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Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prévient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Si vous vous rendez sur Temu et Shein pour vos emplettes, soyez très vigilant. Certains produits disponibles sur les plateformes chinoises sont dangereux, d’après l’UFC-Que Choisir, qui évoque même des risques d’incendie.

Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock
Les logos des applications Temu et Shein. ©Ascannio / Shutterstock

Les deux géants de l’e-commerce sont dans le viseur de l’Union européenne (UE) pour diverses raisons ; la qualité et la conformité des produits proposés sur leurs sites en est une. Dans cette optique, plusieurs associations européennes, dont l’UFC-Que Choisir, ont mené une vaste enquête coordonnée, visant à vérifier si les articles vendus sur Shein et Temu respectent réellement les normes de sécurité en vigueur.

Pour cela, elles ont commandé des échantillons de produits sur les deux plateformes, dans trois catégoriques de produits : chargeurs USB, jouets et bijoux. Une fois réceptionnés, les objets ont été soumis à des analyses en laboratoire, ainsi qu’à la vérification des marquages obligatoires comme le logo CE. Et leur constat est sans appel.

« Risques de brûlure, de choc électrique et d’incendie »

 

L’UFC-Que Choisir fait état de défauts alarmants. Au total, seuls deux modèles de chargeur sur les 54 testés, un par plateforme, ont passé l’ensemble des contrôles avec succès. « 21 n’arboraient pas le bon marquage » avec, par exemple, l’absence d’indications de tension pourtant obligatoires. La conception même des appareils pose de sérieuses questions puisque « 51 n’ont pas résisté aux tests mécaniques », assure l’association, les broches se tordant ou le boîtier se fissurant dès la première chute.

 

Certains modèles ont en outre présenté des distances trop faibles entre les circuits à haute et basse tension. Et ce n’est pas tout. Dans 14 cas, les chargeurs ont dépassé les limites réglementaires de températures de 77 et 87 degrés. L’organisme dénonce des produits « souvent mal conçus et avec des matériaux de mauvaise qualité ». Le danger est bien là, avec « de réels risques de brûlure, de choc électrique et d’incendie ».

 
Page d'accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
Page d’accueil de la rubrique Jouets du site Temu. ©Alexandre Boero / Clubic
 

D’importants défauts détectés dans les jouets

 

Pire encore, les jouets destinés aux jeunes enfants figurent parmi les produits les plus problématiques, venant confirmer une précédente étude à ce sujet. L’UFC-Que Choisir souligne qu’un seul jouet sur 54 s’est révélé conforme aux normes européennes. Les défauts observés sont accablants : des pièces qui se détachent trop facilement, augmentant le risque d’étouffement, ou des taux de substances chimiques dangereusement élevés.

 

Les bijoux, en revanche, s’en sortent un peu mieux, bien que les anomalies relevées restent sérieuses. Sur 54 colliers analysés, « 7 ont été déclarés non conformes », dont plusieurs comprenant des taux extrêmement élevés de métaux toxiques.

 

À noter que les plateformes ont retiré les produits concernés de leurs sites respectifs lorsqu’une alerte officielle leur est parvenue, mais pas quand elle émanait d’un utilisateur lambda. Voilà qui n’est pas vraiment rassurant, alors qu’un nouveau mastodonte de l’e-commerce chinois s’apprête à prendre d’assaut le marché français.

 
 

Source: Les chargeurs vendus sur Temu et Shein sont dangereux, prévient l’UFC-Que Choisir. Voici pourquoi

Fnac Darty sous pavillon chinois : la souveraineté culturelle française est-elle menacée ?

Un jeu de dominos capitalistique en Allemagne pourrait redessiner le paysage culturel français. L’arrivée du géant chinois JD.com au capital de Fnac Darty force l’État à monter au créneau pour protéger l’un de ses fleurons.
 
 
Logo FNAC - Darty

L’acquisition de l’allemand Ceconomy par le géant chinois JD.com propulse ce dernier au rang de deuxième actionnaire de Fnac Darty.

Cette opération indirecte, plaçant JD.com juste derrière le milliardaire Daniel Kretinsky, a déclenché une procédure de contrôle par Bercy, qui s’inquiète pour la souveraineté culturelle et la sécurité des données d’un fleuron français.

L’opération s’est jouée loin de Paris, mais ses répercussions frappent au cœur d’une institution française. En rachetant le distributeur allemand de produits électroniques Ceconomy pour plus de 2,2 milliards d’euros, le mastodonte chinois de l’e-commerce JD.com s’est offert, par ricochet, une participation de 21,95 % dans le groupe Fnac Darty.

