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Gmail abandonne une fonction historique, et ça ne plait pas à tout le monde

Google a dĂ©cidĂ© de mettre fin Ă  une vieille fonctionnalitĂ© de Gmail. Ă€ compter de ce mois de janvier, le service ne relèvera plus les messages provenant d’autres comptes via POP3. Un changement technique, certes, mais qui mĂ©rite quelques explications, surtout pour comprendre pourquoi « passer Ă  l’IMAP Â» n’est pas la solution miracle que Google laisse entendre.

Pendant longtemps, Gmail a Ă©tĂ© utilisĂ© comme une grande boĂ®te aux lettres universelle. On pouvait y faire arriver des messages venant d’adresses Hotmail, Yahoo, AOL ou professionnelles, grâce au protocole POP3. POP3, pour le dire simplement, fonctionne comme un aspirateur : Gmail se connecte Ă  un autre serveur mail, tĂ©lĂ©charge les nouveaux messages, puis les range dans votre boĂ®te Gmail. Une fois aspirĂ©s, ces e-mails deviennent des messages Gmail « comme les autres Â» : mĂŞmes filtres, mĂŞme antispam, mĂŞme recherche. C’est prĂ©cisĂ©ment cette fonction qui disparaĂ®t.

La fin de l’aspirateur à emails de Gmail

L’IMAP, souvent citĂ© comme alternative, repose sur une logique très diffĂ©rente. LĂ  oĂą POP3 rapatrie les messages, IMAP agit comme une fenĂŞtre distante. Les e-mails restent stockĂ©s sur le serveur d’origine, et le client (Gmail, une app mobile ou un logiciel) ne fait que les afficher. On lit, on classe, on supprime, mais tout se passe sur le serveur externe. D’oĂą la confusion : Gmail continuera bien Ă  afficher des comptes IMAP, mais sans jamais importer leurs messages dans votre boĂ®te Gmail principale. Pas de fusion, pas de filtrage unifiĂ©, pas de magie.

Officiellement, Google ne s’est pas beaucoup Ă©tendu sur les raisons de cette dĂ©cision. Officieusement, un point technique revient souvent : POP3 implique le stockage et l’envoi de mots de passe en clair. Une pratique de moins en moins tolĂ©rĂ©e Ă  l’heure de l’authentification renforcĂ©e et des clĂ©s de sĂ©curitĂ©. Vu sous cet angle, la dĂ©cision est cohĂ©rente. Mais elle tombe mal pour celles et ceux qui avaient bâti des usages solides autour de cette fonction. Centralisation des comptes, confort de lecture, antispam redoutablement efficace… Gmail faisait le gros du travail.

Pour les utilisateurs pro ou en entreprises, la seule alternative vraiment viable est de revenir Ă  un hĂ©bergement maison en IMAP. Chaque employĂ© disposerait de son propre compte sur un serveur interne, consultable via l’application Gmail ou un autre client. Mais ce choix implique de tout reprendre Ă  sa charge : stockage massif, gestion des quotas, filtrage antispam moins efficace que celui de Gmail, et une maintenance quotidienne autrement plus lourde. C’est une marche arrière technique, coĂ»teuse en temps et en Ă©nergie, loin de la promesse de simplicitĂ© qui avait fait le succès de Gmail comme boĂ®te aux lettres universelle.

 

Pour beaucoup d’utilisateurs « grand public Â», l’impact sera limitĂ©. Mais pour ceux qui utilisaient Gmail comme centre de contrĂ´le de plusieurs adresses, le changement est rĂ©el. La solution la plus simple consiste souvent Ă  revenir Ă  un client mail local, comme Thunderbird, capable de gĂ©rer POP3, IMAP et bien d’autres protocoles sans dĂ©pendre des dĂ©cisions d’un service en ligne.

Source: Gmail abandonne une fonction historique, et ça ne plait pas à tout le monde

Leboncoin lance sa « Protection Panne », pour en finir avec la peur d’acheter d’occasion

Pour lever le principal frein Ă  l’achat d’occasion, Leboncoin vient de lancer Protection Panne, un programme chapeautĂ© avec l’assurtech Neat autour des produits sur l’Ă©lectronique et l’Ă©lectromĂ©nager de seconde main.

Leboncoin lance sa Protection Panne © Alexandre Boero / Clubic
Leboncoin lance sa Protection Panne © Alexandre Boero / Clubic

L’achat d’occasion a beau sĂ©duire pour des raisons Ă©cologiques et Ă©conomiques, un obstacle persiste : 45% des Français ont dĂ©jĂ  renoncĂ© Ă  acquĂ©rir un produit Ă©lectronique ou Ă©lectromĂ©nager de seconde main, par peur qu’il ne tombe en panne. C’est justement ce verrou psychologique que Leboncoin entend faire sauter avec sa « Protection Panne Â», lancĂ©e ce 21 octobre en partenariat avec Neat.

Un bouclier anti-panne sur Leboncoin Ă  partir de 3% du prix

 

Alors comment fonctionne Protection Panne ? Le mĂ©canisme en quelques clics. Au moment de finaliser l’achat d’un smartphone, d’un ordinateur ou d’un Ă©lectromĂ©nager sur leboncoin, une option apparaĂ®t, en ce qu’elle permet de souscrire Ă  une protection contre les pannes. Trois durĂ©es au choix, associĂ©s Ă  trois tarifs, sont proposĂ©s. L’utilisateur peut opter pour un prix de la protection Ă  hauteur de 3% du montant de l’article pour trois mois, 5% pour un semestre, et 10% pour une annĂ©e complète. La couverture pour un an d’un appareil achetĂ© 300 euros coĂ»te donc 30 euros.

