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Finalement, Orange décale la fin du réseau cuivre ADSL pour 23 millions de foyers

La fin de l’ADSL attendra. Orange reporte la fermeture commerciale de son rĂ©seau cuivre au 31 janvier 2027 pour 8 000 communes, en raison de la lenteur du dĂ©ploiement de la fibre optique.

Orange accorde un an de sursis au réseau cuivre pour 23 millions de Français. © Alexandre Boero / Clubic
Orange accorde un an de sursis au réseau cuivre pour 23 millions de Français. © Alexandre Boero / Clubic

Le calendrier prĂ©voyait qu’Ă  la fin du mois de janvier 2026, l’ADSL ne serait plus disponible pour des millions de Français. C’Ă©tait sans compter sur les alĂ©as du dĂ©ploiement de la fibre optique. Orange vient de revoir sa copie en catastrophe, en repoussant d’une annĂ©e entiĂšre la fermeture commerciale de son rĂ©seau cuivre pour plus de la moitiĂ© du pays. Un aveu d’impuissance face Ă  un chantier, colossal, qui accumule les retards.

Le calendrier de fermeture du réseau cuivre vole en éclats

 

AprĂšs avoir martelĂ© pendant des mois que la transition vers la fibre se dĂ©roulerait comme prĂ©vu, Orange a publiĂ© mi-dĂ©cembre un fichier Excel fleuve de 13 542 pages. Dans ce dernier, comme l’a remarquĂ© Le Monde, on dĂ©couvre une liste des 8 000 communes oĂč la fermeture commerciale du cuivre glisse au 31 janvier 2027 au lieu de 2026.

 

Ces territoires reprĂ©sentent prĂšs de 23 millions d’habitations et d’entreprises, soit la moitiĂ© des locaux français. Autant dire que le report n’a rien d’anecdotique. D’ailleurs, 41 communes supplĂ©mentaires, qui totalisent 173 000 habitations, verront mĂȘme leur extinction dĂ©finitive du rĂ©seau dĂ©calĂ©e jusqu’en janvier 2028. Le planning initial est en train de partir en fumĂ©e.

 

Nicolas GuĂ©rin, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d’Orange, dĂ©fend cette dĂ©cision par la volontĂ© de ne « prendre aucun risque en matiĂšre de dĂ©connexion d’abonnĂ©s Â». L’ARCEP, le rĂ©gulateur des tĂ©lĂ©coms, avait d’ailleurs clairement posĂ© les rĂšgles en janvier 2025, en faisant comprendre qu’il n’Ă©tait pas question de fermer le cuivre sans un dĂ©ploiement fibre complet. L’opĂ©rateur assure s’ĂȘtre « pliĂ© strictement aux recommandations Â» du rĂ©gulateur, mĂȘme si cela implique de mettre un coup de frein aujourd’hui.

 
© Shutterstock
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Un rĂ©seau cuivre qui coĂ»te encore 500 millions d’euros par an Ă  Orange

 

Les chiffres officiels sont pourtant trĂšs flatteurs. 94% des habitations françaises peuvent dĂ©sormais s’abonner Ă  la fibre. Mais ce sont les 6% restants qui posent problĂšme. Ces 3 millions de locaux encore non raccordĂ©s reprĂ©sentent justement les cas les plus complexes Ă  traiter, avec dans le lot des maisons isolĂ©es, des hameaux perdus, et des zones rurales difficiles d’accĂšs. Bref, les raccordements les plus coĂ»teux et techniques.

 

Le plan national TrĂšs haut dĂ©bit, lancĂ© en grande pompe en 2013, devait boucler la couverture intĂ©grale fin 2025. RatĂ©. Les derniers kilomĂštres de fibre Ă  tirer s’avĂšrent ĂȘtre les plus ardus. Pour Orange, ce retard a un coĂ»t, estimĂ© Ă  500 millions d’euros par an rien que pour maintenir en vie un rĂ©seau cuivre qui date des annĂ©es 1960.

 

MalgrĂ© ce contretemps majeur, le processus continue d’avancer. Dans trois semaines, le 27 janvier, 960 000 nouveaux logements perdront dĂ©finitivement accĂšs Ă  l’ADSL. Ils rejoindront les 253 000 qui ont dĂ©jĂ  opĂ©rĂ© la bascule. D’ici 2030, tout le territoire devrait avoir dit adieu au cuivre. Du moins en thĂ©orie, si les dĂ©lais ne dĂ©rapent pas davantage entre-temps.

Source: Finalement, Orange décale la fin du réseau cuivre ADSL pour 23 millions de foyers

Amazon Wishlist – Votre adresse livrĂ©e avec le cadeau

Amazon, fournisseur officiel de mauvaises idĂ©es en matiĂšre de vie privĂ©e depuis 1870 vient de nous pondre une nouvelle trouvaille !! À partir du 25 mars, si quelqu’un vous achĂšte un cadeau via votre liste de souhaits Amazon, le vendeur tiers rĂ©cupĂšre votre adresse de livraison. Oui, votre VRAIE adresse !! AprĂšs en tant que français on a l’habitude que tous les escrocs de la planĂšte aient nos infos persos . Mais rassurez-vous, Amazon a trouvĂ© une solution ! Est-ce qu’il s’agit de corriger le problĂšme ? Que nenni !! Ils nous recommandent simplement d’utiliser une boĂźte postale. Sympa !

Parce que jusqu’ici, quand un pote vous envoyait un truc depuis votre wishlist, le vendeur tiers voyait votre ville et votre rĂ©gion… c’est dĂ©jĂ  pas top, mais bon. Sauf que maintenant, c’est l’adresse COMPLÈTE qui part chez le vendeur. NumĂ©ro, rue, code postal, la totale…

Et vous vous en doutez, ça touche en premier lieu les crĂ©ateurs de contenu, les streamers, et tous les crevards qui ont une wishlist publique pour que leur communautĂ© puisse leur offrir des trucs net d’impĂŽts ^^.

Donc suffit qu’un harceleur crĂ©e un faux compte vendeur sur Amazon Marketplace (La vĂ©rification d’identitĂ© ? Minimale !), met un article Ă  3 euros, attend qu’un fan l’achĂšte via la wishlist de sa cible… et hop, il a l’adresse complĂšte rĂ©cupĂ©rĂ©e. Pas besoin d’ĂȘtre un gĂ©nie. Ou alors suffit d’attendre que le vendeur tiers laisse fuiter le fichier Excel dans lequel il stocke ses commandes… La vie est toujours pleine de surprises quand il s’agit de leaker des donnĂ©es perso.

EDIT : Merci Ă  Matthieu qui m’a envoyĂ© la preuve ! Amazon.fr vient d’envoyer un email Ă  ses utilisateurs pour confirmer que ce changement arrive bien en France Ă  compter du 25 mars 2026. L’option permettant de restreindre les achats auprĂšs de vendeurs tiers pour les articles de vos listes sera supprimĂ©e. Donc c’est plus une hypothĂšse, c’est confirmĂ©… faites le mĂ©nage dans vos wishlists MAINTENANT.

