Blog

Affichage des posts par catégorie

 

Méfiez-vous du SIM Swap, technique malveillante qui consiste à voler votre numéro de mobile (et vos données)

Les attaques de SIM Swap sont, selon les experts en cybersĂ©curitĂ©, en pleine croissance. La technique est d’autant plus dangereuse que le grand public n’y est pas encore sensible.

Les cyberattaques qui ciblent les donnĂ©es personnelles ne cessent d’augmenter. Et si les hackers lancent trĂšs rĂ©guliĂšrement des attaques par phishing, l’Ă©cosystĂšme cyber alerte aujourd’hui quant Ă  la montĂ©e du SIM Swap, une technique qui consiste pour les attaquants Ă  s’emparer d’un double de la carte SIM mobile d’une victime. L’objectif intĂ©ressĂ© est Ă©videmment de s’emparer des donnĂ©es de la cible pour ensuite accĂ©der Ă  son compte bancaire.

Une technique qui permet de passer outre la vérification en deux étapes

Le SIM Swap est une technique qui permet Ă  un pirate informatique d’obtenir un duplicata d’une carte SIM. Celle-ci lui donne ensuite l’opportunitĂ© d’accĂ©der aux donnĂ©es personnelles de son propriĂ©taire piĂ©gĂ©, comme l’identitĂ© et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone.

Dans un premier temps, les hackers rĂ©coltent les donnĂ©es personnelles grĂące Ă  des techniques de phishing. À la suite de cela, ils contactent l’opĂ©rateur mobile de la victime en se faisant passer pour celle-ci, sur Internet, au tĂ©lĂ©phone et mĂȘme parfois en se rendant dans un magasin. Une fois le duplicata de la carte SIM en main, l’escroc l’insĂšre dans un appareil pour accĂ©der Ă  toutes les informations et donnĂ©es de la victime, notamment les registres d’appels et l’historique des messages. DĂšs lors, il lui est facile d’avoir le contrĂŽle total et d’accĂ©der, par exemple, Ă  l’application bancaire de la victime pour lui dĂ©rober son argent. Le risque d’usurpation d’identitĂ© est Ă©galement trĂšs important.

Pour cela, le pirate doit Ă©videmment recourir Ă  un code de vĂ©rification. Mais vu qu’il a accĂšs Ă  la ligne mobile, il lui suffit juste de copier-coller le code envoyĂ©. Car, oui, le fait de disposer de la carte SIM dupliquĂ©e permet de passer outre le processus de vĂ©rification en deux Ă©tapes.

Une bonne hygiÚne cyber peut aider à se prémunir du SIM Swap

Il existe tout de mĂȘme des moyens de se protĂ©ger du SIM Swap et de ses consĂ©quences. Le premier consiste, comme nous l’explique Check Point Software, Ă  faire attention Ă  ses donnĂ©es personnelles. Et cela passe par une certaine mĂ©fiance vis-Ă -vis des sites web consultĂ©s. Pensez ainsi Ă  vĂ©rifier que le cadenas figure toujours dans la barre d’adresse et que l’URL commence bien par « https Â».

Comme souvent, il est aussi bon de rappeler qu’il faut se mĂ©fier des SMS ou e-mails reçus comportant des fautes d’orthographe, mĂȘme dans le cas oĂč vous connaissez l’expĂ©diteur. Le nom de domaine a son importance, et il est toujours conseillĂ© de s’assurer qu’il est authentique. MĂȘme chose pour les liens et piĂšces jointes, souvent le signe d’une attaque par hameçonnage.

Enfin, Check Point attire notre attention sur la perte de signal rĂ©seau sur votre mobile. « VoilĂ  un moyen facile et sĂ»r de dĂ©couvrir qu’il y a un doublon de carte SIM Â», insiste l’entreprise spĂ©cialisĂ©e dans la cybersĂ©curitĂ©. Si, sans que vous puissiez l’expliquer, il ne vous est tout Ă  coup plus possible de passer ou de recevoir des appels ni de recevoir des SMS, contactez les autoritĂ©s ainsi que votre opĂ©rateur afin qu’ils puissent dĂ©sactiver la carte SIM et dĂ©marrer le parcours de rĂ©cupĂ©ration de vos donnĂ©es.

Source: Méfiez-vous du SIM Swap, technique malveillante qui consiste à voler votre numéro de mobile (et vos données)

Une antenne Free Mobile dans votre jardin ? C’est possible (et rĂ©munĂ©rĂ©)

L’opĂ©rateur mobile propose dĂšs Ă  prĂ©sent aux propriĂ©taires qui le souhaitent de soumettre une demande via un formulaire en ligne.

Le groupe de Xavier Niel vous propose de mettre Ă  profit votre terrain et de gagner un peu d’argent tout en l’aidant Ă  dĂ©velopper son rĂ©seau mobile.

Contactez Free et obtenez une antenne relais sur votre terrain

Iliad propose en effet aux propriĂ©taires possĂ©dant un bout de terrain d’en louer une parcelle afin que l’opĂ©rateur puisse y installer une antenne rĂ©seau.

Cela permettra visiblement Ă  Free mobile de gagner du temps dans l’augmentation de sa couverture mobile et de toucher des zones moins accessibles par les grandes antennes dĂ©jĂ  mises en place et fonctionnelles aux quatre coins du pays.

Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©s, le site d’Iliad vous propose un formulaire Ă  remplir en indiquant vos coordonnĂ©es et une description de votre bien, notamment si vous possĂ©dez une maison, un terrain vague ou mĂȘme une Ă©glise.

Iliad vous recontactera ensuite pour Ă©tudier l’opĂ©ration. Les heureux propriĂ©taires qui verront leur demande validĂ©e pourront toucher une somme d’argent de la part de l’opĂ©rateur, mais ce dernier n’indique pas clairement quel sera le montant allouĂ© chaque mois ou chaque annĂ©e.

Source: Une antenne Free Mobile dans votre jardin ? C’est possible (et rĂ©munĂ©rĂ©)

BientĂŽt des pubs sur l’Ă©cran de verrouillage de votre smartphone ? La tendance se profile Ă  l’horizon

Depuis longtemps, l’écran de verrouillage du smartphone sous Android est un endroit central et hautement personnalisable. Du cĂŽtĂ© de l’iPhone, c’est la mise Ă  jour vers iOS 16 qui va permettre d’y ajouter des widgets et ainsi personnaliser l’expĂ©rience. C’est donc une partie du systĂšme qui est au centre de l’attention dĂ©sormais et cela a pu donner des idĂ©es. La firme Glance prĂ©pare un lancement aux États-Unis avec comme objectif de vendre des publicitĂ©s pour l’écran de verrouillage.

