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Pourquoi les appareils de prise de notes avec intelligence artificielle font-ils soudainement leur apparition ?

Je ne sais pas pour vous, mais je suis Ă©tonnĂ© de voir le nombre de preneurs de notes AI qui dĂ©barquent sur le marchĂ©. Je ne pensais pas qu’ils deviendraient si populaires, surtout avec nos smartphones qui peuvent enregistrer nos pensĂ©es et rĂ©flexions quand nous le souhaitons.

Je pensais que des applications comme Otter, qui permettent d’enregistrer des conversations et utilisent l’AI pour transcrire les résultats, en offrant des résumés et des actions, seraient plus que suffisantes. Avec 300 minutes gratuites par mois, je pensais que cela répondrait à nos besoins en termes de prise de notes AI.

Il semble que je me sois trompé. Dans plusieurs domaines de la technologie grand public, il y a un retour vers des appareils dédiés pour des fonctions spécifiques et, en matière de prise de notes, les personnes apprécient la simplicité d’un gadget dont la seule fonction est d’enregistrer ce qui se dit autour et de le résumer ensuite de manière organisée.

 

Beaucoup d’entre nous attendent (avec un certain suspense) de voir ce que va concocter OpenAI en collaboration avec Jony Ive, l’ancien gĂ©nie du design d’Apple. (Petite anecdote, je me suis retrouvĂ© derrière lui lors d’un Ă©vĂ©nement presse alors qu’il prĂ©sentait le nouveau MacBook Ă  Tim Cook, qui l’avait sĂ»rement dĂ©jĂ  vu, et il dĂ©gageait une odeur incroyable).

Les rumeurs parlent d’un appareil sans écran, toujours actif, se situant entre un ami et un ordinateur – mais un tel traitement de données pourrait potentiellement causer des problèmes dans les centres de données qui doivent interpréter toutes ces informations et les convertir en données pertinentes.

Et cela ne va pas créer un segment sur le marché – de nombreux preneurs de notes AI physiques existent déjà, bien que pas dans le modèle toujours actif dont il est question ici. Si vous êtes au courant de ces dispositifs dédiés, vous savez qu’ils existent sous plusieurs formes, allant des options de la taille d’une carte de crédit à des pendentifs ou des dispositifs que l’on porte au poignet. La différence ici est qu’ils s’activent par une pression ou un interrupteur, ce qui facilite le démarrage et l’arrêt de la session sans craindre d’être écouté en permanence.

 

Porter nos mots ?

Le Soundcore Work d’Anker, un dispositif de la taille d’une pièce de monnaie qui se déclenche par un simple clic, facilite la prise de notes. Il peut être porté autour du cou comme un pendentif, clipsé sur des vêtements ou attaché à votre téléphone via un dock magnétique. Il suscite également un intérêt croissant, ayant récemment été présenté comme étude de cas lors de la conférence Microsoft Ignite 2025, illustrant bien comment les technologies cloud peuvent être intégrées dans un petit appareil.

Ce qui unifie ces dispositifs, c’est l’idĂ©e d’avoir un assistant personnel qui vit en dehors de votre tĂ©lĂ©phone – pouvoir tenir l’appareil qui Ă©coute et le placer prĂ©cisĂ©ment oĂą vous le souhaitez. Les microphones sont spĂ©cialement conçus pour capter la voix (jusqu’à 5 m pour le Soundcore Work), garantissant une bonne prĂ©cision dans ce qui est enregistrĂ©, et l’application peut le transcrire facilement.

Ce que j’apprécie dans ces preneurs de notes AI (au-delà du fait que je peux être sûr quand ils écoutent et quand ils ne le font pas – je reste un grand fan d’un interrupteur physique pour savoir quand quelque chose est éteint) est la possibilité d’avoir une conversation avec, eh bien, ma conversation. Je peux interroger ce qui a été dit, voir facilement les actions à réaliser ou relire la discussion différemment.

 

Bien que le coût de ces dispositifs ne soit pas élevé de prime abord, il est important de se rappeler qu’ils auront généralement besoin d’un abonnement pour accéder à la plupart des fonctionnalités – beaucoup offrent des minutes gratuites d’enregistrement par mois, mais chaque fois que je les utilise régulièrement (en enregistrant des pensées lors d’une promenade, en transcrivant des interviews et en organisant des tâches), je consume facilement les limites gratuites.

Les prix de ces abonnements varient, beaucoup étant structurés par paliers (par exemple, le niveau Pro du Soundcore Work, avec 1200 minutes d’enregistrement, est à 69,99€ pour 12 mois), mais vous bénéficierez également de fonctionnalités avancées, comme la possibilité de poser des questions supplémentaires sur vos enregistrements.

Un autre avantage que j’ai remarqué en utilisant ces dispositifs dédiés, c’est que vous n’avez pas à vous soucier d’une éventuelle défaillance du réseau. Les enregistrements sont stockés localement, ce qui n’est pas toujours le cas avec les applications. J’ai souvent eu des problèmes en traversant une zone à faible signal, perdant toutes mes réflexions intéressantes – savoir qu’un appareil est prêt à capter mes pensées menus est un soulagement.