Cette part, initialement détenue par Artémis, la holding de la famille Pinault, avait été cédée à Ceconomy en 2017. Par ce mouvement purement financier, JD.com, numéro trois de son secteur derrière Alibaba et Pinduoduo, devient le deuxième actionnaire de Fnac Darty par le jeu des participations financières.

Un actionnaire inattendu aux portes de l’institution

Ce nouvel entrant se positionne juste derrière l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, qui contrôle 28,28 % du capital via son véhicule d’investissement Vesa Equity.

JoyBuy

L’irruption de JD.com dans le paysage de la distribution culturelle et technologique française inquiète. Elle illustre la stratégie d’expansion agressive des géants asiatiques en Europe, déterminés à concurrencer l’hégémonie américaine d’Amazon.

Pour Fnac Darty, cette alliance potentielle pourrait ouvrir la voie à des innovations en matière de logistique et d’expérience client, mais elle soulève surtout des questions stratégiques majeures.

Bercy en alerte : quand la culture devient stratégique

La réaction de l’État français n’a pas tardé. Considérant Fnac Darty comme un pilier de la souveraineté culturelle, notamment en tant que premier vendeur de livres du pays, Bercy a immédiatement activé son principal bouclier réglementaire : le contrôle des investissements étrangers en France (IEF).

Bien que l’acquisition ait eu lieu en Allemagne, cette procédure est le seul levier dont dispose Paris pour examiner les intentions de JD.com et exercer une pression.L’entourage du ministre Roland Lescure a confirmé le dépôt du dossier, promettant un examen d’une grande rigueur.

Joybuy 01

Les craintes ne portent pas seulement sur une potentielle influence éditoriale, mais aussi sur l’accès aux données de près de deux millions d’abonnés. Le spectre de la loi chinoise sur le renseignement national de 2017, à la portée extraterritoriale, alimente les inquiétudes quant à un possible profilage de masse des consommateurs français.

Kretinsky, l’arbitre silencieux du duel franco-chinois ?

Le dénouement de cette affaire repose en grande partie sur la position de Daniel Kretinsky. Le milliardaire tchèque, désormais principal contrepoids à l’influence chinoise, se retrouve dans un rôle d’arbitre.

Il pourrait choisir de se poser en « chevalier blanc » en renforçant sa participation pour sanctuariser l’ancrage européen de l’enseigne. À l’inverse, il pourrait voir là une opportunité de céder une partie de ses parts à JD.com pour libérer des liquidités, alors qu’il est déjà engagé dans le sauvetage du groupe Casino et a récemment investi dans TotalEnergies.

Pour l’heure, Vesa Equity observe un silence stratégique. Les discussions en coulisses se poursuivent, tandis que la direction de JD.com a assuré à Bercy de son intention de rester un actionnaire passif.

La procédure IEF, qui peut durer jusqu’à trois mois, sera décisive pour savoir si l’État français conditionnera son feu vert à des engagements formels, dessinant ainsi les nouvelles règles du jeu économique et culturel.

 

Source: Fnac Darty sous pavillon chinois : la souveraineté culturelle française est-elle menacée ?

Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur

L’arrivée des navigateurs dopés à l’intelligence artificielle bouleverse l’accès au web. Des outils comme ChatGPT Atlas d’OpenAI ou Comet de Perplexity ambitionnent de remplacer les navigateurs traditionnels en réalisant automatiquement des tâches : remplir des formulaires, organiser des emails, gérer des actions en ligne. L’idée séduit grâce à un gain potentiel de productivité.

Pourtant, des spécialistes alertent sur les dangers qui se cachent derrière ce fonctionnement agentique. De quoi questionner l’équilibre entre efficacité et sécurité pour les utilisateurs. Les conséquences pourraient toucher la vie privée comme le contrôle des activités en ligne.

Risques liés au fonctionnement des agents IA

Les agents intégrés dans ces nouveaux navigateurs analysent les pages visitées et peuvent agir à la place de l’utilisateur. Cet accès étendu (emails, calendriers, contacts…) crée une ouverture importante. Les experts en cybersécurité insistent : le principal danger vient des « prompt injection attacks ». Ces attaques indirectes consistent à cacher sur une page web des instructions malveillantes en apparence invisibles. L’IA, incapable de distinguer une directive interne d’une donnée extérieure, peut alors exécuter ces commandes.

