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ADSL : un compte à rebours discret avant la fin
 mais qui va toucher des millions de foyers

En janvier 2026, la « fin de l’ADSL Â» va concerner un peu plus de 750 communes en France, dont le rĂ©seau cuivre (et donc ce bon vieux rĂ©seau ADSL) va ĂȘtre dĂ©finitivement dĂ©mantelĂ©.

Orange continue de démanteler le réseau cuivre ADSL, pour laisser la place à la Fibre. ©Proxima Studio / Shutterstock
Orange continue de démanteler le réseau cuivre ADSL, pour laisser la place à la Fibre. ©Proxima Studio / Shutterstock

La transition du vieillissant rĂ©seau ADSL vers la fibre optique s’accĂ©lĂšre, portĂ©e par la fermeture progressive du rĂ©seau cuivre dans de nombreuses communes. Cette mutation majeure du paysage numĂ©rique français vise Ă  moderniser l’accĂšs Internet et Ă  garantir des performances adaptĂ©es aux usages actuels, marquant la fin d’une Ăšre technologique.

763 nouvelles communes concernĂ©es par l’arrĂȘt du rĂ©seau cuivre en janvier 2026

 

En janvier dernier, ce sont plus de 160 communes en France qui voyaient leur rĂ©seau ADSL coupĂ©, forçant ainsi les administrĂ©s Ă  se rabattre sur la fibre. Rappelons que cette transition nationale vers la fibre optique devrait s’achever en 2030.

 

Dans quelques semaines, le 27 janvier 2026, ce ne sont pas moins de 763 nouvelles communes qui seront concernĂ©es par l’arrĂȘt dĂ©finitif du rĂ©seau cuivre, et donc d’internet en ADSL. De quoi concerner un peu moins de 900 000 logements.

Comment savoir si votre commune est concernée

« Le rĂ©seau cuivre, vĂ©ritable pionnier des tĂ©lĂ©communications, atteint aujourd’hui ses limites face aux besoins croissants en dĂ©bit et en qualitĂ© de service. La fibre optique s’impose naturellement comme la technologie de rĂ©fĂ©rence, capable de rĂ©pondre aux exigences actuelles et futures de notre sociĂ©tĂ© Â», explique l’opĂ©rateur Orange.

 
 
 

Orange a d’ailleurs mis en place un protocole trĂšs strict pour accompagner cette transition, et les acteurs locaux sont Ă  chaque fois prĂ©venus trois ans Ă  l’avance. De cette maniĂšre, les opĂ©rateurs peuvent contacter leurs clients pour leur proposer de migrer vers la fibre, tandis que les municipalitĂ©s sont invitĂ©es Ă  multiplier les actions de communication.

« Pour assurer une continuitĂ© de vos services sans interruption ni coupure, il est important d’anticiper cette transition », prĂ©vient Orange. À noter que certaines communes entreront en fermeture commerciale au 31 janvier 2026, une pĂ©riode qui prĂ©cĂšde d’un an la fermeture technique dĂ©finitive (et l’arrĂȘt du rĂ©seau ADSL), et qui rend impossible toute souscription Ă  une nouvelle offre ADSL.

Enfin, rappelons qu’un site Web dĂ©diĂ© a Ă©tĂ© mis en place pour permettre Ă  chacun de vĂ©rifier si sa commune est concernĂ©e par la fermeture du rĂ©seau cuivre.

Source: ADSL : un compte à rebours discret avant la fin
 mais qui va toucher des millions de foyers

Marre de cliquer « Refuser » ? L’Europe veut enfin simplifier les banniĂšres cookies !

C’est une petite rĂ©volution administrative qui se prĂ©pare Ă  Bruxelles. Face Ă  la grogne des utilisateurs et au dĂ©crochage technologique du Vieux Continent, la Commission europĂ©enne a dĂ©voilĂ© ce mercredi un paquet de mesures radicales. Au menu : la fin du harcĂšlement par les banniĂšres de consentement et un report significatif des rĂšgles strictes sur l’intelligence artificielle. Un virage pragmatique pour tenter de rĂ©concilier protection des donnĂ©es et innovation.
 
 
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L’exĂ©cutif europĂ©en semble avoir entendu le soupir collectif des internautes fatiguĂ©s. Qui n’a jamais pestĂ© devant ces fenĂȘtres pop-up incessantes qui bloquent l’accĂšs aux sites web ? Au-delĂ  de l’agacement quotidien, c’est toute une stratĂ©gie de compĂ©titivitĂ© que l’UE tente de redĂ©finir.

En proposant d’Ă©conomiser jusqu’Ă  5 milliards d’euros de coĂ»ts administratifs d’ici 2029, Bruxelles envoie un signal fort aux entreprises : la bureaucratie ne doit plus Ă©touffer la croissance, surtout face aux gĂ©ants amĂ©ricains et chinois qui avancent Ă  marche forcĂ©e.

La fin du calvaire des clics incessants est-elle pour bientĂŽt ?

C’est la mesure la plus visible pour le grand public : simplifier drastiquement la gestion des traceurs publicitaires. La proposition vise Ă  rĂ©duire la frĂ©quence d’apparition des banniĂšres de cookies, vĂ©ritable flĂ©au de la navigation moderne.

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L’idĂ©e est sĂ©duisante de simplicitĂ© : permettre aux utilisateurs de donner leur consentement en un seul clic pour une durĂ©e de six mois, ou de centraliser leurs prĂ©fĂ©rences directement dans les paramĂštres du navigateur. Fini le temps perdu Ă  configurer chaque site individuellement ; l’objectif est de fluidifier le web tout en gardant le contrĂŽle.

Pourquoi l’Europe appuie-t-elle sur la pĂ©dale de frein pour la rĂ©gulation ?