 

L’initiative, qui semble tout bonnement inĂ©dite en Europe pour des ventes entre particuliers, ne concerne que les transactions rĂ©alisĂ©es via le paiement sĂ©curisĂ© de la plateforme. Notons que la protection panne ne fonctionne que sur des biens valorisĂ©s entre 25 et 2 000 euros, ni plus, ni moins. Les tĂ©lĂ©phones, consoles, ordinateurs, petit et gros Ă©lectromĂ©nager sont Ă©ligibles. Sont exclus les pièces dĂ©tachĂ©es, les objets de collection et les accessoires vendus seuls comme les câbles ou housses.

 

CĂ´tĂ© vendeur, il n’y a aucune contrainte supplĂ©mentaire. « Aucune dĂ©marche n’est nĂ©cessaire, la couverture est intĂ©grĂ©e automatiquement lors de la vente Â», prĂ©cise le communiquĂ© de presse de la plateforme. La protection s’active dès que l’acheteur valide la conformitĂ© du produit reçu. C’est simple, fluide, et transparent, et c’est un peu ce qu’attendent les utilisateurs, puisque selon l’Ă©tude OpinionWay commandĂ©e par Leboncoin, 55% des Français seraient davantage enclins Ă  acheter d’occasion avec une telle garantie.

 

RĂ©parer d’abord, rembourser si nĂ©cessaire

 

Que se passe-t-il quand l’Ă©cran d’un appareil se fissure ou que la machine refuse de dĂ©marrer ? L’acheteur dĂ©clare la panne depuis son espace personnel. Neat entre alors en scène avec un diagnostic, parfois Ă©tabli par visioconfĂ©rence pour accĂ©lĂ©rer le processus. Si la rĂ©paration est envisageable, trois scĂ©narios se dessinent selon la complexitĂ© de l’intervention.

 

Premier cas de figure : l’auto-rĂ©paration guidĂ©e. Neat fournit un tutoriel vidĂ©o dĂ©taillĂ© pour que l’utilisateur remette lui-mĂŞme son appareil en Ă©tat. La deuxième option consiste en l’envoi gratuit vers un atelier partenaire en France, avec rĂ©paration sous cinq jours ouvrĂ©s en moyenne et retour au domicile. La troisième possibilitĂ© enfin pour les appareils volumineux est l’intervention d’un technicien certifiĂ© directement chez l’acheteur.

 
Voici le processus schématisé de Protection Panne  © Capture d'écran Alexandre Boero / Clubic
Voici le processus schĂ©matisĂ© de Protection Panne © Capture d’Ă©cran Alexandre Boero / Clubic
 

Et si la rĂ©paration s’avère trop onĂ©reuse ou tout simplement impossible ? Alors le remboursement intĂ©gral de la valeur du produit intervient, plafonnĂ© Ă  2 000 euros, si vous avez bien suivi. Attention toutefois, car une seule panne est prise en charge pendant la durĂ©e de couverture choisie.

 

« En nous appuyant sur notre modèle innovant de scoring, nous apportons aux consommateurs une brique de rĂ©assurance essentielle pour protĂ©ger leur pouvoir d’achat et accĂ©lĂ©rer l’Ă©conomie circulaire Â», expliquent Maximilien Dauzet et Fabien Cazes, cofondateurs de Neat. Ce système de notation repose sur des algorithmes prĂ©dictifs qui analyse l’historique des pannes, la durĂ©e de vie moyenne des appareils et les comportements d’achat. Il pourrait ĂŞtre Ă  la base du futur succès de Protection Panne.

Source: Leboncoin lance sa « Protection Panne », pour en finir avec la peur d’acheter d’occasion

Des serveurs sous la mer alimentés par le vent : la Chine révolutionne les data center

Avec une meilleure efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et une alimentation par Ă©lectricitĂ© renouvelable, ce nouveau centre de donnĂ©es a tout pour incarner l’installation idĂ©ale Ă  l’ère de la transition Ă©nergĂ©tique. Pour y parvenir, son exploitant a dĂ» faire preuve de stratĂ©gie dans le choix du lieu d’implantation : le centre a Ă©tĂ© immergĂ© au fond des ocĂ©ans.

Alors que les centres de donnĂ©es se multiplient Ă  une vitesse folle, certaines entreprises expĂ©rimentent dĂ©jĂ  des installations sous-marines. La dernière en date, dĂ©veloppĂ©e par l’entreprise chinoise HiCloud au large de Shanghai, est toutefois une première, car elle est directement connectĂ©e Ă  un parc Ă©olien offshore. Selon l’entreprise, ce système pourra fonctionner Ă  95 % grâce Ă  l’énergie du vent.

InaugurĂ© le 21 octobre dernier, ce centre de donnĂ©es hĂ©bergera des applications de calcul intensif et servira Ă  entraĂ®ner des modèles d’IA de grande envergure. Il contribuera Ă©galement Ă  un meilleur dĂ©ploiement du cloud computing et des infrastructures numĂ©riques, en soutenant notamment les rĂ©seaux 5G, l’Internet des objets et le commerce en ligne.

Profiter d’un environnement naturellement refroidi

L’immer­sion d’un centre de donnĂ©es rĂ©pond principalement Ă  un objectif : rĂ©duire la consommation Ă©nergĂ©tique. La montĂ©e en puissance de ces infrastructures constitue en effet l’un des principaux moteurs de l’augmentation de la demande en Ă©lectricitĂ© dans les annĂ©es Ă  venir.

