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Orange déploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre débit peut être impacté

Orange a décidé d’activer par défaut une gestion agressive du Wifi sur ses anciennes box, y compris chez Sosh. Le principe est simple : votre box éteint la bande des 5 GHz quand elle juge que vous n’en avez pas besoin.

Orange a décidé que votre Livebox consommait trop. C’est louable. L’opérateur historique vient de pousser une mise à jour logicielle majeure sur ses Livebox 4 et 5 (et donc chez les clients Sosh), héritée directement de la récente Livebox 7. Pas de conférence de presse, pas d’e-mail en fanfare, juste une activation silencieuse qui concerne déjà 50 % du parc.

Le principe ? Votre box va désormais jouer au gendarme de l’énergie en coupant purement et simplement la bande des 5 GHz, celle qui offre le meilleur débit, lorsque le trafic est faible. Tout repose désormais sur la bande des 2,4 GHz, plus lente mais aussi plus encombrée. Orange promet que c’est transparent.

Une économie réelle, mais à quel prix ?

Regardons la technique. Le Wi-Fi 5, c’est deux autoroutes : la 2,4 GHz (la départementale bouchée mais qui porte loin) et la 5 GHz (l’autoroute rapide mais à courte portée). Jusqu’ici, votre Livebox gardait les deux ouvertes. Avec cette mise à jour, la box éteint l’autoroute quand il y a peu de monde.

Selon Orange, cela permet de réduire la consommation instantanée de 25 à 30 %. Sur une année, pour vous, ça représente quelques euros d’économie. C’est marginal. Mais à l’échelle des millions de box en France, on parle de 1 500 tonnes de CO2 évitées. C’est l’argument massue de l’opérateur et il est difficile de l’attaquer là-dessus.

Mais attendez. La réalité technique est plus nuancée. Si la box coupe le 5 GHz, tous vos appareils basculent sur le 2,4 GHz. En maison isolée ? Aucun problème. En immeuble parisien où il y a 40 réseaux Wifi au mètre carré ? Cela peut être une autre histoire. Le 2,4 GHz est souvent saturé. Vous pourriez sentir des latences ou des baisses de débit avant que la box ne se décide à rallumer les gaz.

Orange assure que le système surveille la saturation et réactive le 5 GHz si nécessaire. Mais ces automatismes ont souvent un temps de retard. Si vous lancez un gros téléchargement ou un stream 4K, il y aura potentiellement ce petit moment de flottement.

Comment reprendre le contrôle

Heureusement, Orange n’a pas verrouillé la porte. Cette option est activée par défaut, mais désactivable. Si vous constatez que votre connexion « mouline » bizarrement le soir ou que vos appareils domotiques décrochent, c’est probablement le coupable.

La vérification est simple :

  1. Direction l’interface mon-reseau-local.orange.fr ou l’appli Orange et moi.
  2. Allez dans Gérer votre Wi-Fi.
  3. Cherchez l’option « Mode économie d’énergie wifi ».
  4. Si vous voyez « wifi 5GHz optimisé », c’est actif. Pour revenir à la normale, forcez « wifi 5GHz allumé en permanence ».

Un détail important : Orange n’est pas fou. L’opérateur ne déploie pas cette fonction chez tout le monde. Si vous utilisez un répéteur Wi-Fi connecté à la box ou un vieux décodeur TV en Wifi, l’option reste inactive. Ces appareils ont besoin du 5 GHz pour maintenir un lien stable.

Source: Orange déploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre débit peut être impacté

L’Europe s’oppose à Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union Européenne

Les utilisateurs de Windows 10 en Europe bénéficieront d’une prolongation d’un an pour les mises à jour gratuites, jusqu’en octobre 2026, suite à une décision de l’Union européenne. Ce support, unique à cette région, permettra à des millions de personnes de continuer à recevoir des mises à jour de sécurité sans aucune démarche requise.

Les pays européens pourront profiter un an de plus de Windows 10 avec des mises à jour gratuites, jusqu’en octobre 2026

 

L'Europe se dresse contre Microsoft : Windows 10 restera gratuit dans l'Union Européenne
Windows 10 bénéficiera d’un service de prolongation gratuit dans l’UE, non disponible dans d’autres régions du monde

L’Union européenne a réussi à faire obstacle à l’arrêt prévu par Microsoft des mises à jour gratuites de Windows 10. Alors que la marque avait annoncé la fin de ce service pour le 14 octobre 2025, l’Espace Économique Européen aura un an de support supplémentaire, sans nécessité d’effectuer d’actions particulières. Les utilisateurs de Windows 10 en France et dans d’autres pays de l’UE continueront à bénéficier de Windows 10 et de ses mises à jour de sécurité.

Windows 10 prolongé en Europe un an de plus

Comme le montre un document officiel d’Euroconsumers, les utilisateurs vivant dans l’Espace Économique Européen (EEE) auront un an de services de mises à jour supplémentaires sur Windows 10. Ainsi, même si Microsoft a averti depuis des années de l’arrêt du service le mois prochain, ce n’est que le 13 octobre 2026 que les mises à jour gratuites cesseront dans l’Union européenne.