La Commission europĂ©enne a fait un constat amer : ces rĂšgles, bien que vertueuses, freinent l’innovation. Sous la pression de la France, de l’Allemagne et des gĂ©ants de la Tech comme OpenAI, Bruxelles accepte de reporter l’application stricte de l’AI Act.

ConcrĂštement, les entreprises dĂ©veloppant des systĂšmes Ă  « hauts risques » auront jusqu’Ă  fin 2027, au lieu de 2026, pour se mettre en conformitĂ©. C’est un ballon d’oxygĂšne vital pour les start-up europĂ©ennes qui craignaient d’ĂȘtre noyĂ©es sous la paperasse avant mĂȘme d’avoir pu lancer leurs produits.

europe

Nos informations privĂ©es sont-elles sacrifiĂ©es sur l’autel du progrĂšs ?

C’est le revers de la mĂ©daille qui inquiĂšte les dĂ©fenseurs des libertĂ©s. Pour entraĂźner les modĂšles d’IA, l’Europe envisage d’autoriser l’utilisation de donnĂ©es privĂ©es sous couvert d' »intĂ©rĂȘt lĂ©gitime ».

Cette notion floue fait bondir les associations comme NOYB de Max Schrems, qui y voient une attaque frontale contre le RGPD et nos donnĂ©es personnelles. Le pari de Bruxelles est risquĂ© : assouplir les rĂšgles pour booster l’Ă©conomie, au risque d’affaiblir le bouclier protecteur qui faisait la spĂ©cificitĂ© numĂ©rique de l’Europe.

Foire Aux Questions (FAQ)

 

Quand ces changements seront-ils effectifs ?

Ce ne sont pour l’instant que des propositions de la Commission. Elles doivent encore ĂȘtre dĂ©battues et validĂ©es par le Parlement europĂ©en et les États membres, ce qui promet des discussions houleuses, notamment sur la question des donnĂ©es privĂ©es.

 

Est-ce que je ne verrai plus aucune banniĂšre cookie ?

Pas tout Ă  fait. Les banniĂšres existeront toujours pour la premiĂšre visite, mais si la rĂ©forme passe, votre choix (accepter ou refuser) pourrait ĂȘtre mĂ©morisĂ© pour six mois, ou gĂ©rĂ© globalement par votre navigateur, rendant la navigation beaucoup plus fluide.

 

Pourquoi reporter l’AI Act ?

L’objectif est de laisser le temps aux entreprises de s’adapter sans casser leur dynamique d’innovation. Les obligations pour les systĂšmes d’IA critiques (santĂ©, sĂ©curitĂ©) sont lourdes, et un dĂ©lai supplĂ©mentaire permet d’Ă©viter un dĂ©savantage concurrentiel trop brutal face aux USA.

Source: Marre de cliquer « Refuser » ? L’Europe veut enfin simplifier les banniĂšres cookies !

Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prĂ©vient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Si vous vous rendez sur Temu et Shein pour vos emplettes, soyez trĂšs vigilant. Certains produits disponibles sur les plateformes chinoises sont dangereux, d’aprĂšs l’UFC-Que Choisir, qui Ă©voque mĂȘme des risques d’incendie.

Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock
Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock

Les deux gĂ©ants de l’e-commerce sont dans le viseur de l’Union europĂ©enne (UE) pour diverses raisons ; la qualitĂ© et la conformitĂ© des produits proposĂ©s sur leurs sites en est une. Dans cette optique, plusieurs associations europĂ©ennes, dont l’UFC-Que Choisir, ont menĂ© une vaste enquĂȘte coordonnĂ©e, visant Ă  vĂ©rifier si les articles vendus sur Shein et Temu respectent rĂ©ellement les normes de sĂ©curitĂ© en vigueur.

Pour cela, elles ont commandĂ© des Ă©chantillons de produits sur les deux plateformes, dans trois catĂ©goriques de produits : chargeurs USB, jouets et bijoux. Une fois rĂ©ceptionnĂ©s, les objets ont Ă©tĂ© soumis Ă  des analyses en laboratoire, ainsi qu’Ă  la vĂ©rification des marquages obligatoires comme le logo CE. Et leur constat est sans appel.

« Risques de brĂ»lure, de choc Ă©lectrique et d’incendie Â»

 

L’UFC-Que Choisir fait Ă©tat de dĂ©fauts alarmants. Au total, seuls deux modĂšles de chargeur sur les 54 testĂ©s, un par plateforme, ont passĂ© l’ensemble des contrĂŽles avec succĂšs. « 21 n’arboraient pas le bon marquage Â» avec, par exemple, l’absence d’indications de tension pourtant obligatoires. La conception mĂȘme des appareils pose de sĂ©rieuses questions puisque « 51 n’ont pas rĂ©sistĂ© aux tests mĂ©caniques Â», assure l’association, les broches se tordant ou le boĂźtier se fissurant dĂšs la premiĂšre chute.

 

Certains modĂšles ont en outre prĂ©sentĂ© des distances trop faibles entre les circuits Ă  haute et basse tension. Et ce n’est pas tout. Dans 14 cas, les chargeurs ont dĂ©passĂ© les limites rĂ©glementaires de tempĂ©ratures de 77 et 87 degrĂ©s. L’organisme dĂ©nonce des produits « souvent mal conçus et avec des matĂ©riaux de mauvaise qualitĂ© Â». Le danger est bien lĂ , avec « de rĂ©els risques de brĂ»lure, de choc Ă©lectrique et d’incendie Â».