SAMSUNG ET XIAOMI DANS LES PREMIERS PARTENAIRES ?

Glance est un service qui propose un Ă©cran de verrouillage prĂ©installĂ© aux marques, qui vont ensuite pouvoir vendre de l’espace d’affichage aux rĂ©gies publicitaires pour gĂ©nĂ©rer du revenu. Comme l’écran de verrouillage est la premiĂšre chose que l’on voit en allumant son smartphone, il s’agit d’un espace Ă  trĂšs forte valeur. Il s’agit d’une filiale de l’entreprise indienne InMobi dĂ©jĂ  bien installĂ©e en Asie oĂč des fabricants commercialisent des smartphones avec Glance.

Lien YouTube

Le groupe InMobi compte parmi ses partenaires les fabricants Samsung et Xiaomi. On peut donc imaginer que certains appareils de ces derniers pourraient recevoir Glance Ă  terme, on pense notamment aux smartphones vendus les moins chers. Google est Ă©galement un investisseur dans l’entreprise. Le gĂ©ant amĂ©ricain est toujours intĂ©ressĂ© par les derniĂšres nouveautĂ©s en matiĂšre de publicitĂ©.

Le service serait dĂ©sormais en nĂ©gociation avec les opĂ©rateurs amĂ©ricains pour prĂ©parer le lancement aux États-Unis dans les prochains mois. Le public amĂ©ricain passe encore beaucoup par les opĂ©rateurs pour l’achat de leurs smartphones. C’est donc un intermĂ©diaire de choix pour Glance puisque les opĂ©rateurs peuvent eux aussi prĂ©installer des applications sur un smartphone.

Glance contenu
Source : Glance

Pour l’utilisateur Ă©videmment, le service ne doit pas afficher seulement de la publicitĂ©. On parle aussi d’un flux d’actualitĂ©s et de contenus vidĂ©os comme les derniĂšres bandes-annonces de films ou de sĂ©rie, ou des recettes de cuisine.

Glance serait dĂ©jĂ  proposĂ© en Europe sur quelques produits, mais il ne fait aucun doute qu’un lancement aux États-Unis pourrait donner de nouvelles ailes au service et lui permettre de se gĂ©nĂ©raliser dans nos rĂ©gions.

Source: BientĂŽt des pubs sur l’Ă©cran de verrouillage de votre smartphone ? La tendance se profile Ă  l’horizon

TousAntiCovid : Des millions d’euros dĂ©pensĂ©s pour une « utilitĂ© marginale » selon la CNIL

TousAntiCovid a Ă©tĂ© dĂšs le dĂ©part trĂšs dĂ©criĂ© et ce n’est pas le dernier rapport de la CNIL qui va arranger les choses.

Pour tenter de rĂ©guler la propagation de la Covid-19 pendant l’épidĂ©mie, le gouvernement français a mis en place une application de tĂ©lĂ©phone appelĂ©e StopCovid. Devant son Ă©chec retentissant, cette derniĂšre a reçu un petit coup de rebranding et a signé un retour triomphal sous le nom de TousAntiCovid. Des menus plus clairs, des informations sur l’état sanitaire du pays partagĂ©es chaque jour et de nombreux Français se sont retrouvĂ©s avec le programme installĂ© sur leur appareil. Alors c’est un succĂšs ? Au niveau des chiffres, probablement. Concernant l’efficacitĂ©, c’est bien moins Ă©vident.

TousAntiCovid : trop brouillon pour servir à quelque chose ?

L’application a eu, il faut le dire, un destin dans lequel se sont multipliĂ©s les tracas. DĂ©jĂ , lors d’une de ses mises Ă  jour en juin 2021, des experts en sĂ©curitĂ© avaient pointĂ© du doigt son nouveau systĂšme de collecte de donnĂ©es personnelles. Ce dernier se relevait un peu trop prĂ©cis et intrusif et pouvait servir assez facilement Ă  dresser des profils prĂ©cis des personnes qui s’en servaient. À l’heure oĂč nous Ă©crivons ces mots, on peut dire que TousAntiCovid est devenu complĂ©tement invisible et plus personne n’en parle ou ne s’en sert. La derniĂšre mise Ă  jour remonte mĂȘme Ă  de nombreux mois. Pourtant, Ă  l’heure du bilan, le dernier rapport de la Commission Nationale de l’Informatique et des libertĂ©s (CNIL) n’est pas tendre avec le programme. Publié ce lundi 4 juillet, l’autoritĂ© indĂ©pendante y pointe une « utilitĂ© marginale ». Et ce n’est pas la premiĂšre fois que la CNIL doute de la stratĂ©gie du gouvernement


Selon l’analyse de la commission, son utilitĂ© reste Ă  prouver sur certains points tant les modalitĂ©s pour qu’elle se montre efficace Ă©taient bien trop nombreuses. Pierre angulaire de sa raison de vivre, son systĂšme de suivi des contacts est ainsi remis en cause.

Trop de cases Ă  cocher

En effet, la CNIL met en cause le nombre de conditions Ă  rĂ©unir pour que ses bienfaits soient 100% opĂ©rationnels. Elles sont beaucoup trop nombreuses et « trĂšs dĂ©pendante du nombre d’applications activement utilisĂ©es ». Pour que ce contact tracing fonctionne, il faut par exemple que chaque cas contact ait son Bluetooth allumĂ© en plus d’avoir renseignĂ© sa situation mĂ©dicale, ce qui n’était que rarement une rĂ©alitĂ©, comme le rappelle l’entité :

Les statistiques d’utilisation de la fonctionnalitĂ© de suivi de contacts (proportion de cas positifs se dĂ©clarant dans l’application, nombre d’utilisateurs notifiĂ©s, proportion des personnes testĂ©es positives s’étant dĂ©clarĂ©es dans l’application aprĂšs avoir Ă©tĂ© notifiĂ©es, etc.) ne semblent pas particuliĂšrement Ă©levĂ©es.

L’entitĂ© souhaite que des amĂ©liorations soient apportĂ©es Ă  l’application. Il a Ă©tĂ© notamment observĂ© que « la dĂ©tection de contacts Ă  risque via « TousAntiCovid » est moins prĂ©cise et que les personnes sont moins enclines Ă  se faire tester lorsqu’elles sont notifiĂ©es par l’application. ».