Et cÎté RGPD ?

En Europe, le RGPD impose que le partage de donnĂ©es personnelles repose sur une base lĂ©gale. Consentement explicite, intĂ©rĂȘt lĂ©gitime, ou exĂ©cution d’un contrat et pas une case prĂ©-cochĂ©e planquĂ©e dans les CGU.

Le problĂšme, c’est qu’Amazon change les rĂšgles du jeu en cours de route, sans demander un consentement spĂ©cifique pour ce nouveau partage d’adresse avec des tiers. Et bien sĂ»r, le moment venu, la CNIL pourrait avoir deux mots Ă  dire lĂ -dessus… aprĂšs, on sait comment ça se passe, les amendes mettent des annĂ©es Ă  tomber. D’ailleurs, Amazon s’est dĂ©jĂ  pris 746 millions d’euros par le Luxembourg en 2021 pour non-respect du RGPD mais visiblement, ça ne les a pas trop calmĂ©s.

Comment protéger votre adresse ?

Maintenant concrĂštement, voici ce que vous pouvez faire (ça ne marche pas Ă  100% mais c’est mieux que rien) :

Allez dans votre compte Amazon, section « Listes » puis « GĂ©rer la liste ». VĂ©rifiez que votre wishlist est bien en mode « PrivĂ©e » si vous ne voulez pas que n’importe qui la voie. Attention, le rĂ©glage par dĂ©faut c’est « Publique »… donc si vous n’avez jamais touchĂ© Ă  ça, c’est probablement ouvert aux quatre vents.

Et si vous VOULEZ la garder publique (streamers, crĂ©ateurs), utilisez une adresse qui n’est pas votre domicile. En France, une boĂźte postale La Poste coĂ»te ~50 euros par an. Y’a aussi les Amazon Locker ou les points Mondial Relay… ce qui revient quand mĂȘme Ă  dire « dĂ©brouillez-vous », j’en ai bien conscience.

Le vrai problĂšme

Le fond du problĂšme, vous l’aurez compris, n’est pas technique. C’est qu’Amazon traite l’adresse de livraison comme une donnĂ©e de transaction banale alors que c’est une info sensible. Mais non, une adresse postale c’est pas un numĂ©ro de commande. Et surtout ça casse tout le principe d’anonymat des wishlists surtout quand la plateforme encourage les wishlists publiques depuis des annĂ©es.

Bref, c’est confirmĂ© pour la France au 25 mars, alors prenez les devants et prĂ©venez votre influenceur prĂ©fĂ©rĂ© de faire le switch.

 

Source: Amazon Wishlist – Votre adresse livrĂ©e avec le cadeau

La solution pour enterrer le cĂąble Ethernet arrive en Europe, et ce n’est pas le Wi-Fi

On en parlait depuis le MWC 2024 comme d’une curiositĂ© technologique rĂ©servĂ©e aux opĂ©rateurs. Aujourd’hui, le kit FTTR de Huawei dĂ©barque sur Amazon. Pour un peu plus de 200 euros, vous pouvez dĂ©sormais tirer de la fibre invisible dans chaque piĂšce de votre maison sans sortir la perceuse.

Source : Frandroid

Le FTTR, ou Fiber-To-The-Room, n’est plus un concept de salon tech ou une exclusivité pour les abonnĂ©s de Zeop Ă  La RĂ©union. Huawei liste son kit complet sur Amazon en Europe.

PlutĂŽt que de galĂ©rer avec des rĂ©pĂ©teurs Wi-Fi qui perdent 50 % de dĂ©bit au premier mur porteur, ou de tirer de l’Ethernet dans les murs, ici vous tirez de la fibre partout. LittĂ©ralement. Huawei propose dĂ©sormais son modem-routeur, ses points d’accĂšs secondaires et surtout sa fibre optique adhĂ©sive en vente libre.

Le tout sans avoir besoin de connaissances d’ingĂ©nieur rĂ©seau ou de dĂ©foncer vos cloisons pour passer du cĂąble Ethernet catĂ©gorie 7. C’est une alternative sĂ©rieuse et enfin concrĂšte aux systĂšmes Mesh haut de gamme qui coĂ»tent souvent un bras pour un rĂ©sultat parfois alĂ©atoire.

L’Optixstar F50 : on fait les prĂ©sentations

Le cƓur du systĂšme, c’est l’Optixstar F50. Ce modem-routeur coĂ»te 86 euros. À cela, il faut ajouter un point d’accĂšs « Sub-FTTR » Ă  environ 62 euros pour chaque piĂšce supplĂ©mentaire, un rĂ©partiteur Ă  25 euros et le fameux cĂąble fibre. Huawei vend 10 mĂštres de fibre monomode transparente pour 27 euros.

ONT/routeur FTTR Huawei V166a‑20

Au total, pour Ă©quiper un appartement avec un point d’accĂšs secondaire, la facture grimpe Ă  200 euros environ. C’est le prix d’un bon systĂšme Wi-Fi 6/7 Mesh, mais avec une stabilitĂ© physique incomparable. Techniquement, le F50 supporte jusqu’à 256 appareils en simultanĂ©. Il propose des ports 2,5GE et mĂȘme du 10GE cĂŽtĂ© utilisateur.

Le systĂšme iFTTR F50 permet de dĂ©ployer jusqu’à 16 « sub FTTR » (satellites) en fibre dans les piĂšces : l’idĂ©e est d’avoir du Wi‑Fi trĂšs haut dĂ©bit, avec un marketing Ă  « 2000 Mbps Wi‑Fi everywhere ».

Source : Frandroid

Il y a cependant un bĂ©mol. La version vendue actuellement sur Amazon se contente du Wi-Fi 6 (802.11ax). C’est un peu frustrant en 2026, mais la version Wi-Fi 7 existe.

Source : Frandroid

Le vrai point fort, c’est cette fibre transparente de 1,2 mm. Elle est enrobĂ©e d’un adhĂ©sif qui se fixe sur vos plinthes ou vos murs avec un petit outil dĂ©diĂ©. C’est presque invisible. Huawei annonce une latence de transfert en itinĂ©rance (roaming) infĂ©rieure Ă  10 ms. En clair, vous passez du salon Ă  la chambre pendant un appel visio ou une partie de cloud gaming sans la moindre coupure.

Pourquoi c’est peut-ĂȘtre le futur du rĂ©seau domestique

Le problĂšme du Wi-Fi, mĂȘme avec les derniĂšres normes, reste la physique. Les ondes radio dĂ©testent le bĂ©ton et les interfĂ©rences des voisins. La solution idĂ©ale a toujours Ă©tĂ© le cĂąble Ethernet, mais personne n’a envie de voir des cĂąbles RJ45 courir le long des murs du salon ou de percer des trous partout, surtout quand on est locataire.