 
Page d'accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
Page d’accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
 

D’importants dĂ©fauts dĂ©tectĂ©s dans les jouets

 

Pire encore, les jouets destinĂ©s aux jeunes enfants figurent parmi les produits les plus problĂ©matiques, venant confirmer une prĂ©cĂ©dente Ă©tude Ă  ce sujet. L’UFC-Que Choisir souligne qu’un seul jouet sur 54 s’est rĂ©vĂ©lĂ© conforme aux normes europĂ©ennes. Les dĂ©fauts observĂ©s sont accablants : des piĂšces qui se dĂ©tachent trop facilement, augmentant le risque d’étouffement, ou des taux de substances chimiques dangereusement Ă©levĂ©s.

 

Les bijoux, en revanche, s’en sortent un peu mieux, bien que les anomalies relevĂ©es restent sĂ©rieuses. Sur 54 colliers analysĂ©s, « 7 ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s non conformes Â», dont plusieurs comprenant des taux extrĂȘmement Ă©levĂ©s de mĂ©taux toxiques.

 

À noter que les plateformes ont retirĂ© les produits concernĂ©s de leurs sites respectifs lorsqu’une alerte officielle leur est parvenue, mais pas quand elle Ă©manait d’un utilisateur lambda. VoilĂ  qui n’est pas vraiment rassurant, alors qu’un nouveau mastodonte de l’e-commerce chinois s’apprĂȘte Ă  prendre d’assaut le marchĂ© français.

 
 

Source: Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prĂ©vient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Fnac Darty sous pavillon chinois : la souveraineté culturelle française est-elle menacée ?

Un jeu de dominos capitalistique en Allemagne pourrait redessiner le paysage culturel français. L’arrivĂ©e du gĂ©ant chinois JD.com au capital de Fnac Darty force l’État Ă  monter au crĂ©neau pour protĂ©ger l’un de ses fleurons.
 
 
Logo FNAC - Darty

L’acquisition de l’allemand Ceconomy par le gĂ©ant chinois JD.com propulse ce dernier au rang de deuxiĂšme actionnaire de Fnac Darty.

Cette opĂ©ration indirecte, plaçant JD.com juste derriĂšre le milliardaire Daniel Kretinsky, a dĂ©clenchĂ© une procĂ©dure de contrĂŽle par Bercy, qui s’inquiĂšte pour la souverainetĂ© culturelle et la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es d’un fleuron français.

L’opĂ©ration s’est jouĂ©e loin de Paris, mais ses rĂ©percussions frappent au cƓur d’une institution française. En rachetant le distributeur allemand de produits Ă©lectroniques Ceconomy pour plus de 2,2 milliards d’euros, le mastodonte chinois de l’e-commerce JD.com s’est offert, par ricochet, une participation de 21,95 % dans le groupe Fnac Darty.

Cette part, initialement dĂ©tenue par ArtĂ©mis, la holding de la famille Pinault, avait Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e Ă  Ceconomy en 2017. Par ce mouvement purement financier, JD.com, numĂ©ro trois de son secteur derriĂšre Alibaba et Pinduoduo, devient le deuxiĂšme actionnaire de Fnac Darty par le jeu des participations financiĂšres.

Un actionnaire inattendu aux portes de l’institution

Ce nouvel entrant se positionne juste derriĂšre l’homme d’affaires tchĂšque Daniel Kretinsky, qui contrĂŽle 28,28 % du capital via son vĂ©hicule d’investissement Vesa Equity.

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L’irruption de JD.com dans le paysage de la distribution culturelle et technologique française inquiĂšte. Elle illustre la stratĂ©gie d’expansion agressive des gĂ©ants asiatiques en Europe, dĂ©terminĂ©s Ă  concurrencer l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine d’Amazon.

Pour Fnac Darty, cette alliance potentielle pourrait ouvrir la voie Ă  des innovations en matiĂšre de logistique et d’expĂ©rience client, mais elle soulĂšve surtout des questions stratĂ©giques majeures.

Bercy en alerte : quand la culture devient stratégique

La rĂ©action de l’État français n’a pas tardĂ©. ConsidĂ©rant Fnac Darty comme un pilier de la souverainetĂ© culturelle, notamment en tant que premier vendeur de livres du pays, Bercy a immĂ©diatement activĂ© son principal bouclier rĂ©glementaire : le contrĂŽle des investissements Ă©trangers en France (IEF).

Bien que l’acquisition ait eu lieu en Allemagne, cette procĂ©dure est le seul levier dont dispose Paris pour examiner les intentions de JD.com et exercer une pression.L’entourage du ministre Roland Lescure a confirmĂ© le dĂ©pĂŽt du dossier, promettant un examen d’une grande rigueur.

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Les craintes ne portent pas seulement sur une potentielle influence Ă©ditoriale, mais aussi sur l’accĂšs aux donnĂ©es de prĂšs de deux millions d’abonnĂ©s. Le spectre de la loi chinoise sur le renseignement national de 2017, Ă  la portĂ©e extraterritoriale, alimente les inquiĂ©tudes quant Ă  un possible profilage de masse des consommateurs français.

Kretinsky, l’arbitre silencieux du duel franco-chinois ?

Le dĂ©nouement de cette affaire repose en grande partie sur la position de Daniel Kretinsky. Le milliardaire tchĂšque, dĂ©sormais principal contrepoids Ă  l’influence chinoise, se retrouve dans un rĂŽle d’arbitre.

Il pourrait choisir de se poser en « chevalier blanc » en renforçant sa participation pour sanctuariser l’ancrage europĂ©en de l’enseigne. À l’inverse, il pourrait voir lĂ  une opportunitĂ© de cĂ©der une partie de ses parts Ă  JD.com pour libĂ©rer des liquiditĂ©s, alors qu’il est dĂ©jĂ  engagĂ© dans le sauvetage du groupe Casino et a rĂ©cemment investi dans TotalEnergies.