Installation du data center en juin. // Source : HiCloud

Les serveurs hĂ©bergĂ©s dans ces centres sont extrĂŞmement Ă©nergivores et nĂ©cessitent par ailleurs un système de refroidissement important pour fonctionner. Dans certains cas, jusqu’à 50 % de la consommation Ă©lectrique totale est dĂ©diĂ©e Ă  ce refroidissement. Installer les centres de donnĂ©es sous l’eau permet donc de profiter de la fraĂ®cheur naturelle des fonds marins. Selon HiCloud, cette configuration permet de rĂ©duire la consommation Ă©lectrique du système de refroidissement Ă  moins de 10 % de la consommation totale.

 
 

Un autre avantage est la rĂ©duction de l’usage d’eau douce. Certaines grandes installations consomment jusqu’à 19 millions de litres par jour rien que pour refroidir leurs serveurs. Le refroidissement sous-marin Ă©vite donc ce gaspillage et contribue Ă  rendre le centre plus durable.

De grandes installations sous-marines à venir ?

Il semble que pour HiCloud, les fonds marins sont devenus un lieu de prĂ©dilection pour implanter des centres de donnĂ©es. Cette première installation, d’une puissance de 2,3 MW, n’est pour l’instant qu’un projet de dĂ©monstration, mais l’entreprise envisage dĂ©jĂ  de l’étendre jusqu’à 24 MW. Par ailleurs, lors de l’inauguration, plusieurs partenaires ont Ă©galement signĂ© un accord de coopĂ©ration stratĂ©gique pour dĂ©velopper un centre de donnĂ©es sous-marin de 500 MW directement connectĂ© Ă  un parc Ă©olien offshore.

Image d’illustration par HiCloud

Passer à une exploitation à grande échelle nécessite cependant encore d’importants travaux et des améliorations continus. Les chercheurs s’intéresseront surtout sur les questions des coûts de maintenance, compte tenu des contraintes liées à l’immersion du système.

L’impact environnemental constitue également un enjeu. Les chercheurs devront évaluer les effets possibles sur la température locale de l’eau, le bruit sous-marin, ou encore la perturbation des habitats de certaines espèces. Les concepteurs devraient veiller à ce que cette technologie ne se transforme pas en fausse bonne idée.

 

Source: Des serveurs sous la mer alimentés par le vent : la Chine révolutionne les data center

Après Stellantis, c’est au tour de Renault de produire des voitures électriques chinoises

Inspiré par Stellantis et Leapmotor, Renault a décidé de laisser le constructeur chinois Geely produire ses voitures électriques dans son usine. La firme au losange pourrait également commercialiser ces autos sous son nom.

Les constructeurs chinois sont prĂ©sents partout, et en nombre. Et pour cause, on en compte plus de 150 en Chine, et dĂ©sormais, une grande partie veut se faire une place dans le reste du monde. L’Europe est tout particulièrement visĂ©e, alors que BYD veut par exemple devenir le leader sur ce marchĂ©. Mais il n’est pas le seul.

Un partenariat inattendu

C’est aussi le cas de Xpeng ou encore du groupe Geely, qui reste encore cependant un peu en retard par rapport Ă  ses rivaux. Ce dernier, qui possède notamment Volvo, Polestar et Lotus n’a en effet vendu que 7 400 unitĂ©s environ en septembre 2025 en Europe. Ce qui reprĂ©sente tout de mĂŞme une hausse des immatriculations de 36 % par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Mais la firme a plus d’un tour dans son sac pour augmenter ses ventes. Et l’une de ses astuces est tout simplement de s’associer avec un constructeur europĂ©en.

Et c’est Renault qui a Ă©tĂ© choisi. La marque tricolore a nouĂ© un partenariat stratĂ©gique avec le constructeur chinois, concernant la production de ses voitures Ă©lectriques. Ce dernier possède pas moins de 34 % des activitĂ©s de la firme au losange en CorĂ©e. Et il produit ses voitures au sein de cette usine, ce qui offre un avantage de taille. Car pour mĂ©moire, les autos Ă©lectriques chinoises sont soumises au droits de douane en Europe. Et seuls les vĂ©hicules produits dans l’Empire du Milieu sont concernĂ©s.

Et fabriquant ses voitures en CorĂ©e puis en les exportant sur le Vieux Continent, Geely pourrait Ă©chapper Ă  cette taxe punitive. Pour mĂ©moire, cette dernière atteint les 18 % pour le groupe, contre 17 % pour son rival BYD. Ce n’est pas tout, car Renault et Geely ont Ă©galement signĂ© des accords techniques concernant des moteurs thermiques. Et cela grâce Ă  la filiale Horse spĂ©cialisĂ©e dans ces derniers et co-créée par les deux entreprises. Et dĂ©sormais, la coopĂ©ration entre les deux entreprises va encore plus loin.

C’est ce qu’avait annoncĂ© le groupe Renault dans un communiquĂ© publiĂ© en dĂ©but d’annĂ©e 2025. Ce dernier avait dĂ©cidĂ© de signer un accord avec Geely concernant une nouvelle coopĂ©ration au BrĂ©sil, cette fois-ci. L’objectif ? Faire entrer la firme chinoise au capital de Renault do Brasil, division brĂ©silienne de la marque. Ainsi, Geely va pouvoir produire ses voitures Ă©lectriques et hybrides au sein de l’usine du constructeurs français. Ce qui va encore lui permettre d’éviter les droits de douane.

 
 

Un risque rĂ©el ?