La CNIL prĂ©conise donc d’en « optimiser l’efficacitĂ© technique, de sensibiliser les utilisateurs de l’application tant sur l’activation de la fonctionnalitĂ© de suivi de contacts par Bluetooth en pĂ©riode de forte circulation du virus ». Elle conseille Ă©galement de sensibiliser sur « l’importance de se dĂ©clarer dans l’application ou encore de rĂ©aliser des tests de dĂ©pistage une fois notifiĂ© d’un risque de contamination ».

Bref, non seulement le « contact tracing » ne fonctionne pas bien, mais les personnes ayant installĂ© l’appli ne l’utilisent pas vraiment comme il faudrait. En fait, TousAntiCovid est une sorte de grigri, un totem « d’immunité ». C’est aussi une application qui a coĂ»tĂ© 30 millions d’euros aux contribuables et qui a participĂ© Ă  enrichir des sociĂ©tĂ©s privĂ©es.

Source: TousAntiCovid : Des millions d’euros dĂ©pensĂ©s pour une « utilitĂ© marginale » selon la CNIL | Android MT

En Inde, Twitter porte plainte contre le gouvernement en place

Entre Twitter et les autoritĂ©s indiennes, le torchon brĂ»le sĂ©rieusement depuis dĂ©sormais prĂšs d’un an et demi. Le rĂ©cent rachat du mĂ©dia social par le milliardaire amĂ©ricain Elon Musk ne semble malheureusement pas avoir calmĂ© les choses.

En effet, TechCrunch a rĂ©vĂ©lĂ© ce mardi 5 juillet 2022 que Twitter a dĂ©cidĂ© d’intenter un procĂšs contre le gouvernement indien. Le rĂ©seau social amĂ©ricain cherche Ă  contester certaines injonctions de retrait Ă©manant des officiels Indiens.

Twitter refuse de supprimer certains tweets et comptes indiens

Selon les donnĂ©es publiĂ©es par Statista en janvier 2021, Twitter compte 22 millions d’utilisateurs actifs en Inde. Ce qui en fait le troisiĂšme marchĂ© le plus important de la plateforme sociale derriĂšre les États-Unis et le Japon.

Un marchĂ© clĂ© que Twitter ne peut pas se permettre de perdre. Ce qui explique d’ailleurs le fait que l’entreprise amĂ©ricaine mette tout en Ɠuvre depuis plusieurs annĂ©es pour ne pas s’opposer aux demandes des autoritĂ©s indiennes. Ceci, malgrĂ© le fait qu’il s’agisse de sommations qui vont Ă  l’encontre des valeurs de Twitter. En effet, les diffĂ©rents ordres de suppression donnĂ©s par les autoritĂ©s indiennes concernent essentiellement des comptes et des tweets critiquant la politique du Premier ministre indien Narendra Modi et son gouvernement.

Si Twitter s’est en partie conformĂ© Ă  ses exigences jusqu’à ce jour, l’entreprise amĂ©ricaine a toujours cherchĂ© le moyen de ne pas toutes les appliquer. Elle espĂšre donc y arriver grĂące Ă  son action en justice. D’autant plus que la nouvelle rĂ©glementation indienne en matiĂšre de technologies de l’information n’offre presque pas de marge de manƓuvre pour contester individuellement les ordres de retrait.

Des tensions qui ont atteint des sommets depuis mai 2021

Avant que Twitter ne saisisse la justice contre le gouvernement indien, elle a reçu le 24 mai 2021 la visite de la police de New Delhi connue pour ĂȘtre aux ordres du parti au pouvoir. Elle s’est rendue dans les bureaux de New Delhi et de Gurgaon occupĂ©s par l’entreprise pour interroger ses employĂ©s Ă  propos du porte-parole du BJP, le parti au pouvoir.

La police indienne Ă©tait passĂ©e pour comprendre les raisons qui ont amenĂ© Twitter Ă  classer, dans la catĂ©gorie « mĂ©dia manipulateur », un tweet du porte-parole. Ce dernier avait accusĂ© le parti du CongrĂšs de diffamation. Il avait mĂȘme ajoutĂ© un document qui serait la preuve de ses accusations. AprĂšs vĂ©rifications, le site de vĂ©rification AltNews a dĂ©clarĂ© que le document prĂ©sentĂ© par le porte-parole du gouvernement avait Ă©tĂ© rĂ©digĂ© sur du « faux papier Ă  en-tĂȘte du CongrĂšs ». Une rĂ©vĂ©lation qui a contraint Twitter Ă  ajouter l’étiquette « mĂ©dia manipulateur » sur le tweet.

Puisque cette dĂ©cision n’était pas du goĂ»t du gouvernement indien, celui-ci a dĂ©cidĂ© de dĂ©poser une plainte contre Twitter India. C’est donc dans ce cadre que la police des New Delhi a fait une descente dans les locaux indiens de l’entreprise. Par la suite, la police indienne a publiĂ© un communiquĂ© dans lequel elle indique que les justifications donnĂ©es, par le directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale indienne de Twitter, n’étaient pas convaincantes.

Source: En Inde, Twitter porte plainte contre le gouvernement en place

ADSL et fibre : comment les débits seront mieux mesurés en France

Le régulateur des télécoms entend fiabiliser les tests de débit (speed tests). Pour cela, les box Internet des FAI seront « ouvertes », avec une sorte de sonde logicielle. La mesure des débits et la caractérisation technique de la connexion seront plus précises.

Le vaste projet consistant à ouvrir les box Internet pour mieux mesurer la qualitĂ© des connexions sera bientĂŽt menĂ© Ă  son terme. L’objectif ? GĂ©nĂ©raliser la « carte d’identitĂ© de l’accĂšs » pour chaque internaute, pour mieux qualifier les spĂ©cificitĂ©s de la ligne Internet, en mettant Ă  jour les box des fournisseurs d’accĂšs Ă  Internet, c’est-Ă -dire Orange, SFR, Free Mobile et Bouygues Telecom.

Le rĂ©gulateur des tĂ©lĂ©coms est parti du constat que des internautes sont sensibles Ă  la possibilitĂ© de mesurer la qualitĂ© de service dont ils disposent Ă  domicile et Ă  l’extĂ©rieur quand ils utilisent leur smartphone ou leur tablette en 4G ou 5G. Or, il est difficile d’avoir une photographie pertinente de son accĂšs Ă  Internet, du fait des biais et facteurs externes pouvant entrer en ligne de compte.