De plus, il ne sera pas nécessaire que les utilisateurs effectuent une action particulière pour maintenir leur service. Les mises à jour continueront à arriver automatiquement, comme jusqu’à présent, et seuls devront s’inquiéter de installer les versions les plus récentes pour bénéficier des correctifs de sécurité protégeant les appareils sous Windows 10 de manière native. Par conséquent, des dizaines de millions d’utilisateurs de Windows 10 dans l’UE resteront protégés un an de plus.

Windows 10 reste actif : Microsoft rétablit une de ses fonctionnalités clés

Bien que Windows 10 approche de sa fin, en Europe, il restera gratuit jusqu’en octobre 2026

Les conditions de Windows 10 hors d’Europe

les autres parties du monde ne bénéficieront pas des mêmes avantages. À partir du 14 octobre, les mises à jour de Windows 10 en dehors de l’UE ne seront plus disponibles gratuitement, et des centaines de millions d’utilisateurs devront accepter les conditions de l’entreprise américaine s’ils souhaitent continuer à utiliser Windows 10 sur leur ordinateur. 

En effet, ceux qui désirent maintenir Windows 10 en dehors de l’Espace Économique Européen devront accepter les conditions standard des Mises à jour de Sécurité Étendues : créer un compte Microsoft synchronisé à la cloud, payer 30 dollars et échanger 1 000 points des Récompenses Microsoft. Toutefois, si vous résidez en France ou dans un autre pays de l’EEE, vous n’aurez rien à faire ni à payer d’ici octobre 2026.

Source: L’Europe s’oppose à Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union Européenne

Votre PC est trop vieux pour Windows 11 ? Méfiez-vous de cet outil piégé !

La fin de Windows 10 pousse des millions d’utilisateurs vers des outils pour forcer la mise à jour vers Windows 11, comme Flyoobe. Mais son développeur alerte : un faux site distribue une version piégée, remplie de malwares. Le piège se referme sur ceux qui tentent d’échapper aux restrictions de Microsoft.
 
 
Flyoobe

C’est le comble. Des millions d’utilisateurs sont bloqués sur un Windows 10 officiellement mort depuis le 14 octobre. Leur crime ? Posséder un PC parfaitement fonctionnel mais jugé « obsolète » par Microsoft à cause de restrictions matérielles jugées absurdes (le fameux TPM 2.0).

Pour échapper à cette obsolescence programmée, un outil gratuit et open-source est devenu la star du moment : Flyoobe. Mais ce succès attire les vautours. Son développeur officiel vient de tirer la sonnette d’alarme : un faux site distribue une version piégée, prête à infecter ceux qui voulaient juste une mise à jour.

Pourquoi cet outil est-il si populaire ?

Flyoobe (anciennement Flyby11) est la bouée de sauvetage des « oubliés » de Windows 11. C’est l’outil miracle qui fait sauter les verrous. Il contourne les vérifications de compatibilité (TPM, processeur récent) et permet d’installer le nouvel OS sur (presque) n’importe quoi.

Flyoobe

Il va même plus loin : il permet de nettoyer l’installation en supprimant les bloatwares préinstallés et les composants IA non désirés. Gratuit, open-source et hébergé sur GitHub, il répare ce que beaucoup voient comme l’absurdité de Microsoft.

Quel est le piège tendu par les pirates ?

Quand un outil devient aussi populaire, les escrocs ne sont jamais loin. Le développeur officiel a publié une alerte de sécurité majeure sur GitHub. Un site miroir (flyoobe.net) a été créé. Il ressemble trait pour trait à l’officiel, mais distribue une version compromise de l’utilitaire.

Windows 11 verrouill

Vous pensez télécharger le sésame, vous récupérez un malware. Le développeur est formel : « NE TÉLÉCHARGEZ PAS À PARTIR DE LÀ. Ces sites sont non officiels, dangereux et peu fiables. » Le risque ? Un ransomware, un spyware, ou un keylogger qui enregistre vos mots de passe.

Comment Microsoft a-t-il favorisé cette arnaque ?

C’est l’ironie tragique de cette histoire. En traçant une ligne arbitraire dans le sable, Microsoft a lui-même créé ce marché. Des millions de personnes avec des machines performantes (de 5 ou 6 ans) sont poussées à chercher désespérément une solution.

Windows 11 barre son

Cette panique, née de la fin du support de Windows 10, est une aubaine pour les cybercriminels. Ils n’ont qu’à tendre un piège de « typosquatting » (un nom de domaine qui ressemble à l’original) pour piéger des utilisateurs qui, à la base, voulaient juste rester en sécurité.

Foire Aux Questions (FAQ)

Où télécharger Flyoobe en toute sécurité ?