 

Il est appréciable qu’il existe une gamme d’options de design, car je ne suis pas certain d’être prêt à porter un appareil autour du cou toute la journée, surtout en raison de l’esthétique qui ne correspond pas toujours à mon style « je suis un homme de 42 ans qui s’habille encore comme un adolescent confus ». En revanche, le clipper sur le col de mon hoodie légèrement ironique, à la manière d’un micro-cravate, me convient parfaitement.

Ces appareils deviendront-ils omniprésents ? Les personnes accepteront-ils qu’un jour nous soyons tous enregistrés en permanence et n’ayons plus besoin de nous souvenir de nos paroles ? Nous en sommes encore loin, mais si vous souhaitez capturer facilement vos pensées, ces preneurs de notes sont des outils pratiques pour activer ou désactiver la capture AI lorsque vous en avez besoin.

Source: Pourquoi les appareils de prise de notes avec intelligence artificielle font-ils soudainement leur apparition ?

Une fuite chez un partenaire d’OpenAI expose des donnĂ©es d’utilisateurs API

OpenAI, la sociĂ©tĂ© derrière ChatGPT, a annoncĂ© une fuite de donnĂ©es suite Ă  un piratage chez son fournisseur Mixpanel, une plateforme d’analyse web. Des informations personnelles comme les noms, adresses e-mail et localisations approximatives des utilisateurs de sa plateforme API ont Ă©tĂ© compromises. La faille ne concerne ni les conversations ChatGPT ni les donnĂ©es de paiement, mais soulève des questions de sĂ©curitĂ©.
 
 
openai

 

Nouveau coup dur pour la confiance numĂ©rique. La sociĂ©tĂ© OpenAI, crĂ©atrice du cĂ©lèbre agent conversationnel ChatGPT, se retrouve au cĹ“ur d’une affaire de fuite de donnĂ©es. L’incident ne provient cependant pas d’une faille directe de ses systèmes, mais bien d’une vulnĂ©rabilitĂ© identifiĂ©e chez l’un de ses partenaires.

La sociĂ©tĂ© en cause est Mixpanel, spĂ©cialisĂ©e dans l’analyse du comportement des utilisateurs sur des sites et applications. C’est via une intrusion dans les serveurs de ce prestataire que des informations sensibles ont pu ĂŞtre dĂ©robĂ©es par des acteurs malveillants.

hacker

Quelles sont les données précisément compromises ?

Bien que les systèmes internes d’OpenAI n’aient pas Ă©tĂ© violĂ©s, cette fuite collatĂ©rale n’est pas sans consĂ©quence. Le butin des pirates est bien identifiĂ© et concerne principalement les mĂ©tadonnĂ©es des comptes de la plateforme API. Les informations compromises incluent :

  • Le nom associĂ© au compte utilisateur ;
  • L’adresse e-mail de contact ;
  • La localisation approximative, dĂ©duite de l’adresse IP ;
  • Les identifiants d’organisation et d’utilisateur ;
  • Des informations techniques sur le navigateur et le système d’exploitation.

OpenAI a cependant tenu Ă  rassurer rapidement ses utilisateurs en confirmant que le cĹ“ur de son service, notamment les conversations avec ChatGPT ou les donnĂ©es de paiement, n’est absolument pas touchĂ© par cet incident. La brèche reste donc circonscrite Ă  un pĂ©rimètre bien dĂ©fini.

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Qui est réellement concerné par cette fuite ?

Il est crucial de comprendre que cet incident ne cible pas l’utilisateur grand public de ChatGPT. Les personnes directement affectĂ©es sont les dĂ©veloppeurs et les entreprises qui exploitent l’interface de programmation (API) via le portail platform.openai.com. Ces donnĂ©es analytiques permettaient Ă  OpenAI de comprendre comment les professionnels interagissaient avec ses outils, via les services de Mixpanel.

Aucune conversation privĂ©e, aucune requĂŞte envoyĂ©e Ă  l’intelligence artificielle, ni aucune clĂ© API ou information de paiement n’a Ă©tĂ© compromise. De mĂŞme, les mots de passe et les identifiants de connexion restent en sĂ©curitĂ©, car ils n’Ă©taient pas gĂ©rĂ©s ou stockĂ©s par le partenaire affectĂ©.

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Quelles mesures ont été prises par OpenAI ?

Face Ă  cet incident, la rĂ©action d’OpenAI a Ă©tĂ© double. D’une part, la firme a immĂ©diatement coupĂ© les ponts avec Mixpanel, suspendant l’utilisation de l’outil d’analyse en attendant les conclusions complètes de l’enquĂŞte. D’autre part, une campagne de communication par e-mail a Ă©tĂ© lancĂ©e pour informer tous les utilisateurs potentiellement touchĂ©s.

L’entreprise met en garde contre les risques accrus de phishing. Les pirates pourraient en effet se servir des informations volĂ©es pour monter des arnaques plus crĂ©dibles et personnalisĂ©es. La vigilance est donc de mise face aux emails ou messages inattendus qui sembleraient provenir d’OpenAI. Pour renforcer la sĂ©curitĂ© des comptes, l’entreprise rappelle l’importance capitale d’activer l’authentification Ă  deux facteurs, une barrière efficace contre les accès non autorisĂ©s.

 

Source: Une fuite chez un partenaire d’OpenAI expose des donnĂ©es d’utilisateurs API

Pourquoi macOS 27 signe la fin d’une ère pour de nombreux MacBook ?