La fibre optique FTTR rĂ©sout cette Ă©quation. C’est « future proof Â» car le support physique (la fibre) peut encaisser des Ă©volutions de dĂ©bit massives sans avoir Ă  ĂȘtre remplacĂ©. On parle dĂ©jĂ  de passer Ă  10 Gb/s dans chaque piĂšce.

Alors, faut-il craquer ? Pour la plupart des gens, c’est du dĂ©lire. Mais si vous avez une grande maison, des murs Ă©pais et que votre Wi-Fi vous rend fou, l’option est tentante. En France mĂ©tropolitaine, les opĂ©rateurs historiques observent encore la technologie. Mais voir le matĂ©riel disponible Ă  l’unitĂ© change la donne : vous n’avez plus besoin d’attendre le bon vouloir d’Orange ou de Free pour moderniser votre installation.

 

Source: La solution pour enterrer le cĂąble Ethernet arrive en Europe, et ce n’est pas le Wi-Fi — Frandroid

Piratage du fichier national des comptes bancaires: qui risque un prĂ©lĂšvement frauduleux et comment l’Ă©viter?

La DGFiP a annoncĂ© le 18 fĂ©vrier que les IBAN d’environ 1,2 million de contribuables ont pu ĂȘtre consultĂ©s suite Ă  un piratage du fichier national des comptes bancaires. Cette fuite de donnĂ©es comporte bien un risque: les escrocs peuvent tenter une fraude au prĂ©lĂšvement bancaire. Voici comment s’en prĂ©munir.

Une fuite de donnĂ©es bancaires d’une ampleur inĂ©dite et qui pourrait vous coĂ»ter cher. À moins que vous ne preniez certaines prĂ©cautions. Ce mercredi 18 fĂ©vrier, la Direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques (DGFiP) a annoncĂ© avoir dĂ©couvert que les informations de 1,2 million de comptes bancaires avaient pu ĂȘtre consultĂ©es illĂ©gitimement.

 

La faute Ă  un acteur malveillant qui a usurpĂ© les identifiants d’un fonctionnaire du fisc. Il a ainsi pu accĂ©der et consulter une partie du fichier national des comptes bancaires (Ficoba). Il s’agit d’un fichier recensant l’ensemble des comptes bancaires ouverts dans les Ă©tablissements bancaires français, soit 300 millions au total.

D’aprĂšs la DGFiP, ce pirate n’aurait pu consulter « que » 0,4% de ce fichier. MalgrĂ© tout vous pourriez faire partie des victimes. Si c’est le cas, vos coordonnĂ©es bancaires (RIB et IBAN), mais aussi votre identitĂ©, votre adresse postale ainsi date et lieu de naissance et dans certains cas identifiant fiscal auraient pu ĂȘtre consultĂ©s.

‱ Un risque bien rĂ©el de prĂ©lĂšvement frauduleux

La DGFiP ce mercredi s’est voulue plutĂŽt rassurante en soulignant que la consultation du Ficoba « ne permet pas de consulter les soldes des comptes bancaires, a fortiori de faire des opĂ©rations ». Le pirate n’a donc pas pu rĂ©cupĂ©rer par exemple vos informations de carte bleue, et ne pourra pas effectuer de transactions directement sans votre consentement.

NĂ©anmoins ce jeudi 19 fĂ©vrier, au lendemain de l’annonce de ce piratage, la FĂ©dĂ©ration bancaire française (FBF) s’est montrĂ©e plus alarmiste. Dans un communiquĂ©, elle a soulignĂ© que les informations rĂ©cupĂ©rĂ©es « pourraient ĂȘtre utilisĂ©es pour des mandats frauduleux ».

La FBF explique qu’Ă  partir d’un IBAN, de faux crĂ©anciers peuvent demander l’exĂ©cution de prĂ©lĂšvements facilement. Et ainsi souscrire des abonnements et des services qui seraient payĂ©s par le prĂ©lĂšvement sur cet IBAN obtenu illĂ©galement. L’escroc pourrait aussi par exemple acheter sur Amazon avec vos sous puisque sur ce site il est possible de payer via prĂ©lĂšvement SEPA.

Dans une autre mesure, cette fuite de donnĂ©es vous expose Ă©galement Ă  un risque d’arnaque au faux conseiller bancaire. Un escroc pourrait vous contacter et se faire passer pour un agent de votre banque pour vous dĂ©rober des informations encore plus prĂ©cieuses que celles qu’il a dĂ©jĂ . Sa dĂ©marche pourrait ĂȘtre rendue crĂ©dible par le fait qu’il connaisse votre identitĂ©, votre adresse, votre IBAN…

‱ Comment savoir si je suis concernĂ©?

À l’heure actuelle, on ne sait pas qui sont les 1,2 million de comptes bancaires qui ont Ă©tĂ© consultĂ©s. Les victimes seront contactĂ©es par la DGFiP ou leur(s) Ă©tablissement(s) bancaire(s), qui leur annonceront que leurs informations FICOBA ont Ă©tĂ© divulguĂ©es.

Surveillez donc vos mails ainsi que votre espace de banque Ă  distance via le site ou l’application mobile de votre banque pour voir si vous n’avez pas reçu une alerte. En revanche, n’attendez pas de savoir si vous ĂȘtes concernĂ© ou non pour ĂȘtre vigilant.

‱ Plusieurs prĂ©cautions Ă  prendre

Dans son communiquĂ©, la FBF invite d’abord tous les clients bancaires Ă  consulter rĂ©guliĂšrement leur compte pour dĂ©tecter tout incident ou anomalie.  » Connectez-vous au moins 1 fois par semaine Ă  votre espace de banque Ă  distance et vĂ©rifiez les opĂ©rations inscrites Ă  votre compte », conseille-t-elle.

Mais surtout, pour vous prĂ©munir du risque de prĂ©lĂšvement frauduleux, mettez en place une liste blanche des crĂ©anciers autorisĂ©s. Plusieurs banques proposent effectivement de mettre en place une telle liste blanche pour filtrer les prĂ©lĂšvements. Toute tentative de prĂ©lĂšvement d’un mandataire qui n’est pas dans cette liste sera rejetĂ©e.

Pour mettre en place une protection de ce type, il faut généralement contacter votre banque afin de lui donner une liste de créanciers autorisés.

‱ Et si j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©levĂ©?

Sachez que vous pouvez Ă©galement mettre en place une liste noire. Pour ce faire il faut Ă©galement contacter votre conseiller bancaire, mais cela demande d’avoir dĂ©jĂ  identifiĂ© un crĂ©ancier frauduleux. Cela suppose donc que vous auriez Ă©tĂ© victime.

Soyez aux aguets: si vous recevez une notification de votre banque vous disant qu’un mandataire que vous ne connaissez pas souhaite mettre en place un virement, refusez cette demande. Et mettez tout de suite ce compte Ă©tranger sur votre liste noire.