D’oĂč l’idĂ©e de proposer un cadre commun, avec une interface logicielle qui collectera les informations adĂ©quates pour ensuite les faire remonter aux outils de mesure (qu’on appelle plus communĂ©ment « speed tests »). Tout le monde sera concernĂ©, mais pour Ă©viter tout dĂ©sagrĂ©ment, des restrictions sont prĂ©vues pour Ă©viter d’exposer des donnĂ©es.

Pourquoi Ă©tablir une carte d’identitĂ© de l’accĂšs Ă  Internet ?

La mise en place de ce projet doit rĂ©pondre Ă  un enjeu : celui d’une mesure correcte et prĂ©cise des liaisons filaires : « sur les rĂ©seaux fixes, la mesure de la qualitĂ© de service est particuliĂšrement complexe : il est Ă  ce jour quasi-impossible techniquement pour un outil de mesure de connaĂźtre avec certitude la technologie d’accĂšs sur laquelle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© un test », regrette le rĂ©gulateur.

Pour caractĂ©riser l’environnement de la mesure, c’est-Ă -dire dans quel contexte se fait le speed test, l’Arcep souhaite Ă©tablir une « carte d’identitĂ© » de chaque accĂšs, avec le type de technologie utilisĂ© (fibre optique, cĂąble, cuivre), la qualitĂ© du Wi-Fi ou encore le dĂ©bit souscrit. De cette façon, l’évaluation s’en trouve fiabilisĂ©e. Ce plan entre dans le cadre de la rĂ©gulation par la « data », chĂšre au rĂ©gulateur.

Caractiver environnement internaute
Bien mesurer un accĂšs Ă  Internet, c’est aussi caractĂ©riser avec justesse son environnement, qui peut avoir une incidence sur la connexion. // Source : Arcep

L’intĂ©rĂȘt est direct pour l’internaute, car « ce manque de caractĂ©risation de la mesure rend les donnĂ©es [des speed tests] difficilement exploitables, voire, dans certains cas, induit en erreur le consommateur », puisqu’il n’est pas possible « d’isoler des facteurs susceptibles de modifier fortement les rĂ©sultats ». Mal Ă©clairĂ©, l’internaute est alors susceptible de faire de mauvais arbitrages.

Le gendarme des tĂ©lĂ©coms a fixĂ© les spĂ©cifications techniques d’implĂ©mentation de l’interface de programmation (API). C’est elle qui se trouve au cƓur du matĂ©riel pour proposer une Ă©valuation fiable de la qualitĂ© de service. Elle propose une « carte d’identitĂ© de l’accĂšs », incluant le type de ligne, la qualitĂ© du Wi-Fi ou bien le dĂ©bit souscrit.

Comment fonctionne la carte d’identitĂ© de l’accĂšs ?

Le fonctionnement gĂ©nĂ©ral du mĂ©canisme s’appuie sur une API installĂ©e dans la box de l’internaute, via une mise Ă  jour poussĂ©e Ă  distance. Lorsque la mesure est lancĂ©e par l’internaute, l’outil de speed test de son choix (Ă  condition qu’il respecte le code de conduite Ă©tabli par le gendarme des tĂ©lĂ©coms) envoie alors une requĂȘte Ă  l’API qui se trouve dans sa box.

API carte identité internet
Le principe schĂ©matisĂ© du fonctionnement de l’API pour dresser une carte d’identitĂ© de l’accĂšs Ă  Internet. // Source : Arcep

L’API collecte les spĂ©cifications techniques « qui caractĂ©risent l’environnement de l’utilisateur lors du test de mesure de la qualitĂ© de service Internet », c’est-Ă -dire le type de la liaison (fibre optique, ADSL, VDSL, cĂąble, satellite, 4G, 5G, etc.) et divers indicateurs. Ce travail se fait localement, puisque la plupart de ces informations se trouvent dĂ©jĂ  dans la box.

Pour d’autres Ă©lĂ©ments, l’API doit contacter le systĂšme d’information de l’opĂ©rateur. C’est le cas pour le dĂ©bit souscrit. Une fois tous les Ă©lĂ©ments en possession de l’API, tout est transmis ensuite Ă  l’outil de mesure — qui peut ĂȘtre un logiciel Ă  installer sur le PC ou le smartphone, un testeur web, une sonde matĂ©rielle ou un agent logiciel dans la box.

Quelle sécurité pour les échanges de données ?

Ces transmissions se dĂ©roulent avec du chiffrement. L’API Ă©coute avec une liaison sĂ©curisĂ©e HTTPS uniquement : elle ne rĂ©pond pas sur une connexion HTTP sans couche de chiffrement TLS (dont la version minimale doit ĂȘtre la 1.2). En outre, le certificat TLS doit ĂȘtre constamment valide. Les requĂȘtes provenant d’Internet ne sont pas Ă©coutĂ©es ; seules celles provenant du rĂ©seau local le sont.

Parmi les autres mesures de sĂ©curitĂ© qui sont attendues figure la capacitĂ© de l’opĂ©rateur Ă  restreindre momentanĂ©ment l’accĂšs Ă  l’API, en cas de rĂ©vĂ©lation d’une faille de sĂ©curitĂ© ou d’un bug majeur sur la box. Dans ce cas de figure, le fournisseur d’accĂšs Ă  Internet est tenu d’informer immĂ©diatement l’Arcep de la situation et de sa progression dans la correction des Ă©ventuels problĂšmes.

Toujours dans un souci de limiter l’exposition Ă  une attaque, l’Arcep a prĂ©vu un dispositif de restriction d’accĂšs qui implique un jeton d’authentification dont la validitĂ© ne dure qu’un quart d’heure et un « partage de ressources entre origines multiples » (CORS). Chaque outil de mesure autorisĂ© dispose d’un jeton OAuth 2.0 dĂ©diĂ© et peut en demander un second pour effectuer des vĂ©rifications avant une mise en production.

Quelles box sont concernées par ce nouveau speed test ?

