă©tĂ© utilisĂ© dans un installateur suspect distribuĂ© via des outils de CPUID.

Du cotĂ© de Cybernews,  on Ă©voque un site CPUID “allegedly hacked” et que ce fichier suspect a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© comme malveillant par de nombreux moteurs antivirus.

Que faut-il faire ?

Pour le moment et en attendant une communication officielle sur le sujet, la consigne la plus prudente est de ne pas tĂ©lĂ©charger et ne pas mettre Ă  jour les utilisateurs HWMonitor ou CPU-Z depuis le site CPUID si le fichier, l’hĂŽte ou le comportement de l’installateur paraĂźt anormal.

Des noms de fichiers incompatibles avec ceux affichĂ©s publiquement, des redirections vers des hĂŽtes inattendus, des alertes antivirus et un setup ne correspondant pas Ă  l’éditeur suffisent Ă  considĂ©rer  ces paquets comme dangereux.

Source: CPU-Z et HWMonitor : l’alerte est sĂ©rieuse, les tĂ©lĂ©chargements officiels sont suspects

Arnaque au tĂ©lĂ©phone : pourquoi il ne faut surtout plus dire « allĂŽ » lors d’un appel silencieux

Une nouvelle arnaque au tĂ©lĂ©phone fait des ravages. Elle commence par un appel silencieux, lors duquel un simple « allĂŽ Â» peut vous mettre en danger, ainsi que tous vos proches. Explications.

L’arnaque mise en lumiĂšre par les chercheurs de Bitdefender commence par un appel tĂ©lĂ©phonique tout ce qu’il y a de plus classique. Lorsque vous dĂ©crochez votre tĂ©lĂ©phone, il n’y a personne au bout du fil. Personne ne parle et rien ne se passe. La rĂ©ponse classique est de tenter de savoir qui essaie de vous parler. Si vous multipliez les « allĂŽ Â» et les « il y a quelqu’un ? Â», la communication est coupĂ©e.

« Si vous restez silencieux, l’appelant reste silencieux lui aussi. Cependant, si vous dites quelque chose, l’appel se termine brusquement Â», explique Bitdefender dans son rapport, soulignant que Â« des personnes du monde entier ont signalĂ© avoir reçu des appels oĂč personne ne parlait Â» au cours de Â« l’annĂ©e derniĂšre Â».

Une réponse qui peint une cible dans votre dos

À premiĂšre vue, un appel muet est inoffensif. Comme l’expliquent les chercheurs, cet Ă©change d’une poignĂ©e de secondes suffit aux fraudeurs pour obtenir exactement ce qu’ils cherchaient, Ă  savoir la confirmation que votre numĂ©ro est bien attribuĂ© Ă  une personne rĂ©elle. Les pirates savent dĂ©sormais que le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone est actif. Ils vous rangent dĂ©sormais dans la catĂ©gorie des victimes potentielles. Cette information peut dĂ©jĂ  ĂȘtre revendue sur le dark web, contre des cryptomonnaies.

Une fois que la validitĂ© de votre numĂ©ro a Ă©tĂ© confirmĂ©e, des pirates pourraient faire de vous leur prochaine cible. Le rapport de Bitdefender pointe du doigt les risques Â« d’attaques de phishing vocal (vishing), d’escroqueries par SMS ou d’attaques de clonage vocal par IA Â». Dans le cadre d’une attaque de phishing vocal, les escrocs vont se faire passer pour une banque, une administration ou un proche afin de soutirer des informations confidentielles ou de l’argent. Comme vous avez Ă©tĂ© Â« marquĂ© comme actif, vous recevrez probablement des appels de suivi Â», note Bitdefender. Par ailleurs, votre numĂ©ro peut se retrouver dans la liste de diffusion d’arnaques par SMS diverses et variĂ©es. On pense notamment Ă  des arnaques Ă  la livraison de colis, en nette augmentation en France.

Une voix clonée

Le danger ne s’arrĂȘte pas lĂ . En rĂ©pondant au tĂ©lĂ©phone, vous donnez la possibilitĂ© aux hackers de cloner votre voix et d’en faire un deepfake. Si vous prononcez quelques mots, mĂȘme un simple et banal « allΠ», vous offrez votre voix sur un plateau d’argent aux cybercriminels. Votre voix peut ĂȘtre enregistrĂ©e pour « crĂ©er des Ă©chantillons vocaux basĂ©s sur l’IA ». Avec les outils d’intelligence artificielle disponibles en ligne, il suffit de quelques secondes pour concevoir une copie factice de votre voix.