Et pour cause, les voitures de Geely seront donc assemblĂ©es au sein de l’usine Ayrton Senna situĂ©e Ă  SĂŁo JosĂ©. Certaines seront vendues sous le badge Renault et commercialisĂ©es dans les showrooms de la marque au losange. Et ce n’est pas tout, comme l’explique le site Bloomberg. Car il se murmure Ă©galement que l’entreprise anciennement dirigĂ©e par Luca De Meo aurait prĂ©vu de faire la mĂŞme chose avec Geely. LĂ  encore, l’objectif serait de produire des autos en AmĂ©rique du Sud pour la marque chinoise. Mais cette fois-ci en Colombie et en Argentine.

La firme tricolore n’est pas la seule Ă  ouvrir les portes de ses usines Ă  des constructeurs chinois. C’est Ă©galement le cas du groupe franco-italien avec Stellantis. Et le but est simple : compenser la baisse des ventes. En accueillant des voitures chinoises, les usines continuent de tourner Ă  plein rĂ©gime. Ce qui Ă©vite les fermetures de ces dernières. A tel point que Volkswagen, qui traverse aussi une pĂ©riode compliquĂ©e, envisage de faire de mĂŞme. Peut-ĂŞtre avec Xpeng, son partenaire stratĂ©gique. Mais cela n’est pas sans risques.

En effet, certains tirent la sonnette d’alarme sur le risque d’espionnage industriel. En donnant accès aux constructeurs chinois Ă  leurs usines et leurs procĂ©dĂ©s, les marques europĂ©ennes ne se mettraient elles pas en danger ? C’est d’ailleurs pour cela que le gouvernement nĂ©erlandais a repris le contrĂ´le de l’entreprise de semi-conducteurs Nexpedia, pourtant dirigĂ©e par un groupe chinois. Cela sous la pression des Etats-Unis, dans le but de « protĂ©ger la sĂ©curitĂ© europĂ©enne Â».

Ce qui a engendrĂ© des reprĂ©sailles de la part de PĂ©kin. En parallèle, la Chine va envoyer 2 000 travailleurs pour construire des usines sur le Vieux Continent. Et cela ne manque pas d’inquiĂ©ter non plus.

Source: Après Stellantis, c’est au tour de Renault de produire des voitures électriques chinoises

Votre Notepad++ est peut-ĂŞtre piĂ©gĂ© : ce que cache l’attaque chinoise

L’éditeur de texte open source Notepad++ a indiqué avoir été victime d’une attaque de la part de hackers soutenus par la Chine.

Bien connu des dĂ©veloppeurs, l’éditeur de texte Notepad++ a Ă©tĂ© piratĂ©. Selon le dĂ©veloppeur de l’application, Don Ho, ce piratage « parrainĂ© par l’État chinois Â» aurait profitĂ© d’une faille prĂ©sente dans le système de mise Ă  jour de l’application.

Une exposition sur plusieurs mois

Pour mettre en place leur attaque, les pirates sont parvenus à rediriger le trafic du serveur distribuant les mises à jour légitimes vers un espace contenant une mise à jour malveillante. Une attaque rendue possible grâce à la faiblesse d’un composant nommé WinGUp. Ce dernier n’aurait pas suffisamment vérifié l’authenticité et l’intégrité des fichiers des mises à jour téléchargés. Selon les données fournies par Notepad++, cette faille serait restée ouverte de juin à décembre 2025.

Une attaque ciblée

Cette attaque n’aurait toutefois pas ciblĂ© l’ensemble des utilisateurs, selon Kevin Beaumont, expert en cybersĂ©curitĂ© interviewĂ© par The Verge. Elle pourrait s’être concentrĂ©e sur des utilisateurs travaillant au sein d’organisations ayant des intĂ©rĂŞts en Asie de l’Est.

 
 

Dans son billet de blog, Don Ho prĂ©cise avoir changĂ© d’hĂ©bergeur tout en renforçant la sĂ©curitĂ© de son application ainsi que ses systèmes d’authentification. Pour Ă©viter les mauvaises surprises, les utilisateurs de l’application sont invitĂ©s Ă  tĂ©lĂ©charger la dernière version (8.9.1) de celle-ci directement sur le site de Notepad++.

 

Source: Votre Notepad++ est peut-ĂŞtre piĂ©gĂ© : ce que cache l’attaque chinoise

Les États-Unis interdisent DJI et tous les drones étrangers : voici les conséquences directes

La FCC vient de signer l’arrĂŞt de mort du marchĂ© des drones aux États-Unis tel qu’on le connaĂ®t. L’objectif ? Interdire la certification de tout drone fabriquĂ© hors du sol amĂ©ricain dès dĂ©but 2026. RĂ©sultat immĂ©diat : c’est la panique chez les revendeurs et les fans de DJI.
DJI Neo 2 // Source : Frandroid

On s’y attendait, mais la brutalitĂ© de l’annonce reste surprenante. La FCC (Commission fĂ©dĂ©rale des communications) amĂ©ricaine a dĂ©cidĂ© de ne plus faire dans la dentelle. L’organisme de rĂ©gulation vient d’officialiser une interdiction qui fera date : la fin des certifications pour les drones fabriquĂ©s en dehors des États-Unis.

Concrètement, cela signifie que le marchĂ© amĂ©ricain s’apprĂŞte Ă  devenir une forteresse imprenable pour le leader mondial DJI, mais aussi pour son concurrent Autel.

La dĂ©cision, portĂ©e par Brendan Carr, ne vise pas uniquement la Chine, mĂŞme si c’est la cible Ă©vidente. Elle impose une fabrication locale pour obtenir le prĂ©cieux sĂ©same de la mise sur le marchĂ©. Sur les rĂ©seaux sociaux et Reddit, la rĂ©action ne s’est pas fait attendre : c’est la ruĂ©e vers les stocks, une vĂ©ritable panique d’achat avant l’entrĂ©e en vigueur de la mesure dĂ©but 2026.