Apple a commencĂ© Ă  prĂ©parer les esprits dès la WWDC 2025. Lors de l’évĂ©nement, la firme avait laissĂ© entendre que macOS 26 Tahoe serait la dernière version compatible avec les MacBook Intel, tout en promettant quelques annĂ©es de transition. L’annonce Ă©tait restĂ©e discrète, sans dĂ©claration formelle ni date prĂ©cise.

La confirmation vient finalement d’arriver il y a quelques jours, glissĂ©e dans une documentation destinĂ©e aux dĂ©veloppeurs. Apple y officialise une Ă©tape clĂ© de sa transition vers Apple Silicon, avec une prĂ©cision importante pour celles et ceux qui utilisent encore certains outils conçus uniquement pour Intel.

Une annonce passée presque inaperçue

Le document mis en ligne fin octobre ne ressemble pas Ă  un communiquĂ© classique. Il s’agit d’une page technique mise Ă  jour sur le site dĂ©veloppeur d’Apple, sans communication publique. C’est pourtant bien lĂ  que la firme Ă  la pomme vient de confirmer la fin du support des Mac Intel Ă  moyen terme. Une phrase suffit : « macOS Tahoe sera la dernière version compatible avec ces machines. Â»

Apple rĂ©serve souvent ce genre de prĂ©cisions aux dĂ©veloppeurs, Ă©vitant d’alerter les utilisateurs grand public. La plupart des utilisateurs de Mac Intel ne verront, par consĂ©quent, probablement jamais passer cette information. Elle marque pourtant la fin du support actif pour ces machines, et confirme la transition dĂ©finitive vers les puces Apple Silicon.

Rosetta 2 survivra… un temps

La documentation prĂ©cise par ailleurs que Rosetta, l’outil qui permet aux Mac Apple Silicon de faire tourner des apps conçues pour Intel, restera disponible dans macOS 27. Vous pourrez donc continuer Ă  lancer certains anciens logiciels, au moins encore un an.

La firme indique toutefois que cette compatibilitĂ© sera limitĂ©e car Rosetta ne prendra plus en charge certaines technologies comme les machines virtuelles Intel ou les extensions noyau. MĂŞme les dĂ©veloppeurs devront adapter leurs outils, car aucune app ne pourra mĂŞler du code Intel et ARM dans un mĂŞme processus.

Apple referme doucement la porte aux Mac Intel, mais ce n’est pas le seul revers liĂ© Ă  macOS Tahoe. Deux modèles de MacBook Air rencontrent un autre problème, Ă  dĂ©couvrir dans cet article.

 

Source: Pourquoi macOS 27 signe la fin d’une ère pour de nombreux MacBook ?

Windows 11 : ce qui va changer avec le clic droit

Si vous appuyez sur le clic droit de votre souris ou de votre pavé tactile, vous ouvrez un menu contextuel. Ce dernier donne accès à plusieurs actions pour interagir avec un fichier ou une application. Néanmoins, beaucoup d’utilisateurs sont raccords sur un fait : celui-ci est très chargé, ce qui nuit à la lisibilité. Microsoft a fini par entendre les critiques et promet d’améliorer ce menu.

 

Crédits : Windows Latest

Comme le note Windows Latest, la firme de Redmond prĂ©pare une mise Ă  jour pour amĂ©liorer son interface. Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, le but est de raccourcir la liste Ă  rallonge. Ainsi, les utilisateurs pourront plus facilement identifier les actions possibles, sans devoir subir certaines appellations redondantes ou crĂ©ant la confusion.

Microsoft regroupera donc les actions possibles en fonction de leur nature, avant d’afficher un sous-menu donnant l’accès aux différentes options. Par exemple, au lieu d’avoir une action pour ouvrir une image avec l’application Photos et une autre pour “ouvrir avec” (ce qui donne le choix de l’application), les deux actions seront regroupées et le sous-menu permettra de choisir l’application à utiliser.

La société américaine a baptisé ce nouveau système “Split Context Menu”. L’API (interface de programmation d’interface) est désormais accessible aux développeurs. Néanmoins, il faudra encore faire preuve de patience avant d’apprécier cette nouveauté sur son PC sous Windows 11, aucune date de déploiement n’ayant été avancée.

 

Source: Windows 11 : ce qui va changer avec le clic droit

OVHCloud piĂ©gĂ© par le Canada : la fin de l’immunitĂ© pour les donnĂ©es en Europe !

Un tribunal canadien ordonne à OVHCloud de livrer des données hébergées en Europe, créant un imbroglio juridique majeur. Pris en étau entre la loi canadienne et la loi française qui interdit ce transfert, le géant du cloud voit sa stratégie de protection des données mise à rude épreuve.
 
 
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L’affaire est un vĂ©ritable casse-tĂŞte juridique. En avril 2024, la justice canadienne a exigĂ© d’OVHCloud la communication de mĂ©tadonnĂ©es liĂ©es Ă  quatre adresses IP dans le cadre d’une enquĂŞte criminelle.

Le problème ? Ces informations ne sont pas au Canada, mais sur des serveurs en France, au Royaume-Uni et en Australie. La demande a Ă©tĂ© faite Ă  la filiale locale d’OVHCloud, qui n’a techniquement pas accès Ă  ces informations, car elle est juridiquement distincte de la maison mère française.