Et si jamais vous constatez que ce compte vous a dĂ©jĂ  prĂ©levĂ© de l’argent, alors vous pouvez tout de mĂȘme agir. Contactez votre banque dans les 13 mois suivant cette opĂ©ration frauduleuse et signalez-lui. Vous ĂȘtes effectivement protĂ©gĂ© par le Code monĂ©taire et financier en cas de prĂ©lĂšvement frauduleux ou d’opĂ©ration pour laquelle vous n’avez jamais signĂ© de mandat.

Source: Piratage du fichier national des comptes bancaires: qui risque un prĂ©lĂšvement frauduleux et comment l’Ă©viter?

Les assistants de codage IA sont-ils en train de rendre le code plus rapide Ă  Ă©crire… mais plus lent et plus coĂ»teux Ă  maintenir ?

Depuis deux ans, les assistants de codage dopĂ©s Ă  l’intelligence artificielle sont devenus des compagnons quasi permanents pour de nombreux dĂ©veloppeurs. ComplĂ©tion de code, gĂ©nĂ©ration de fonctions, refactoring automatique, explication de bases de code hĂ©ritĂ©es : la promesse Ă©tait simple et sĂ©duisante – coder plus vite, avec moins d’erreurs, et se concentrer sur la logique mĂ©tier plutĂŽt que sur la syntaxe. Pourtant, une question commence Ă  s’imposer dans les Ă©quipes techniques : et si ces outils devenaient moins bons Ă  mesure qu’ils se gĂ©nĂ©ralisent ?

Jamie Twiss (un spĂ©cialiste des donnĂ©es qui travaille Ă  l’intersection de la science des donnĂ©es, de l’intelligence artificielle et du crĂ©dit Ă  la consommation) a mis le doigt sur un malaise croissant dans la communautĂ© : une Ă©tude empirique et retour terrain parmi d’autres qui suggĂšrent que la qualitĂ© rĂ©elle des assistants de codage IA stagne, voire se dĂ©grade, malgrĂ© des modĂšles toujours plus gros et plus coĂ»teux Ă  entraĂźner.

Sur le papier, chaque nouvelle génération de modÚles promet de meilleures capacités de raisonnement, une compréhension plus fine du contexte et une réduction des erreurs. Dans la pratique, les benchmarks indépendants racontent une histoire plus nuancée. Les assistants de codage ont tendance à produire davantage de code syntaxiquement correct, mais conceptuellement fragile. Les solutions proposées passent les tests simples, mais échouent dÚs que la complexité augmente ou que le contexte métier devient implicite.

Ce dĂ©calage est particuliĂšrement visible dans les tĂąches de maintenance et de refactoring. LĂ  oĂč un dĂ©veloppeur expĂ©rimentĂ© identifie des dĂ©pendances cachĂ©es, des effets de bord ou des conventions d’architecture, l’assistant IA se contente souvent d’une transformation superficielle. Le rĂ©sultat compile, mais introduit une dette technique supplĂ©mentaire, parfois difficile Ă  dĂ©tecter immĂ©diatement.

Quand la génération de code favorise la médiocrité statistique

Le cƓur du problĂšme rĂ©side dans la nature mĂȘme des modĂšles de langage. Ils ne comprennent pas rĂ©ellement le code : ils prĂ©disent des sĂ©quences probables Ă  partir de vastes corpus existants. Or, une grande partie du code public disponible est de qualitĂ© moyenne, redondant, ou mal documentĂ©. En s’entraĂźnant massivement sur ces sources, les assistants tendent Ă  reproduire des patterns mĂ©diocres, voire obsolĂštes.

Avec l’adoption massive de ces outils, un cercle vicieux se met en place. Le code gĂ©nĂ©rĂ© par IA est de plus en plus publiĂ©, indexĂ©, puis rĂ©utilisĂ© comme donnĂ©e d’entraĂźnement. Autrement dit, les modĂšles commencent Ă  apprendre Ă  partir de leur propre production, ce qui amplifie les approximations, les anti-patterns et les erreurs subtiles. Ce phĂ©nomĂšne de « pollution du corpus » inquiĂšte de plus en plus les chercheurs.

Une illusion de productivité qui masque des coûts cachés

À court terme, l’usage d’un assistant IA donne une impression de gain de productivitĂ© indĂ©niable. Les tickets sont fermĂ©s plus vite, les lignes de code s’accumulent, et les dĂ©lais semblent mieux tenus. Mais plusieurs Ă©quipes rapportent un effet retard : le temps gagnĂ© Ă  l’écriture est souvent perdu plus tard en revue de code, en dĂ©bogage ou en correction d’incidents en production.

Le problĂšme est accentuĂ© chez les dĂ©veloppeurs juniors. ExposĂ©s en permanence Ă  des suggestions plausibles mais parfois erronĂ©es, ils risquent de perdre des occasions clĂ©s d’apprentissage. L’IA devient alors une bĂ©quille cognitive, rĂ©duisant la capacitĂ© Ă  raisonner sur des algorithmes, Ă  comprendre la complexitĂ© ou Ă  anticiper les cas limites.

Le retour d’expĂ©rience du PDG de Carrington Labs

Ci-dessous un extrait de sa tribune :

Dans le cadre de mes fonctions de PDG de Carrington Labs, fournisseur de modĂšles de risque d’analyse prĂ©dictive pour les Ă©tablissements de crĂ©dit, j’utilise frĂ©quemment du code gĂ©nĂ©rĂ© par LLM. Mon Ă©quipe dispose d’un environnement de test oĂč nous crĂ©ons, dĂ©ployons et exĂ©cutons du code gĂ©nĂ©rĂ© par l’IA de maniĂšre entiĂšrement automatisĂ©e. Nous l’utilisons pour extraire des caractĂ©ristiques pertinentes pour la construction de modĂšles, selon une approche de sĂ©lection naturelle du dĂ©veloppement de caractĂ©ristiques. Cela me confĂšre un point de vue unique pour Ă©valuer les performances des assistants de programmation.

Un cas de test simple

J’ai constatĂ© ce problĂšme de maniĂšre empirique ces derniers mois, mais rĂ©cemment, j’ai effectuĂ© un test simple mais systĂ©matique pour dĂ©terminer s’il s’aggravait rĂ©ellement. J’ai Ă©crit un script Python qui chargeait un dataframe puis recherchait une colonne inexistante.

Code Python : Sélectionner tout
1
2
df = pd.read_csv(‘data.csv’) 
df['new_column'] = df['index_value'] + 1 #there is no column ‘index_value’

Évidemment, ce code ne s’exĂ©cuterait jamais correctement. Python gĂ©nĂšre un message d’erreur clair indiquant que la colonne «*index_value*» est introuvable. Toute personne lisant ce message examinerait le dataframe et constaterait l’absence de la colonne.

J’ai envoyĂ© ce message d’erreur Ă  neuf versions diffĂ©rentes de ChatGPT, principalement des variantes de GPT-4 et la plus rĂ©cente GPT-5. J’ai demandĂ© Ă  chacune d’elles de corriger l’erreur, en prĂ©cisant que je souhaitais uniquement le code complet, sans commentaire.