Pour l’heure, Vesa Equity observe un silence stratĂ©gique. Les discussions en coulisses se poursuivent, tandis que la direction de JD.com a assurĂ© Ă  Bercy de son intention de rester un actionnaire passif.

La procĂ©dure IEF, qui peut durer jusqu’Ă  trois mois, sera dĂ©cisive pour savoir si l’État français conditionnera son feu vert Ă  des engagements formels, dessinant ainsi les nouvelles rĂšgles du jeu Ă©conomique et culturel.

 

Source: Fnac Darty sous pavillon chinois : la souveraineté culturelle française est-elle menacée ?

Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur

L’arrivĂ©e des navigateurs dopĂ©s Ă  l’intelligence artificielle bouleverse l’accĂšs au web. Des outils comme ChatGPT Atlas d’OpenAI ou Comet de Perplexity ambitionnent de remplacer les navigateurs traditionnels en rĂ©alisant automatiquement des tĂąches : remplir des formulaires, organiser des emails, gĂ©rer des actions en ligne. L’idĂ©e sĂ©duit grĂące Ă  un gain potentiel de productivitĂ©.

Pourtant, des spĂ©cialistes alertent sur les dangers qui se cachent derriĂšre ce fonctionnement agentique. De quoi questionner l’équilibre entre efficacitĂ© et sĂ©curitĂ© pour les utilisateurs. Les consĂ©quences pourraient toucher la vie privĂ©e comme le contrĂŽle des activitĂ©s en ligne.

Risques liés au fonctionnement des agents IA

Les agents intĂ©grĂ©s dans ces nouveaux navigateurs analysent les pages visitĂ©es et peuvent agir Ă  la place de l’utilisateur. Cet accĂšs Ă©tendu (emails, calendriers, contacts
) crĂ©e une ouverture importante. Les experts en cybersĂ©curitĂ© insistent : le principal danger vient des Â« prompt injection attacks ». Ces attaques indirectes consistent Ă  cacher sur une page web des instructions malveillantes en apparence invisibles. L’IA, incapable de distinguer une directive interne d’une donnĂ©e extĂ©rieure, peut alors exĂ©cuter ces commandes.

Des attaques aux effets concrets

Par consĂ©quent, un pirate peut pousser un agent Ă  rĂ©vĂ©ler des informations confidentielles ou Ă  effectuer un achat non dĂ©sirĂ©. Certains chercheurs parlent d’un problĂšme systĂ©mique touchant tous les navigateurs qui reposent sur une logique agentique. Il suffit qu’une page contienne un message ou une image comportant des donnĂ©es invisibles. Ce qui transforme une fonctionnalitĂ© destinĂ©e Ă  simplifier le quotidien en menace directe pour la vie numĂ©rique.

Brave, sociĂ©tĂ© connue pour ses positions fortes en matiĂšre de protection de la vie privĂ©e, confirme cette vulnĂ©rabilitĂ© pour l’ensemble du secteur. Ses ingĂ©nieurs rappellent que le navigateur devient acteur Ă  la place de l’internaute. Un changement profond dans la philosophie de la sĂ©curitĂ© sur le web.

Une course permanente entre défenseurs et attaquants

Les responsables sĂ©curitĂ©s d’OpenAI et de Perplexity reconnaissent l’ampleur du dĂ©fi. Ils admettent que la sĂ©paration entre instructions internes et donnĂ©es consultĂ©es demeure fragile. Tout Ă©volue vite : les premiĂšres tentatives reposaient sur du texte cachĂ© ; dĂ©sormais, les images embarquent des commandes codĂ©es pour tromper l’agent. De quoi obliger les entreprises Ă  renforcer constamment leurs mĂ©canismes de protection.

Des garde-fous encore imparfaits

Pour limiter les impacts d’une attaque, OpenAI propose un logged out mode empĂȘchant l’agent d’agir avec les comptes personnels connectĂ©s. Ce mode rĂ©duit son champ d’action, mais diminue aussi l’efficacitĂ© du navigateur. Perplexity mise, de son cĂŽtĂ©, sur un systĂšme de dĂ©tection en temps rĂ©el. Toutefois, aucune des solutions annoncĂ©es ne garantit une protection totale. Les spĂ©cialistes parlent d’un avantage temporaire dans un combat qui ne cessera jamais.

Utilisateur : vigilance recommandée

Les experts conseillent de limiter l’accĂšs donnĂ© aux navigateurs IA. Mieux vaut Ă©viter de leur confier des comptes liĂ©s Ă  la finance, Ă  la santĂ© ou aux donnĂ©es trop sensibles. Les mots de passe doivent rester uniques et accompagnĂ©s d’une authentification renforcĂ©e. Tout en bĂ©nĂ©ficiant des premiers usages, le public doit attendre des amĂ©liorations avant d’accorder Ă  ces agents un contrĂŽle trop large.

L’essor des navigateurs intelligents ouvre une nouvelle Ăšre, mais aussi une zone d’incertitude. De quoi rappeler que le confort numĂ©rique ne doit jamais dĂ©passer la prudence. L’avenir de la navigation semble prometteur, Ă  condition que la sĂ©curitĂ© avance au mĂȘme rythme que l’innovation.

Source: Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur

Orange dĂ©ploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre dĂ©bit peut ĂȘtre impactĂ©

Orange a dĂ©cidĂ© d’activer par dĂ©faut une gestion agressive du Wifi sur ses anciennes box, y compris chez Sosh. Le principe est simple : votre box Ă©teint la bande des 5 GHz quand elle juge que vous n’en avez pas besoin.