Des attaques aux effets concrets

Par conséquent, un pirate peut pousser un agent à révéler des informations confidentielles ou à effectuer un achat non désiré. Certains chercheurs parlent d’un problème systémique touchant tous les navigateurs qui reposent sur une logique agentique. Il suffit qu’une page contienne un message ou une image comportant des données invisibles. Ce qui transforme une fonctionnalité destinée à simplifier le quotidien en menace directe pour la vie numérique.

Brave, société connue pour ses positions fortes en matière de protection de la vie privée, confirme cette vulnérabilité pour l’ensemble du secteur. Ses ingénieurs rappellent que le navigateur devient acteur à la place de l’internaute. Un changement profond dans la philosophie de la sécurité sur le web.

Une course permanente entre défenseurs et attaquants

Les responsables sécurités d’OpenAI et de Perplexity reconnaissent l’ampleur du défi. Ils admettent que la séparation entre instructions internes et données consultées demeure fragile. Tout évolue vite : les premières tentatives reposaient sur du texte caché ; désormais, les images embarquent des commandes codées pour tromper l’agent. De quoi obliger les entreprises à renforcer constamment leurs mécanismes de protection.

Des garde-fous encore imparfaits

Pour limiter les impacts d’une attaque, OpenAI propose un logged out mode empêchant l’agent d’agir avec les comptes personnels connectés. Ce mode réduit son champ d’action, mais diminue aussi l’efficacité du navigateur. Perplexity mise, de son côté, sur un système de détection en temps réel. Toutefois, aucune des solutions annoncées ne garantit une protection totale. Les spécialistes parlent d’un avantage temporaire dans un combat qui ne cessera jamais.

Utilisateur : vigilance recommandée

Les experts conseillent de limiter l’accès donné aux navigateurs IA. Mieux vaut éviter de leur confier des comptes liés à la finance, à la santé ou aux données trop sensibles. Les mots de passe doivent rester uniques et accompagnés d’une authentification renforcée. Tout en bénéficiant des premiers usages, le public doit attendre des améliorations avant d’accorder à ces agents un contrôle trop large.

L’essor des navigateurs intelligents ouvre une nouvelle ère, mais aussi une zone d’incertitude. De quoi rappeler que le confort numérique ne doit jamais dépasser la prudence. L’avenir de la navigation semble prometteur, à condition que la sécurité avance au même rythme que l’innovation.

Source: Sécurité des agents de navigation IA : un défi majeur pour les navigateurs du futur

Orange déploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre débit peut être impacté

Orange a décidé d’activer par défaut une gestion agressive du Wifi sur ses anciennes box, y compris chez Sosh. Le principe est simple : votre box éteint la bande des 5 GHz quand elle juge que vous n’en avez pas besoin.

Orange a décidé que votre Livebox consommait trop. C’est louable. L’opérateur historique vient de pousser une mise à jour logicielle majeure sur ses Livebox 4 et 5 (et donc chez les clients Sosh), héritée directement de la récente Livebox 7. Pas de conférence de presse, pas d’e-mail en fanfare, juste une activation silencieuse qui concerne déjà 50 % du parc.

Le principe ? Votre box va désormais jouer au gendarme de l’énergie en coupant purement et simplement la bande des 5 GHz, celle qui offre le meilleur débit, lorsque le trafic est faible. Tout repose désormais sur la bande des 2,4 GHz, plus lente mais aussi plus encombrée. Orange promet que c’est transparent.

Une économie réelle, mais à quel prix ?

Regardons la technique. Le Wi-Fi 5, c’est deux autoroutes : la 2,4 GHz (la départementale bouchée mais qui porte loin) et la 5 GHz (l’autoroute rapide mais à courte portée). Jusqu’ici, votre Livebox gardait les deux ouvertes. Avec cette mise à jour, la box éteint l’autoroute quand il y a peu de monde.

Selon Orange, cela permet de réduire la consommation instantanée de 25 à 30 %. Sur une année, pour vous, ça représente quelques euros d’économie. C’est marginal. Mais à l’échelle des millions de box en France, on parle de 1 500 tonnes de CO2 évitées. C’est l’argument massue de l’opérateur et il est difficile de l’attaquer là-dessus.

Mais attendez. La réalité technique est plus nuancée. Si la box coupe le 5 GHz, tous vos appareils basculent sur le 2,4 GHz. En maison isolée ? Aucun problème. En immeuble parisien où il y a 40 réseaux Wifi au mètre carré ? Cela peut être une autre histoire. Le 2,4 GHz est souvent saturé. Vous pourriez sentir des latences ou des baisses de débit avant que la box ne se décide à rallumer les gaz.

Orange assure que le système surveille la saturation et réactive le 5 GHz si nécessaire. Mais ces automatismes ont souvent un temps de retard. Si vous lancez un gros téléchargement ou un stream 4K, il y aura potentiellement ce petit moment de flottement.