Pourquoi la justice canadienne s’acharne-t-elle ?

La Cour de l’Ontario ne lâche rien. Dans une dĂ©cision rendue en septembre, la juge Heather Perkins-McVey a balayĂ© les arguments techniques d’OVHCloud. Pour la justice canadienne, la Â«Â prĂ©sence virtuelle » du groupe au Canada suffit Ă  le soumettre Ă  la juridiction locale, peu importe oĂą se trouvent physiquement les serveurs. C’est une interprĂ©tation très large du droit qui change complètement la donne pour les opĂ©rateurs internationaux.

OVH Cloud

La Gendarmerie royale du Canada (RCMP) a dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi de contourner les traitĂ©s d’entraide judiciaire existants entre la France et le Canada. Une voie plus rapide, mais qui heurte de plein fouet les principes de coopĂ©ration internationale et la souverainetĂ© des États. OVHCloud a dĂ©sormais un dĂ©lai très court, jusqu’au 27 octobre 2025, pour obtempĂ©rer sous peine de lourdes sanctions pĂ©nales.

Quelle est la dĂ©fense d’OVHCloud et de la France ?

Le fournisseur français OVHCloud est pris entre le marteau et l’enclume. S’il obĂ©it Ă  l’injonction canadienne, il viole la loi de blocage française. Cette loi interdit formellement Ă  toute entreprise française de communiquer des informations sensibles Ă  des autoritĂ©s Ă©trangères en dehors des canaux officiels. Les dirigeants risqueraient jusqu’Ă  six mois de prison et des amendes consĂ©quentes pour chaque infraction.

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Face Ă  ce que Paris considère comme une atteinte Ă  sa souverainetĂ©, l’État français est montĂ© au crĂ©neau. Le Service de l’Information StratĂ©gique et de la SĂ©curitĂ© Économique (SISSE), rattachĂ© Ă  Bercy, a envoyĂ© deux courriers pour rappeler l’illĂ©galitĂ© de la dĂ©marche. Le ministère de la Justice a Ă©galement proposĂ© une coopĂ©ration accĂ©lĂ©rĂ©e, mais via la voie lĂ©gale d’une commission rogatoire. Une main tendue que les autoritĂ©s canadiennes ont pour l’instant ignorĂ©e.

Quelles sont les conséquences pour le secteur du cloud ?

Cette affaire est bien plus qu’un simple bras de fer juridique. Elle met Ă  mal toute la stratĂ©gie d’OVHCloud, qui a bâti sa rĂ©putation sur la sĂ©paration stricte, juridique et technique, de ses filiales pour protĂ©ger les donnĂ©es de ses clients contre les lois extraterritoriales comme le Cloud Act amĂ©ricain. Ironiquement, le danger ne vient pas de Washington, mais d’Ottawa.

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Si la dĂ©cision canadienne est confirmĂ©e en appel, elle crĂ©erait un prĂ©cĂ©dent mondial dĂ©vastateur. N’importe quel pays pourrait exiger l’accès Ă  des informations hĂ©bergĂ©es Ă  l’autre bout du monde, du moment qu’un fournisseur de services y a une activitĂ© commerciale. C’est toute l’architecture de la confiance dans le cloud qui serait remise en cause. OVHCloud a fait appel devant la Cour supĂ©rieure de l’Ontario pour tenter de dĂ©samorcer cette bombe Ă  retardement.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu’est-ce que la loi de blocage française ?

C’est une loi qui interdit aux entreprises françaises de transmettre des donnĂ©es Ă  caractère Ă©conomique, commercial, industriel, financier ou technique Ă  des autoritĂ©s publiques Ă©trangères, sauf dans le cadre de traitĂ©s d’entraide judiciaire internationaux. Le but est de protĂ©ger la souverainetĂ© et les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques français.

Pourquoi le Canada n’utilise-t-il pas les voies lĂ©gales ?

Les enquĂŞteurs canadiens semblent privilĂ©gier la rapiditĂ© d’une ordonnance directe (« Production Order ») plutĂ´t que les procĂ©dures de coopĂ©ration internationale. Ces dernières sont jugĂ©es plus lentes et bureaucratiques, mĂŞme si elles sont lĂ©galement prĂ©vues pour ce type de situation et respectent la souverainetĂ© de chaque État.

Cette affaire remet-elle en cause la souveraineté numérique ?

Absolument. Si la localisation physique des donnĂ©es n’est plus une protection suffisante, le principe mĂŞme de souverainetĂ© numĂ©rique est menacĂ©. Cela signifie que les donnĂ©es pourraient ne plus ĂŞtre exclusivement soumises aux lois du pays oĂą elles sont stockĂ©es, crĂ©ant une insĂ©curitĂ© juridique majeure pour les entreprises et les citoyens.

Source: OVHCloud piĂ©gĂ© par le Canada : la fin de l’immunitĂ© pour les donnĂ©es en Europe !

ADSL : un compte à rebours discret avant la fin… mais qui va toucher des millions de foyers

En janvier 2026, la « fin de l’ADSL Â» va concerner un peu plus de 750 communes en France, dont le rĂ©seau cuivre (et donc ce bon vieux rĂ©seau ADSL) va ĂŞtre dĂ©finitivement dĂ©mantelĂ©.