Ces clones vocaux peuvent ensuite ĂȘtre utilisĂ©s pour contacter vos proches, se faire passer pour vous et rĂ©clamer de l’argent de toute urgence. Les escrocs peuvent notamment prĂ©texter un accident, un problĂšme de carte bancaire, ou un souci quelconque, pour convaincre votre famille ou vos amis de verser de l’argent. Les quelques mots que vous avez prononcĂ©s en rĂ©pondant au tĂ©lĂ©phone peuvent ainsi ĂȘtre exploitĂ©s des semaines ou des mois plus tard.

Des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone qui peuvent ĂȘtre usurpĂ©s

Beaucoup de gens pensent se protĂ©ger en ne rĂ©pondant qu’aux numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone qu’ils reconnaissent. Cette prĂ©caution ne suffit pas Ă  se prĂ©munir contre les cybercriminels. En effet, « tous les appels ne proviennent pas nĂ©cessairement de numĂ©ros inconnus ou masquĂ©s ». Les pirates peuvent afficher n’importe quel numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone sur l’écran de votre smartphone grĂące à des techniques de « spoofing ». Cette tactique repose sur des logiciels dĂ©diĂ©s, taillĂ©s pour trafiquer le numĂ©ro d’affichage. Autrement dit, mĂȘme si votre tĂ©lĂ©phone affiche le logo de votre Ă©tablissement bancaire, cela ne prouve absolument pas que c’est votre banque qui vous appelle.

Comment se protĂ©ger contre les appels silencieux ?

Face Ă  la hausse des appels tĂ©lĂ©phoniques silencieux Ă©manant d’escrocs, il faut impĂ©rativement adopter quelques bonnes habitudes. Tout d’abord, prenez l’habitude de laisser votre interlocuteur prononcer la premiĂšre phrase. Si vous dĂ©crochez et que personne ne rĂ©pond, raccrochez sans dire un mot. Ne cherchez pas Ă  savoir qui appelle et ne criez pas « AllĂŽ ? Â» une deuxiĂšme fois. Évitez en particulier de dire « oui Â» ou de confirmer votre nom Ă  votre interlocuteur. Certaines fraudes enregistrent tout particuliĂ©rement ce type de rĂ©ponse pour fabriquer une preuve fictive de votre consentement Ă  un contrat ou Ă  un service payant. Bref, vous risquez de vous retrouver abonnĂ© Ă  des services hors de prix sans le savoir.

Par ailleurs, il est important de bloquer le numĂ©ro. Ne le rappelez jamais, car vous pourriez tomber sur une ligne surtaxĂ©e qui vous facture chaque seconde d’écoute. Enfin, restez en alerte dans les semaines, voire les mois qui suivent, si vous avez rĂ©pondu Ă  un appel silencieux. Les escrocs ne frappent pas toujours dans la foulĂ©e de l’appel. Votre numĂ©ro peut circuler longtemps avant qu’un faux conseiller bancaire ou un prĂ©tendu livreur de colis ne vous contacte

Source: Arnaque au tĂ©lĂ©phone : pourquoi il ne faut surtout plus dire « allĂŽ » lors d’un appel silencieux

Windows 11 : la mise Ă  jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure

Trente ans aprĂšs les moqueries acerbes de Steve Jobs sur le manque de goĂ»t flagrant de Microsoft, la firme de Redmond semble enfin piquĂ©e au vif. Une vaste refonte esthĂ©tique de Windows 11 est actuellement dans les tuyaux pour ce mois d’avril, avec pour cible prioritaire la trĂšs chaotique application ParamĂštres.

Windows a historiquement toujours privilĂ©giĂ© la fonction brute au dĂ©triment de l’élĂ©gance visuelle. Cette philosophie rudimentaire a mĂȘme valu Ă  l’entreprise les foudres d’un certain Steve Jobs en 1996, qui affirmait sĂšchement que Microsoft n’avait « absolument aucun goĂ»t Â». Si l’on peut dĂ©battre de sa critique d’époque sur leur manque supposĂ© d’idĂ©es originales, son constat sur l’indiffĂ©rence de la firme face Ă  l’esthĂ©tique tenait la route.

Aujourd’hui encore, cette fragmentation visuelle pĂšse lourd : l’absence d’un cadre d’interface cohĂ©rent pousse de nombreux dĂ©veloppeurs Ă  proposer de simples applications web sur Windows, rĂ©servant leurs beaux logiciels natifs Ă  macOS. Un comble quand on connaĂźt la diffĂ©rence Ă©crasante de parts de marchĂ© en faveur de l’OS de Microsoft.