Un blocus technologique total

Il faut bien comprendre l’ampleur du texte. Ce n’est pas juste une taxe douanière ou une restriction logicielle. La FCC bloque la certification. Sans elle, interdiction formelle de vendre ou d’importer un produit Ă©lectronique Ă©mettant des ondes radio. Et le texte va loin, très loin. Il ne s’agit pas seulement d’assemblage final.

L’interdiction cible les systèmes aĂ©riens sans pilote (UAS) dans leur ensemble, incluant les batteries, les contrĂ´leurs de vol, les systèmes de navigation et les moteurs.

Si vous assemblez un drone aux USA mais que votre batterie vient de Shenzhen ou que vos moteurs sont vietnamiens, c’est « non Â». Pour une industrie mondialisĂ©e oĂą la chaĂ®ne d’approvisionnement est asiatique Ă  90 %, c’est un casse-tĂŞte insoluble Ă  court terme.

La justification ? Toujours la mĂŞme : la sĂ©curitĂ© nationale. La FCC craint que ces appareils ne servent Ă  l’espionnage ou au sabotage par des puissances Ă©trangères. C’est un argument qui s’entend sur le papier pour des infrastructures critiques, mais qui semble disproportionnĂ© appliquĂ© au drone de loisir du dimanche.

La clause du grand-père et l’impossible exemption

Heureusement pour les utilisateurs actuels, la FCC n’ira pas jusqu’à clouer au sol les drones dĂ©jĂ  vendus. L’interdiction concerne les nouvelles certifications. Les modèles actuels, comme le DJI Mavic 3 ou le Mini 4 Pro, pourront continuer Ă  ĂŞtre vendus tant qu’ils ont dĂ©jĂ  leur ID FCC. C’est ce qui explique la frĂ©nĂ©sie d’achat actuelle : les consommateurs veulent s’équiper avec du matĂ©riel Ă©prouvĂ© avant que l’innovation ne soit stoppĂ©e net Ă  la frontière.

 
 

Il existe bien une porte de sortie, mais elle ressemble plus Ă  un trou de souris qu’à une vĂ©ritable voie commerciale. Les fabricants pourront demander une inspection au DĂ©partement de la DĂ©fense (Pentagone) ou Ă  la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. S’ils obtiennent un feu vert prouvant l’absence de risque, la FCC pourra certifier.

On a du mal à imaginer le Pentagone auditer la chaîne de production du prochain drone grand public à 300 dollars pour vérifier chaque puce ? C’est une procédure taillée pour des équipements industriels ou militaires spécifiques, pas pour le marché de masse.

Un marché américain qui se tire une balle dans le pied

La rĂ©alitĂ©, c’est que cette dĂ©cision risque de transformer le marchĂ© amĂ©ricain du drone en dĂ©sert technologique. Skydio, le champion amĂ©ricain, a dĂ©jĂ  jetĂ© l’éponge sur le marchĂ© grand public pour se concentrer sur l’entreprise et le militaire. Sans la concurrence de DJI et Autel, qui va pousser l’innovation ?

L’impact sur les prix va ĂŞtre violent. Fabriquer des moteurs, des contrĂ´leurs et des batteries sur le sol amĂ©ricain coĂ»te infiniment plus cher. On risque de voir Ă©merger des produits moins performants, vendus deux fois plus cher, simplement parce qu’ils portent l’étiquette « Made in USA Â». C’est le consommateur qui paiera l’addition de cette guerre Ă©conomique dĂ©guisĂ©e.

Brendan Carr a admis que la FCC n’était plus « indĂ©pendante Â» mais servait la volontĂ© du prĂ©sident. Cela confirme que la rĂ©gulation technique est devenue une arme politique. Pour l’instant, l’Europe regarde. Mais si DJI perd son plus gros marchĂ©, c’est toute sa capacitĂ© Ă  investir en R&D qui prendra un coup, impactant in fine les pilotes du monde entier.

Source: Les États-Unis interdisent DJI et tous les drones étrangers : voici les conséquences directes

Des miroirs spatiaux géants ? Les astronomes alertent sur des conséquences catastrophiques

Une nouvelle proposition californienne vise à lancer des milliers de satellites conçus pour éclairer la Terre la nuit, suscitant des inquiétudes au sein de la communauté scientifique au sujet des impacts sur l’astronomie et la sécurité aérienne. Ce projet ambitieux soulève de nombreuses questions sur ses implications futures.

La technologie d’éclairage orbital avec des miroirs géants

Contrairement aux constellations de satellites classiques, tels que Starlink de SpaceX, qui peuvent réfléchir la lumière solaire de manière imprévue, les réflecteurs de Reflect Orbital sont spécifiquement conçus pour diriger la lumière vers le sol. Pour les chercheurs, cette spécificité rend la proposition, soutenue par la Commission Fédérale des Communications (FCC) des États-Unis, particulièrement inquiétante.

D’un point de vue astronomique, cela pourrait être catastrophique.

Affirme Robert Massey, directeur exécutif adjoint de la Royal Astronomical Society, au Royaume-Unis.

Reflect Orbital a sollicité l’autorisation de la FCC pour lancer son premier satellite expérimental, le EARENDIL-1, dès 2026. Le projet à long terme de l’entreprise consiste à lancer des milliers de satellites réflecteurs pour réorienter la lumière solaire vers la Terre la nuit, déclenchant une forte opposition.

Des astronomes et des spécialistes de l’aviation avertissent que ce projet pourrait perturber les observations astronomiques, poser des risques pour la sécurité des pilotes et altérer l’apparence du ciel nocturne de façon permanente.