L’API sera obligatoire pour les opĂ©rateurs et les box dans les cas de figure suivants :

  • Les opĂ©rateurs qui ont plus d’un million de clients ;
  • Les box qui sont commercialisĂ©es aprĂšs le 1er juillet 2008 ;
  • Les box qui ont Ă©tĂ© construites Ă  plus de 30 000 exemplaires ;
  • Les box pour les technologies xDSL, cĂąble, FTTH (fibre optique jusqu’au domicile) et 5G en accĂšs fixe. Il s’agit donc des box haut et trĂšs haut dĂ©bit.
SFR Box 8
La SFR Box 8 est par exemple concernée. // Source : FrAndroid

L’Arcep « encourage » nĂ©anmoins tout le monde Ă  implĂ©menter ladite API, mĂȘme si tel ou tel matĂ©riel n’entre pas dans le pĂ©rimĂštre de la dĂ©cision. L’invitation est aussi lancĂ©e aux fournisseurs d’accĂšs Ă  Internet alternatifs, dont la base clientĂšle est bien plus modeste que les quatre tĂ©nors du marchĂ©. L’Arcep rappelle Ă  ce sujet que l’API dispose de spĂ©cifications techniques ouvertes.

La dĂ©cision prĂ©cise quand les box ne sont plus concernĂ©s par l’API. Cela couvre les modĂšles qui ne sont plus commercialisĂ©s depuis cinq ans. Il s’agit « de ne pas obliger l’opĂ©rateur Ă  maintenir des mises Ă  jour de la box uniquement pour l’API », ce qui aurait un coĂ»t. L’Arcep autorise la dĂ©sactivation de l’API au bout de ces cinq ans, mais demande Ă  en ĂȘtre informĂ©e trois mois avant.

Les box qui incluent l’API sont :

Bouygues Telecom

  • Bbox Wi-Fi 6E FttH (Bbox F@st 5688b-v2) Ă  partir de septembre 2022
  • Bbox Wi-Fi 6 FttH (Bbox F@st 5688b)
  • Bbox Wi-Fi 5 FttH / xDSL (Bbox F@st 5330b-r1)
  • Bbox Wi-Fi 4 FttH / xDSL (Bbox F@st 5330b)

Free

  • Freebox Pop FttH / xDSL (Wi-Fi 5)
  • Freebox Delta FttH / xDSL (Wi-Fi 6E)
  • Freebox Delta FttH / xDSL (Wi-Fi 5)
  • Freebox One FttH / xDSL (Wi-Fi 5)
  • Freebox mini 4K FttH / xDSL (Wi-Fi 5)
  • Freebox RĂ©volution Wi-Fi 5 FttH / xDSL
  • Freebox RĂ©volution Wi-Fi 4 FttH / xDSL

Orange

  • Livebox v6 FttH (Wi-Fi 6E)
  • Livebox v5 FttH (Wi-Fi 5)
  • Livebox v4 FttH / xDSL (Wi-Fi 5)

SFR

  • SFR Box 8X Wi-Fi 6 FttH XGS-Pon (NB8 XGSPON)
  • SFR Box 8 Wi-Fi 6 FttH Gpon (NB8 FTTH)
  • SFR Box 8 Wi-Fi 6 Docsis (NB8 Docsis)
  • SFR Box 8 Wi-Fi 6 xDSL (NB8 xDSL)
  • Box Plus de SFR ou « SFR Box 7 » Wi-Fi 5 FttH / xDSL (NB6VAC)
  • Modem THD AC Wi-Fi 5 Docsis (F@st 3686)
  • La Box THD 4K ou « La Box Fibre Zive » Wi-Fi 5 Docsis (La Box V3)
  • La Box THD V2 ou « La Box by Numericable V2 » Wi-Fi 5 Docsis (La Box V2)
  • Box Évolution VDSL ou « Neufbox 6V » Wi-Fi 4 FttH / xDSL (NB6V et NB6V2)
  • Box Évolution ou « Neufbox 6 » Wi-Fi 4 FttH / ADSL (NB6)

Quel calendrier ?

Le chantier a dĂ©marrĂ© en 2018, dans une dĂ©marche dite de coconstruction, afin de profiter des retours d’expĂ©rience et des remarques de toutes les parties prenantes dans le secteur de la mesure de la qualitĂ© de service des rĂ©seaux fixes. Une consultation publique a Ă©tĂ© menĂ©e au printemps 2019 et, en octobre, le rĂ©gulateur des tĂ©lĂ©coms a adoptĂ© la dĂ©cision correspondante.

Les principaux FAI (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free) ont rĂ©pondu, tout comme les opĂ©rateurs alternatifs, ainsi que les diffĂ©rents lobbies les reprĂ©sentant (FFDN, AOTA, FFT, DigitalEurope). L’Association française des utilisateurs de tĂ©lĂ©communications a aussi contribuĂ©, tout comme le Cnes (pour la partie Internet par satellite) et EDF (dans le cadre de la gestion de rĂ©seaux d’énergie).

Celle-ci a été homologuée par le gouvernement le 16 janvier 2020.

La prochaine grande Ă©chĂ©ance se dĂ©roule en juillet 2022, oĂč l’outil de mesure sera dĂ©ployĂ© dans la quasi-totalitĂ© des box (95 % du parc doit l’inclure et 100 % des box pour les nouveaux clients). L’implĂ©mentation et l’activation de l’API se font via une mise Ă  jour de la box, un rappel physique Ă©tant inconcevable au regard de l’ampleur du parc français.

Quels outils de mesure ont accùs à l’API ?

En juillet 2022, le rĂ©gulateur des tĂ©lĂ©coms liste plusieurs outils de speed test qui se sont dĂ©clarĂ©s conformes Ă  son code de conduite. Celui-ci exige des speed tests la protection des donnĂ©es personnelles, dans le cadre du RGPD, mais aussi de respecter des critĂšres de transparence et de robustesse dans les domaines portant sur la mesure elle-mĂȘme (latence, dĂ©bits, navigation, streaming, etc.).

speedtestnet
Un exemple de speed test, qui Ă©value le dĂ©bit d’une connexion Ă  un instant T.

Les outils de speed test valides dans le fixe

  • 5GMark, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • DĂ©biTest 60 : le testeur de connexion de 60 Millions de consommateurs, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • IPv6-test : le test de qualitĂ© de service IPv4 et IPv6, dĂ©veloppĂ© par IPv6-test ;
  • nPerf, dĂ©veloppĂ© par nPerf ;
  • Speedtest UFC-Que Choisir, dĂ©veloppĂ© par UFC-Que Choisir ;
  • Speedtest, dĂ©veloppĂ© par Ookla ;
  • TestADSL.net, dĂ©veloppĂ© par SpeedChecker ;

Les outils de speed test valides dans le mobile

  • 5GMark, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • DĂ©biTest 60 : le testeur de connexion de 60 Millions de consommateurs, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • Gigalis : le testeur de connexion de la rĂ©gion des Pays de la Loire, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • KiCapte : le testeur de connexion du dĂ©partement d’Ille-et-Vilaine, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • nPerf, dĂ©veloppĂ© par nPerf ;
  • QuelDĂ©bit : le testeur de connexion de l’association UFC-Que Choisir, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • Speedtest, dĂ©veloppĂ© par Ookla ;
  • Tadurezo : le testeur de connexion de la rĂ©gion Bourgogne-Franche-ComtĂ©, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • Tu Captes ? : le testeur de connexion de la rĂ©gion Hauts-de-France et les DĂ©partements de l’Aisne, du Nord, de l’Oise, du Pas-de-Calais et de la Somme, dĂ©veloppĂ© par QoSi (groupe Mozark) ;
  • La solution de crowdsourcing Tutela, dĂ©veloppĂ© par Tutela.