Uniquement sur la page GitHub officielle du projet. Le développeur insiste sur le fait que les domaines « flyoobe.net » et « flyoobe.app » sont des copies dangereuses.

Qu’est-ce que je risque en téléchargeant la mauvaise version ?

Vous risquez d’installer un malware (logiciel malveillant) sur votre ordinateur. Cela peut être un ransomware (qui chiffre vos fichiers contre une rançon), un spyware (qui vole vos mots de passe et données bancaires) ou un cryptomineur (qui utilise la puissance de votre PC à votre insu).

Mon PC est-il vraiment incompatible avec Windows 11 ?

Techniquement, souvent non. Microsoft impose des restrictions logicielles (TPM 2.0, processeur récent) que des outils comme Flyoobe ou Rufus peuvent contourner. Le vrai problème est que cette incompatibilité « officielle » pousse les utilisateurs vers des solutions alternatives non officielles, et donc potentiellement risquées.

 

Source: Votre PC est trop vieux pour Windows 11 ? Méfiez-vous de cet outil piégé !

Face au tabou de l’IA générative à Hollywood, Netflix avoue tout : elle est déjà dans vos séries

Pendant que toute l’industrie du cinéma retient son souffle, Netflix a décidé de crever l’abcès : l’intelligence artificielle est non seulement utilisée, mais elle est déjà partout dans ses productions. Une franchise qui a le mérite de la clarté, mais qui risque de faire tousser dans les studios voisins.

Alors que Hollywood préfère rester discret sur le sujet, le géant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l'IA générative. © Shutterstock
Alors que Hollywood préfère rester discret sur le sujet, le géant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l’IA générative. © Shutterstock

Le pavé a été jeté dans la mare sans ménagement, à l’occasion de la publication des derniers résultats trimestriels. Alors que Hollywood marche sur des œufs dès qu’il s’agit d’intelligence artificielle, Netflix, lui, a choisi de jouer cartes sur table. Non, l’IA générative n’est plus un projet obscur dans les cartons des ingénieurs, mais une réalité bien installée au cœur de vos programmes préférés.

Des preuves déjà à l’écran

Les preuves ? Elles sont déjà sous vos yeux. Un immeuble s’effondre dans la série argentine L’Éternaute : pur produit de l’IA. Adam Sandler se paie une cure de jouvence dans Happy Gilmore 2 ? Un rajeunissement numérique entièrement piloté par des algorithmes. La plateforme de streaming ne s’en cache plus et présente même ces technologies comme des outils permettant d’accélérer la créativité et de s’offrir des effets spéciaux dignes d’un blockbuster, sans en avoir forcément le budget.

Cette transparence a de quoi surprendre dans une industrie encore marquée par le souvenir cuisant de la grève historique de 2023. Les syndicats d’acteurs et de scénaristes s’étaient battus des mois durant pour encadrer l’usage de l’IA, terrorisés à l’idée d’être remplacés par des lignes de code. Un accord fragile avait été trouvé, imposant le consentement et une juste rémunération pour toute utilisation d’une doublure numérique. Mais la récente polémique autour de l’outil Sora 2, capable de générer des vidéos ultra-réalistes, a ravivé toutes les craintes, montrant à quel point la frontière entre l’outil et le substitut reste mince.

L’art et la manière (de faire des économies)

Face à la grogne qui monte, Netflix se veut rassurant. Son co-PDG, Ted Sarandos, martèle que l’IA n’est qu’un « outil » au service des créateurs, incapable de transformer un mauvais conteur en génie. Une belle déclaration d’intention qui peine à masquer la réalité économique. Avec des résultats financiers qui poussent à l’optimisation des coûts, l’IA est une aubaine pour produire plus, plus vite et potentiellement pour moins cher. La plateforme ne s’en sert d’ailleurs pas que pour ses effets visuels, mais aussi pour améliorer son moteur de recherche ou personnaliser les futures publicités.
 
En affichant si ouvertement sa stratégie, Netflix force toute l’industrie à regarder la technologie en face. La course est lancée. Reste à savoir qui, de l’artiste ou de l’algorithme, écrira le générique de fin de ce nouvel épisode de la saga hollywoodienne.
 

Source: Face au tabou de l’IA générative à Hollywood, Netflix avoue tout : elle est déjà dans vos séries

40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accès sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud détaillée

Une base de données sans protection, contenant pas moins de 40 milliards d’enregistrements bancaires, personnels et professionnels, a été exposée en ligne. La brèche majuscule touche Netcore Cloud, une plateforme d’e-mail marketing indienne.

Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock
Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock

40 milliards. C’est le chiffre vertigineux d’enregistrements qu’un chercheur en cybersécurité vient de découvrir en libre accès sur internet. Jeremiah Fowler, spécialiste reconnu dans le domaine, est tombé sur une base de données totalement non sécurisée appartenant à Netcore Cloud, entreprise basée à Mumbai, en Inde, spécialisée dans l’automatisation marketing. À l’intérieur, on retrouve des notifications de transactions bancaires avec numéros de comptes partiels, des messages liés à l’emploi, des e-mails de vérification et toute la machinerie des campagnes marketing modernes. Il y en a pour 13,4 téraoctets de données.