Le mode sombre réparé et des ParamÚtres qui respirent enfin

Mais le vent tourne en cette annĂ©e 2026. March Rogers, le directeur de la conception chez Microsoft, a rĂ©cemment pris la parole sur X pour confirmer une excellente nouvelle : ses Ă©quipes se concentrent enfin sur l’harmonisation du design des fenĂȘtres de Windows 11. Le gĂ©ant amĂ©ricain a toujours Ă©tĂ© capable de produire de superbes visuels, comme le prouvent les campagnes publicitaires de l’OS ou de la suite Office. L’objectif est dĂ©sormais de faire correspondre l’expĂ©rience utilisateur rĂ©elle avec cette exigence graphique, grĂące Ă  une mise Ă  jour d’avril trĂšs attendue (dont quelques prĂ©mices sont dĂ©jĂ  apparues dans le patch optionnel de mars).

Le plus gros chantier de ce ravalement de façade concerne les pages de l’application ParamĂštres, le remplaçant officiel du vieillissant Panneau de configuration. JugĂ©s beaucoup trop brouillons et surchargĂ©s d’informations empilĂ©es, ces menus vont subir une cure d’amincissement salutaire. Microsoft a dĂ©cidĂ© de s’appuyer sur les retours des utilisateurs pour nettoyer l’interface, retirer le superflu et rendre la navigation bien plus lisible. L’entreprise a mĂȘme enfin laissĂ© les utilisateurs dĂ©placer la barre des tĂąches.

Vous utilisez le thĂšme sombre sur votre machine ? Jusqu’ici, tenter d’ajouter un nouvel utilisateur vous explosait la rĂ©tine avec une boĂźte de dialogue bloquĂ©e sur un fond d’un blanc immaculĂ©. Cette aberration ergonomique est de l’histoire ancienne : ces menus adoptent logiquement le mode sombre gĂ©nĂ©ral du systĂšme. Du cĂŽtĂ© des accessoires, la page de configuration dĂ©diĂ©e aux stylets, laissĂ©e Ă  l’abandon depuis des annĂ©es, s’offre un lifting bienvenu pour s’adapter Ă  l’essor des PC hybrides 2-en-1.

L’expĂ©rience globale s’enrichit aussi de nouvelles interactions trĂšs pratiques. L’Explorateur de fichiers intĂšgre dĂ©sormais la saisie vocale pour renommer vos dossiers et documents Ă  la volĂ©e, une option parfaite pour trier rapidement une montagne de vieilles captures d’écran. ParallĂšlement, l’outil d’accessibilitĂ© Narrateur gagne une intĂ©gration profonde avec l’intelligence artificielle Copilot sur l’ensemble des appareils.

Source: Windows 11 : la mise Ă  jour d’avril 2026 va apporter une refonte graphique majeure

Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

Des cybercriminels exploitent la fuite accidentelle du code source de Claude Code, l’IA d’Anthropic, pour piĂ©ger les dĂ©veloppeurs sur Github. De faux dĂ©pĂŽts, qui prĂ©tendent contenir tout le code de l’IA, renferment en effet un duo de malwares, dont le redoutable Vidar.

Le code source de Claude s’est retrouvĂ© sur Internet. Fin mars 2026, Anthropic a en effet divulguĂ© par erreur tout le code source de son IA gĂ©nĂ©rative lors d’une mise Ă  jour de Claude Code. En dĂ©pit des efforts de la start-up pour endiguer la propagation d’informations confidentielles, le fichier a Ă©tĂ© massivement diffusĂ© sur GitHub. La fuite, qui dĂ©coule d’une erreur humaine survenue chez Anthropic, a rĂ©vĂ©lĂ© plusieurs des projets secrets de l’entreprise, ainsi que le fonctionnement interne de Claude.

FidĂšles Ă  leurs habitudes, les cybercriminels n’ont pas tardĂ© Ă  surfer sur l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©rĂ© par le code de Claude. Selon un rapport de Zscaler publiĂ© le 2 avril 2026, des pirates ont mis en ligne une copie factice du code source sur la plateforme Github. Le dĂ©pĂŽt a Ă©tĂ© effectuĂ© par un compte GitHub baptisĂ© « idbzoomh Â». Le fichier prĂ©tend contenir l’intĂ©gralitĂ© du code divulguĂ© par erreur, ainsi que des Â« fonctionnalitĂ©s enterprise dĂ©bloquĂ©es Â». Le dĂ©pĂŽt prend la forme d’une archive 7-Zip. Les Â« acteurs malveillants rĂ©agissent trĂšs rapidement pour tirer parti d’un incident mĂ©diatisĂ© Â», souligne Zscaler.