L’Arcep indique que l’API « ne rĂ©pond pas aux requĂȘtes provenant d’Internet ». Elle n’est « accessible [que] depuis le rĂ©seau local de l’utilisateur ». Sa conception prĂ©voit par ailleurs un systĂšme de restriction d’accĂšs « afin que seuls les outils autorisĂ©s puissent accĂ©der Ă  l’API ». D’autres speed tests peuvent accĂ©der Ă  la carte d’identitĂ© de la ligne, mais à condition de se conformer au code de conduite.

Quid des données personnelles ?

SollicitĂ©e par l’Arcep, la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) « a pu s’assurer que le dispositif rĂ©pondait dans son principe aux exigences en matiĂšre de protection des donnĂ©es personnelles ». D’abord Ă  travers un cadre juridique, puisque le code de conduite impose un strict respect du RGPD. Ensuite en prenant des dispositions techniques pour Ă©viter la transmission de donnĂ©es.

Selon l’Arcep, aucune donnĂ©e portant sur l’identification de l’utilisateur (identifiant, nom, localisation etc.) ne sera transmise par l’API aux outils de mesure. Elles ne seront pas non plus transmises Ă  l’Arcep. Les mesures de l’API ne seront pas non plus dĂ©clenchables en principe depuis Internet : c’est l’internaute qui aura la main, en activant lui-mĂȘme le test de son choix.

Si aucune donnĂ©e personnelle n’est impliquĂ©e dans ce processus, d’autres informations, de nature technique, circuleront bien sĂ»r jusqu’au speed test. La liste est dĂ©taillĂ©e dans la dĂ©cision, mais on retrouve par exemple des informations sur la connexion LAN et WAN (dĂ©bits montants et descendants, minimums et maximums, type de technologie, normes, bandes radio, etc.).

Source: ADSL et fibre : comment les dĂ©bits seront mieux mesurĂ©s en France – Numerama

Fin des voitures thermiques : « le risque est qu’en 2035, les prix des Ă©lectriques soient trop Ă©levĂ©s pour les mĂ©nages »

La fin des ventes de voitures thermiques aura bien lieu en 2035. Le projet du Parlement europĂ©en a Ă©tĂ© approuvĂ© par le Conseil des ministres europĂ©ens la semaine derniĂšre. L’interdiction de vente des voitures essence et diesel deviendra donc bel et bien rĂ©alitĂ© dans une petite dizaine d’annĂ©es. Mais pour Flavien Neuvy, Ă©conomiste et directeur de l’Observatoire Cetelem, il reste encore beaucoup de questions sans rĂ©ponse.

 

Capital : Quel est votre point de vue sur la dĂ©cision du Parlement europĂ©en d’interdire la vente de vĂ©hicules thermiques en 2035 ?

Flavien Neuvy : La voiture Ă©lectrique est formidable pour amĂ©liorer la qualitĂ© de l’air et la pollution sonore dans les centre-villes. Sur ce point, c’est un avantage formidable. La question Ă  se poser c’est de savoir si c’est le bon choix de ne proposer que la voiture Ă©lectrique. La voiture diesel au fin fond de la Creuse, je ne pense pas qu’elle pose un gros problĂšme environnemental. Le choix le plus raisonnable aurait Ă©tĂ© sĂ»rement de proposer un mix diversifiĂ©.

Cette décision est-elle trop radicale selon vous ?

Encore une fois, la voiture Ă©lectrique a toute sa place dans les grandes villes mais le tout-Ă©lectrique pose de nombreuses questions Ă©conomiques, industrielles et environnementales qui restent sans rĂ©ponse. Des Ă©tudes d’impact ont-elles Ă©tĂ© effectuĂ©es ? Quelles seront les consĂ©quences sur l’emploi industriel ? On nous parle souvent de crĂ©ations de postes dans les gigafactory, mais si pour la crĂ©ation d’un emploi, il faut en supprimer deux ou trois Ă  cĂŽtĂ©, le solde est nĂ©gatif. Il ne faudra pas se poser des questions sur les consĂ©quences des dĂ©cisions prises a posteriori.

La revente des vĂ©hicules d’occasion va-t-elle se compliquer ?

C’est dĂ©jĂ  le cas aujourd’hui Ă  certains endroits. Si vous ĂȘtes propriĂ©taire d’un vieux diesel, la revente de votre vĂ©hicule est plus compliquĂ©e si vous habitez dans une grande agglomĂ©ration qui a mis en place une ZFE (zone Ă  faibles Ă©missions, ndlr) que dans un dĂ©partement oĂč il n’y aucune restriction de circulation. On sait que ces vĂ©hicules d’occasion ne pourront plus circuler dans les grandes mĂ©tropoles Ă  terme ou que leur utilisation sera plus contraignante.

Cela risque-t-il d’impacter nĂ©gativement la valeur de revente de ces vĂ©hicules ?

En fonction du lieu d’habitation, l’évolution de la rĂ©glementation engendre forcĂ©ment des modifications sur la valeur des vĂ©hicules. Moins un vĂ©hicule sera autorisĂ© Ă  circuler, plus il sera difficile Ă  revendre et donc sa valeur va baisser. Mais c’est une question Ă  laquelle il est difficile de rĂ©pondre car il y a beaucoup de paramĂštres qui entrent en jeu et la rĂ©glementation est trop volatile. Rappelez-vous, il y a 13 ans, le gouvernement a votĂ© le premier Grenelle de l’environnement qui incitait Ă  l’achat d’un vĂ©hicule diesel avec le bonus Ă©cologique. Aujourd’hui, le diesel est critiquĂ©. En trĂšs peu de temps, on passe du tout au tout.