Zéro protection pour des milliards de données critiques

 

L’exposition n’aurait pas pu être plus totale. Aucun mot de passe ne barrait l’accès, aucun chiffrement ne protégeait les informations. N’importe qui avec les connaissances techniques basiques pouvait consulter ces très exactement 40 089 928 683 enregistrements stockés dans la base. En fouillant dans les fichiers, Jeremiah Fowler y a trouvé des adresses électroniques en pagaille, des objets de messages, mais aussi des informations techniques sensibles, comme des adresses IP et des détails SMTP qui auraient dû rester confidentiels.

 

Ce qui rend le tout préoccupant, c’est l’envergure de Netcore Cloud. Cette plateforme d’engagement client propulsée par intelligence artificielle sert 6 500 marques réparties dans 40 pays du globe, notamment en Inde, aux États-Unis, au Royaume-Uni, à Singapour, aux Émirats, aux Philippines, en Malaisie, au Vietnam et au Nigeria. Ses clients couvrent tous les secteurs, de la banque à l’e-commerce, en passant par les services financiers, médias, divertissement et le voyage.

 

Jeremiah Fowler a réagi avec la responsabilité qui caractérise les chercheurs éthiques. Dès sa découverte, il a notifié Netcore qui a verrouillé l’accès le jour même. L’entreprise a répondu en le remerciant et en demandant davantage d’informations sur la faille. Mais on peut se poser cette question : combien de temps cette porte est restée grande ouverte avant d’être détectée ? Impossible de le savoir sans audit forensique approfondi.

 
On aperçoit ici l'extrait de journaux bancaires avec les dépenses et crédits, qui étaient en accès libre © Jeremiah Fowler
On aperçoit ici l’extrait de journaux bancaires avec les dépenses et crédits, qui étaient en accès libre © Jeremiah Fowler
 

La crainte d’un phishing ciblé et d’une usurpation d’identité à grande échelle

 

Les risques liés à une telle exposition dépassent largement le simple spam. Les cybercriminels disposent désormais d’un trésor d’informations qui leur permet de cartographier les relations commerciales, bancaires et professionnelles de millions de personnes. Avec ces données, ils peuvent orchestrer des campagnes de phishing XXL, en utilisant de véritables détails financiers pour convaincre leurs cibles de la légitimité de leurs messages frauduleux.

 

Le scénario du clone-phishing peut inquiéter. En récupérant les métadonnées réelles, les lignes d’objet authentiques et les adresses d’expéditeurs officielles, des escrocs peuvent fabriquer des copies parfaites d’e-mails légitimes. Imaginez recevoir une notification bancaire qui reprend vos vraies opérations récentes mais vous redirige vers un site pirate. Les adresses e-mail elles-mêmes constituent une mine d’or, car beaucoup contiennent des noms complets et peuvent être croisées avec d’autres fuites de données pour récupérer des identifiants et mots de passe.

 

Un autre élément aggrave la situation : l’infrastructure exposée. Celle-ci présentait 89 ports réseau ouverts ce qui, on vous laisse l’imaginer, crée une surface d’attaque considérable pour d’éventuelles intrusions. Les fichiers consultés par Fowler mentionnaient des services internes marqués « production », avec des références à des bases de données et serveurs backend.

 

Cette cartographie détaillée de l’architecture système pourrait faciliter des attaques plus sophistiquées, voire des tentatives de ransomware. Précision importante, les 40 milliards d’enregistrements ne représentent pas autant d’individus uniques, puisque les mailings répétés gonflent artificiellement ce chiffre. Mais cela reste une exposition massive touchant potentiellement des millions de personnes.

Source: 40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accès sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud détaillée

« 30 000 licenciements » : Amazon vient de confirmer ce qu’on refusait tous d’admettre sur l’IA

Amazon va licencier 30 000 personnes dès cette semaine. Pas par crise, par stratégie. L’IA remplace les humains, la productivité explose, les bénéfices aussi.

30 000 licenciements d’un coup. Amazon, deuxième employeur américain, 670 milliards de chiffre d’affaires, 70 milliards de bénéfices, vient d’annoncer la couleur : l’intelligence artificielle ne va pas « transformer » le travail, elle va le remplacer.

Les chiffres qui font froid dans le dos

Amazon ne licencie pas 30 000 personnes par hasard ou par crise économique. L’entreprise se porte comme un charme : 670 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, 70 milliards de bénéfices nets. On ne parle pas d’une entreprise qui lutte pour survivre, on parle de la cinquième valorisation boursière mondiale.