Comment reprendre le contrôle

Heureusement, Orange n’a pas verrouillé la porte. Cette option est activée par défaut, mais désactivable. Si vous constatez que votre connexion « mouline » bizarrement le soir ou que vos appareils domotiques décrochent, c’est probablement le coupable.

La vérification est simple :

  1. Direction l’interface mon-reseau-local.orange.fr ou l’appli Orange et moi.
  2. Allez dans Gérer votre Wi-Fi.
  3. Cherchez l’option « Mode économie d’énergie wifi ».
  4. Si vous voyez « wifi 5GHz optimisé », c’est actif. Pour revenir à la normale, forcez « wifi 5GHz allumé en permanence ».

Un détail important : Orange n’est pas fou. L’opérateur ne déploie pas cette fonction chez tout le monde. Si vous utilisez un répéteur Wi-Fi connecté à la box ou un vieux décodeur TV en Wifi, l’option reste inactive. Ces appareils ont besoin du 5 GHz pour maintenir un lien stable.

Source: Orange déploie un gros changement de Wi-Fi sur les anciennes Livebox et Sosh : votre débit peut être impacté

L’Europe s’oppose à Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union Européenne

Les utilisateurs de Windows 10 en Europe bénéficieront d’une prolongation d’un an pour les mises à jour gratuites, jusqu’en octobre 2026, suite à une décision de l’Union européenne. Ce support, unique à cette région, permettra à des millions de personnes de continuer à recevoir des mises à jour de sécurité sans aucune démarche requise.

Les pays européens pourront profiter un an de plus de Windows 10 avec des mises à jour gratuites, jusqu’en octobre 2026

 

L'Europe se dresse contre Microsoft : Windows 10 restera gratuit dans l'Union Européenne
Windows 10 bénéficiera d’un service de prolongation gratuit dans l’UE, non disponible dans d’autres régions du monde

L’Union européenne a réussi à faire obstacle à l’arrêt prévu par Microsoft des mises à jour gratuites de Windows 10. Alors que la marque avait annoncé la fin de ce service pour le 14 octobre 2025, l’Espace Économique Européen aura un an de support supplémentaire, sans nécessité d’effectuer d’actions particulières. Les utilisateurs de Windows 10 en France et dans d’autres pays de l’UE continueront à bénéficier de Windows 10 et de ses mises à jour de sécurité.

Windows 10 prolongé en Europe un an de plus

Comme le montre un document officiel d’Euroconsumers, les utilisateurs vivant dans l’Espace Économique Européen (EEE) auront un an de services de mises à jour supplémentaires sur Windows 10. Ainsi, même si Microsoft a averti depuis des années de l’arrêt du service le mois prochain, ce n’est que le 13 octobre 2026 que les mises à jour gratuites cesseront dans l’Union européenne.

De plus, il ne sera pas nécessaire que les utilisateurs effectuent une action particulière pour maintenir leur service. Les mises à jour continueront à arriver automatiquement, comme jusqu’à présent, et seuls devront s’inquiéter de installer les versions les plus récentes pour bénéficier des correctifs de sécurité protégeant les appareils sous Windows 10 de manière native. Par conséquent, des dizaines de millions d’utilisateurs de Windows 10 dans l’UE resteront protégés un an de plus.

Windows 10 reste actif : Microsoft rétablit une de ses fonctionnalités clés

Bien que Windows 10 approche de sa fin, en Europe, il restera gratuit jusqu’en octobre 2026

Les conditions de Windows 10 hors d’Europe

les autres parties du monde ne bénéficieront pas des mêmes avantages. À partir du 14 octobre, les mises à jour de Windows 10 en dehors de l’UE ne seront plus disponibles gratuitement, et des centaines de millions d’utilisateurs devront accepter les conditions de l’entreprise américaine s’ils souhaitent continuer à utiliser Windows 10 sur leur ordinateur. 

En effet, ceux qui désirent maintenir Windows 10 en dehors de l’Espace Économique Européen devront accepter les conditions standard des Mises à jour de Sécurité Étendues : créer un compte Microsoft synchronisé à la cloud, payer 30 dollars et échanger 1 000 points des Récompenses Microsoft. Toutefois, si vous résidez en France ou dans un autre pays de l’EEE, vous n’aurez rien à faire ni à payer d’ici octobre 2026.

Source: L’Europe s’oppose à Microsoft : Windows 10 restera gratuit pour l’Union Européenne

Votre PC est trop vieux pour Windows 11 ? Méfiez-vous de cet outil piégé !

