Comment identifier un mail de phishing ? Ce quiz de Google est une formation efficace
La forme la plus rĂ©pandue de cyberattaque n’implique pas une armĂ©e de hackers russes cagoulĂ©s devant des Ă©crans noir et vert… mais des mails malicieux.
La division Jigsaw de Google a publiĂ© le 22 janvier 2019 un petit site web interactif extrĂȘmement bien fait pour apprendre aux internautes Ă identifier des techniques de phishing rĂ©pandues. Ce quâon appelle hameçonnage en français est la forme la plus rĂ©pandue de cyberattaque : elle consiste Ă faire croire Ă un utilisateur quâun mail est lĂ©gitime alors quâil a pour but une action malveillante (vol de mot de passe, tĂ©lĂ©chargement dâun virus ou dâun malware etc.).

Le phishing est arrivĂ© Ă un niveau de raffinement si Ă©levĂ© quâil trompe aujourdâhui jusque dans les multinationales oĂč lâon aurait imaginĂ© un niveau de sĂ©curitĂ© maximal. Au fond, son efficacitĂ© tient Ă la cible de son attaque qui peut ĂȘtre un maillon faible dans un systĂšme : lâhumain. Pour lutter contre cela, il nây a guĂšre que la formation qui fonctionne et câest prĂ©cisĂ©ment ce que Google rĂ©ussit Ă faire avec brio par son quiz.
CE QUâIL FAUT VĂRIFIER SUR UN MAIL
On regrettera seulement de ne pas le voir traduit en français, dans la mesure oĂč le phishing est loin dâĂȘtre rĂ©servĂ© au web anglophone. On peut rĂ©sumer ses enseignements en quelques points Ă vĂ©rifier quand on reçoit un email qui demande de faire une action :
- VĂ©rifier lâexpĂ©diteur : si lâexpĂ©diteur ne correspond pas au nom de domaine du site quâil prĂ©tend reprĂ©senter, câest probablement un piĂšge (et les diffĂ©rences peuvent ĂȘtre subtiles, comme une simple lettre changĂ©e)
- VĂ©rifier tous les liens avant de cliquer : quand vous passez votre pointeur de souris sur un lien, il va sâafficher en bas de votre navigateur. Il existe bien des moyens de faire un sous-domaine frauduleux qui ressemble Ă un vrai domaine : par exemple, on pourrait crĂ©er facilement le nom de domaine google.numerama.com et vous renvoyer dessus. Cela ne serait clairement pas un nom de domaine de Google.
- Faire attention aux URL raccourcies : si vous avez un doute sur un mail officiel et quâil passe en plus par un lien raccourci (bit.ly, goo.gl, tinyurlâŠ) pour vous diriger vers les actions Ă faire, ne cliquez pas.
- Nâouvrez pas les piĂšces jointes avant dâĂȘtre sĂ»r de votre correspondant : cliquer sur une piĂšce jointe frauduleuse, qui cache par exemple du code malicieux dans un faux document .pdf est trĂšs vite arrivĂ©. VĂ©rifiez avant votre expĂ©diteur et sa lĂ©gitimitĂ©. Vous pouvez Ă©galement enregistrer une piĂšce jointe douteuse sur un service en ligne (Google Drive, DropboxâŠ) pour lâouvrir (ou tenter de lâouvrir) sans la tĂ©lĂ©charger.

Source : Numérama

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