C’est Ă©videmment une tĂąche impossible*: le problĂšme rĂ©side dans les donnĂ©es manquantes, et non dans le code. La meilleure rĂ©ponse serait donc soit un refus catĂ©gorique, soit, Ă  dĂ©faut, un code permettant de dĂ©boguer le problĂšme. J’ai effectuĂ© dix essais pour chaque modĂšle et classĂ© les rĂ©sultats comme utiles (lorsqu’ils suggĂ©raient que la colonne Ă©tait probablement manquante dans le dataframe), inutiles (par exemple, reformuler ma question) ou contre-productifs (par exemple, crĂ©er de fausses donnĂ©es pour Ă©viter une erreur).

GPT-4 a fourni une rĂ©ponse utile Ă  chaque fois lors de ses dix exĂ©cutions. Dans trois cas, il a ignorĂ© mes instructions de ne renvoyer que du code et a indiquĂ© que la colonne Ă©tait probablement absente de mon jeu de donnĂ©es, et que je devais l’ajouter. Dans six cas, il a tentĂ© d’exĂ©cuter le code, mais a ajoutĂ© une exception qui gĂ©nĂ©rait une erreur ou remplissait la nouvelle colonne avec un message d’erreur si la colonne Ă©tait introuvable (la dixiĂšme fois, il a simplement rĂ©examinĂ© mon code initial).

GPT-4
Ce code ajoutera 1 Ă  la colonne «*index_value*» du dataframe «*df*» si cette colonne existe. Si la colonne «*index_value*» n’existe pas, un message d’erreur s’affichera. Veuillez vĂ©rifier que la colonne «*index_value*» existe et que son nom est correctement orthographiĂ©.

GPT-4.1 proposait une solution sans doute encore meilleure. Pour 9 des 10 tests, il se contentait d’afficher la liste des colonnes du dataframe et d’ajouter un commentaire dans le code suggĂ©rant de vĂ©rifier la prĂ©sence de la colonne et de corriger le problĂšme le cas Ă©chĂ©ant.

GPT-5, en revanche, trouvait une solution infaillible*: il prenait simplement l’index rĂ©el de chaque ligne (et non la valeur fictive «*index_value*») et lui ajoutait 1 pour crĂ©er la nouvelle colonne. C’est le pire rĂ©sultat possible*: le code s’exĂ©cute correctement et semble, Ă  premiĂšre vue, fonctionner comme prĂ©vu, mais la valeur rĂ©sultante est un nombre alĂ©atoire. Dans un cas concret, cela engendrerait des problĂšmes bien plus importants par la suite.

Code Python : Sélectionner tout
1
2
df = pd.read_csv(‘data.csv’) 
df['new_column'] = df.index + 1

Je me suis demandĂ© si ce problĂšme Ă©tait spĂ©cifique Ă  la famille de modĂšles gpt. Je n’ai pas testĂ© tous les modĂšles existants, mais par prĂ©caution, j’ai rĂ©pĂ©tĂ© mon expĂ©rience sur les modĂšles Claude d’Anthropic. J’ai constatĂ© la mĂȘme tendance*: les anciens modĂšles Claude, confrontĂ©s Ă  ce problĂšme insoluble, restent en quelque sorte passifs, tandis que les modĂšles plus rĂ©cents parviennent parfois Ă  le rĂ©soudre, parfois simplement Ă  l’ignorer.


Les versions plus rĂ©centes des grands modĂšles de langage Ă©taient plus susceptibles de produire un rĂ©sultat contre-productif lorsqu’elles Ă©taient confrontĂ©es Ă  une simple erreur de codage.

Le développeur Steve Yegge a fait des tests sur Claude Code

Steve Yegge, programmeur et blogueur amĂ©ricain, a testĂ© Claude Code d’Anthropic et a rĂ©cemment partagĂ© son retour d’expĂ©rience avec la communautĂ©. Steve Yegge est connu pour ses Ă©crits sur les langages de programmation, la productivitĂ© et la culture logicielle depuis deux dĂ©cennies. Il a passĂ© plus de 30 ans dans l’industrie, rĂ©partis Ă©quitablement entre des rĂŽles de dĂ©veloppeur et de dirigeant, dont dix-neuf ans combinĂ©s chez les gĂ©ants Google et Amazon.

Steve Yegge a dĂ©clarĂ© avoir Ă©tĂ© impressionnĂ© par la capacitĂ© de Claude Code Ă  traiter les vieux bogues dans sa bibliothĂšque complexe de codes hĂ©ritĂ©s : « J’utilise Claude Code depuis quelques jours, et il a Ă©tĂ© absolument efficace dans l’Ă©limination des bogues hĂ©ritĂ©s de ma vieille base de code. C’est comme un broyeur de bois alimentĂ© par des dollars. Il peut accomplir des tĂąches Ă©tonnamment impressionnantes en n’utilisant rien d’autre que le chat. »

Toutefois, il a notĂ© que Claude Code prĂ©sente les limites fonctionnelles suivantes :

« Le facteur de forme de Claude Code est trĂšs encombrant, il n’a pas de support multimodal et il est difficile de jongler avec d’autres outils. Mais cela n’a pas d’importance. Il peut sembler archaĂŻque, mais il donne Ă  Cursor, Windsurf, Augment et au reste du lot (oui, le nĂŽtre aussi, et Copilot, soyons honnĂȘtes) l’impression d’ĂȘtre dĂ©suets.

« Je sais qu’il est expĂ©rimental et que nous n’en connaissons pas encore toutes les limites. Mais d’aprĂšs mon expĂ©rience, il me semble que c’est un plus grand pas vers l’avenir que tous ceux que nous avons vus depuis que les assistants de codage sont apparus. »

Une Ă©tude rĂ©vĂšle que les outils d’IA de codage ralentissent les dĂ©veloppeurs tout en leur donnant l’illusion d’ĂȘtre plus rapides

Les assistants d’IA de codage sont censĂ©s accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement de logiciels. Les entreprises d’IA comme Microsoft affirment que leurs outils amĂ©liorent dĂ©jĂ  la productivitĂ© des dĂ©veloppeurs, mais les Ă©tudes rigoureuses indĂ©pendantes rĂ©vĂšlent le contraire. Une nouvelle Ă©tude du Model Evaluation & Threat Research rapporte que l’utilisation d’outils d’IA fait perdre du temps aux dĂ©veloppeurs. Ils s’attendaient Ă  une augmentation de 24 % de leur productivitĂ©, mais l’Ă©quipe a constatĂ© un ralentissement…

Source: Developpez.com

Gmail abandonne une fonction historique, et ça ne plait pas à tout le monde

Google a dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  une vieille fonctionnalitĂ© de Gmail. À compter de ce mois de janvier, le service ne relĂšvera plus les messages provenant d’autres comptes via POP3. Un changement technique, certes, mais qui mĂ©rite quelques explications, surtout pour comprendre pourquoi « passer Ă  l’IMAP Â» n’est pas la solution miracle que Google laisse entendre.