La fin de Windows 10 pousse des millions d’utilisateurs vers des outils pour forcer la mise à jour vers Windows 11, comme Flyoobe. Mais son développeur alerte : un faux site distribue une version piégée, remplie de malwares. Le piège se referme sur ceux qui tentent d’échapper aux restrictions de Microsoft.
 
 
Flyoobe

C’est le comble. Des millions d’utilisateurs sont bloqués sur un Windows 10 officiellement mort depuis le 14 octobre. Leur crime ? Posséder un PC parfaitement fonctionnel mais jugé « obsolète » par Microsoft à cause de restrictions matérielles jugées absurdes (le fameux TPM 2.0).

Pour échapper à cette obsolescence programmée, un outil gratuit et open-source est devenu la star du moment : Flyoobe. Mais ce succès attire les vautours. Son développeur officiel vient de tirer la sonnette d’alarme : un faux site distribue une version piégée, prête à infecter ceux qui voulaient juste une mise à jour.

Pourquoi cet outil est-il si populaire ?

Flyoobe (anciennement Flyby11) est la bouée de sauvetage des « oubliés » de Windows 11. C’est l’outil miracle qui fait sauter les verrous. Il contourne les vérifications de compatibilité (TPM, processeur récent) et permet d’installer le nouvel OS sur (presque) n’importe quoi.

Flyoobe

Il va même plus loin : il permet de nettoyer l’installation en supprimant les bloatwares préinstallés et les composants IA non désirés. Gratuit, open-source et hébergé sur GitHub, il répare ce que beaucoup voient comme l’absurdité de Microsoft.

Quel est le piège tendu par les pirates ?

Quand un outil devient aussi populaire, les escrocs ne sont jamais loin. Le développeur officiel a publié une alerte de sécurité majeure sur GitHub. Un site miroir (flyoobe.net) a été créé. Il ressemble trait pour trait à l’officiel, mais distribue une version compromise de l’utilitaire.

Windows 11 verrouill

Vous pensez télécharger le sésame, vous récupérez un malware. Le développeur est formel : « NE TÉLÉCHARGEZ PAS À PARTIR DE LÀ. Ces sites sont non officiels, dangereux et peu fiables. » Le risque ? Un ransomware, un spyware, ou un keylogger qui enregistre vos mots de passe.

Comment Microsoft a-t-il favorisé cette arnaque ?

C’est l’ironie tragique de cette histoire. En traçant une ligne arbitraire dans le sable, Microsoft a lui-même créé ce marché. Des millions de personnes avec des machines performantes (de 5 ou 6 ans) sont poussées à chercher désespérément une solution.

Windows 11 barre son

Cette panique, née de la fin du support de Windows 10, est une aubaine pour les cybercriminels. Ils n’ont qu’à tendre un piège de « typosquatting » (un nom de domaine qui ressemble à l’original) pour piéger des utilisateurs qui, à la base, voulaient juste rester en sécurité.

Foire Aux Questions (FAQ)

Où télécharger Flyoobe en toute sécurité ?

Uniquement sur la page GitHub officielle du projet. Le développeur insiste sur le fait que les domaines « flyoobe.net » et « flyoobe.app » sont des copies dangereuses.

Qu’est-ce que je risque en téléchargeant la mauvaise version ?

Vous risquez d’installer un malware (logiciel malveillant) sur votre ordinateur. Cela peut être un ransomware (qui chiffre vos fichiers contre une rançon), un spyware (qui vole vos mots de passe et données bancaires) ou un cryptomineur (qui utilise la puissance de votre PC à votre insu).

Mon PC est-il vraiment incompatible avec Windows 11 ?

Techniquement, souvent non. Microsoft impose des restrictions logicielles (TPM 2.0, processeur récent) que des outils comme Flyoobe ou Rufus peuvent contourner. Le vrai problème est que cette incompatibilité « officielle » pousse les utilisateurs vers des solutions alternatives non officielles, et donc potentiellement risquées.

 

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Face au tabou de l’IA générative à Hollywood, Netflix avoue tout : elle est déjà dans vos séries

Pendant que toute l’industrie du cinéma retient son souffle, Netflix a décidé de crever l’abcès : l’intelligence artificielle est non seulement utilisée, mais elle est déjà partout dans ses productions. Une franchise qui a le mérite de la clarté, mais qui risque de faire tousser dans les studios voisins.