« Vendre de la lumière solaire »

Reflect Orbital décrit son concept comme « vendre de la lumière solaire ». Si les missions initiales réussissent, l’entreprise espère mettre en orbite jusqu’à 4000 satellites équipés de miroirs d’ici 2030. Chaque satellite serait équipé d’un miroir repliable mesurant jusqu’à 18 mètres de large, couvrant environ 325 mètres carrés.

Les réflecteurs pourraient rediriger la lumière solaire pour illuminer des zones spécifiques au sol avec un diamètre allant jusqu’à cinq kilomètres. Selon les estimations de l’entreprise, la lumière d’un seul réflecteur pourrait rendre une zone jusqu’à quatre fois plus lumineuse qu’une pleine lune.

 

Des modèles futurs dans la constellation proposée par Reflect Orbital pourraient utiliser des miroirs de 54 mètres de diamètre, augmentant ainsi la zone éclairée et l’intensité. L’entreprise soutient que cette lumière artificielle pourrait prolonger les heures de jour pour des applications dans l’énergie, l’agriculture ou l’éclairage urbain, et que les réflexions ciblées et limitées dans le temps minimiserient tout impact visuel plus large.

Notre service est hautement localisé. Chaque réflexion couvre une zone définie pendant une période limitée, plutôt que de fournir un éclairage continu ou généralisé.

Ont déclaré des représentants de la société à Space.com.

Des miroirs spatiaux geants Les astronomes alertent sur des

 

La forte opposition de la communauté scientifique à ces miroirs géants

Les astronomes et experts en politique spatiale demeurent sceptiques. Ils estiment que ce plan présente des risques sérieux tant pour la recherche scientifique que pour la sécurité publique.

Le but central de ce projet est d’illuminer le ciel et d’étendre la lumière du jour, ce qui est catastrophique du point de vue astronomique.

Répète Robert Massey.

Samantha Lawler, astronome à l’Université de Regina au Canada, a déclaré que le projet est une « idée terrible ». Elle affirme que même un seul miroir pourrait éblouir les observateurs utilisant un télescope ou des jumelles. Avec des milliers de réflecteurs en orbite, elle prévient que l’observation des étoiles deviendrait « quasiment impossible » dans de nombreuses régions du monde.

 

Lawler a également mentionné que la luminosité de ces miroirs pourrait constituer un danger pour les pilotes, qui pourraient être distraits par des éclats soudains lorsque les miroirs tournent ou se repositionnent.

Une petite entreprise en Californie pourrait, avec quelques millions de dollars et l’approbation d’une seule agence fédérale des États-Unis, changer le ciel nocturne pour tout le monde.

A-t-elle déploré.

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Obstacles techniques…

Le satellite EARENDIL-1 opérerait en orbite synchrone solaire, circulant autour de la Terre de pôle à pôle, restant aligné avec la frontière entre le jour et la nuit. Cette orientation permettrait au miroir de rediriger la lumière du soleil du hémisphère éclairé vers le côté obscur.

Bien que la physique de la réflexion de la lumière solaire soit bien comprise, les experts mettent en doute la capacité à satisfaire aux exigences techniques d’un tel système.

 

Il est hautement improbable que cela se concrétise en raison de la complexité de l’ingénierie impliquée et de l’opération dans des orbites encombrées comme la LEO.

A déclaré Fionagh Thomson, chercheuse en éthique spatiale à l’Université de Durham, en Angleterre.

Des efforts similaires ont échoué par le passé. La Russie a tenté de lancer deux satellites-miroirs en 1993 et 1999 dans le cadre de son programme Znamya, mais les deux missions ont été abandonnées après des difficultés techniques, et les engins ont fini par brûler lors de la rentrée.

Thomson a ajouté que même si le concept de Reflect Orbital fonctionnait comme prévu, la génération d’énergie à partir de la lumière solaire redirigée serait prohibitive en termes de coûts. La lumière réfléchie en orbite serait des milliers de fois plus faible que la radiation solaire directe, ce qui signifie que les parcs solaires produiraient seulement une fraction infime de leur électricité habituelle.

Massey conclut que les astronomes s’inquiètent fortement des précédents qu’une telle approbation pourrait établir.

Source: Des miroirs spatiaux géants ? Les astronomes alertent sur des conséquences catastrophiques

Une nouvelle arnaque aux faux PV avec QR code se propage partout en France

De fausses contraventions pour stationnement, Ă©quipĂ©es d’un QR code frauduleux, sont dĂ©posĂ©es sur les pare-brises d’automobilistes Ă  Paris, Lyon et dans d’autres communes. Ces flyers, imitant des documents officiels, redirigent vers un site de phishing destinĂ© Ă  voler vos coordonnĂ©es bancaires. L’escroquerie joue sur l’urgence pour piĂ©ger les conducteurs mal informĂ©s et pressĂ©s.
 
 
QR Code phishing

Une vague d’escroqueries bien ficelĂ©es cible les automobilistes français. Dans plusieurs agglomĂ©rations, notamment Ă  Paris, Lyon, Massy ou encore Verrières-le-Buisson, de faux avis de contravention sont placĂ©s sur les voitures en stationnement. Ces documents, d’apparence très officielle, utilisent un QR code pour pousser les victimes Ă  payer une amende inexistante, ce qui mène en rĂ©alitĂ© directement au vol de leurs donnĂ©es bancaires.

Comment fonctionne précisément cette nouvelle escroquerie ?