Un duo de virus cachés dans le faux code source de Claude

Dans le dĂ©pĂŽt, les chercheurs de Zscaler ont dĂ©couvert la prĂ©sence d’un redoutable logiciel malveillant, intitulĂ© Vidar. Bien connu des chercheurs en sĂ©curitĂ©, ce malware aspire silencieusement les mots de passe enregistrĂ©s dans les navigateurs, les cookies de session, les donnĂ©es de remplissage automatique et les portefeuilles de cryptomonnaies. Une fois installĂ©, il peut compromettre une grande partie de la vie numĂ©rique des internautes.

En parallĂšle, il installe GhostSocks, un malware qui transforme les machines infectĂ©es en proxy rĂ©sidentiels pour permettre aux cybercriminels de dissimuler leurs activitĂ©s. Depuis l’automne 2023, l’outil est mis Ă  la disposition de tous les pirates sous forme d’abonnement mensuel. Il est vendu autour de 150 dollars en Bitcoin. Zscaler a constatĂ© que l’archive malveillante Ă©tait mise Ă  jour rĂ©guliĂšrement, ce qui laisse supposer que d’autres charges malveillantes pourraient ĂȘtre ajoutĂ©es dans un avenir proche. Un second dĂ©pĂŽt identique a aussi Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© par les chercheurs.

Un dépÎt malveillant visible sur Google

Les cybercriminels Ă  l’origine de l’opĂ©ration n’ont pas fait les choses Ă  moitiĂ©. Pour s’assurer qu’un maximum de dĂ©veloppeurs tombent dans le piĂšge, ils ont optimisĂ© leur dĂ©pĂŽt Github pour le rĂ©fĂ©rencement sur Google. De facto, le dĂ©pĂŽt est apparu parmi les premiers rĂ©sultats sur des requĂȘtes comme « leaked Claude Code ». Cette astuce « facilite grandement sa dĂ©couverte par des utilisateurs peu mĂ©fiants ». Selon nos constatations, le dĂ©pĂŽt n’est plus visible dans les premiers rĂ©sultats du moteur. Google a peut-ĂȘtre pris des mesures pour dĂ©rĂ©fĂ©rencer le dĂ©pĂŽt. En parallĂšle, Anthropic continue de s’activer pour exiger le retrait de toutes les copies de son code source. Selon PCMag, l’entreprise a Ă©mis plus de 8 000 demandes de retrait en vertu du DMCA en quelques jours.

Source: Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

Netflix forcĂ© de rembourser ses abonnĂ©s : le dĂ©but de la fin pour les hausses unilatĂ©rales ? — Frandroid

La justice italienne vient stopper Netflix. Le tribunal de Rome condamne Netflix Ă  rembourser ses abonnĂ©s pour des hausses de prix jugĂ©es abusives. Un camouflet pour le gĂ©ant amĂ©ricain qui pourrait devoir rendre jusqu’à 500 euros par client.

C’est l’histoire d’un bras de fer que beaucoup croyaient perdu d’avance. Depuis des annĂ©es, Netflix augmente ses tarifs comme on change de chemise : quatre hausses depuis 2017 en Europe, et une cinquiĂšme dĂ©jĂ  prĂ©vue pour 2026.

Jusqu’ici, l’abonnĂ© n’avait que deux choix : payer ou partir. Mais le tribunal de Rome vient changer les rĂšgles ce 1er avril 2026, et ce n’est pas une blague.

L’association Movimento Consumatori a rĂ©ussi l’impossible : faire dĂ©clarer ces augmentations nulles. La justice estime que Netflix a modifiĂ© ses contrats unilatĂ©ralement sans « motif valable Â», une obligation pourtant inscrite dans le marbre du droit italien.

Les tarifs actuels sont considérés comme illégaux. Netflix se retrouve condamné à rembourser le trop-perçu et, plus humiliant encore, à afficher cette défaite sur son site et dans la presse nationale.

Le jackpot pour les abonnés fidÚles

Si vous ĂȘtes un abonnĂ© fidĂšle de la formule Premium (4K) et que vous n’avez jamais rĂ©siliĂ© depuis 2017, Netflix vous doit environ 500 €. Pour la formule Standard, la note s’élĂšve Ă  250 €. C’est une somme colossale quand on la multiplie par les millions d’utilisateurs concernĂ©s en Italie. La justice ne s’arrĂȘte pas lĂ  : elle exige que Netflix ramĂšne ses prix au niveau de 2017.

ConcrĂštement, cela signifierait une baisse immĂ©diate de 8 € par mois pour l’offre Premium et de 4 € pour la Standard. Pour Netflix, c’est un cauchemar logistique et financier. La plateforme a Ă©videmment fait appel, clamant que ses conditions gĂ©nĂ©rales respectent la loi. Mais le mal est fait : la brĂšche est ouverte.