Alors que Hollywood préfère rester discret sur le sujet, le géant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l'IA générative. © Shutterstock
Alors que Hollywood préfère rester discret sur le sujet, le géant du streaming assume pleinement son utilisation massive de l’IA générative. © Shutterstock

Le pavé a été jeté dans la mare sans ménagement, à l’occasion de la publication des derniers résultats trimestriels. Alors que Hollywood marche sur des œufs dès qu’il s’agit d’intelligence artificielle, Netflix, lui, a choisi de jouer cartes sur table. Non, l’IA générative n’est plus un projet obscur dans les cartons des ingénieurs, mais une réalité bien installée au cœur de vos programmes préférés.

Des preuves déjà à l’écran

Les preuves ? Elles sont déjà sous vos yeux. Un immeuble s’effondre dans la série argentine L’Éternaute : pur produit de l’IA. Adam Sandler se paie une cure de jouvence dans Happy Gilmore 2 ? Un rajeunissement numérique entièrement piloté par des algorithmes. La plateforme de streaming ne s’en cache plus et présente même ces technologies comme des outils permettant d’accélérer la créativité et de s’offrir des effets spéciaux dignes d’un blockbuster, sans en avoir forcément le budget.

Cette transparence a de quoi surprendre dans une industrie encore marquée par le souvenir cuisant de la grève historique de 2023. Les syndicats d’acteurs et de scénaristes s’étaient battus des mois durant pour encadrer l’usage de l’IA, terrorisés à l’idée d’être remplacés par des lignes de code. Un accord fragile avait été trouvé, imposant le consentement et une juste rémunération pour toute utilisation d’une doublure numérique. Mais la récente polémique autour de l’outil Sora 2, capable de générer des vidéos ultra-réalistes, a ravivé toutes les craintes, montrant à quel point la frontière entre l’outil et le substitut reste mince.

L’art et la manière (de faire des économies)

Face à la grogne qui monte, Netflix se veut rassurant. Son co-PDG, Ted Sarandos, martèle que l’IA n’est qu’un « outil » au service des créateurs, incapable de transformer un mauvais conteur en génie. Une belle déclaration d’intention qui peine à masquer la réalité économique. Avec des résultats financiers qui poussent à l’optimisation des coûts, l’IA est une aubaine pour produire plus, plus vite et potentiellement pour moins cher. La plateforme ne s’en sert d’ailleurs pas que pour ses effets visuels, mais aussi pour améliorer son moteur de recherche ou personnaliser les futures publicités.
 
En affichant si ouvertement sa stratégie, Netflix force toute l’industrie à regarder la technologie en face. La course est lancée. Reste à savoir qui, de l’artiste ou de l’algorithme, écrira le générique de fin de ce nouvel épisode de la saga hollywoodienne.
 

Source: Face au tabou de l’IA générative à Hollywood, Netflix avoue tout : elle est déjà dans vos séries

40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accès sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud détaillée

Une base de données sans protection, contenant pas moins de 40 milliards d’enregistrements bancaires, personnels et professionnels, a été exposée en ligne. La brèche majuscule touche Netcore Cloud, une plateforme d’e-mail marketing indienne.

Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock
Une base de données bancaires et professionnelles est restée totalement ouverte pendant des jours © babar ali 1233 / Shutterstock

40 milliards. C’est le chiffre vertigineux d’enregistrements qu’un chercheur en cybersécurité vient de découvrir en libre accès sur internet. Jeremiah Fowler, spécialiste reconnu dans le domaine, est tombé sur une base de données totalement non sécurisée appartenant à Netcore Cloud, entreprise basée à Mumbai, en Inde, spécialisée dans l’automatisation marketing. À l’intérieur, on retrouve des notifications de transactions bancaires avec numéros de comptes partiels, des messages liés à l’emploi, des e-mails de vérification et toute la machinerie des campagnes marketing modernes. Il y en a pour 13,4 téraoctets de données.

Zéro protection pour des milliards de données critiques

 

L’exposition n’aurait pas pu être plus totale. Aucun mot de passe ne barrait l’accès, aucun chiffrement ne protégeait les informations. N’importe qui avec les connaissances techniques basiques pouvait consulter ces très exactement 40 089 928 683 enregistrements stockés dans la base. En fouillant dans les fichiers, Jeremiah Fowler y a trouvé des adresses électroniques en pagaille, des objets de messages, mais aussi des informations techniques sensibles, comme des adresses IP et des détails SMTP qui auraient dû rester confidentiels.