Orange a dĂ©cidĂ© que votre Livebox consommait trop. C’est louable. L’opĂ©rateur historique vient de pousser une mise Ă  jour logicielle majeure sur ses Livebox 4 et 5 (et donc chez les clients Sosh), hĂ©ritĂ©e directement de la rĂ©cente Livebox 7. Pas de confĂ©rence de presse, pas d’e-mail en fanfare, juste une activation silencieuse qui concerne dĂ©jĂ  50 % du parc.

Le principe ? Votre box va dĂ©sormais jouer au gendarme de l’énergie en coupant purement et simplement la bande des 5 GHz, celle qui offre le meilleur dĂ©bit, lorsque le trafic est faible. Tout repose dĂ©sormais sur la bande des 2,4 GHz, plus lente mais aussi plus encombrĂ©e. Orange promet que c’est transparent.

Une économie réelle, mais à quel prix ?

Regardons la technique. Le Wi-Fi 5, c’est deux autoroutes : la 2,4 GHz (la dĂ©partementale bouchĂ©e mais qui porte loin) et la 5 GHz (l’autoroute rapide mais Ă  courte portĂ©e). Jusqu’ici, votre Livebox gardait les deux ouvertes. Avec cette mise Ă  jour, la box Ă©teint l’autoroute quand il y a peu de monde.

Selon Orange, cela permet de rĂ©duire la consommation instantanĂ©e de 25 Ă  30 %. Sur une annĂ©e, pour vous, ça reprĂ©sente quelques euros d’économie. C’est marginal. Mais Ă  l’échelle des millions de box en France, on parle de 1 500 tonnes de CO2 Ă©vitĂ©es. C’est l’argument massue de l’opĂ©rateur et il est difficile de l’attaquer lĂ -dessus.

Mais attendez. La rĂ©alitĂ© technique est plus nuancĂ©e. Si la box coupe le 5 GHz, tous vos appareils basculent sur le 2,4 GHz. En maison isolĂ©e ? Aucun problĂšme. En immeuble parisien oĂč il y a 40 rĂ©seaux Wifi au mĂštre carrĂ© ? Cela peut ĂȘtre une autre histoire. Le 2,4 GHz est souvent saturĂ©. Vous pourriez sentir des latences ou des baisses de dĂ©bit avant que la box ne se dĂ©cide Ă  rallumer les gaz.

Orange assure que le systÚme surveille la saturation et réactive le 5 GHz si nécessaire. Mais ces automatismes ont souvent un temps de retard. Si vous lancez un gros téléchargement ou un stream 4K, il y aura potentiellement ce petit moment de flottement.

Comment reprendre le contrĂŽle

Heureusement, Orange n’a pas verrouillĂ© la porte. Cette option est activĂ©e par dĂ©faut, mais dĂ©sactivable. Si vous constatez que votre connexion « mouline Â» bizarrement le soir ou que vos appareils domotiques dĂ©crochent, c’est probablement le coupable.

La vérification est simple :

  1. Direction l’interface mon-reseau-local.orange.fr ou l’appli Orange et moi.
  2. Allez dans Gérer votre Wi-Fi.
  3. Cherchez l’option « Mode Ă©conomie d’énergie wifi ».
  4. Si vous voyez « wifi 5GHz optimisĂ© », c’est actif. Pour revenir Ă  la normale, forcez « wifi 5GHz allumĂ© en permanence ».

Un dĂ©tail important : Orange n’est pas fou. L’opĂ©rateur ne dĂ©ploie pas cette fonction chez tout le monde. Si vous utilisez un rĂ©pĂ©teur Wi-Fi connectĂ© Ă  la box ou un vieux dĂ©codeur TV en Wifi, l’option reste inactive. Ces appareils ont besoin du 5 GHz pour maintenir un lien stable.

Source: Orange dĂ©ploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre dĂ©bit peut ĂȘtre impactĂ©

L’Europe s’oppose Ă  Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union EuropĂ©enne

Les utilisateurs de Windows 10 en Europe bĂ©nĂ©ficieront d’une prolongation d’un an pour les mises Ă  jour gratuites, jusqu’en octobre 2026, suite Ă  une dĂ©cision de l’Union europĂ©enne. Ce support, unique Ă  cette rĂ©gion, permettra Ă  des millions de personnes de continuer Ă  recevoir des mises Ă  jour de sĂ©curitĂ© sans aucune dĂ©marche requise.

Les pays europĂ©ens pourront profiter un an de plus de Windows 10 avec des mises Ă  jour gratuites, jusqu’en octobre 2026

 

L'Europe se dresse contre Microsoft : Windows 10 restera gratuit dans l'Union Européenne
Windows 10 bĂ©nĂ©ficiera d’un service de prolongation gratuit dans l’UE, non disponible dans d’autres rĂ©gions du monde

L’Union europĂ©enne a rĂ©ussi Ă  faire obstacle Ă  l’arrĂȘt prĂ©vu par Microsoft des mises Ă  jour gratuites de Windows 10. Alors que la marque avait annoncĂ© la fin de ce service pour le 14 octobre 2025, l’Espace Économique EuropĂ©en aura un an de support supplĂ©mentaire, sans nĂ©cessitĂ© d’effectuer d’actions particuliĂšres. Les utilisateurs de Windows 10 en France et dans d’autres pays de l’UE continueront Ă  bĂ©nĂ©ficier de Windows 10 et de ses mises Ă  jour de sĂ©curitĂ©.

Windows 10 prolongé en Europe un an de plus

Comme le montre un document officiel d’Euroconsumers, les utilisateurs vivant dans l’Espace Économique EuropĂ©en (EEE) auront un an de services de mises Ă  jour supplĂ©mentaires sur Windows 10. Ainsi, mĂȘme si Microsoft a averti depuis des annĂ©es de l’arrĂȘt du service le mois prochain, ce n’est que le 13 octobre 2026 que les mises Ă  jour gratuites cesseront dans l’Union europĂ©enne.