Les malfaiteurs dĂ©posent un prospectus qui ressemble Ă  s’y mĂ©prendre Ă  un procès-verbal officiel. Il arbore les logos de la RĂ©publique française et mentionne une amende, gĂ©nĂ©ralement de 35 euros, Ă  rĂ©gler sous 48 heures pour Ă©viter une majoration salĂ©e Ă  135 euros. Ce sentiment d’urgence est bien sĂ»r un levier psychologique destinĂ© Ă  faire agir la victime sans rĂ©flĂ©chir. Le piège se referme lorsque la personne scanne le QR code imprimĂ©.

qr-code

Ce dernier mène vers un site web pirate, comme « idf-stationnement.com », qui usurpe l’identitĂ© des services de l’État. Sur cette plateforme, l’automobiliste est invitĂ© Ă  entrer sa plaque d’immatriculation puis ses informations de carte bancaire pour rĂ©gler la prĂ©tendue infraction. Mais l’argent, bien sĂ»r, ne va pas dans les caisses publiques, mais directement dans les poches des escrocs Ă  l’origine de cette arnaque.

Quels sont les véritables risques pour les victimes ?

Le prĂ©judice va bien au-delĂ  de la perte des 35 ou 68 euros de la fausse amende. L’objectif principal des cybercriminels est de collecter des donnĂ©es personnelles et bancaires sensibles. Une fois en leur possession, ces informations peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour d’autres attaques ou revendues sur les marchĂ©s noirs du dark web, amplifiant considĂ©rablement les dĂ©gâts potentiels.

Les escrocs adaptent leur mode opĂ©ratoire en exploitant par exemple la confusion autour des Zones Ă  Faibles Émissions (ZFE) Ă  Lyon pour rendre leur piège plus crĂ©dible. Les forces de l’ordre constatent une recrudescence de signalements, mĂŞme si le phĂ©nomène reste difficile Ă  quantifier car les victimes portent souvent plainte plus tard, sur leur lieu de rĂ©sidence et non sur le lieu de l’infraction.

faux PV

Comment se protéger efficacement contre cette menace ?

La première règle est la mĂ©fiance absolue envers les QR codes trouvĂ©s sur des avis de contravention. Le seul site officiel pour le paiement des forfaits post-stationnement est stationnement.gouv.fr. Il est crucial de vĂ©rifier l’URL qui s’affiche après un scan : si elle ne se termine pas par .gouv.fr, il faut fermer la page immĂ©diatement. Ă€ Paris, il est bon de rappeler qu’il n’y a plus de tickets physiques dĂ©posĂ©s sur les pare-brise ; les avis sont envoyĂ©s par courrier postal.

En cas de doute, le mieux est de contacter la police municipale ou la gendarmerie. Face Ă  cette vague de signalements, notamment dans le XVIIe arrondissement de Paris, l’affaire a Ă©tĂ© signalĂ©e au parquet financier. Cette mĂ©thode dĂ©montre que les QR codes sont devenus une arme de choix pour les cybercriminels, une Ă©tude rĂ©cente montrant que de nombreux utilisateurs les scannent encore sans la moindre prĂ©caution

Source: Une nouvelle arnaque aux faux PV avec QR code se propage partout en France

Vos identifiants Gmail, Facebook et Netflix font-ils partie de cette fuite massive de données ?

Un chercheur en cybersĂ©curitĂ© a dĂ©couvert une base de donnĂ©es non protĂ©gĂ©e de près de 150 millions d’identifiants volĂ©s. Elle n’a pas pour origine un piratage de services, mais des malwares de type infostealer.
 
 
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Une base de donnĂ©es monumentale, totalisant 96 Go et contenant 149 millions d’identifiants (noms d’utilisateur et mots de passe), a Ă©tĂ© dĂ©couverte en accès libre sur internet. L’expert en cybersĂ©curitĂ© Jeremiah Fowler a fait cette trouvaille alarmante. La base de donnĂ©es, non chiffrĂ©e et non protĂ©gĂ©e, exposait les informations de connexion de millions d’utilisateurs Ă  travers le monde.

D’oĂą proviennent ces donnĂ©es et quels services sont concernĂ©s ?

L’origine la plus probable de cette collecte massive est un malware de type infostealer. Un tel logiciel malveillant s’installe discrètement sur les appareils des victimes pour enregistrer les frappes au clavier et voler les informations de connexion.

La liste des services touchĂ©s est vertigineuse : 48 millions de comptes Gmail, 17 millions pour Facebook, 6,5 millions pour Instagram, 4 millions pour Yahoo, 3,4 millions pour Netflix, 1,5 million pour Outlook, 900 000 pour iCloud, 780 000 pour TikTok, et mĂŞme 420 000 pour la plateforme de cryptomonnaies Binance.

Des accès Ă  des services bancaires et des sites gouvernementaux de plusieurs pays figuraient Ă©galement dans cette mine d’or pour les cybercriminels.

infostealer-base-donnees-expositionSource image : ExpressVPN

Comment la fuite a-t-elle été gérée ?

Après avoir dĂ©couvert la base de donnĂ©es, Jeremiah Fowler a tentĂ© de contacter l’hĂ©bergeur pour la faire supprimer. Le processus s’est avĂ©rĂ© complexe et long.

 » Il a fallu près d’un mois et plusieurs tentatives avant que des mesures soient enfin prises Â«Â , dĂ©plore le chercheur (ExpressVPN). Pendant ce temps, la base de donnĂ©es continuait de s’enrichir avec de nouvelles informations volĂ©es.

Pour Jeremiah Fowler, cette situation souligne en outre une ironie :  » MĂŞme les cybercriminels ne sont pas Ă  l’abri des violations de donnĂ©es.  » Les cybercriminels peuvent nĂ©gliger la sĂ©curitĂ© de leur propre infrastructure.