Orange continue de démanteler le réseau cuivre ADSL, pour laisser la place à la Fibre. ©Proxima Studio / Shutterstock
Orange continue de démanteler le réseau cuivre ADSL, pour laisser la place à la Fibre. ©Proxima Studio / Shutterstock

La transition du vieillissant réseau ADSL vers la fibre optique s’accélère, portée par la fermeture progressive du réseau cuivre dans de nombreuses communes. Cette mutation majeure du paysage numérique français vise à moderniser l’accès Internet et à garantir des performances adaptées aux usages actuels, marquant la fin d’une ère technologique.

763 nouvelles communes concernĂ©es par l’arrĂŞt du rĂ©seau cuivre en janvier 2026

 

En janvier dernier, ce sont plus de 160 communes en France qui voyaient leur rĂ©seau ADSL coupĂ©, forçant ainsi les administrĂ©s Ă  se rabattre sur la fibre. Rappelons que cette transition nationale vers la fibre optique devrait s’achever en 2030.

 

Dans quelques semaines, le 27 janvier 2026, ce ne sont pas moins de 763 nouvelles communes qui seront concernĂ©es par l’arrĂŞt dĂ©finitif du rĂ©seau cuivre, et donc d’internet en ADSL. De quoi concerner un peu moins de 900 000 logements.

Comment savoir si votre commune est concernée

« Le rĂ©seau cuivre, vĂ©ritable pionnier des tĂ©lĂ©communications, atteint aujourd’hui ses limites face aux besoins croissants en dĂ©bit et en qualitĂ© de service. La fibre optique s’impose naturellement comme la technologie de rĂ©fĂ©rence, capable de rĂ©pondre aux exigences actuelles et futures de notre sociĂ©tĂ© Â», explique l’opĂ©rateur Orange.

 
 
 

Orange a d’ailleurs mis en place un protocole très strict pour accompagner cette transition, et les acteurs locaux sont Ă  chaque fois prĂ©venus trois ans Ă  l’avance. De cette manière, les opĂ©rateurs peuvent contacter leurs clients pour leur proposer de migrer vers la fibre, tandis que les municipalitĂ©s sont invitĂ©es Ă  multiplier les actions de communication.

« Pour assurer une continuitĂ© de vos services sans interruption ni coupure, il est important d’anticiper cette transition », prĂ©vient Orange. Ă€ noter que certaines communes entreront en fermeture commerciale au 31 janvier 2026, une pĂ©riode qui prĂ©cède d’un an la fermeture technique dĂ©finitive (et l’arrĂŞt du rĂ©seau ADSL), et qui rend impossible toute souscription Ă  une nouvelle offre ADSL.

Enfin, rappelons qu’un site Web dĂ©diĂ© a Ă©tĂ© mis en place pour permettre Ă  chacun de vĂ©rifier si sa commune est concernĂ©e par la fermeture du rĂ©seau cuivre.

Source: ADSL : un compte à rebours discret avant la fin… mais qui va toucher des millions de foyers

Marre de cliquer « Refuser » ? L’Europe veut enfin simplifier les bannières cookies !

C’est une petite rĂ©volution administrative qui se prĂ©pare Ă  Bruxelles. Face Ă  la grogne des utilisateurs et au dĂ©crochage technologique du Vieux Continent, la Commission europĂ©enne a dĂ©voilĂ© ce mercredi un paquet de mesures radicales. Au menu : la fin du harcèlement par les bannières de consentement et un report significatif des règles strictes sur l’intelligence artificielle. Un virage pragmatique pour tenter de rĂ©concilier protection des donnĂ©es et innovation.
 
 
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L’exĂ©cutif europĂ©en semble avoir entendu le soupir collectif des internautes fatiguĂ©s. Qui n’a jamais pestĂ© devant ces fenĂŞtres pop-up incessantes qui bloquent l’accès aux sites web ? Au-delĂ  de l’agacement quotidien, c’est toute une stratĂ©gie de compĂ©titivitĂ© que l’UE tente de redĂ©finir.

En proposant d’Ă©conomiser jusqu’Ă  5 milliards d’euros de coĂ»ts administratifs d’ici 2029, Bruxelles envoie un signal fort aux entreprises : la bureaucratie ne doit plus Ă©touffer la croissance, surtout face aux gĂ©ants amĂ©ricains et chinois qui avancent Ă  marche forcĂ©e.

La fin du calvaire des clics incessants est-elle pour bientĂ´t ?

C’est la mesure la plus visible pour le grand public : simplifier drastiquement la gestion des traceurs publicitaires. La proposition vise Ă  rĂ©duire la frĂ©quence d’apparition des bannières de cookies, vĂ©ritable flĂ©au de la navigation moderne.

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L’idĂ©e est sĂ©duisante de simplicitĂ© : permettre aux utilisateurs de donner leur consentement en un seul clic pour une durĂ©e de six mois, ou de centraliser leurs prĂ©fĂ©rences directement dans les paramètres du navigateur. Fini le temps perdu Ă  configurer chaque site individuellement ; l’objectif est de fluidifier le web tout en gardant le contrĂ´le.

Pourquoi l’Europe appuie-t-elle sur la pĂ©dale de frein pour la rĂ©gulation ?

La Commission europĂ©enne a fait un constat amer : ces règles, bien que vertueuses, freinent l’innovation. Sous la pression de la France, de l’Allemagne et des gĂ©ants de la Tech comme OpenAI, Bruxelles accepte de reporter l’application stricte de l’AI Act.