Les départements visés ? Ressources humaines, logistique, cloud computing, jeux vidéo. Autrement dit : les cols blancs. Ceux qui pensaient que l’automatisation, c’était un problème d’ouvriers et de caissières. Raté. Cette fois, ce sont les fonctions support qui trinquent, 10 % des 350 000 employés de bureau. Les entrepôts et la livraison ne sont pas touchés… pour l’instant.

En 2022, Amazon avait déjà viré 27 000 personnes après la frénésie d’embauche du Covid. Entre 2018 et 2022, ils avaient triplé leurs effectifs pour répondre à l’explosion du e-commerce. Trois ans plus tard, nouvelle purge. Sauf que cette fois, le contexte est différent : l’entreprise ne corrige pas une erreur de recrutement, elle prépare l’avenir.

Ce que disent les documents internes

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est quand on lit ce qu’Amazon dit en interne. En juin dernier, Andy Jassy, le CEO, a envoyé une note aux employés.

Pas de langue de bois : l’IA générative va « réduire le nombre total des effectifs » dans les années à venir. Il ne parle pas de « transformation », de « requalification » ou d’autres euphémismes corporate. Il dit : moins d’humains.

 
 

Mais le vrai scoop, c’est le rapport interne obtenu par le New York Times il y a quelques jours. Amazon prévoit d’automatiser 75 % de ses opérations d’ici 2033 grâce à l’IA et aux robots. La firme compte doubler ses ventes tout en évitant 600 000 embauches.

Amazon a évidemment minimisé, ils évoquent un « document de travail incomplet« . Sauf qu’entre-temps, ils ont dévoilé trois prototypes qui confirment exactement cette stratégie :

  • Un robot pour trier les colis dans les entrepôts
  • Un agent IA pour aider les managers à « déployer » (comprendre : réduire) leurs équipes
  • Des lunettes connectées pour les livreurs (optimiser chaque seconde de leur journée)

Le message est limpide : chaque poste est sous surveillance, chaque tâche est candidate à l’automatisation.

Alors, que faut-il en penser ? C’est troublant. Pas techniquement, l’IA est impressionnante. Moralement. Une entreprise qui brasse 670 milliards de dollars et fait 70 milliards de bénéfices pourrait être à l’avant-garde d’une transition juste. Elle préfère optimiser sa masse salariale, ce qu’aime beaucoup Wall Street apparemment. L’action Amazon grimpe. Les analystes saluent « l’optimisation des coûts » et « l‘amélioration de la marge opérationnelle« .

Source: « 30 000 licenciements » : Amazon vient de confirmer ce qu’on refusait tous d’admettre sur l’IA

Leroy Merlin victime d’une fuite de données : des centaines de milliers de clients concernés

L’enseigne spécialisée dans le bricolage et le jardinage a confirmé à RTL avoir été victime d’un acte de cybermalveillance qui a exposé les données de plusieurs centaines de milliers de clients, notamment les informations relatives aux comptes de fidélité.

Illustration Leroy Merlin.

Les jours se suivent et se ressemblent sur le front de la sécurité des données personnelles des Français. Après France Travail, l’Urssaf, Colis Privé ou les fédérations françaises de football et de tir, c’est au tour de l’enseigne Leroy Merlin d’annoncer à ses clients que les informations qu’ils leur avait confiées ont été compromises dans une cyberattaque.

Le spécialiste du bricolage, de la décoration, de la maison et du jardin a confirmé ce mercredi 3 décembre à RTL « avoir été visé par un acte de cybermalveillance sur une partie des données personnelles de ses clients associées aux comptes de fidélité ».

Sont concernés les noms, prénoms, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales et les dates de naissance, ainsi que les informations relatives aux comptes de fidélité, souligne l’enseigne à RTL.

Leroy Merlin ne précise pas quelle est la nature des informations exposées dans le cadre de son programme de fidélité. Ce dernier donne notamment accès à des remises sur les achats en magasin, des garanties, des retours de marchandise et des partenariats avec Verisure, Appart’City, Urbassist ou Yoodjo. Les données bancaires et les mots de passe ne sont pas concernés.

Les clients touchés prévenus par mail par l’enseigne

Au total, « quelques centaines de milliers de clients sont concernés » par cet incident, indique Leroy Merlin. « Dans un souci de transparence, les clients concernés ont été informés dès que nous avons eu connaissance de l’attaque, tout comme la CNIL », précise l’enseigne. Une plainte va être déposée et des vérifications sont en cours pour évaluer l’étendue de l’attaque.

Dans le courriel adressé à ses clients, Leroy Merlin invite à faire preuve de vigilance face aux potentiels mails de phishing et de ne transmettre aucune donnée personnelle en retour.

Ce mercredi 3 décembre, le hacker éthique Clément Domingo, alias SaxX, indiquait sur X que l’attaque avait été orchestrée par un groupe de cybercriminels récent nommé Dumpsec qui aurait utilisé les accès compromis d’un employé de Leroy Merlin pour exfiltrer les données de l’enseigne. Ce groupe de cybercriminels est suspecté d’être à l’origine de plusieurs cyberattaques contre des cibles françaises ces dernières semaines, notamment contre des prestataires informatiques de plusieurs centaines de mairies françaises ou l’enseigne Colis Privé.