 

Ce qui rend le tout préoccupant, c’est l’envergure de Netcore Cloud. Cette plateforme d’engagement client propulsée par intelligence artificielle sert 6 500 marques réparties dans 40 pays du globe, notamment en Inde, aux États-Unis, au Royaume-Uni, à Singapour, aux Émirats, aux Philippines, en Malaisie, au Vietnam et au Nigeria. Ses clients couvrent tous les secteurs, de la banque à l’e-commerce, en passant par les services financiers, médias, divertissement et le voyage.

 

Jeremiah Fowler a réagi avec la responsabilité qui caractérise les chercheurs éthiques. Dès sa découverte, il a notifié Netcore qui a verrouillé l’accès le jour même. L’entreprise a répondu en le remerciant et en demandant davantage d’informations sur la faille. Mais on peut se poser cette question : combien de temps cette porte est restée grande ouverte avant d’être détectée ? Impossible de le savoir sans audit forensique approfondi.

 
On aperçoit ici l'extrait de journaux bancaires avec les dépenses et crédits, qui étaient en accès libre © Jeremiah Fowler
On aperçoit ici l’extrait de journaux bancaires avec les dépenses et crédits, qui étaient en accès libre © Jeremiah Fowler
 

La crainte d’un phishing ciblé et d’une usurpation d’identité à grande échelle

 

Les risques liés à une telle exposition dépassent largement le simple spam. Les cybercriminels disposent désormais d’un trésor d’informations qui leur permet de cartographier les relations commerciales, bancaires et professionnelles de millions de personnes. Avec ces données, ils peuvent orchestrer des campagnes de phishing XXL, en utilisant de véritables détails financiers pour convaincre leurs cibles de la légitimité de leurs messages frauduleux.

 

Le scénario du clone-phishing peut inquiéter. En récupérant les métadonnées réelles, les lignes d’objet authentiques et les adresses d’expéditeurs officielles, des escrocs peuvent fabriquer des copies parfaites d’e-mails légitimes. Imaginez recevoir une notification bancaire qui reprend vos vraies opérations récentes mais vous redirige vers un site pirate. Les adresses e-mail elles-mêmes constituent une mine d’or, car beaucoup contiennent des noms complets et peuvent être croisées avec d’autres fuites de données pour récupérer des identifiants et mots de passe.

 

Un autre élément aggrave la situation : l’infrastructure exposée. Celle-ci présentait 89 ports réseau ouverts ce qui, on vous laisse l’imaginer, crée une surface d’attaque considérable pour d’éventuelles intrusions. Les fichiers consultés par Fowler mentionnaient des services internes marqués « production », avec des références à des bases de données et serveurs backend.

 

Cette cartographie détaillée de l’architecture système pourrait faciliter des attaques plus sophistiquées, voire des tentatives de ransomware. Précision importante, les 40 milliards d’enregistrements ne représentent pas autant d’individus uniques, puisque les mailings répétés gonflent artificiellement ce chiffre. Mais cela reste une exposition massive touchant potentiellement des millions de personnes.

Source: 40 milliards d’enregistrements sensibles en libre accès sur internet, la faille ubuesque de Netcore Cloud détaillée

« 30 000 licenciements » : Amazon vient de confirmer ce qu’on refusait tous d’admettre sur l’IA

Amazon va licencier 30 000 personnes dès cette semaine. Pas par crise, par stratégie. L’IA remplace les humains, la productivité explose, les bénéfices aussi.

30 000 licenciements d’un coup. Amazon, deuxième employeur américain, 670 milliards de chiffre d’affaires, 70 milliards de bénéfices, vient d’annoncer la couleur : l’intelligence artificielle ne va pas « transformer » le travail, elle va le remplacer.

Les chiffres qui font froid dans le dos

Amazon ne licencie pas 30 000 personnes par hasard ou par crise économique. L’entreprise se porte comme un charme : 670 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, 70 milliards de bénéfices nets. On ne parle pas d’une entreprise qui lutte pour survivre, on parle de la cinquième valorisation boursière mondiale.

Les départements visés ? Ressources humaines, logistique, cloud computing, jeux vidéo. Autrement dit : les cols blancs. Ceux qui pensaient que l’automatisation, c’était un problème d’ouvriers et de caissières. Raté. Cette fois, ce sont les fonctions support qui trinquent, 10 % des 350 000 employés de bureau. Les entrepôts et la livraison ne sont pas touchés… pour l’instant.

En 2022, Amazon avait déjà viré 27 000 personnes après la frénésie d’embauche du Covid. Entre 2018 et 2022, ils avaient triplé leurs effectifs pour répondre à l’explosion du e-commerce. Trois ans plus tard, nouvelle purge. Sauf que cette fois, le contexte est différent : l’entreprise ne corrige pas une erreur de recrutement, elle prépare l’avenir.