Concrètement, les entreprises dĂ©veloppant des systèmes Ă  « hauts risques » auront jusqu’Ă  fin 2027, au lieu de 2026, pour se mettre en conformitĂ©. C’est un ballon d’oxygène vital pour les start-up europĂ©ennes qui craignaient d’ĂŞtre noyĂ©es sous la paperasse avant mĂŞme d’avoir pu lancer leurs produits.

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Nos informations privĂ©es sont-elles sacrifiĂ©es sur l’autel du progrès ?

C’est le revers de la mĂ©daille qui inquiète les dĂ©fenseurs des libertĂ©s. Pour entraĂ®ner les modèles d’IA, l’Europe envisage d’autoriser l’utilisation de donnĂ©es privĂ©es sous couvert d' »intĂ©rĂŞt lĂ©gitime ».

Cette notion floue fait bondir les associations comme NOYB de Max Schrems, qui y voient une attaque frontale contre le RGPD et nos donnĂ©es personnelles. Le pari de Bruxelles est risquĂ© : assouplir les règles pour booster l’Ă©conomie, au risque d’affaiblir le bouclier protecteur qui faisait la spĂ©cificitĂ© numĂ©rique de l’Europe.

Foire Aux Questions (FAQ)

 

Quand ces changements seront-ils effectifs ?

Ce ne sont pour l’instant que des propositions de la Commission. Elles doivent encore ĂŞtre dĂ©battues et validĂ©es par le Parlement europĂ©en et les États membres, ce qui promet des discussions houleuses, notamment sur la question des donnĂ©es privĂ©es.

 

Est-ce que je ne verrai plus aucune bannière cookie ?

Pas tout à fait. Les bannières existeront toujours pour la première visite, mais si la réforme passe, votre choix (accepter ou refuser) pourrait être mémorisé pour six mois, ou géré globalement par votre navigateur, rendant la navigation beaucoup plus fluide.

 

Pourquoi reporter l’AI Act ?

L’objectif est de laisser le temps aux entreprises de s’adapter sans casser leur dynamique d’innovation. Les obligations pour les systèmes d’IA critiques (santĂ©, sĂ©curitĂ©) sont lourdes, et un dĂ©lai supplĂ©mentaire permet d’Ă©viter un dĂ©savantage concurrentiel trop brutal face aux USA.

Source: Marre de cliquer « Refuser » ? L’Europe veut enfin simplifier les bannières cookies !

Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prĂ©vient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Si vous vous rendez sur Temu et Shein pour vos emplettes, soyez très vigilant. Certains produits disponibles sur les plateformes chinoises sont dangereux, d’après l’UFC-Que Choisir, qui Ă©voque mĂŞme des risques d’incendie.

Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock
Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock

Les deux gĂ©ants de l’e-commerce sont dans le viseur de l’Union europĂ©enne (UE) pour diverses raisons ; la qualitĂ© et la conformitĂ© des produits proposĂ©s sur leurs sites en est une. Dans cette optique, plusieurs associations europĂ©ennes, dont l’UFC-Que Choisir, ont menĂ© une vaste enquĂŞte coordonnĂ©e, visant Ă  vĂ©rifier si les articles vendus sur Shein et Temu respectent rĂ©ellement les normes de sĂ©curitĂ© en vigueur.

Pour cela, elles ont commandĂ© des Ă©chantillons de produits sur les deux plateformes, dans trois catĂ©goriques de produits : chargeurs USB, jouets et bijoux. Une fois rĂ©ceptionnĂ©s, les objets ont Ă©tĂ© soumis Ă  des analyses en laboratoire, ainsi qu’Ă  la vĂ©rification des marquages obligatoires comme le logo CE. Et leur constat est sans appel.

« Risques de brĂ»lure, de choc Ă©lectrique et d’incendie Â»

 

L’UFC-Que Choisir fait Ă©tat de dĂ©fauts alarmants. Au total, seuls deux modèles de chargeur sur les 54 testĂ©s, un par plateforme, ont passĂ© l’ensemble des contrĂ´les avec succès. « 21 n’arboraient pas le bon marquage Â» avec, par exemple, l’absence d’indications de tension pourtant obligatoires. La conception mĂŞme des appareils pose de sĂ©rieuses questions puisque « 51 n’ont pas rĂ©sistĂ© aux tests mĂ©caniques Â», assure l’association, les broches se tordant ou le boĂ®tier se fissurant dès la première chute.

 

Certains modèles ont en outre prĂ©sentĂ© des distances trop faibles entre les circuits Ă  haute et basse tension. Et ce n’est pas tout. Dans 14 cas, les chargeurs ont dĂ©passĂ© les limites rĂ©glementaires de tempĂ©ratures de 77 et 87 degrĂ©s. L’organisme dĂ©nonce des produits « souvent mal conçus et avec des matĂ©riaux de mauvaise qualitĂ© Â». Le danger est bien lĂ , avec « de rĂ©els risques de brĂ»lure, de choc Ă©lectrique et d’incendie Â».