Si cette dĂ©cision survit Ă  l’appel, elle va crĂ©er une jurisprudence qui ne s’arrĂȘtera pas aux Alpes. Les associations de consommateurs françaises, souvent trĂšs remontĂ©es contre les modifications unilatĂ©rales de contrats, observent la situation de trĂšs prĂšs. Si le motif de la « hausse pour investissement dans les contenus Â» est jugĂ© insuffisant en Italie, il y a peu de chances qu’il tienne la route devant d’autres tribunaux europĂ©ens.

Le prĂ©sident de Movimento Consumatori ne compte pas s’arrĂȘter lĂ . Sans remboursement immĂ©diat, il menace de lancer une action collective (class action) pour automatiser le processus. Netflix joue gros. Soit la firme gagne en appel et sauve son modĂšle de croissance infinie, soit elle doit revoir totalement sa stratĂ©gie tarifaire en Europe.

Source: Netflix forcĂ© de rembourser ses abonnĂ©s : le dĂ©but de la fin pour les hausses unilatĂ©rales ? — Frandroid

« C’est intolĂ©rable » : la communautĂ© scientifique s’insurge contre les data centers spatiaux de Musk

Le communautĂ© scientifique spatiale s’unit et tire la sonnette d’alarme concernant les diffĂ©rents projets de data centers dans l’espace. Dans leur viseur, entre autres, l’initiative colossale de SpaceX.

Les astronomes tirent la sonnette d'alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / ShutterstockLes astronomes tirent la sonnette d’alarme face aux divers projets de centres de donnĂ©es en orbite. ©AstroStar / Shutterstock

C’est le nouvel objectif que s’est fixĂ© Elon Musk depuis la fusion entre SpaceX et xAI : dĂ©ployer 1 million de centres de donnĂ©es dans l’espace pour rĂ©pondre Ă  la demande en intelligence artificielle (IA). Et il n’est pas seul ; Jeff Bezos, avec Blue Origin, l’a aussi rejoint dans la course. Sans compter les start-up qui se spĂ©cialisent dans cette nouvelle filiĂšre. Face Ă  cette nouvelle tournure, astronomes et astrophysiciens se rebellent.

Impact direct sur l’observation de l’espace

La Royal Astronomical Society (RAS), la plus ancienne sociĂ©tĂ© astronomique du monde, ainsi que l’European Southern Observatory (ESO), organisation internationale qui opĂšre certains des plus grands tĂ©lescopes, ont dĂ©posĂ© des objections formelles auprĂšs de la Commission fĂ©dĂ©rale des communications (FCC). Cette agence est justement celle qui reçoit les demandes de la part des opĂ©rateurs de satellites.

Leurs craintes sont multiples, et concernent tout d’abord l’impact direct de ces constellations sur l’observation du ciel. Car il est prouvĂ© que les dispositifs actuels, comme Starlink, affectent le travail des astronomes : en dĂ©ployer des centaines de milliers supplĂ©mentaires est inenvisageable pour les chercheurs. « Si vous avez une vue directe de ces miroirs, ils seraient plusieurs fois plus lumineux que la pleine lune. C’est extraordinairement brillant », explique Robert Massey, directeur adjoint de la RAS, sur l’ambition de l’entreprise Reflect Orbital de lancer 50 000 miroirs en orbite pour rĂ©flĂ©chir la lumiĂšre solaire vers des centrales solaires au sol.

Il estime, en outre, que la constellation rendrait le ciel jusqu’Ă  trois fois plus lumineux, y compris dans les zones actuellement classĂ©es comme sanctuaires pour observer l’Univers.

Image simulée représentant la contamination prévue par les traßnées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASAImage simulée représentant la contamination prévue par les traßnées de satellites, data centers orbitaux exclus. ©Nature / NASA

Les écosystÚmes et le patrimoine affectés

Les consĂ©quences directes pour la recherche seraient colossales. Le million de data centers SpaceX ferait perdre jusqu’Ă  10 % des pixels sur chaque image captĂ©e par le Very Large Telescope au Chili, voire 30 % pour certains types d’observations. Cet appareil est crucial pour certaines des observations les plus exigeantes de l’astronomie moderne : la caractĂ©risation d’atmosphĂšres d’exoplanĂštes, la dĂ©tection de matiĂšre noire ou encore l’Ă©tude des premiĂšres galaxies formĂ©es aprĂšs le Big Bang.

Quant aux miroirs de Reflect Orbital, ils obligeraient les astronomes Ă  tripler les temps d’exposition. « Nous ne serions plus capables d’observer nos cibles les plus faibles. Ce serait dĂ©sastreux Â» dĂ©plore Olivier Hainaut, astronome Ă  l’ESO.