Source: Leroy Merlin victime d’une fuite de données : des centaines de milliers de clients concernés

Un nouvel outil de simulation français apprend aux employés à démasquer les SMS piégés, et ça marche !

La start-up française Riot a dévoilé un outil de simulation de smishing pour entraîner et sensibiliser les employés au phishing par SMS, une menace qui explose et touche désormais six personnes sur dix.

Riot a mis en place un système de simulation de smishing, pour renforcer la sécurité des salariés de ses clients © tete_escape / Shutterstock
Riot a mis en place un système de simulation de smishing, pour renforcer la sécurité des salariés de ses clients © tete_escape / Shutterstock

La menace du smishing, le phishing (hameçonnage) par SMS, explose en France. Après douze mois de négociations serrées avec les opérateurs télécom, l’entreprise Riot a lancé un simulateur de smishing qui permet de tester et former les employés de ses clients, en leur envoyant des messages faussement piégés. Rencontré aux Assises de la cybersécurité, le fondateur de la plateforme, Benjamin Netter, revient pour Clubic sur l’intérêt de sensibiliser les Français salariés à ce fléau qui piège bon nombre d’entre eux.

Le smishing, fléau quotidien de nos smartphones

On les connaît tous, ces SMS suspects qui prétendent venir d’un livreur, de sa plateforme de streaming préférée ou de la Sécurité sociale. Le smishing, qui est la contraction de SMS et phishing, est devenu l’arme de prédilection des cybercriminels. Les statistiques en disent long, puisque six personnes sur dix reçoivent désormais au moins un SMS frauduleux par semaine. Un bouleversement qui inquiète sérieusement les spécialistes.

Benjamin Netter, le fondateur de Riot (à ne pas confondre avec l’éditeur de jeu vidéo américain) observe cette mutation avec attention. « C’est une grosse tendance de fond dans la cyber maintenant. Le format de l’attaque va changer, avec de moins en moins d’e-mails, mais de plus en plus de textes par SMS, WhatsApp, Instagram, LinkedIn, ou alors par la voix », analyse-t-il. L’effacement progressif de la frontière entre vie professionnelle et personnelle sur nos téléphones transforme un peu chaque employé en porte d’entrée potentielle vers les systèmes de son entreprise.

 
Voici l'un des SMS piégés que Riot peut envoyer à ses clients, pour sensibiliser les salariés aux dangers du phishing par SMS © Riot
Voici l’un des SMS piégés que Riot peut envoyer à ses clients, pour sensibiliser les salariés aux dangers du phishing par SMS © Riot
 

Les scénarios d’attaque exploitent notre quotidien, avec beaucoup de réalisme, dont s’inspire Riot pour ses exercices. « Le plus courant en ce moment, c’est le fameux SMS « Bonjour, vous êtes chez vous » du livreur ; ou celui du péage, avec le faux pass Ulys », rappelle Benjamin Netter. Ces messages malveillants jouent sur l’urgence et la routine, pour court-circuiter notre vigilance. Voilà contre quoi Riot veut lutter.

 
Voici ce qui s'affiche une fois qu'un utilisateur a été piégé par Riot, qui va ensuite le guider étape par étape vers une meilleure hygiène cyber © Riot
Voici ce qui s’affiche une fois qu’un utilisateur a été piégé par Riot, qui va ensuite le guider étape par étape vers une meilleure hygiène cyber © Riot
 

Comment Riot a convaincu les opérateurs télécoms français

 

Lancer un outil de simulation par SMS pour tester les salariés d’une entreprise, comme vient de le faire Riot il y a quelques jours, n’a rien d’une promenade de santé. Là où l’e-mail permettait une mise en œuvre immédiate, le SMS impose un cadre strict qui implique les opérateurs télécoms. Pendant un an, Riot a multiplié les rendez-vous pour convaincre Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free du bien-fondé de sa démarche. « On a réussi à avoir la bénédiction des opérateurs français pour faire ça », se félicite Benjamin Netter.

 

Dans le détail, l’entreprise s’appuie sur smsmode, une société française qui fait le pont avec les opérateurs, pour jouer les intermédiaires. Une flotte de numéros dédiés permet d’envoyer de faux SMS piégés aux collaborateurs. Le scénario pédagogique choisi suit toute une mécanique. D’abord, l’employé reçoit un message frauduleux, ensuite il clique sur le lien s’il tombe dans le piège, puis saisit ses identifiants sur une page d’hameçonnage, et découvre instantanément son erreur avec une explication des signaux d’alerte qu’il aurait dû repérer.