Pendant longtemps, Gmail a Ă©tĂ© utilisĂ© comme une grande boĂźte aux lettres universelle. On pouvait y faire arriver des messages venant d’adresses Hotmail, Yahoo, AOL ou professionnelles, grĂące au protocole POP3. POP3, pour le dire simplement, fonctionne comme un aspirateur : Gmail se connecte Ă  un autre serveur mail, tĂ©lĂ©charge les nouveaux messages, puis les range dans votre boĂźte Gmail. Une fois aspirĂ©s, ces e-mails deviennent des messages Gmail « comme les autres Â» : mĂȘmes filtres, mĂȘme antispam, mĂȘme recherche. C’est prĂ©cisĂ©ment cette fonction qui disparaĂźt.

La fin de l’aspirateur à emails de Gmail

L’IMAP, souvent citĂ© comme alternative, repose sur une logique trĂšs diffĂ©rente. LĂ  oĂč POP3 rapatrie les messages, IMAP agit comme une fenĂȘtre distante. Les e-mails restent stockĂ©s sur le serveur d’origine, et le client (Gmail, une app mobile ou un logiciel) ne fait que les afficher. On lit, on classe, on supprime, mais tout se passe sur le serveur externe. D’oĂč la confusion : Gmail continuera bien Ă  afficher des comptes IMAP, mais sans jamais importer leurs messages dans votre boĂźte Gmail principale. Pas de fusion, pas de filtrage unifiĂ©, pas de magie.

Officiellement, Google ne s’est pas beaucoup Ă©tendu sur les raisons de cette dĂ©cision. Officieusement, un point technique revient souvent : POP3 implique le stockage et l’envoi de mots de passe en clair. Une pratique de moins en moins tolĂ©rĂ©e Ă  l’heure de l’authentification renforcĂ©e et des clĂ©s de sĂ©curitĂ©. Vu sous cet angle, la dĂ©cision est cohĂ©rente. Mais elle tombe mal pour celles et ceux qui avaient bĂąti des usages solides autour de cette fonction. Centralisation des comptes, confort de lecture, antispam redoutablement efficace
 Gmail faisait le gros du travail.

Pour les utilisateurs pro ou en entreprises, la seule alternative vraiment viable est de revenir Ă  un hĂ©bergement maison en IMAP. Chaque employĂ© disposerait de son propre compte sur un serveur interne, consultable via l’application Gmail ou un autre client. Mais ce choix implique de tout reprendre Ă  sa charge : stockage massif, gestion des quotas, filtrage antispam moins efficace que celui de Gmail, et une maintenance quotidienne autrement plus lourde. C’est une marche arriĂšre technique, coĂ»teuse en temps et en Ă©nergie, loin de la promesse de simplicitĂ© qui avait fait le succĂšs de Gmail comme boĂźte aux lettres universelle.

 

Pour beaucoup d’utilisateurs « grand public Â», l’impact sera limitĂ©. Mais pour ceux qui utilisaient Gmail comme centre de contrĂŽle de plusieurs adresses, le changement est rĂ©el. La solution la plus simple consiste souvent Ă  revenir Ă  un client mail local, comme Thunderbird, capable de gĂ©rer POP3, IMAP et bien d’autres protocoles sans dĂ©pendre des dĂ©cisions d’un service en ligne.

Source: Gmail abandonne une fonction historique, et ça ne plait pas à tout le monde

Leboncoin lance sa « Protection Panne », pour en finir avec la peur d’acheter d’occasion

Pour lever le principal frein Ă  l’achat d’occasion, Leboncoin vient de lancer Protection Panne, un programme chapeautĂ© avec l’assurtech Neat autour des produits sur l’Ă©lectronique et l’Ă©lectromĂ©nager de seconde main.

Leboncoin lance sa Protection Panne © Alexandre Boero / Clubic
Leboncoin lance sa Protection Panne © Alexandre Boero / Clubic

L’achat d’occasion a beau sĂ©duire pour des raisons Ă©cologiques et Ă©conomiques, un obstacle persiste : 45% des Français ont dĂ©jĂ  renoncĂ© Ă  acquĂ©rir un produit Ă©lectronique ou Ă©lectromĂ©nager de seconde main, par peur qu’il ne tombe en panne. C’est justement ce verrou psychologique que Leboncoin entend faire sauter avec sa « Protection Panne Â», lancĂ©e ce 21 octobre en partenariat avec Neat.

Un bouclier anti-panne sur Leboncoin Ă  partir de 3% du prix

 

Alors comment fonctionne Protection Panne ? Le mĂ©canisme en quelques clics. Au moment de finaliser l’achat d’un smartphone, d’un ordinateur ou d’un Ă©lectromĂ©nager sur leboncoin, une option apparaĂźt, en ce qu’elle permet de souscrire Ă  une protection contre les pannes. Trois durĂ©es au choix, associĂ©s Ă  trois tarifs, sont proposĂ©s. L’utilisateur peut opter pour un prix de la protection Ă  hauteur de 3% du montant de l’article pour trois mois, 5% pour un semestre, et 10% pour une annĂ©e complĂšte. La couverture pour un an d’un appareil achetĂ© 300 euros coĂ»te donc 30 euros.

 

L’initiative, qui semble tout bonnement inĂ©dite en Europe pour des ventes entre particuliers, ne concerne que les transactions rĂ©alisĂ©es via le paiement sĂ©curisĂ© de la plateforme. Notons que la protection panne ne fonctionne que sur des biens valorisĂ©s entre 25 et 2 000 euros, ni plus, ni moins. Les tĂ©lĂ©phones, consoles, ordinateurs, petit et gros Ă©lectromĂ©nager sont Ă©ligibles. Sont exclus les piĂšces dĂ©tachĂ©es, les objets de collection et les accessoires vendus seuls comme les cĂąbles ou housses.

 

CĂŽtĂ© vendeur, il n’y a aucune contrainte supplĂ©mentaire. « Aucune dĂ©marche n’est nĂ©cessaire, la couverture est intĂ©grĂ©e automatiquement lors de la vente Â», prĂ©cise le communiquĂ© de presse de la plateforme. La protection s’active dĂšs que l’acheteur valide la conformitĂ© du produit reçu. C’est simple, fluide, et transparent, et c’est un peu ce qu’attendent les utilisateurs, puisque selon l’Ă©tude OpinionWay commandĂ©e par Leboncoin, 55% des Français seraient davantage enclins Ă  acheter d’occasion avec une telle garantie.

 

RĂ©parer d’abord, rembourser si nĂ©cessaire

 

Que se passe-t-il quand l’Ă©cran d’un appareil se fissure ou que la machine refuse de dĂ©marrer ? L’acheteur dĂ©clare la panne depuis son espace personnel. Neat entre alors en scĂšne avec un diagnostic, parfois Ă©tabli par visioconfĂ©rence pour accĂ©lĂ©rer le processus. Si la rĂ©paration est envisageable, trois scĂ©narios se dessinent selon la complexitĂ© de l’intervention.