« C’est vraiment intolĂ©rable. C’est purement et simplement la destruction d’une part centrale du patrimoine de l’humanitĂ© Â», renchĂ©rit Robert Massey. Au-delĂ  de l’astronomie, les rĂ©percussions d’une telle occupation de l’orbite toucheraient Ă©galement « les Ă©cosystĂšmes, notre patrimoine culturel et notre relation collective au cosmos Â», prĂ©vient Noelia Noel, astrophysicienne de l’universitĂ© de Surrey.

Et malheureusement, la balance semble pour l’instant pencher du cĂŽtĂ© des gĂ©ants de la tech. La FCC aurait l’intention d’accorder Ă  SpaceX la licence pour commencer le dĂ©ploiement, sans mĂȘme effectuer une Ă©tude d’impact environnemental au prĂ©alable


 

Source: « C’est intolĂ©rable » : la communautĂ© scientifique s’insurge contre les data centers spatiaux de Musk

Piratage trĂšs inquiĂ©tant Ă  l’Éducation nationale : le ministĂšre reconnaĂźt l’incident et la difficultĂ© Ă  le repĂ©rer

Le ministĂšre de l’Éducation nationale a indiquĂ©, lundi soir, avoir Ă©tĂ© victime d’une sĂ©rieuse violation de donnĂ©es touchant prĂšs de 243 000 de ses agents. Un piratage menĂ© discrĂštement le 15 mars par un ou plusieurs hackers.

Le ministĂšre de l'Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / ClubicLe ministĂšre de l’Éducation nationale a Ă©tĂ© piratĂ©. © Alexandre Boero / Clubic

C’est une information qui est tombĂ©e peu avant 22h00 ce lundi 23 mars : le ministĂšre de l’Éducation nationale vient de reconnaĂźtre une fuite de donnĂ©es d’ampleur, touchant des centaines de milliers de ses agents. L’accĂšs frauduleux aurait eu lieu dĂšs le 15 mars 2026, par le biais d’une usurpation d’un compte externe. Et la nature des donnĂ©es dĂ©robĂ©es donne largement de quoi s’inquiĂ©ter.

Les équipes du ministÚre ont mis quatre jours à détecter la fuite

AprĂšs le ministĂšre de l’IntĂ©rieur rĂ©cemment et de nombreuses fĂ©dĂ©rations ou autres institutions, voilĂ  que le ministĂšre de l’Éducation nationale communique Ă  son tour sur un piratage d’ampleur. Le 15 mars 2026, un hacker s’est emparĂ© des identifiants d’un compte externe pour pĂ©nĂ©trer dans COMPAS, le systĂšme informatique du ministĂšre qui centralise la gestion des enseignants stagiaires, du primaire comme du secondaire. Pendant quatre jours, personne n’a rien remarquĂ©. C’est seulement le jeudi 19 mars, en fin de journĂ©e, que l’intrusion fut dĂ©tectĂ©e.

C’est la cellule de cybersĂ©curitĂ© du ministĂšre, le COSSIM, qui a lancĂ© l’alerte en indiquant que des donnĂ©es extraites de COMPAS ont fuitĂ© en dehors des circuits autorisĂ©s. Dans la foulĂ©e, les Ă©quipes techniques ont Ă©tĂ© mobilisĂ©es en urgence pour couper l’accĂšs au systĂšme depuis l’extĂ©rieur, histoire d’Ă©viter que la situation ne s’aggrave davantage.

Le bilan des premiĂšres investigations est tout simplement massif. Sur les 1,2 million d’agents que compte le ministĂšre de l’Éducation nationale, les donnĂ©es personnelles d’environ 243 000 d’entre eux, stagiaires et titulaires, ont Ă©tĂ© volĂ©es. Parmi les informations dĂ©robĂ©es, on retrouve des noms, adresses, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, pĂ©riodes d’absence, et coordonnĂ©es professionnelles des tuteurs
 Pas de donnĂ©es mĂ©dicales dans le lot, mais suffisamment d’informations prĂ©cises pour inquiĂ©ter.

Phishing et usurpation d’identitĂ©, les risques concrets pour les agents touchĂ©s

DĂšs la dĂ©couverte de la fuite, le ministĂšre est passĂ© en mode gestion de crise : une cellule dĂ©diĂ©e a Ă©tĂ© activĂ©e, et des vĂ©rifications lancĂ©es sur l’ensemble de ses systĂšmes informatiques. L’objectif Ă©tait de s’assurer au plus vite, aprĂšs tout ce temps dĂ©jĂ  perdu, que le piratage Ă©tait bien restĂ© limitĂ© Ă  COMPAS et qu’aucune autre base de donnĂ©es n’avait Ă©tĂ© touchĂ©e.