Ce que disent les documents internes

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est quand on lit ce qu’Amazon dit en interne. En juin dernier, Andy Jassy, le CEO, a envoyé une note aux employés.

Pas de langue de bois : l’IA générative va « réduire le nombre total des effectifs » dans les années à venir. Il ne parle pas de « transformation », de « requalification » ou d’autres euphémismes corporate. Il dit : moins d’humains.

 
 

Mais le vrai scoop, c’est le rapport interne obtenu par le New York Times il y a quelques jours. Amazon prévoit d’automatiser 75 % de ses opérations d’ici 2033 grâce à l’IA et aux robots. La firme compte doubler ses ventes tout en évitant 600 000 embauches.

Amazon a évidemment minimisé, ils évoquent un « document de travail incomplet« . Sauf qu’entre-temps, ils ont dévoilé trois prototypes qui confirment exactement cette stratégie :

  • Un robot pour trier les colis dans les entrepôts
  • Un agent IA pour aider les managers à « déployer » (comprendre : réduire) leurs équipes
  • Des lunettes connectées pour les livreurs (optimiser chaque seconde de leur journée)

Le message est limpide : chaque poste est sous surveillance, chaque tâche est candidate à l’automatisation.

Alors, que faut-il en penser ? C’est troublant. Pas techniquement, l’IA est impressionnante. Moralement. Une entreprise qui brasse 670 milliards de dollars et fait 70 milliards de bénéfices pourrait être à l’avant-garde d’une transition juste. Elle préfère optimiser sa masse salariale, ce qu’aime beaucoup Wall Street apparemment. L’action Amazon grimpe. Les analystes saluent « l’optimisation des coûts » et « l‘amélioration de la marge opérationnelle« .

Source: « 30 000 licenciements » : Amazon vient de confirmer ce qu’on refusait tous d’admettre sur l’IA

Leroy Merlin victime d’une fuite de données : des centaines de milliers de clients concernés

L’enseigne spécialisée dans le bricolage et le jardinage a confirmé à RTL avoir été victime d’un acte de cybermalveillance qui a exposé les données de plusieurs centaines de milliers de clients, notamment les informations relatives aux comptes de fidélité.

Illustration Leroy Merlin.

Les jours se suivent et se ressemblent sur le front de la sécurité des données personnelles des Français. Après France Travail, l’Urssaf, Colis Privé ou les fédérations françaises de football et de tir, c’est au tour de l’enseigne Leroy Merlin d’annoncer à ses clients que les informations qu’ils leur avait confiées ont été compromises dans une cyberattaque.

Le spécialiste du bricolage, de la décoration, de la maison et du jardin a confirmé ce mercredi 3 décembre à RTL « avoir été visé par un acte de cybermalveillance sur une partie des données personnelles de ses clients associées aux comptes de fidélité ».

Sont concernés les noms, prénoms, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales et les dates de naissance, ainsi que les informations relatives aux comptes de fidélité, souligne l’enseigne à RTL.

Leroy Merlin ne précise pas quelle est la nature des informations exposées dans le cadre de son programme de fidélité. Ce dernier donne notamment accès à des remises sur les achats en magasin, des garanties, des retours de marchandise et des partenariats avec Verisure, Appart’City, Urbassist ou Yoodjo. Les données bancaires et les mots de passe ne sont pas concernés.

Les clients touchés prévenus par mail par l’enseigne

Au total, « quelques centaines de milliers de clients sont concernés » par cet incident, indique Leroy Merlin. « Dans un souci de transparence, les clients concernés ont été informés dès que nous avons eu connaissance de l’attaque, tout comme la CNIL », précise l’enseigne. Une plainte va être déposée et des vérifications sont en cours pour évaluer l’étendue de l’attaque.

Dans le courriel adressé à ses clients, Leroy Merlin invite à faire preuve de vigilance face aux potentiels mails de phishing et de ne transmettre aucune donnée personnelle en retour.

Ce mercredi 3 décembre, le hacker éthique Clément Domingo, alias SaxX, indiquait sur X que l’attaque avait été orchestrée par un groupe de cybercriminels récent nommé Dumpsec qui aurait utilisé les accès compromis d’un employé de Leroy Merlin pour exfiltrer les données de l’enseigne. Ce groupe de cybercriminels est suspecté d’être à l’origine de plusieurs cyberattaques contre des cibles françaises ces dernières semaines, notamment contre des prestataires informatiques de plusieurs centaines de mairies françaises ou l’enseigne Colis Privé.

Source: Leroy Merlin victime d’une fuite de données : des centaines de milliers de clients concernés