Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

Des cybercriminels exploitent la fuite accidentelle du code source de Claude Code, l’IA d’Anthropic, pour piĂ©ger les dĂ©veloppeurs sur Github. De faux dĂ©pĂŽts, qui prĂ©tendent contenir tout le code de l’IA, renferment en effet un duo de malwares, dont le redoutable Vidar.

Le code source de Claude s’est retrouvĂ© sur Internet. Fin mars 2026, Anthropic a en effet divulguĂ© par erreur tout le code source de son IA gĂ©nĂ©rative lors d’une mise Ă  jour de Claude Code. En dĂ©pit des efforts de la start-up pour endiguer la propagation d’informations confidentielles, le fichier a Ă©tĂ© massivement diffusĂ© sur GitHub. La fuite, qui dĂ©coule d’une erreur humaine survenue chez Anthropic, a rĂ©vĂ©lĂ© plusieurs des projets secrets de l’entreprise, ainsi que le fonctionnement interne de Claude.

FidĂšles Ă  leurs habitudes, les cybercriminels n’ont pas tardĂ© Ă  surfer sur l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©rĂ© par le code de Claude. Selon un rapport de Zscaler publiĂ© le 2 avril 2026, des pirates ont mis en ligne une copie factice du code source sur la plateforme Github. Le dĂ©pĂŽt a Ă©tĂ© effectuĂ© par un compte GitHub baptisĂ© « idbzoomh Â». Le fichier prĂ©tend contenir l’intĂ©gralitĂ© du code divulguĂ© par erreur, ainsi que des Â« fonctionnalitĂ©s enterprise dĂ©bloquĂ©es Â». Le dĂ©pĂŽt prend la forme d’une archive 7-Zip. Les Â« acteurs malveillants rĂ©agissent trĂšs rapidement pour tirer parti d’un incident mĂ©diatisĂ© Â», souligne Zscaler.

Un duo de virus cachés dans le faux code source de Claude

Dans le dĂ©pĂŽt, les chercheurs de Zscaler ont dĂ©couvert la prĂ©sence d’un redoutable logiciel malveillant, intitulĂ© Vidar. Bien connu des chercheurs en sĂ©curitĂ©, ce malware aspire silencieusement les mots de passe enregistrĂ©s dans les navigateurs, les cookies de session, les donnĂ©es de remplissage automatique et les portefeuilles de cryptomonnaies. Une fois installĂ©, il peut compromettre une grande partie de la vie numĂ©rique des internautes.

En parallĂšle, il installe GhostSocks, un malware qui transforme les machines infectĂ©es en proxy rĂ©sidentiels pour permettre aux cybercriminels de dissimuler leurs activitĂ©s. Depuis l’automne 2023, l’outil est mis Ă  la disposition de tous les pirates sous forme d’abonnement mensuel. Il est vendu autour de 150 dollars en Bitcoin. Zscaler a constatĂ© que l’archive malveillante Ă©tait mise Ă  jour rĂ©guliĂšrement, ce qui laisse supposer que d’autres charges malveillantes pourraient ĂȘtre ajoutĂ©es dans un avenir proche. Un second dĂ©pĂŽt identique a aussi Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© par les chercheurs.

Un dépÎt malveillant visible sur Google

Les cybercriminels Ă  l’origine de l’opĂ©ration n’ont pas fait les choses Ă  moitiĂ©. Pour s’assurer qu’un maximum de dĂ©veloppeurs tombent dans le piĂšge, ils ont optimisĂ© leur dĂ©pĂŽt Github pour le rĂ©fĂ©rencement sur Google. De facto, le dĂ©pĂŽt est apparu parmi les premiers rĂ©sultats sur des requĂȘtes comme « leaked Claude Code ». Cette astuce « facilite grandement sa dĂ©couverte par des utilisateurs peu mĂ©fiants ». Selon nos constatations, le dĂ©pĂŽt n’est plus visible dans les premiers rĂ©sultats du moteur. Google a peut-ĂȘtre pris des mesures pour dĂ©rĂ©fĂ©rencer le dĂ©pĂŽt. En parallĂšle, Anthropic continue de s’activer pour exiger le retrait de toutes les copies de son code source. Selon PCMag, l’entreprise a Ă©mis plus de 8 000 demandes de retrait en vertu du DMCA en quelques jours.

Source: Fuite chez Anthropic : comment les pirates profitent de la situation pour propager des virus

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