CĂŽtĂ© rĂ©ponse officielle, le ministĂšre a saisi l’ANSSI (l’agence nationale chargĂ©e de la cybersĂ©curitĂ© en France) ainsi que la CNIL, le gendarme des donnĂ©es personnelles. Une procĂ©dure classique, dans un tel incident cyber. Un dĂ©pĂŽt de plainte est Ă©galement en cours. Quant aux agents concernĂ©s, ils seront prĂ©venus « dans les meilleurs dĂ©lais Â».

En attendant, le ministĂšre appelle ses agents Ă  la vigilance. Des informations aussi prĂ©cises que des noms, adresses ou numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone entre de mauvaises mains, c’est le terrain idĂ©al pour des arnaques ciblĂ©es, citons par exemple les faux e-mails, faux SMS, fausses identitĂ©s
 Si vous recevez un message prĂ©tendant venir de l’Éducation nationale, mĂ©fiez-vous plus que jamais.

Source: Piratage trĂšs inquiĂ©tant Ă  l’Éducation nationale : le ministĂšre reconnaĂźt l’incident et la difficultĂ© Ă  le repĂ©rer

Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arriĂšre !

Un vice-prĂ©sident de Microsoft, Scott Hanselman, a publiquement affirmĂ© qu’il « dĂ©teste » l’obligation de se connecter avec un compte en ligne pour installer Windows 11 et qu’il travaille Ă  sa suppression. Cette dĂ©claration fracassante signale une possible remise en cause de l’une des politiques les plus critiquĂ©es du systĂšme d’exploitation, mĂȘme si le chemin reste long et semĂ© d’embĂ»ches internes.

Le vent du changement soufflerait-il enfin sur Redmond ? Une simple phrase, lĂąchĂ©e sur le rĂ©seau social X par un cadre influent de Microsoft, a suffi Ă  redonner espoir Ă  des millions d’utilisateurs exaspĂ©rĂ©s. InterpellĂ© sur le sujet, Scott Hanselman, vice-prĂ©sident en charge de la communautĂ© des dĂ©veloppeurs, a offert une rĂ©ponse d’une franchise dĂ©concertante concernant l’obligation d’utiliser un compte en ligne pour finaliser l’installation de son PC : « Oui, ça m’Ă©nerve aussi. J’y travaille ». Un aveu public qui pĂšse lourd.

Pourquoi cette petite phrase d’un cadre de Microsoft fait-elle autant de bruit ?

Parce qu’elle n’Ă©mane pas d’un simple employĂ©. Scott Hanselman est une figure respectĂ©e et Ă©coutĂ©e, et sa sortie publique est un signal extrĂȘmement fort. Cela confirme l’existence d’une fronde interne qui milite pour un retour Ă  plus de flexibilitĂ© pour l’utilisateur. Jusqu’ici, la firme de Redmond durcissait systĂ©matiquement le processus, rendant les contournements de plus en plus complexes pour imposer son Ă©cosystĂšme. La grogne des utilisateurs, notamment les plus technophiles attachĂ©s Ă  leur vie privĂ©e et aux comptes locaux, n’a jamais faibli concernant Windows 11.

Cette dĂ©claration est donc bien plus qu’une simple opinion. C’est la reconnaissance publique, par un acteur interne, que la stratĂ©gie de l’entreprise est devenue une friction majeure pour ses propres utilisateurs. Le fait qu’il affirme « y travailler » suggĂšre que des discussions sĂ©rieuses sont en cours pour modifier l’expĂ©rience d’installation initiale (OOBE, pour Out-of-Box Experience).

Quelle est la véritable raison de cette obligation de compte ?

La stratĂ©gie de Microsoft est la mĂȘme depuis des annĂ©es. L’objectif n’a jamais Ă©tĂ© purement technique. Forcer la crĂ©ation ou la connexion Ă  un compte en ligne est avant tout un puissant levier commercial et stratĂ©gique. C’est la porte d’entrĂ©e forcĂ©e vers tout l’Ă©cosystĂšme maison. Un compte unique, et vous voilĂ  instantanĂ©ment connectĂ© Ă  OneDrive pour la synchronisation des fichiers, poussĂ© vers les abonnements Microsoft 365, et transformĂ© en cible pour de la publicitĂ© personnalisĂ©e.

compte-microsoft

Ce verrouillage permet Ă  la firme de lier plus Ă©troitement ses services, de collecter des donnĂ©es et de renforcer la dĂ©pendance de l’utilisateur Ă  ses produits payants. C’est une machine bien huilĂ©e pour transformer un simple utilisateur de systĂšme d’exploitation en client rĂ©current de tout un portefeuille de services. Le compte local, lui, ne rapporte rien.