Donc anticiper ce qui va arriver dans les 12 Ă  13 prochaines annĂ©es semble impossible. Et si l’on regarde la situation aujourd’hui, le prix des vĂ©hicules d’occasion a mĂȘme tendance Ă  augmenter Ă  cause de la pĂ©nurie des composants qui engendre des problĂ©matiques de disponibilitĂ©s des voitures neuves.

Ce virage vers le tout-électrique va-t-elle engendrer une fermeture des stations essence à court terme ?

C’est sĂ»r que leur nombre pourrait se rĂ©duire Ă  mesure que les voitures essence et diesel disparaĂźtront de la circulation. Mais je ne pense pas que ce sera pour tout de suite. Il y a quand mĂȘme 35 millions de vĂ©hicules thermiques en circulation sur nos routes. Le parc roulant va exister encore pendant trĂšs longtemps, mĂȘme aprĂšs l’échĂ©ance de 2035.

 

Cette dĂ©cision du Parlement europĂ©en ne va-t-elle pas accĂ©lĂ©rer la mise en place d’une taxe sur l’électricitĂ© ?

C’est une question Ă  laquelle seul l’Etat a la rĂ©ponse. Mais forcĂ©ment, il y a des interrogations sur les recettes fiscales liĂ©es aux carburants. C’est une manne financiĂšre trĂšs importante pour l’Etat et pour les rĂ©gions. Aujourd’hui, personne n’en parle car il ne faut pas effrayer ceux qui veulent passer Ă  l’électrique. Mais je vois mal l’Etat se priver de dizaines de milliards d’euros de recettes fiscales chaque annĂ©e. Il faudra bien remplacer la taxe actuelle par autre chose.

Le plus grand talon d’Achille des voitures Ă©lectriques aujourd’hui est leur prix trop Ă©levĂ©. Croyez-vous Ă  une baisse des tarifs prochainement ?

Il faut comprendre que l’industrie automobile est une industrie de volume. Plus un constructeur vend une voiture, plus il amortit les coĂ»ts de production et plus il peut baisser le prix de vente. Ça a toujours marchĂ© comme ça et on pensait que ça serait pareil avec les Ă©lectriques. Le problĂšme, c’est que ce pari n’est pas gagnĂ© d’avance car il y a une vraie incertitude autour du coĂ»t des matiĂšres premiĂšres. Aujourd’hui, on constate qu’elles ont beaucoup augmentĂ©, ce qui a eu pour effet de faire grimper le prix de vente des Ă©lectriques, quel que soit le modĂšle.

Le risque est qu’en 2035 nous ayons des voitures Ă©lectriques Ă  des prix trop Ă©levĂ©s pour la plupart des mĂ©nages. Il faut faire attention Ă  l’accessibilitĂ© financiĂšre de ces voitures. Produire des modĂšles que personne ne peut acheter ça n’a pas de sens. On le voit dĂ©jĂ  aujourd’hui : sans les aides de l’Etat (bonus Ă©cologique de 6.000 euros, ndlr), il n’y aurait pas de ventes de voitures Ă©lectriques.

 

La fin du thermique va-t-elle fragiliser les constructeurs européens face à la concurrence chinoise ?

La conception de moteurs thermiques est maĂźtrisĂ©e par les marques europĂ©ennes et amĂ©ricaines. Pas par les Chinois dont cela restait une barriĂšre technologique, notamment pour respecter les normes antipollution. Mais cette barriĂšre Ă  l’entrĂ©e tombe Ă  la suite Ă  la dĂ©cision du Parlement europĂ©en. DĂšs lors, l’Europe va devenir une cible de choix pour les Asiatiques qui sont des spĂ©cialistes de la voiture Ă©lectrique. Quand on achĂšte un modĂšle Ă©lectrique aujourd’hui, il y a un transfert de la valeur ajoutĂ©e vers la Chine.

L’Europe va devenir une cible de choix pour les Asiatiques qui sont des spĂ©cialistes de la voiture Ă©lectrique

Tout l’enjeu pour les marques europĂ©ennes va ĂȘtre de produire des batteries Ă  des prix compĂ©titifs par rapport au marchĂ© asiatique. Ce n’est pas gagnĂ© car les Chinois ont 20 ans d’avance dans ce domaine.

Pensez-vous que les gens restent méfiants vis-à-vis des marques chinoises ?

Non je ne pense pas qu’il y ait de la rĂ©ticence. Les gens se disent que si les voitures sont vendues en Europe c’est qu’elles respectent les normes et la rĂ©glementation, notamment en matiĂšre de crash-test. Les clients se poseront de plus en plus la question quand il n’y aura plus que des voitures Ă©lectriques et que les modĂšles chinois seront jolis et Ă  10-15% moins cher. Nous n’en sommes pas encore lĂ  mais ça va arriver trĂšs vite.

De nombreux Français hĂ©sitent Ă  passer Ă  l’électrique Ă  cause du manque de bornes de recharge. Pensez-vous que le problĂšme sera rĂ©solu dans les annĂ©es Ă  venir ?

Le dĂ©ploiement des infrastructures ne va pas trĂšs vite mais on va bien finir par y arriver. D’ici 2035, je pense que l’on devrait avoir un rĂ©seau de recharge cohĂ©rent. La vraie question c’est la consommation Ă©lectrique. On nous explique aujourd’hui qu’il va falloir se lancer dans une rĂ©duction de la consommation d’énergie Ă  outrance car nous n’avons pas les capacitĂ©s de production nĂ©cessaires. Aura-t-on la capacitĂ© de production nĂ©cessaire pour alimenter des millions de voitures Ă©lectriques Ă  l’avenir ? Il y a un vrai point d’interrogation lĂ -dessus.

Source: Fin des voitures thermiques : « le risque est qu’en 2035, les prix des Ă©lectriques soient trop Ă©levĂ©s pour les mĂ©nages » – Capital.fr

Chrome : comment vérifier si ses mots de passe ont été piratés

Google propose un outil permettant de savoir si un des mots de passe d’un utilisateur, enregistrĂ© sur Chrome ou Android, a Ă©tĂ© piratĂ©.

Nous vous informions il y a quelques jours que, selon les chiffres, plus de 24 milliards de combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe Ă©taient en circulation sur les marchĂ©s cybercriminels, dont le dark web. Ce qui Ă©quivaut Ă  prĂšs de quatre pour chaque personne dans le monde. À dĂ©faut de choisir des combinaisons plus robustes, voici un moyen de vĂ©rifier si ses mots de passe Google ont Ă©tĂ© compromis.