 

Mais le dispositif impose ses contraintes. « On a l’obligation de prévenir en amont les opérateurs qu’on va envoyer une attaque, du coup on s’accorde un délai de 48 heures avant de lancer effectivement l’attaque, la simulation », explique Benjamin Netter. Une limitation absente du phishing e-mail, mais qui n’altère en réalité pas l’efficacité de l’apprentissage. Une autre spécificité française à connaître est que pour attaquer les numéros personnels, l’entreprise doit obtenir l’accord préalable de chaque employé, une démarche généralement bien accueillie selon le fondateur.

 

La répétition de l’exercice, le secret pour maintenir la vigilance cyber des employés

 

Alors, est-ce que la méthode Riot fonctionne ? S’il est encore trop tôt pour obtenir des retours chiffrés sur le phishing par SMS, l’entreprise française détient des données intéressantes sur la version par e-mail. « La première attaque atteint en moyenne 20% de réussite, et ensuite, le nombre de personnes piégées diminue au fur et à mesure. À partir de la cinquième attaque, on réduit de 75% le risque, et on est plutôt autour de 3 à 4% de vulnérabilité » au sein d’un même pool de salariés, nous détaille Benjamin Netter. On comprend donc que la répétition régulière des exercices est fondamentale.

 

Car sans entraînement continu, la vigilance s’émousse rapidement. « C’est un exercice qui marche bien s’il est répété dans le temps, parce que les gens finissent parfois par oublier qu’ils peuvent tomber dans le piège du phishing », insiste le dirigeant. D’où la recommandation de lancer au minimum une simulation par trimestre, ou à défaut par semestre, sur l’ensemble des effectifs. Une cadence qui évoque les exercices d’évacuation incendie, cadence qui fait mouche auprès des clients de Riot.

 
Benjamin Netter, fondateur de Riot © Alexandre Boero / Clubic
Benjamin Netter, fondateur de Riot © Alexandre Boero / Clubic
 

Le taux de renouvellement des contrats reste à ce propos très élevé d’une année sur l’autre, avec des engagements allant jusqu’à trois ans chez les grands comptes. Et l’expansion internationale se poursuit, puisque après l’Italie et l’Espagne, Riot s’attaque désormais au marché américain. Seule ombre au tableau du smishing : l’outil reste pour l’instant limité aux numéros français.

 

Un coach cyber inspiré d’Albert Einstein

 

Aujourd’hui, les équipes de Riot comptent plus de 115 personnes à Paris, soit près de trois fois plus qu’il y a un an. Cette croissance fulgurante s’appuie sur des levées de fonds successives qui atteignent désormais quarante-cinq millions de dollars au total, dont 30 millions levés en série B début 2025.

 

Côté business, l’entreprise a généré 10 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier. Les 1 500 clients de Riot se répartissent entre des PME et des grands comptes. « Historiquement, nous, on ciblait les entreprises de taille intermédiaire, donc entre 200 et 2000 employés. Et depuis 18 mois, on travaille avec pas mal de grands comptes aussi, notamment Veolia », précise Benjamin Netter.

 
Exemple d'une interaction qu'on peut avoir avec Albert © Riot
Exemple d’une interaction qu’on peut avoir avec Albert © Riot
 

Au cœur de la plateforme française vit Albert, un personnage virtuel devenu la mascotte de l’entreprise, dont nous ne pouvions pas ne pas vous parler. Son apparence ? Celle d’un petit Einstein. Son origine ? Le fruit du hasard. « Un designer nous avait fait un petit personnage, il ressemblait à Albert Einstein, donc on l’a gardé et on l’a appelé Albert », raconte simplement le fondateur. Le coach cyber à la bonne bouille est intégré à Teams, Google Chat ou Slack. Il diffuse quotidiennement, comme un symbole des propriétés de Riot, des capsules de sensibilisation et alertes auprès des employés.

 

Source: Un nouvel outil de simulation français apprend aux employés à démasquer les SMS piégés, et ça marche !

France Travail : fuite de données pour 1,6 million de personnes

À la suite d’un acte de cybermalveillance, France Travail alerte une nouvelle fois sur la compromission de données personnelles. Un appel à la plus grande vigilance est lancé.
 
 
France Travail logo

France Travail a encore été la cible d’un acte de cybermalveillance. Dans un communiqué, la direction générale de France Travail révèle qu’une intrusion dans son système d’information pourrait avoir conduit à la divulgation des données personnelles de 1,6 million de jeunes.

Les personnes concernées sont celles suivies par le réseau des Missions locales, qu’elles soient inscrites à France Travail ou qu’elles aient bénéficié d’une formation via l’outil Ouiform opéré par l’organisme.

Comment l’attaque a-t-elle pu se produire ?

Les premières investigations pointent vers une faille humaine et non une vulnérabilité technique.  » Le compte d’un agent, responsable gestion de compte (RGC) d’une mission locale a été piraté « .

Ce type de compte est chargé de gérer les demandes d’habilitations des collaborateurs au système d’information partagé mis en place dans le cadre de la loi pour le plein emploi.

Grâce à cet accès privilégié, l’attaquant a pu  » créer deux nouveaux comptes via le service ProConnect « , donnant ainsi accès aux outils métier et à la consultation des dossiers des jeunes accompagnés.

Dès la découverte de l’incident de cybersécurité, les trois comptes impliqués, l’original compromis et les deux frauduleux, ont été suspendus pour endiguer l’accès non autorisé.

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Quelles sont les données concernées ?

La fuite de données personnelles touche le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale, l’identifiant France Travail, ainsi que les adresses e-mail, postales et les numéros de téléphone. France Travail souligne qu’aucun mot de passe ni aucune coordonnée bancaire n’ont été extraits.

Le risque principal pour les 1,6 million de personnes concernées est l’exploitation de ces informations pour des campagnes de phishing très ciblées ou des tentatives d’usurpation d’identité.

Un appel à la vigilance est lancé.  » France Travail, comme les autres organismes publics, ne demande jamais de communiquer les mots de passe ou les coordonnées bancaires par téléphone ou par mail. « 

Quelles mesures sont prises pour renforcer la sécurité ?

Face à cette nouvelle attaque, France Travail et ses partenaires ont annoncé un renforcement des protocoles de sécurité. Conformément à la procédure, l’incident a été notifié à la Cnil (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) et à l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information). Une plainte sera également déposée auprès des autorités judiciaires.

Alors qu’une double authentification et une formation initiale étaient déjà obligatoires pour les agents partenaires, il sera mis en place  » une sensibilisation obligatoire à renouveler tous les 6 mois pour tous les collaborateurs de nos partenaires qui conditionnera leur accès au système d’information « .

 

Source: France Travail : fuite de données pour 1,6 million de personnes

Windows 11 : pourquoi Microsoft a désactivé l’aperçu de certains fichiers dans l’Explorateur ?

L’Explorateur de fichiers de Windows 11 n’affiche plus, depuis quelques jours, l’aperçu des fichiers téléchargés sur la Toile. Microsoft vient d’en expliquer officiellement la raison.

Microsoft a déployé, il y a quelques jours, son Patch Tuesday d’octobre. Cette mise à jour de sécurité mensuelle a d’ailleurs connu un raté sur Windows 11. Microsoft a été obligée de publier une mise à jour corrective en urgence à cause d’un vilain bug qui affectait l’environnement de récupération de Windows. Mais cette mise à jour de sécurité a aussi apporté un changement de taille dans la gestion de certains fichiers par l’Explorateur de fichiers.

Plus d’aperçu pour les fichiers téléchargés

Vous ne l’avez peut-être pas encore remarqué, mais l’Explorateur de fichiers de Windows 11 n’affiche plus l’aperçu des fichiers qui ont été téléchargés à partir d’Internet.

« À compter des mises à jour de sécurité Windows publiées le 14 octobre 2025, Explorateur de fichiers désactive automatiquement la fonctionnalité en préversion pour les fichiers téléchargés à partir d’Internet. » indique en effet Microsoft sur ses pages de support.

Un changement de fonctionnement que Microsoft justifie pour des raisons de sécurité.

« Cette modification est conçue pour améliorer la sécurité en empêchant une vulnérabilité susceptible de faire fuiter les hachages NTLM lorsque les utilisateurs affichent un aperçu de fichiers potentiellement dangereux. » explique la firme de Redmond dans le détail.

Concrètement, Microsoft entend limiter l’exploitation d’une vulnérabilité, une fuite de hachage NTLM, qui peut se produire lorsque l’aperçu d’un fichier contenant des balises HTML est affiché dans l’Explorateur de fichiers de Windows 11. Cette faille, si elle était exploitée, permettrait en effet à des pirates de subtiliser des informations d’identification.

Par conséquent, pour les fichiers identifiés avec une marque du Web (MotW), l’aperçu est automatiquement désactivé dans l’Explorateur de fichiers. À la place, Microsoft affiche un message d’alerte :

« Le fichier que vous essayez d’afficher un aperçu peut endommager votre ordinateur. Si vous approuvez le fichier et la source à partir de laquelle vous l’avez reçu, ouvrez-le pour afficher son contenu. »

Windows 11 Aperçu Explorateur Fichiers Bloqué 1
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L’aperçu peut être débloqué pour les fichiers sûrs

Microsoft précise néanmoins qu’il est tout à fait possible de débloquer l’aperçu pour ces fichiers si vous êtes certains de leur sécurité (et de leur provenance). Pour ce faire, il faut faire un clic droit sur le fichier, aller dans les Propriétés et sélectionner l’option Débloquer.

Windows 11 Aperçu Explorateur Fichiers Bloqué 2 Txt
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Attention toutefois, le déblocage de l’aperçu des fichiers peut ne pas être appliqué immédiatement. Microsoft recommande donc de se reconnecter à la session pour que les modifications soient prises en compte.

Source: Windows 11 : pourquoi Microsoft a désactivé l’aperçu de certains fichiers dans l’Explorateur ?