De plus, il ne sera pas nĂ©cessaire que les utilisateurs effectuent une action particuliĂšre pour maintenir leur service. Les mises Ă  jour continueront Ă  arriver automatiquement, comme jusqu’à prĂ©sent, et seuls devront s’inquiĂ©ter de installer les versions les plus rĂ©centes pour bĂ©nĂ©ficier des correctifs de sĂ©curitĂ© protĂ©geant les appareils sous Windows 10 de maniĂšre native. Par consĂ©quent, des dizaines de millions d’utilisateurs de Windows 10 dans l’UE resteront protĂ©gĂ©s un an de plus.

Windows 10 reste actif : Microsoft rétablit une de ses fonctionnalités clés

Bien que Windows 10 approche de sa fin, en Europe, il restera gratuit jusqu’en octobre 2026

Les conditions de Windows 10 hors d’Europe

les autres parties du monde ne bĂ©nĂ©ficieront pas des mĂȘmes avantages. À partir du 14 octobre, les mises Ă  jour de Windows 10 en dehors de l’UE ne seront plus disponibles gratuitement, et des centaines de millions d’utilisateurs devront accepter les conditions de l’entreprise amĂ©ricaine s’ils souhaitent continuer Ă  utiliser Windows 10 sur leur ordinateur. 

En effet, ceux qui dĂ©sirent maintenir Windows 10 en dehors de l’Espace Économique EuropĂ©en devront accepter les conditions standard des Mises Ă  jour de SĂ©curitĂ© Étendues : crĂ©er un compte Microsoft synchronisĂ© Ă  la cloud, payer 30 dollars et Ă©changer 1 000 points des RĂ©compenses Microsoft. Toutefois, si vous rĂ©sidez en France ou dans un autre pays de l’EEE, vous n’aurez rien Ă  faire ni Ă  payer d’ici octobre 2026.

Source: L’Europe s’oppose Ă  Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union EuropĂ©enne

Votre PC est trop vieux pour Windows 11 ? Méfiez-vous de cet outil piégé !

La fin de Windows 10 pousse des millions d’utilisateurs vers des outils pour forcer la mise Ă  jour vers Windows 11, comme Flyoobe. Mais son dĂ©veloppeur alerte : un faux site distribue une version piĂ©gĂ©e, remplie de malwares. Le piĂšge se referme sur ceux qui tentent d’Ă©chapper aux restrictions de Microsoft.
 
 
Flyoobe

C’est le comble. Des millions d’utilisateurs sont bloquĂ©s sur un Windows 10 officiellement mort depuis le 14 octobre. Leur crime ? PossĂ©der un PC parfaitement fonctionnel mais jugĂ© « obsolĂšte » par Microsoft Ă  cause de restrictions matĂ©rielles jugĂ©es absurdes (le fameux TPM 2.0).

Pour Ă©chapper Ă  cette obsolescence programmĂ©e, un outil gratuit et open-source est devenu la star du moment : Flyoobe. Mais ce succĂšs attire les vautours. Son dĂ©veloppeur officiel vient de tirer la sonnette d’alarme : un faux site distribue une version piĂ©gĂ©e, prĂȘte Ă  infecter ceux qui voulaient juste une mise Ă  jour.

Pourquoi cet outil est-il si populaire ?

Flyoobe (anciennement Flyby11) est la bouĂ©e de sauvetage des « oubliĂ©s » de Windows 11. C’est l’outil miracle qui fait sauter les verrous. Il contourne les vĂ©rifications de compatibilitĂ© (TPM, processeur rĂ©cent) et permet d’installer le nouvel OS sur (presque) n’importe quoi.

Flyoobe

Il va mĂȘme plus loin : il permet de nettoyer l’installation en supprimant les bloatwares prĂ©installĂ©s et les composants IA non dĂ©sirĂ©s. Gratuit, open-source et hĂ©bergĂ© sur GitHub, il rĂ©pare ce que beaucoup voient comme l’absurditĂ© de Microsoft.

Quel est le piĂšge tendu par les pirates ?

Quand un outil devient aussi populaire, les escrocs ne sont jamais loin. Le dĂ©veloppeur officiel a publiĂ© une alerte de sĂ©curitĂ© majeure sur GitHub. Un site miroir (flyoobe.net) a Ă©tĂ© créé. Il ressemble trait pour trait Ă  l’officiel, mais distribue une version compromise de l’utilitaire.

Windows 11 verrouill

Vous pensez tĂ©lĂ©charger le sĂ©same, vous rĂ©cupĂ©rez un malware. Le dĂ©veloppeur est formel : « NE TÉLÉCHARGEZ PAS À PARTIR DE LÀ. Ces sites sont non officiels, dangereux et peu fiables. » Le risque ? Un ransomware, un spyware, ou un keylogger qui enregistre vos mots de passe.

Comment Microsoft a-t-il favorisé cette arnaque ?

C’est l’ironie tragique de cette histoire. En traçant une ligne arbitraire dans le sable, Microsoft a lui-mĂȘme créé ce marchĂ©. Des millions de personnes avec des machines performantes (de 5 ou 6 ans) sont poussĂ©es Ă  chercher dĂ©sespĂ©rĂ©ment une solution.

Windows 11 barre son

Cette panique, nĂ©e de la fin du support de Windows 10, est une aubaine pour les cybercriminels. Ils n’ont qu’Ă  tendre un piĂšge de « typosquatting » (un nom de domaine qui ressemble Ă  l’original) pour piĂ©ger des utilisateurs qui, Ă  la base, voulaient juste rester en sĂ©curitĂ©.