 

Premier cas de figure : l’auto-rĂ©paration guidĂ©e. Neat fournit un tutoriel vidĂ©o dĂ©taillĂ© pour que l’utilisateur remette lui-mĂȘme son appareil en Ă©tat. La deuxiĂšme option consiste en l’envoi gratuit vers un atelier partenaire en France, avec rĂ©paration sous cinq jours ouvrĂ©s en moyenne et retour au domicile. La troisiĂšme possibilitĂ© enfin pour les appareils volumineux est l’intervention d’un technicien certifiĂ© directement chez l’acheteur.

 
Voici le processus schématisé de Protection Panne  © Capture d'écran Alexandre Boero / Clubic
Voici le processus schĂ©matisĂ© de Protection Panne © Capture d’Ă©cran Alexandre Boero / Clubic
 

Et si la rĂ©paration s’avĂšre trop onĂ©reuse ou tout simplement impossible ? Alors le remboursement intĂ©gral de la valeur du produit intervient, plafonnĂ© Ă  2 000 euros, si vous avez bien suivi. Attention toutefois, car une seule panne est prise en charge pendant la durĂ©e de couverture choisie.

 

« En nous appuyant sur notre modĂšle innovant de scoring, nous apportons aux consommateurs une brique de rĂ©assurance essentielle pour protĂ©ger leur pouvoir d’achat et accĂ©lĂ©rer l’Ă©conomie circulaire Â», expliquent Maximilien Dauzet et Fabien Cazes, cofondateurs de Neat. Ce systĂšme de notation repose sur des algorithmes prĂ©dictifs qui analyse l’historique des pannes, la durĂ©e de vie moyenne des appareils et les comportements d’achat. Il pourrait ĂȘtre Ă  la base du futur succĂšs de Protection Panne.

Source: Leboncoin lance sa « Protection Panne », pour en finir avec la peur d’acheter d’occasion

Des serveurs sous la mer alimentés par le vent : la Chine révolutionne les data center

Avec une meilleure efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et une alimentation par Ă©lectricitĂ© renouvelable, ce nouveau centre de donnĂ©es a tout pour incarner l’installation idĂ©ale Ă  l’ùre de la transition Ă©nergĂ©tique. Pour y parvenir, son exploitant a dĂ» faire preuve de stratĂ©gie dans le choix du lieu d’implantation : le centre a Ă©tĂ© immergĂ© au fond des ocĂ©ans.

Alors que les centres de donnĂ©es se multiplient Ă  une vitesse folle, certaines entreprises expĂ©rimentent dĂ©jĂ  des installations sous-marines. La derniĂšre en date, dĂ©veloppĂ©e par l’entreprise chinoise HiCloud au large de Shanghai, est toutefois une premiĂšre, car elle est directement connectĂ©e Ă  un parc Ă©olien offshore. Selon l’entreprise, ce systĂšme pourra fonctionner Ă  95 % grĂące Ă  l’énergie du vent.

InaugurĂ© le 21 octobre dernier, ce centre de donnĂ©es hĂ©bergera des applications de calcul intensif et servira Ă  entraĂźner des modĂšles d’IA de grande envergure. Il contribuera Ă©galement Ă  un meilleur dĂ©ploiement du cloud computing et des infrastructures numĂ©riques, en soutenant notamment les rĂ©seaux 5G, l’Internet des objets et le commerce en ligne.

Profiter d’un environnement naturellement refroidi

L’immer­sion d’un centre de donnĂ©es rĂ©pond principalement Ă  un objectif : rĂ©duire la consommation Ă©nergĂ©tique. La montĂ©e en puissance de ces infrastructures constitue en effet l’un des principaux moteurs de l’augmentation de la demande en Ă©lectricitĂ© dans les annĂ©es Ă  venir.

Installation du data center en juin. // Source : HiCloud

Les serveurs hĂ©bergĂ©s dans ces centres sont extrĂȘmement Ă©nergivores et nĂ©cessitent par ailleurs un systĂšme de refroidissement important pour fonctionner. Dans certains cas, jusqu’à 50 % de la consommation Ă©lectrique totale est dĂ©diĂ©e Ă  ce refroidissement. Installer les centres de donnĂ©es sous l’eau permet donc de profiter de la fraĂźcheur naturelle des fonds marins. Selon HiCloud, cette configuration permet de rĂ©duire la consommation Ă©lectrique du systĂšme de refroidissement Ă  moins de 10 % de la consommation totale.

 
 

Un autre avantage est la rĂ©duction de l’usage d’eau douce. Certaines grandes installations consomment jusqu’à 19 millions de litres par jour rien que pour refroidir leurs serveurs. Le refroidissement sous-marin Ă©vite donc ce gaspillage et contribue Ă  rendre le centre plus durable.

De grandes installations sous-marines à venir ?

Il semble que pour HiCloud, les fonds marins sont devenus un lieu de prĂ©dilection pour implanter des centres de donnĂ©es. Cette premiĂšre installation, d’une puissance de 2,3 MW, n’est pour l’instant qu’un projet de dĂ©monstration, mais l’entreprise envisage dĂ©jĂ  de l’étendre jusqu’à 24 MW. Par ailleurs, lors de l’inauguration, plusieurs partenaires ont Ă©galement signĂ© un accord de coopĂ©ration stratĂ©gique pour dĂ©velopper un centre de donnĂ©es sous-marin de 500 MW directement connectĂ© Ă  un parc Ă©olien offshore.

Image d’illustration par HiCloud

Passer Ă  une exploitation Ă  grande Ă©chelle nĂ©cessite cependant encore d’importants travaux et des amĂ©liorations continus. Les chercheurs s’intĂ©resseront surtout sur les questions des coĂ»ts de maintenance, compte tenu des contraintes liĂ©es Ă  l’immersion du systĂšme.

L’impact environnemental constitue Ă©galement un enjeu. Les chercheurs devront Ă©valuer les effets possibles sur la tempĂ©rature locale de l’eau, le bruit sous-marin, ou encore la perturbation des habitats de certaines espĂšces. Les concepteurs devraient veiller Ă  ce que cette technologie ne se transforme pas en fausse bonne idĂ©e.

 

Source: Des serveurs sous la mer alimentés par le vent : la Chine révolutionne les data center

AprĂšs Stellantis, c’est au tour de Renault de produire des voitures Ă©lectriques chinoises

Inspiré par Stellantis et Leapmotor, Renault a décidé de laisser le constructeur chinois Geely produire ses voitures électriques dans son usine. La firme au losange pourrait également commercialiser ces autos sous son nom.

Les constructeurs chinois sont prĂ©sents partout, et en nombre. Et pour cause, on en compte plus de 150 en Chine, et dĂ©sormais, une grande partie veut se faire une place dans le reste du monde. L’Europe est tout particuliĂšrement visĂ©e, alors que BYD veut par exemple devenir le leader sur ce marchĂ©. Mais il n’est pas le seul.