Un risque avec la rĂ©utilisation d’identifiants compromis

L’exposition de ces donnĂ©es crĂ©e des risques Ă©vidents pour les victimes, allant de l’usurpation d’identitĂ© Ă  la fraude financière. Les cybercriminels peuvent utiliser de telles listes pour des attaques automatisĂ©es de credential stuffing.

Le credential stuffing est une attaque par force brute. Elle fait rĂ©fĂ©rence Ă  un bourrage d’identifiants en enchaĂ®nant des combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe. D’oĂą l’intĂ©rĂŞt de mesures comme l’authentification Ă  plusieurs facteurs.

 

Source: Vos identifiants Gmail, Facebook et Netflix font-ils partie de cette fuite massive de données ?

Eau contaminĂ©e et cancers : le lourd tribut des data centers d’Amazon en Oregon

Au cĹ“ur de l’Oregon, les activitĂ©s des data centers d’Amazon exacerbent une contamination de l’eau potable par les nitrates. Ce phĂ©nomène, liĂ© Ă  l’agriculture industrielle, entraĂ®ne des niveaux de pollution jusqu’Ă  dix fois supĂ©rieurs aux normes. Les consĂ©quences sont graves : une augmentation des cas de cancers rares et de fausses couches est observĂ©e parmi les rĂ©sidents les plus vulnĂ©rables.
 
 
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Dans le comtĂ© de Morrow, une rĂ©gion rurale de l’Oregon, une crise sanitaire silencieuse prend de l’ampleur. La nappe phrĂ©atique, unique source d’eau potable pour des milliers d’habitants, est gravement contaminĂ©e par les nitrates. Si l’agriculture intensive est la source originelle du problème, l’arrivĂ©e des gigantesques data centers d’Amazon Web Services (AWS) depuis 2011 a considĂ©rablement accĂ©lĂ©rĂ© la dĂ©gradation de la situation, crĂ©ant un cocktail toxique aux effets dĂ©vastateurs.

Comment les serveurs d’Amazon amplifient-ils la pollution existante ?

Les data centers, pour refroidir leurs serveurs surchauffĂ©s, consomment des millions de litres d’eau chaque annĂ©e, puisĂ©s directement dans l’aquifère local (la nappe d’eau souterraine de la rĂ©gion). Cette eau est dĂ©jĂ  chargĂ©e en nitrates provenant des engrais des mĂ©ga-fermes de la rĂ©gion. Le processus de refroidissement aggrave le problème de manière significative.

En effet, lorsque l’eau circule dans les systèmes pour absorber la chaleur, une partie s’Ă©vapore, mais les nitrates, eux, restent. Le rĂ©sultat est une concentration accrue de polluants. L’eau rejetĂ©e dans le système des eaux usĂ©es du Port de Morrow est donc encore plus toxique qu’Ă  son entrĂ©e, atteignant parfois des concentrations huit fois supĂ©rieures Ă  la limite de sĂ©curitĂ© de l’Oregon. Ce cycle infernal contamine toujours plus la source mĂŞme oĂą les habitants puisent leur eau.

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Les data centers d’Amazon Ă  Portland (Oregon)

Quelles sont les conséquences sanitaires pour la population locale ?

Les effets sur la santĂ© des rĂ©sidents sont alarmants. Un ancien commissaire du comtĂ©, Jim Doherty, a tirĂ© la sonnette d’alarme après avoir constatĂ© une hausse de pathologies inhabituelles. Des tests menĂ©s sur des puits privĂ©s ont rĂ©vĂ©lĂ© des niveaux de nitrates dĂ©passant largement les seuils fĂ©dĂ©raux, avec des cas de cancer rares.

Les tĂ©moignages recueillis sont affolants : des fausses couches inexpliquĂ©es, des maladies rĂ©nales, et mĂŞme des cas de cancers rares chez des personnes sans antĂ©cĂ©dents, comme un cancer du larynx chez un non-fumeur. La situation est comparĂ©e Ă  la crise de Flint, au Michigan, car elle touche une population Ă©conomiquement prĂ©caire, avec peu de pouvoir politique et une connaissance limitĂ©e des risques encourus.

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Quelle est la rĂ©ponse d’Amazon et des autoritĂ©s locales ?

Face Ă  ces accusations, Amazon se dĂ©fend en affirmant que ses activitĂ©s reprĂ©sentent une fraction infime du système hydrique et n’ont pas d’impact significatif. La sociĂ©tĂ© souligne que les problèmes de qualitĂ© de l’eau sont bien antĂ©rieurs Ă  son implantation. Pourtant, des documents internes rĂ©vèlent que l’entreprise Ă©tait consciente de l’enjeu, cherchant Ă  se positionner en Â« entreprise citoyenne Â» tout en nĂ©gociant des avantages fiscaux de plusieurs milliards de dollars.

Les autoritĂ©s locales, quant Ă  elles, ont Ă©tĂ© critiquĂ©es pour la lenteur de leur rĂ©action et des conflits d’intĂ©rĂŞts prĂ©sumĂ©s. Des enquĂŞtes ont mis en lumière des accords financiers suspects entre des responsables publics et des entreprises liĂ©es Ă  l’infrastructure d’Amazon, soulevant des questions sur les vĂ©ritables prioritĂ©s des dĂ©cideurs. La population, elle, se sent abandonnĂ©e, prise en Ă©tau entre les impĂ©ratifs Ă©conomiques et une urgence sanitaire grandissante.

 

Source: Eau contaminĂ©e et cancers : le lourd tribut des data centers d’Amazon en Oregon