Foire Aux Questions (FAQ)

OĂč tĂ©lĂ©charger Flyoobe en toute sĂ©curitĂ© ?

Uniquement sur la page GitHub officielle du projet. Le dĂ©veloppeur insiste sur le fait que les domaines « flyoobe.net » et « flyoobe.app » sont des copies dangereuses.

Qu’est-ce que je risque en tĂ©lĂ©chargeant la mauvaise version ?

Vous risquez d’installer un malware (logiciel malveillant) sur votre ordinateur. Cela peut ĂȘtre un ransomware (qui chiffre vos fichiers contre une rançon), un spyware (qui vole vos mots de passe et donnĂ©es bancaires) ou un cryptomineur (qui utilise la puissance de votre PC Ă  votre insu).

Mon PC est-il vraiment incompatible avec Windows 11 ?

Techniquement, souvent non. Microsoft impose des restrictions logicielles (TPM 2.0, processeur rĂ©cent) que des outils comme Flyoobe ou Rufus peuvent contourner. Le vrai problĂšme est que cette incompatibilitĂ© « officielle » pousse les utilisateurs vers des solutions alternatives non officielles, et donc potentiellement risquĂ©es.

 

Source: Votre PC est trop vieux pour Windows 11 ? Méfiez-vous de cet outil piégé !

Face au tabou de l’IA gĂ©nĂ©rative Ă  Hollywood, Netflix avoue tout : elle est dĂ©jĂ  dans vos sĂ©ries

Pendant que toute l’industrie du cinĂ©ma retient son souffle, Netflix a dĂ©cidĂ© de crever l’abcĂšs : l’intelligence artificielle est non seulement utilisĂ©e, mais elle est dĂ©jĂ  partout dans ses productions. Une franchise qui a le mĂ©rite de la clartĂ©, mais qui risque de faire tousser dans les studios voisins.

Alors que Hollywood préfÚre rester discret sur le sujet, le géant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l'IA générative. © Shutterstock
Alors que Hollywood prĂ©fĂšre rester discret sur le sujet, le gĂ©ant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l’IA gĂ©nĂ©rative. © Shutterstock

Le pavĂ© a Ă©tĂ© jetĂ© dans la mare sans mĂ©nagement, Ă  l’occasion de la publication des derniers rĂ©sultats trimestriels. Alors que Hollywood marche sur des Ɠufs dĂšs qu’il s’agit d’intelligence artificielle, Netflix, lui, a choisi de jouer cartes sur table. Non, l’IA gĂ©nĂ©rative n’est plus un projet obscur dans les cartons des ingĂ©nieurs, mais une rĂ©alitĂ© bien installĂ©e au cƓur de vos programmes prĂ©fĂ©rĂ©s.

Des preuves dĂ©jĂ  Ă  l’Ă©cran

Les preuves ? Elles sont dĂ©jĂ  sous vos yeux. Un immeuble s’effondre dans la sĂ©rie argentine L’Éternaute : pur produit de l’IA. Adam Sandler se paie une cure de jouvence dans Happy Gilmore 2 ? Un rajeunissement numĂ©rique entiĂšrement pilotĂ© par des algorithmes. La plateforme de streaming ne s’en cache plus et prĂ©sente mĂȘme ces technologies comme des outils permettant d’accĂ©lĂ©rer la crĂ©ativitĂ© et de s’offrir des effets spĂ©ciaux dignes d’un blockbuster, sans en avoir forcĂ©ment le budget.

Cette transparence a de quoi surprendre dans une industrie encore marquĂ©e par le souvenir cuisant de la grĂšve historique de 2023. Les syndicats d’acteurs et de scĂ©naristes s’Ă©taient battus des mois durant pour encadrer l’usage de l’IA, terrorisĂ©s Ă  l’idĂ©e d’ĂȘtre remplacĂ©s par des lignes de code. Un accord fragile avait Ă©tĂ© trouvĂ©, imposant le consentement et une juste rĂ©munĂ©ration pour toute utilisation d’une doublure numĂ©rique. Mais la rĂ©cente polĂ©mique autour de l’outil Sora 2, capable de gĂ©nĂ©rer des vidĂ©os ultra-rĂ©alistes, a ravivĂ© toutes les craintes, montrant Ă  quel point la frontiĂšre entre l’outil et le substitut reste mince.

L’art et la maniĂšre (de faire des Ă©conomies)

Face Ă  la grogne qui monte, Netflix se veut rassurant. Son co-PDG, Ted Sarandos, martĂšle que l’IA n’est qu’un « outil » au service des crĂ©ateurs, incapable de transformer un mauvais conteur en gĂ©nie. Une belle dĂ©claration d’intention qui peine Ă  masquer la rĂ©alitĂ© Ă©conomique. Avec des rĂ©sultats financiers qui poussent Ă  l’optimisation des coĂ»ts, l’IA est une aubaine pour produire plus, plus vite et potentiellement pour moins cher. La plateforme ne s’en sert d’ailleurs pas que pour ses effets visuels, mais aussi pour amĂ©liorer son moteur de recherche ou personnaliser les futures publicitĂ©s.
 
En affichant si ouvertement sa stratĂ©gie, Netflix force toute l’industrie Ă  regarder la technologie en face. La course est lancĂ©e. Reste Ă  savoir qui, de l’artiste ou de l’algorithme, Ă©crira le gĂ©nĂ©rique de fin de ce nouvel Ă©pisode de la saga hollywoodienne.
 