ConcrĂštement, grĂące Ă  une fonctionnalitĂ©, l’utilisateur peut dĂ©couvrir si les mots de passe de ses comptes Google ont Ă©tĂ© exposĂ©s, ne sont pas suffisamment sĂ»rs ou encore s’ils sont rĂ©utilisĂ©s dans plusieurs comptes. “Vous pouvez ensuite renforcer la sĂ©curitĂ© de ces derniers en modifiant les mots de passe peu sĂ»rs”, indique la sociĂ©tĂ©.

Depuis son ordinateur, l’utilisateur doit d’abord accĂ©der à passwords.google.com. Il faut ensuite sĂ©lectionner “AccĂ©der au Check-up Mots de passe”.

L’option “VĂ©rifier les mots de passe” est ensuite proposĂ©e, il suffit de cliquer et de se connecter Ă  son compte.

Google propose ensuite un rapport des mots de passe piratés, de ceux réutilisés et des comptes protégés par une combinaison peu sécurisée.

En cliquant sur un des trois rĂ©sultats, l’utilisateur peut modifier directement et instantanĂ©ment chaque mot de passe piratĂ© grĂące Ă  un menu dĂ©roulant. Il est aussi possible de crĂ©er de nouveaux mots de passe uniques ou plus sĂ©curisĂ©s.

Source: Chrome : comment vĂ©rifier si ses mots de passe ont Ă©tĂ© piratĂ©s – Geeko

Nouvelle carte Vitale : attention Ă  l’arnaque par SMS !

Vous avez reçu un message par SMS de l’Assurance maladie vous demandant de renouveler ou de mettre Ă  jour votre carte Vitale ? Attention, vous faites l’objet d’une tentative d’arnaque ! Service-Public.fr vous explique cette arnaque et vous indique les moyens de s’en protĂ©ger.

Une arnaque par SMS

Cette tentative d’arnaque s’opĂšre par SMS. Vous recevez un message vous demandant de cliquer sur un lien afin de renouveler votre carte Vitale. Ce lien vous conduit vers une page internet similaire Ă  celle de l’Assurance maladie. Il vous est demandĂ© ensuite de renseigner votre nom, votre adresse et enfin vos coordonnĂ©es bancaires.

Cette arnaque vous demande ainsi de payer quelques centimes d’euros afin d’obtenir votre nouvelle carte Vitale.

Les fraudeurs peuvent aussi vous contacter par tĂ©lĂ©phone en se faisant passer pour votre banquier afin que vous lui communiquiez des informations personnelles et bancaires. Le but est de vous faire croire qu’il veut mettre fin Ă  l’arnaque alors qu’il veut en rĂ©alitĂ© la finaliser.

Comment éviter cette arnaque ?

Afin d’Ă©viter d’ĂȘtre piĂ©gĂ©, plusieurs Ă©lĂ©ments sont Ă  retenir :

  • L’Assurance maladie ne demande jamais par message de mettre Ă  jour sa carte Vitale.
  • La mise Ă  jour d’une carte Vitale est gratuite et se fait sur des bornes spĂ©cifiques en pharmacie ou chez votre mĂ©decin. Elle ne se fait jamais sur internet.
  • Seule la connexion sur votre compte Ameli permet l’Ă©change sĂ©curisĂ© de vos informations avec l’Assurance maladie.
  • Recevoir un appel le soir et le week-end de votre banquier ou conseiller bancaire est suspect. Ne divulguez aucune information bancaire durant ces appels.
  • Faites opposition immĂ©diatement lorsque le fraudeur a rĂ©ussi Ă  obtenir vos coordonnĂ©es bancaires.

Source: Nouvelle carte Vitale : attention Ă  l’arnaque par SMS !

La fermeture officielle de Google Hangouts est prévue pour novembre

Les utilisateurs de Google Hangouts n’ont pas Ă©tĂ© trĂšs satisfaits jusqu’ici alors le gĂ©ant de la technologie a pris des mesures drastiques. Google a prĂ©cĂ©demment annoncĂ© la future suppression de l’application. Il semblerait que la fermeture officielle de Google Hangouts soit prĂ©vue pour le mois de novembre.

Les utilisateurs existants vont devoir passer Ă  la nouvelle application de messagerie de Google appelĂ©e « Google Chat ». En effet, les utilisateurs verront une fenĂȘtre contextuelle leur demandant de dĂ©placer leurs conversations sur la nouvelle application. Google Chat est accessible via Gmail ainsi que sa propre application autonome.

Hangouts
©opturadesign/123RF.COM

La fermeture de Google Hangouts a mis du temps Ă  arriver

C’est en 2013 que Google a lancĂ© « Hangouts », un service de messagerie par dĂ©faut en tant que mise Ă  niveau sur place de Google Talk. Depuis, l’application a rĂ©coltĂ© 5 milliards de tĂ©lĂ©chargements et a mĂȘme pu gĂ©rer les fonctions SMS d’Android, tout comme iMessage d’Apple. Toutefois, en 2016, Google Hangouts est tombĂ© en disgrĂące avec le lancement de « Google Allo ».

En 2018, la sociĂ©tĂ© a d’abord fait allusion Ă  ses plans pour faire passer les utilisateurs de Hangouts Ă  Chat. Ensuite, en 2020, Google a rendu la fonctionnalitĂ© gratuite pour tous les utilisateurs. Finalement, il a dĂ©clarĂ© officiellement que Hangouts serait fermĂ© mais ce n’est que maintenant que l’on a une date officielle.

Google annonce le déploiement de nouvelles fonctionnalités pour sensibiliser les clients à passer à Chat

Force est de constater que la plupart des suivis de Google Hangouts manquaient cruellement de fonctionnalités et Google Chat est une mise à niveau décente de Hangouts. Dorénavant, Google va pousser les clients Hangouts à utiliser Google Chat en mettant en avant les fonctionnalités attrayantes de ce dernier. Nous citons, la possibilité de passer des appels directs, de créer des fils de discussion en ligne dans Spaces mais aussi de partager et de visualiser plusieurs images.

Par ailleurs, la sociĂ©tĂ© vous offre Ă©galement la possibilitĂ© d’utiliser son service Takeout pour tĂ©lĂ©charger une copie de vos donnĂ©es Hangouts avant qu’elles ne soient supprimĂ©es. Mais Hangouts restera utilisable sur son site de bureau jusqu’en novembre. Google indique qu’il avertira les utilisateurs au moins un moins Ă  l’avance avant de commencer Ă  pointer le site Hangouts vers Chat.

Source: La fermeture officielle de Google Hangouts est prévue pour novembre