Un retour en arriĂšre est-il vraiment possible chez Microsoft ?

Techniquement, la suppression de cette obligation est triviale. C’est une simple option Ă  rĂ©activer. La vraie bataille est ailleurs. Elle est politique, au sein mĂȘme du gĂ©ant amĂ©ricain. Des Ă©quipes entiĂšres, notamment celles du marketing et des services Cloud, ont tout intĂ©rĂȘt Ă  maintenir cette politique agressive. Elles s’opposeront probablement Ă  un retour en arriĂšre qui menacerait leurs objectifs. C’est une vĂ©ritable guerre d’influence qui se joue en coulisses.

Windows 10 compte Microsoft

La dĂ©claration de Scott Hanselman prouve que le camp des dĂ©veloppeurs et des dĂ©fenseurs de l’expĂ©rience utilisateur a des arguments et des alliĂ©s de poids. Mais rien n’est gagnĂ©. L’issue dĂ©pendra de l’arbitrage qui sera fait au plus haut niveau de la direction. Si le changement a lieu, il ne faut pas s’attendre Ă  une mise en place immĂ©diate. La suppression du compte Microsoft obligatoire reste un espoir, mais un espoir dĂ©sormais fondĂ© sur une parole officielle.

Foire Aux Questions (FAQ)

Peut-on déjà installer Windows 11 sans compte Microsoft ?

Officiellement, non, la procĂ©dure standard l’exige. Cependant, des mĂ©thodes de contournement existent pour les utilisateurs avancĂ©s, comme l’utilisation de l’outil Rufus pour crĂ©er une clĂ© d’installation modifiĂ©e ou l’exĂ©cution de commandes spĂ©cifiques (via Shift+F10) pour couper l’accĂšs Ă  internet durant l’installation.

Qui est Scott Hanselman ?

Scott Hanselman est le Vice-PrĂ©sident de la Developer Community chez Microsoft. C’est une personnalitĂ© trĂšs influente et respectĂ©e dans le monde du dĂ©veloppement, connu pour sa proximitĂ© avec la communautĂ© et sa franchise, ce qui donne un poids considĂ©rable Ă  sa dĂ©claration.

Source: Compte obligatoire sur Windows 11 : Microsoft fait enfin machine arriĂšre !

Ces deux technologies de Western Digital pourraient rendre vos disques durs aussi rapides que des SSD

Aujourd’hui, il est presque impossible d’acheter un ordinateur qui ne soit pas Ă©quipĂ© d’un disque dur SSD. Bien plus rapides que leurs homologues HDD (disques durs), ils atteignent dĂ©sormais des capacitĂ©s largement suffisantes pour les usages courants. Au point que les HDD tombent en dĂ©suĂ©tude.

Ces derniers sont pourtant encore utiles, notamment pour le stockage de masse. Parce qu’ils peuvent contenir plus de donnĂ©es, et aussi parce qu’ils sont moins chers que leurs petits frĂšres.

En coulisses, Western Digital travaille Ă  les rendre bien plus performants qu’actuellement. La marque prĂ©sente deux nouvelles technologies susceptibles de rĂ©duire l’écart entre HDD et SSD.

Comment Western Digital veut redorer le blason des disques durs HDD

La premiĂšre innovation s’appelle « High Bandwidth Drive Â». Elle consiste Ă  utiliser des tĂȘtes de lecture et d’écriture distinctes sur chaque plateau, ce qui permet des opĂ©rations de lecture/Ă©criture simultanĂ©es. RĂ©sultat : le disque dur est plus rapide dans les deux cas.

La deuxiĂšme idĂ©e est intitulĂ©e « dual pivot Â». Comme son nom l’indique, le principe est d’ajouter un pivot sĂ©parĂ© pour encore plus de lectures et Ă©critures en mĂȘme temps.

 
 
Un disque dur Ă  double pivot de chez Western Digital
Un disque dur Ă  « double pivot Â» // Source : Overclock3D

Les premiers prototypes affichent une vitesse deux fois supĂ©rieure, sachant que Western Digital vise le x8. Cela donnerait du 2 Go par seconde, en sachant que la consommation Ă©nergĂ©tique n’augmenterait pas.

En revanche, les interfaces SATA actuelles ne peuvent pas gérer une telle vitesse. Cela obligera donc à les modifier pour une prise en charge du plein potentiel de ces nouveaux HDD

Source: Ces deux technologies de Western Digital pourraient rendre vos disques durs aussi rapides que des SSD