Source: Face au tabou de l’IA gĂ©nĂ©rative Ă  Hollywood, Netflix avoue tout : elle est dĂ©jĂ  dans vos sĂ©ries

40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accĂšs sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud dĂ©taillĂ©e

Une base de donnĂ©es sans protection, contenant pas moins de 40 milliards d’enregistrements bancaires, personnels et professionnels, a Ă©tĂ© exposĂ©e en ligne. La brĂšche majuscule touche Netcore Cloud, une plateforme d’e-mail marketing indienne.

Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock
Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock

40 milliards. C’est le chiffre vertigineux d’enregistrements qu’un chercheur en cybersĂ©curitĂ© vient de dĂ©couvrir en libre accĂšs sur internet. Jeremiah Fowler, spĂ©cialiste reconnu dans le domaine, est tombĂ© sur une base de donnĂ©es totalement non sĂ©curisĂ©e appartenant Ă  Netcore Cloud, entreprise basĂ©e Ă  Mumbai, en Inde, spĂ©cialisĂ©e dans l’automatisation marketing. À l’intĂ©rieur, on retrouve des notifications de transactions bancaires avec numĂ©ros de comptes partiels, des messages liĂ©s Ă  l’emploi, des e-mails de vĂ©rification et toute la machinerie des campagnes marketing modernes. Il y en a pour 13,4 tĂ©raoctets de donnĂ©es.

Zéro protection pour des milliards de données critiques

 

L’exposition n’aurait pas pu ĂȘtre plus totale. Aucun mot de passe ne barrait l’accĂšs, aucun chiffrement ne protĂ©geait les informations. N’importe qui avec les connaissances techniques basiques pouvait consulter ces trĂšs exactement 40 089 928 683 enregistrements stockĂ©s dans la base. En fouillant dans les fichiers, Jeremiah Fowler y a trouvĂ© des adresses Ă©lectroniques en pagaille, des objets de messages, mais aussi des informations techniques sensibles, comme des adresses IP et des dĂ©tails SMTP qui auraient dĂ» rester confidentiels.

 

Ce qui rend le tout prĂ©occupant, c’est l’envergure de Netcore Cloud. Cette plateforme d’engagement client propulsĂ©e par intelligence artificielle sert 6 500 marques rĂ©parties dans 40 pays du globe, notamment en Inde, aux États-Unis, au Royaume-Uni, Ă  Singapour, aux Émirats, aux Philippines, en Malaisie, au Vietnam et au Nigeria. Ses clients couvrent tous les secteurs, de la banque Ă  l’e-commerce, en passant par les services financiers, mĂ©dias, divertissement et le voyage.

 

Jeremiah Fowler a rĂ©agi avec la responsabilitĂ© qui caractĂ©rise les chercheurs Ă©thiques. DĂšs sa dĂ©couverte, il a notifiĂ© Netcore qui a verrouillĂ© l’accĂšs le jour mĂȘme. L’entreprise a rĂ©pondu en le remerciant et en demandant davantage d’informations sur la faille. Mais on peut se poser cette question : combien de temps cette porte est restĂ©e grande ouverte avant d’ĂȘtre dĂ©tectĂ©e ? Impossible de le savoir sans audit forensique approfondi.

 
On aperçoit ici l'extrait de journaux bancaires avec les dépenses et crédits, qui étaient en accÚs libre © Jeremiah Fowler
On aperçoit ici l’extrait de journaux bancaires avec les dĂ©penses et crĂ©dits, qui Ă©taient en accĂšs libre © Jeremiah Fowler
 

La crainte d’un phishing ciblĂ© et d’une usurpation d’identitĂ© Ă  grande Ă©chelle

 

Les risques liĂ©s Ă  une telle exposition dĂ©passent largement le simple spam. Les cybercriminels disposent dĂ©sormais d’un trĂ©sor d’informations qui leur permet de cartographier les relations commerciales, bancaires et professionnelles de millions de personnes. Avec ces donnĂ©es, ils peuvent orchestrer des campagnes de phishing XXL, en utilisant de vĂ©ritables dĂ©tails financiers pour convaincre leurs cibles de la lĂ©gitimitĂ© de leurs messages frauduleux.

 

Le scĂ©nario du clone-phishing peut inquiĂ©ter. En rĂ©cupĂ©rant les mĂ©tadonnĂ©es rĂ©elles, les lignes d’objet authentiques et les adresses d’expĂ©diteurs officielles, des escrocs peuvent fabriquer des copies parfaites d’e-mails lĂ©gitimes. Imaginez recevoir une notification bancaire qui reprend vos vraies opĂ©rations rĂ©centes mais vous redirige vers un site pirate. Les adresses e-mail elles-mĂȘmes constituent une mine d’or, car beaucoup contiennent des noms complets et peuvent ĂȘtre croisĂ©es avec d’autres fuites de donnĂ©es pour rĂ©cupĂ©rer des identifiants et mots de passe.

 

Un autre Ă©lĂ©ment aggrave la situation : l’infrastructure exposĂ©e. Celle-ci prĂ©sentait 89 ports rĂ©seau ouverts ce qui, on vous laisse l’imaginer, crĂ©e une surface d’attaque considĂ©rable pour d’Ă©ventuelles intrusions. Les fichiers consultĂ©s par Fowler mentionnaient des services internes marquĂ©s « production Â», avec des rĂ©fĂ©rences Ă  des bases de donnĂ©es et serveurs backend.

 

Cette cartographie dĂ©taillĂ©e de l’architecture systĂšme pourrait faciliter des attaques plus sophistiquĂ©es, voire des tentatives de ransomware. PrĂ©cision importante, les 40 milliards d’enregistrements ne reprĂ©sentent pas autant d’individus uniques, puisque les mailings rĂ©pĂ©tĂ©s gonflent artificiellement ce chiffre. Mais cela reste une exposition massive touchant potentiellement des millions de personnes.

Source: 40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accĂšs sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud dĂ©taillĂ©e