Un partenariat inattendu

C’est aussi le cas de Xpeng ou encore du groupe Geely, qui reste encore cependant un peu en retard par rapport Ă  ses rivaux. Ce dernier, qui possĂšde notamment Volvo, Polestar et Lotus n’a en effet vendu que 7 400 unitĂ©s environ en septembre 2025 en Europe. Ce qui reprĂ©sente tout de mĂȘme une hausse des immatriculations de 36 % par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Mais la firme a plus d’un tour dans son sac pour augmenter ses ventes. Et l’une de ses astuces est tout simplement de s’associer avec un constructeur europĂ©en.

Et c’est Renault qui a Ă©tĂ© choisi. La marque tricolore a nouĂ© un partenariat stratĂ©gique avec le constructeur chinois, concernant la production de ses voitures Ă©lectriques. Ce dernier possĂšde pas moins de 34 % des activitĂ©s de la firme au losange en CorĂ©e. Et il produit ses voitures au sein de cette usine, ce qui offre un avantage de taille. Car pour mĂ©moire, les autos Ă©lectriques chinoises sont soumises au droits de douane en Europe. Et seuls les vĂ©hicules produits dans l’Empire du Milieu sont concernĂ©s.

Et fabriquant ses voitures en CorĂ©e puis en les exportant sur le Vieux Continent, Geely pourrait Ă©chapper Ă  cette taxe punitive. Pour mĂ©moire, cette derniĂšre atteint les 18 % pour le groupe, contre 17 % pour son rival BYD. Ce n’est pas tout, car Renault et Geely ont Ă©galement signĂ© des accords techniques concernant des moteurs thermiques. Et cela grĂące Ă  la filiale Horse spĂ©cialisĂ©e dans ces derniers et co-créée par les deux entreprises. Et dĂ©sormais, la coopĂ©ration entre les deux entreprises va encore plus loin.

C’est ce qu’avait annoncĂ© le groupe Renault dans un communiquĂ© publiĂ© en dĂ©but d’annĂ©e 2025. Ce dernier avait dĂ©cidĂ© de signer un accord avec Geely concernant une nouvelle coopĂ©ration au BrĂ©sil, cette fois-ci. L’objectif ? Faire entrer la firme chinoise au capital de Renault do Brasil, division brĂ©silienne de la marque. Ainsi, Geely va pouvoir produire ses voitures Ă©lectriques et hybrides au sein de l’usine du constructeurs français. Ce qui va encore lui permettre d’éviter les droits de douane.

 
 

Un risque rĂ©el ?

Et pour cause, les voitures de Geely seront donc assemblĂ©es au sein de l’usine Ayrton Senna situĂ©e Ă  SĂŁo JosĂ©. Certaines seront vendues sous le badge Renault et commercialisĂ©es dans les showrooms de la marque au losange. Et ce n’est pas tout, comme l’explique le site Bloomberg. Car il se murmure Ă©galement que l’entreprise anciennement dirigĂ©e par Luca De Meo aurait prĂ©vu de faire la mĂȘme chose avec Geely. LĂ  encore, l’objectif serait de produire des autos en AmĂ©rique du Sud pour la marque chinoise. Mais cette fois-ci en Colombie et en Argentine.

La firme tricolore n’est pas la seule Ă  ouvrir les portes de ses usines Ă  des constructeurs chinois. C’est Ă©galement le cas du groupe franco-italien avec Stellantis. Et le but est simple : compenser la baisse des ventes. En accueillant des voitures chinoises, les usines continuent de tourner Ă  plein rĂ©gime. Ce qui Ă©vite les fermetures de ces derniĂšres. A tel point que Volkswagen, qui traverse aussi une pĂ©riode compliquĂ©e, envisage de faire de mĂȘme. Peut-ĂȘtre avec Xpeng, son partenaire stratĂ©gique. Mais cela n’est pas sans risques.

En effet, certains tirent la sonnette d’alarme sur le risque d’espionnage industriel. En donnant accĂšs aux constructeurs chinois Ă  leurs usines et leurs procĂ©dĂ©s, les marques europĂ©ennes ne se mettraient elles pas en danger ? C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement nĂ©erlandais a repris le contrĂŽle de l’entreprise de semi-conducteurs Nexpedia, pourtant dirigĂ©e par un groupe chinois. Cela sous la pression des Etats-Unis, dans le but de « protĂ©ger la sĂ©curitĂ© europĂ©enne Â».

Ce qui a engendrĂ© des reprĂ©sailles de la part de PĂ©kin. En parallĂšle, la Chine va envoyer 2 000 travailleurs pour construire des usines sur le Vieux Continent. Et cela ne manque pas d’inquiĂ©ter non plus.

Source: AprĂšs Stellantis, c’est au tour de Renault de produire des voitures Ă©lectriques chinoises

Votre Notepad++ est peut-ĂȘtre piĂ©gĂ© : ce que cache l’attaque chinoise

L’éditeur de texte open source Notepad++ a indiquĂ© avoir Ă©tĂ© victime d’une attaque de la part de hackers soutenus par la Chine.

Bien connu des dĂ©veloppeurs, l’éditeur de texte Notepad++ a Ă©tĂ© piratĂ©. Selon le dĂ©veloppeur de l’application, Don Ho, ce piratage « parrainĂ© par l’État chinois Â» aurait profitĂ© d’une faille prĂ©sente dans le systĂšme de mise Ă  jour de l’application.

Une exposition sur plusieurs mois

Pour mettre en place leur attaque, les pirates sont parvenus Ă  rediriger le trafic du serveur distribuant les mises Ă  jour lĂ©gitimes vers un espace contenant une mise Ă  jour malveillante. Une attaque rendue possible grĂące Ă  la faiblesse d’un composant nommĂ© WinGUp. Ce dernier n’aurait pas suffisamment vĂ©rifiĂ© l’authenticitĂ© et l’intĂ©gritĂ© des fichiers des mises Ă  jour tĂ©lĂ©chargĂ©s. Selon les donnĂ©es fournies par Notepad++, cette faille serait restĂ©e ouverte de juin Ă  dĂ©cembre 2025.

Une attaque ciblée

Cette attaque n’aurait toutefois pas ciblĂ© l’ensemble des utilisateurs, selon Kevin Beaumont, expert en cybersĂ©curitĂ© interviewĂ© par The Verge. Elle pourrait s’ĂȘtre concentrĂ©e sur des utilisateurs travaillant au sein d’organisations ayant des intĂ©rĂȘts en Asie de l’Est.

 
 

Dans son billet de blog, Don Ho prĂ©cise avoir changĂ© d’hĂ©bergeur tout en renforçant la sĂ©curitĂ© de son application ainsi que ses systĂšmes d’authentification. Pour Ă©viter les mauvaises surprises, les utilisateurs de l’application sont invitĂ©s Ă  tĂ©lĂ©charger la derniĂšre version (8.9.1) de celle-ci directement sur le site de Notepad++.

 

Source: Votre Notepad++ est peut-ĂȘtre piĂ©gĂ© : ce que cache l’attaque chinoise