 
Page d'accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
Page d’accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
 

D’importants dĂ©fauts dĂ©tectĂ©s dans les jouets

 

Pire encore, les jouets destinĂ©s aux jeunes enfants figurent parmi les produits les plus problĂ©matiques, venant confirmer une prĂ©cĂ©dente Ă©tude Ă  ce sujet. L’UFC-Que Choisir souligne qu’un seul jouet sur 54 s’est rĂ©vĂ©lĂ© conforme aux normes europĂ©ennes. Les dĂ©fauts observĂ©s sont accablants : des pièces qui se dĂ©tachent trop facilement, augmentant le risque d’étouffement, ou des taux de substances chimiques dangereusement Ă©levĂ©s.

 

Les bijoux, en revanche, s’en sortent un peu mieux, bien que les anomalies relevĂ©es restent sĂ©rieuses. Sur 54 colliers analysĂ©s, « 7 ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s non conformes Â», dont plusieurs comprenant des taux extrĂŞmement Ă©levĂ©s de mĂ©taux toxiques.

 

Ă€ noter que les plateformes ont retirĂ© les produits concernĂ©s de leurs sites respectifs lorsqu’une alerte officielle leur est parvenue, mais pas quand elle Ă©manait d’un utilisateur lambda. VoilĂ  qui n’est pas vraiment rassurant, alors qu’un nouveau mastodonte de l’e-commerce chinois s’apprĂŞte Ă  prendre d’assaut le marchĂ© français.

 
 

Source: Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prĂ©vient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Fnac Darty sous pavillon chinois : la souveraineté culturelle française est-elle menacée ?

Un jeu de dominos capitalistique en Allemagne pourrait redessiner le paysage culturel français. L’arrivĂ©e du gĂ©ant chinois JD.com au capital de Fnac Darty force l’État Ă  monter au crĂ©neau pour protĂ©ger l’un de ses fleurons.
 
 
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L’acquisition de l’allemand Ceconomy par le gĂ©ant chinois JD.com propulse ce dernier au rang de deuxième actionnaire de Fnac Darty.

Cette opĂ©ration indirecte, plaçant JD.com juste derrière le milliardaire Daniel Kretinsky, a dĂ©clenchĂ© une procĂ©dure de contrĂ´le par Bercy, qui s’inquiète pour la souverainetĂ© culturelle et la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es d’un fleuron français.

L’opĂ©ration s’est jouĂ©e loin de Paris, mais ses rĂ©percussions frappent au cĹ“ur d’une institution française. En rachetant le distributeur allemand de produits Ă©lectroniques Ceconomy pour plus de 2,2 milliards d’euros, le mastodonte chinois de l’e-commerce JD.com s’est offert, par ricochet, une participation de 21,95 % dans le groupe Fnac Darty.

Cette part, initialement dĂ©tenue par ArtĂ©mis, la holding de la famille Pinault, avait Ă©tĂ© cĂ©dĂ©e Ă  Ceconomy en 2017. Par ce mouvement purement financier, JD.com, numĂ©ro trois de son secteur derrière Alibaba et Pinduoduo, devient le deuxième actionnaire de Fnac Darty par le jeu des participations financières.

Un actionnaire inattendu aux portes de l’institution

Ce nouvel entrant se positionne juste derrière l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, qui contrĂ´le 28,28 % du capital via son vĂ©hicule d’investissement Vesa Equity.

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L’irruption de JD.com dans le paysage de la distribution culturelle et technologique française inquiète. Elle illustre la stratĂ©gie d’expansion agressive des gĂ©ants asiatiques en Europe, dĂ©terminĂ©s Ă  concurrencer l’hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine d’Amazon.

Pour Fnac Darty, cette alliance potentielle pourrait ouvrir la voie Ă  des innovations en matière de logistique et d’expĂ©rience client, mais elle soulève surtout des questions stratĂ©giques majeures.

Bercy en alerte : quand la culture devient stratégique

La rĂ©action de l’État français n’a pas tardĂ©. ConsidĂ©rant Fnac Darty comme un pilier de la souverainetĂ© culturelle, notamment en tant que premier vendeur de livres du pays, Bercy a immĂ©diatement activĂ© son principal bouclier rĂ©glementaire : le contrĂ´le des investissements Ă©trangers en France (IEF).

Bien que l’acquisition ait eu lieu en Allemagne, cette procĂ©dure est le seul levier dont dispose Paris pour examiner les intentions de JD.com et exercer une pression.L’entourage du ministre Roland Lescure a confirmĂ© le dĂ©pĂ´t du dossier, promettant un examen d’une grande rigueur.

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Les craintes ne portent pas seulement sur une potentielle influence Ă©ditoriale, mais aussi sur l’accès aux donnĂ©es de près de deux millions d’abonnĂ©s. Le spectre de la loi chinoise sur le renseignement national de 2017, Ă  la portĂ©e extraterritoriale, alimente les inquiĂ©tudes quant Ă  un possible profilage de masse des consommateurs français.

Kretinsky, l’arbitre silencieux du duel franco-chinois ?

Le dĂ©nouement de cette affaire repose en grande partie sur la position de Daniel Kretinsky. Le milliardaire tchèque, dĂ©sormais principal contrepoids Ă  l’influence chinoise, se retrouve dans un rĂ´le d’arbitre.

Il pourrait choisir de se poser en « chevalier blanc » en renforçant sa participation pour sanctuariser l’ancrage europĂ©en de l’enseigne. Ă€ l’inverse, il pourrait voir lĂ  une opportunitĂ© de cĂ©der une partie de ses parts Ă  JD.com pour libĂ©rer des liquiditĂ©s, alors qu’il est dĂ©jĂ  engagĂ© dans le sauvetage du groupe Casino et a rĂ©cemment investi dans TotalEnergies.

Pour l’heure, Vesa Equity observe un silence stratĂ©gique. Les discussions en coulisses se poursuivent, tandis que la direction de JD.com a assurĂ© Ă  Bercy de son intention de rester un actionnaire passif.

La procĂ©dure IEF, qui peut durer jusqu’Ă  trois mois, sera dĂ©cisive pour savoir si l’État français conditionnera son feu vert Ă  des engagements formels, dessinant ainsi les nouvelles règles du jeu Ă©conomique et culturel.

 

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Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur

L’arrivĂ©e des navigateurs dopĂ©s Ă  l’intelligence artificielle bouleverse l’accès au web. Des outils comme ChatGPT Atlas d’OpenAI ou Comet de Perplexity ambitionnent de remplacer les navigateurs traditionnels en rĂ©alisant automatiquement des tâches : remplir des formulaires, organiser des emails, gĂ©rer des actions en ligne. L’idĂ©e sĂ©duit grâce Ă  un gain potentiel de productivitĂ©.

Pourtant, des spĂ©cialistes alertent sur les dangers qui se cachent derrière ce fonctionnement agentique. De quoi questionner l’équilibre entre efficacitĂ© et sĂ©curitĂ© pour les utilisateurs. Les consĂ©quences pourraient toucher la vie privĂ©e comme le contrĂ´le des activitĂ©s en ligne.

Risques liés au fonctionnement des agents IA

Les agents intĂ©grĂ©s dans ces nouveaux navigateurs analysent les pages visitĂ©es et peuvent agir Ă  la place de l’utilisateur. Cet accès Ă©tendu (emails, calendriers, contacts…) crĂ©e une ouverture importante. Les experts en cybersĂ©curitĂ© insistent : le principal danger vient des Â« prompt injection attacks ». Ces attaques indirectes consistent Ă  cacher sur une page web des instructions malveillantes en apparence invisibles. L’IA, incapable de distinguer une directive interne d’une donnĂ©e extĂ©rieure, peut alors exĂ©cuter ces commandes.

Des attaques aux effets concrets

Par consĂ©quent, un pirate peut pousser un agent Ă  rĂ©vĂ©ler des informations confidentielles ou Ă  effectuer un achat non dĂ©sirĂ©. Certains chercheurs parlent d’un problème systĂ©mique touchant tous les navigateurs qui reposent sur une logique agentique. Il suffit qu’une page contienne un message ou une image comportant des donnĂ©es invisibles. Ce qui transforme une fonctionnalitĂ© destinĂ©e Ă  simplifier le quotidien en menace directe pour la vie numĂ©rique.

Brave, sociĂ©tĂ© connue pour ses positions fortes en matière de protection de la vie privĂ©e, confirme cette vulnĂ©rabilitĂ© pour l’ensemble du secteur. Ses ingĂ©nieurs rappellent que le navigateur devient acteur Ă  la place de l’internaute. Un changement profond dans la philosophie de la sĂ©curitĂ© sur le web.

Une course permanente entre défenseurs et attaquants

Les responsables sĂ©curitĂ©s d’OpenAI et de Perplexity reconnaissent l’ampleur du dĂ©fi. Ils admettent que la sĂ©paration entre instructions internes et donnĂ©es consultĂ©es demeure fragile. Tout Ă©volue vite : les premières tentatives reposaient sur du texte cachĂ© ; dĂ©sormais, les images embarquent des commandes codĂ©es pour tromper l’agent. De quoi obliger les entreprises Ă  renforcer constamment leurs mĂ©canismes de protection.

Des garde-fous encore imparfaits

Pour limiter les impacts d’une attaque, OpenAI propose un logged out mode empĂŞchant l’agent d’agir avec les comptes personnels connectĂ©s. Ce mode rĂ©duit son champ d’action, mais diminue aussi l’efficacitĂ© du navigateur. Perplexity mise, de son cĂ´tĂ©, sur un système de dĂ©tection en temps rĂ©el. Toutefois, aucune des solutions annoncĂ©es ne garantit une protection totale. Les spĂ©cialistes parlent d’un avantage temporaire dans un combat qui ne cessera jamais.

Utilisateur : vigilance recommandée

Les experts conseillent de limiter l’accès donnĂ© aux navigateurs IA. Mieux vaut Ă©viter de leur confier des comptes liĂ©s Ă  la finance, Ă  la santĂ© ou aux donnĂ©es trop sensibles. Les mots de passe doivent rester uniques et accompagnĂ©s d’une authentification renforcĂ©e. Tout en bĂ©nĂ©ficiant des premiers usages, le public doit attendre des amĂ©liorations avant d’accorder Ă  ces agents un contrĂ´le trop large.

L’essor des navigateurs intelligents ouvre une nouvelle ère, mais aussi une zone d’incertitude. De quoi rappeler que le confort numĂ©rique ne doit jamais dĂ©passer la prudence. L’avenir de la navigation semble prometteur, Ă  condition que la sĂ©curitĂ© avance au mĂŞme rythme que l’innovation.

Source: Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur