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Les États-Unis interdisent DJI et tous les drones étrangers : voici les conséquences directes

La FCC vient de signer l’arrĂŞt de mort du marchĂ© des drones aux États-Unis tel qu’on le connaĂ®t. L’objectif ? Interdire la certification de tout drone fabriquĂ© hors du sol amĂ©ricain dès dĂ©but 2026. RĂ©sultat immĂ©diat : c’est la panique chez les revendeurs et les fans de DJI.
DJI Neo 2 // Source : Frandroid

On s’y attendait, mais la brutalitĂ© de l’annonce reste surprenante. La FCC (Commission fĂ©dĂ©rale des communications) amĂ©ricaine a dĂ©cidĂ© de ne plus faire dans la dentelle. L’organisme de rĂ©gulation vient d’officialiser une interdiction qui fera date : la fin des certifications pour les drones fabriquĂ©s en dehors des États-Unis.

Concrètement, cela signifie que le marchĂ© amĂ©ricain s’apprĂŞte Ă  devenir une forteresse imprenable pour le leader mondial DJI, mais aussi pour son concurrent Autel.

La dĂ©cision, portĂ©e par Brendan Carr, ne vise pas uniquement la Chine, mĂŞme si c’est la cible Ă©vidente. Elle impose une fabrication locale pour obtenir le prĂ©cieux sĂ©same de la mise sur le marchĂ©. Sur les rĂ©seaux sociaux et Reddit, la rĂ©action ne s’est pas fait attendre : c’est la ruĂ©e vers les stocks, une vĂ©ritable panique d’achat avant l’entrĂ©e en vigueur de la mesure dĂ©but 2026.

Un blocus technologique total

Il faut bien comprendre l’ampleur du texte. Ce n’est pas juste une taxe douanière ou une restriction logicielle. La FCC bloque la certification. Sans elle, interdiction formelle de vendre ou d’importer un produit Ă©lectronique Ă©mettant des ondes radio. Et le texte va loin, très loin. Il ne s’agit pas seulement d’assemblage final.

L’interdiction cible les systèmes aĂ©riens sans pilote (UAS) dans leur ensemble, incluant les batteries, les contrĂ´leurs de vol, les systèmes de navigation et les moteurs.

Si vous assemblez un drone aux USA mais que votre batterie vient de Shenzhen ou que vos moteurs sont vietnamiens, c’est « non Â». Pour une industrie mondialisĂ©e oĂą la chaĂ®ne d’approvisionnement est asiatique Ă  90 %, c’est un casse-tĂŞte insoluble Ă  court terme.

La justification ? Toujours la mĂŞme : la sĂ©curitĂ© nationale. La FCC craint que ces appareils ne servent Ă  l’espionnage ou au sabotage par des puissances Ă©trangères. C’est un argument qui s’entend sur le papier pour des infrastructures critiques, mais qui semble disproportionnĂ© appliquĂ© au drone de loisir du dimanche.

La clause du grand-père et l’impossible exemption

Heureusement pour les utilisateurs actuels, la FCC n’ira pas jusqu’à clouer au sol les drones dĂ©jĂ  vendus. L’interdiction concerne les nouvelles certifications. Les modèles actuels, comme le DJI Mavic 3 ou le Mini 4 Pro, pourront continuer Ă  ĂŞtre vendus tant qu’ils ont dĂ©jĂ  leur ID FCC. C’est ce qui explique la frĂ©nĂ©sie d’achat actuelle : les consommateurs veulent s’équiper avec du matĂ©riel Ă©prouvĂ© avant que l’innovation ne soit stoppĂ©e net Ă  la frontière.

 
 

Il existe bien une porte de sortie, mais elle ressemble plus Ă  un trou de souris qu’à une vĂ©ritable voie commerciale. Les fabricants pourront demander une inspection au DĂ©partement de la DĂ©fense (Pentagone) ou Ă  la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure. S’ils obtiennent un feu vert prouvant l’absence de risque, la FCC pourra certifier.

On a du mal à imaginer le Pentagone auditer la chaîne de production du prochain drone grand public à 300 dollars pour vérifier chaque puce ? C’est une procédure taillée pour des équipements industriels ou militaires spécifiques, pas pour le marché de masse.

Un marché américain qui se tire une balle dans le pied

La rĂ©alitĂ©, c’est que cette dĂ©cision risque de transformer le marchĂ© amĂ©ricain du drone en dĂ©sert technologique. Skydio, le champion amĂ©ricain, a dĂ©jĂ  jetĂ© l’éponge sur le marchĂ© grand public pour se concentrer sur l’entreprise et le militaire. Sans la concurrence de DJI et Autel, qui va pousser l’innovation ?

L’impact sur les prix va ĂŞtre violent. Fabriquer des moteurs, des contrĂ´leurs et des batteries sur le sol amĂ©ricain coĂ»te infiniment plus cher. On risque de voir Ă©merger des produits moins performants, vendus deux fois plus cher, simplement parce qu’ils portent l’étiquette « Made in USA Â». C’est le consommateur qui paiera l’addition de cette guerre Ă©conomique dĂ©guisĂ©e.

Brendan Carr a admis que la FCC n’était plus « indĂ©pendante Â» mais servait la volontĂ© du prĂ©sident. Cela confirme que la rĂ©gulation technique est devenue une arme politique. Pour l’instant, l’Europe regarde. Mais si DJI perd son plus gros marchĂ©, c’est toute sa capacitĂ© Ă  investir en R&D qui prendra un coup, impactant in fine les pilotes du monde entier.

Source: Les États-Unis interdisent DJI et tous les drones étrangers : voici les conséquences directes

Des miroirs spatiaux géants ? Les astronomes alertent sur des conséquences catastrophiques

Une nouvelle proposition californienne vise à lancer des milliers de satellites conçus pour éclairer la Terre la nuit, suscitant des inquiétudes au sein de la communauté scientifique au sujet des impacts sur l’astronomie et la sécurité aérienne. Ce projet ambitieux soulève de nombreuses questions sur ses implications futures.

La technologie d’éclairage orbital avec des miroirs géants

Contrairement aux constellations de satellites classiques, tels que Starlink de SpaceX, qui peuvent réfléchir la lumière solaire de manière imprévue, les réflecteurs de Reflect Orbital sont spécifiquement conçus pour diriger la lumière vers le sol. Pour les chercheurs, cette spécificité rend la proposition, soutenue par la Commission Fédérale des Communications (FCC) des États-Unis, particulièrement inquiétante.

D’un point de vue astronomique, cela pourrait être catastrophique.

Affirme Robert Massey, directeur exécutif adjoint de la Royal Astronomical Society, au Royaume-Unis.

Reflect Orbital a sollicité l’autorisation de la FCC pour lancer son premier satellite expérimental, le EARENDIL-1, dès 2026. Le projet à long terme de l’entreprise consiste à lancer des milliers de satellites réflecteurs pour réorienter la lumière solaire vers la Terre la nuit, déclenchant une forte opposition.

Des astronomes et des spécialistes de l’aviation avertissent que ce projet pourrait perturber les observations astronomiques, poser des risques pour la sécurité des pilotes et altérer l’apparence du ciel nocturne de façon permanente.

« Vendre de la lumière solaire »

Reflect Orbital décrit son concept comme « vendre de la lumière solaire ». Si les missions initiales réussissent, l’entreprise espère mettre en orbite jusqu’à 4000 satellites équipés de miroirs d’ici 2030. Chaque satellite serait équipé d’un miroir repliable mesurant jusqu’à 18 mètres de large, couvrant environ 325 mètres carrés.

Les réflecteurs pourraient rediriger la lumière solaire pour illuminer des zones spécifiques au sol avec un diamètre allant jusqu’à cinq kilomètres. Selon les estimations de l’entreprise, la lumière d’un seul réflecteur pourrait rendre une zone jusqu’à quatre fois plus lumineuse qu’une pleine lune.

 

Des modèles futurs dans la constellation proposée par Reflect Orbital pourraient utiliser des miroirs de 54 mètres de diamètre, augmentant ainsi la zone éclairée et l’intensité. L’entreprise soutient que cette lumière artificielle pourrait prolonger les heures de jour pour des applications dans l’énergie, l’agriculture ou l’éclairage urbain, et que les réflexions ciblées et limitées dans le temps minimiserient tout impact visuel plus large.

Notre service est hautement localisé. Chaque réflexion couvre une zone définie pendant une période limitée, plutôt que de fournir un éclairage continu ou généralisé.

Ont déclaré des représentants de la société à Space.com.

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La forte opposition de la communauté scientifique à ces miroirs géants

Les astronomes et experts en politique spatiale demeurent sceptiques. Ils estiment que ce plan présente des risques sérieux tant pour la recherche scientifique que pour la sécurité publique.

Le but central de ce projet est d’illuminer le ciel et d’étendre la lumière du jour, ce qui est catastrophique du point de vue astronomique.

Répète Robert Massey.

Samantha Lawler, astronome à l’Université de Regina au Canada, a déclaré que le projet est une « idée terrible ». Elle affirme que même un seul miroir pourrait éblouir les observateurs utilisant un télescope ou des jumelles. Avec des milliers de réflecteurs en orbite, elle prévient que l’observation des étoiles deviendrait « quasiment impossible » dans de nombreuses régions du monde.

 

Lawler a également mentionné que la luminosité de ces miroirs pourrait constituer un danger pour les pilotes, qui pourraient être distraits par des éclats soudains lorsque les miroirs tournent ou se repositionnent.

Une petite entreprise en Californie pourrait, avec quelques millions de dollars et l’approbation d’une seule agence fédérale des États-Unis, changer le ciel nocturne pour tout le monde.

A-t-elle déploré.

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Obstacles techniques…

Le satellite EARENDIL-1 opérerait en orbite synchrone solaire, circulant autour de la Terre de pôle à pôle, restant aligné avec la frontière entre le jour et la nuit. Cette orientation permettrait au miroir de rediriger la lumière du soleil du hémisphère éclairé vers le côté obscur.

Bien que la physique de la réflexion de la lumière solaire soit bien comprise, les experts mettent en doute la capacité à satisfaire aux exigences techniques d’un tel système.

 

Il est hautement improbable que cela se concrétise en raison de la complexité de l’ingénierie impliquée et de l’opération dans des orbites encombrées comme la LEO.

A déclaré Fionagh Thomson, chercheuse en éthique spatiale à l’Université de Durham, en Angleterre.

Des efforts similaires ont échoué par le passé. La Russie a tenté de lancer deux satellites-miroirs en 1993 et 1999 dans le cadre de son programme Znamya, mais les deux missions ont été abandonnées après des difficultés techniques, et les engins ont fini par brûler lors de la rentrée.

Thomson a ajouté que même si le concept de Reflect Orbital fonctionnait comme prévu, la génération d’énergie à partir de la lumière solaire redirigée serait prohibitive en termes de coûts. La lumière réfléchie en orbite serait des milliers de fois plus faible que la radiation solaire directe, ce qui signifie que les parcs solaires produiraient seulement une fraction infime de leur électricité habituelle.

Massey conclut que les astronomes s’inquiètent fortement des précédents qu’une telle approbation pourrait établir.

Source: Des miroirs spatiaux géants ? Les astronomes alertent sur des conséquences catastrophiques

Une nouvelle arnaque aux faux PV avec QR code se propage partout en France

De fausses contraventions pour stationnement, Ă©quipĂ©es d’un QR code frauduleux, sont dĂ©posĂ©es sur les pare-brises d’automobilistes Ă  Paris, Lyon et dans d’autres communes. Ces flyers, imitant des documents officiels, redirigent vers un site de phishing destinĂ© Ă  voler vos coordonnĂ©es bancaires. L’escroquerie joue sur l’urgence pour piĂ©ger les conducteurs mal informĂ©s et pressĂ©s.
 
 
QR Code phishing

Une vague d’escroqueries bien ficelĂ©es cible les automobilistes français. Dans plusieurs agglomĂ©rations, notamment Ă  Paris, Lyon, Massy ou encore Verrières-le-Buisson, de faux avis de contravention sont placĂ©s sur les voitures en stationnement. Ces documents, d’apparence très officielle, utilisent un QR code pour pousser les victimes Ă  payer une amende inexistante, ce qui mène en rĂ©alitĂ© directement au vol de leurs donnĂ©es bancaires.

Comment fonctionne précisément cette nouvelle escroquerie ?

Les malfaiteurs dĂ©posent un prospectus qui ressemble Ă  s’y mĂ©prendre Ă  un procès-verbal officiel. Il arbore les logos de la RĂ©publique française et mentionne une amende, gĂ©nĂ©ralement de 35 euros, Ă  rĂ©gler sous 48 heures pour Ă©viter une majoration salĂ©e Ă  135 euros. Ce sentiment d’urgence est bien sĂ»r un levier psychologique destinĂ© Ă  faire agir la victime sans rĂ©flĂ©chir. Le piège se referme lorsque la personne scanne le QR code imprimĂ©.

qr-code

Ce dernier mène vers un site web pirate, comme « idf-stationnement.com », qui usurpe l’identitĂ© des services de l’État. Sur cette plateforme, l’automobiliste est invitĂ© Ă  entrer sa plaque d’immatriculation puis ses informations de carte bancaire pour rĂ©gler la prĂ©tendue infraction. Mais l’argent, bien sĂ»r, ne va pas dans les caisses publiques, mais directement dans les poches des escrocs Ă  l’origine de cette arnaque.

Quels sont les véritables risques pour les victimes ?

Le prĂ©judice va bien au-delĂ  de la perte des 35 ou 68 euros de la fausse amende. L’objectif principal des cybercriminels est de collecter des donnĂ©es personnelles et bancaires sensibles. Une fois en leur possession, ces informations peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour d’autres attaques ou revendues sur les marchĂ©s noirs du dark web, amplifiant considĂ©rablement les dĂ©gâts potentiels.

Les escrocs adaptent leur mode opĂ©ratoire en exploitant par exemple la confusion autour des Zones Ă  Faibles Émissions (ZFE) Ă  Lyon pour rendre leur piège plus crĂ©dible. Les forces de l’ordre constatent une recrudescence de signalements, mĂŞme si le phĂ©nomène reste difficile Ă  quantifier car les victimes portent souvent plainte plus tard, sur leur lieu de rĂ©sidence et non sur le lieu de l’infraction.

faux PV

Comment se protéger efficacement contre cette menace ?

La première règle est la mĂ©fiance absolue envers les QR codes trouvĂ©s sur des avis de contravention. Le seul site officiel pour le paiement des forfaits post-stationnement est stationnement.gouv.fr. Il est crucial de vĂ©rifier l’URL qui s’affiche après un scan : si elle ne se termine pas par .gouv.fr, il faut fermer la page immĂ©diatement. Ă€ Paris, il est bon de rappeler qu’il n’y a plus de tickets physiques dĂ©posĂ©s sur les pare-brise ; les avis sont envoyĂ©s par courrier postal.

En cas de doute, le mieux est de contacter la police municipale ou la gendarmerie. Face Ă  cette vague de signalements, notamment dans le XVIIe arrondissement de Paris, l’affaire a Ă©tĂ© signalĂ©e au parquet financier. Cette mĂ©thode dĂ©montre que les QR codes sont devenus une arme de choix pour les cybercriminels, une Ă©tude rĂ©cente montrant que de nombreux utilisateurs les scannent encore sans la moindre prĂ©caution

Source: Une nouvelle arnaque aux faux PV avec QR code se propage partout en France

Vos identifiants Gmail, Facebook et Netflix font-ils partie de cette fuite massive de données ?

Un chercheur en cybersĂ©curitĂ© a dĂ©couvert une base de donnĂ©es non protĂ©gĂ©e de près de 150 millions d’identifiants volĂ©s. Elle n’a pas pour origine un piratage de services, mais des malwares de type infostealer.
 
 
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Une base de donnĂ©es monumentale, totalisant 96 Go et contenant 149 millions d’identifiants (noms d’utilisateur et mots de passe), a Ă©tĂ© dĂ©couverte en accès libre sur internet. L’expert en cybersĂ©curitĂ© Jeremiah Fowler a fait cette trouvaille alarmante. La base de donnĂ©es, non chiffrĂ©e et non protĂ©gĂ©e, exposait les informations de connexion de millions d’utilisateurs Ă  travers le monde.

D’oĂą proviennent ces donnĂ©es et quels services sont concernĂ©s ?

L’origine la plus probable de cette collecte massive est un malware de type infostealer. Un tel logiciel malveillant s’installe discrètement sur les appareils des victimes pour enregistrer les frappes au clavier et voler les informations de connexion.

La liste des services touchĂ©s est vertigineuse : 48 millions de comptes Gmail, 17 millions pour Facebook, 6,5 millions pour Instagram, 4 millions pour Yahoo, 3,4 millions pour Netflix, 1,5 million pour Outlook, 900 000 pour iCloud, 780 000 pour TikTok, et mĂŞme 420 000 pour la plateforme de cryptomonnaies Binance.

Des accès Ă  des services bancaires et des sites gouvernementaux de plusieurs pays figuraient Ă©galement dans cette mine d’or pour les cybercriminels.

infostealer-base-donnees-expositionSource image : ExpressVPN

Comment la fuite a-t-elle été gérée ?

Après avoir dĂ©couvert la base de donnĂ©es, Jeremiah Fowler a tentĂ© de contacter l’hĂ©bergeur pour la faire supprimer. Le processus s’est avĂ©rĂ© complexe et long.

 » Il a fallu près d’un mois et plusieurs tentatives avant que des mesures soient enfin prises Â«Â , dĂ©plore le chercheur (ExpressVPN). Pendant ce temps, la base de donnĂ©es continuait de s’enrichir avec de nouvelles informations volĂ©es.

Pour Jeremiah Fowler, cette situation souligne en outre une ironie :  » MĂŞme les cybercriminels ne sont pas Ă  l’abri des violations de donnĂ©es.  » Les cybercriminels peuvent nĂ©gliger la sĂ©curitĂ© de leur propre infrastructure.

Un risque avec la rĂ©utilisation d’identifiants compromis

L’exposition de ces donnĂ©es crĂ©e des risques Ă©vidents pour les victimes, allant de l’usurpation d’identitĂ© Ă  la fraude financière. Les cybercriminels peuvent utiliser de telles listes pour des attaques automatisĂ©es de credential stuffing.

Le credential stuffing est une attaque par force brute. Elle fait rĂ©fĂ©rence Ă  un bourrage d’identifiants en enchaĂ®nant des combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe. D’oĂą l’intĂ©rĂŞt de mesures comme l’authentification Ă  plusieurs facteurs.

 

Source: Vos identifiants Gmail, Facebook et Netflix font-ils partie de cette fuite massive de données ?

Eau contaminĂ©e et cancers : le lourd tribut des data centers d’Amazon en Oregon

Au cĹ“ur de l’Oregon, les activitĂ©s des data centers d’Amazon exacerbent une contamination de l’eau potable par les nitrates. Ce phĂ©nomène, liĂ© Ă  l’agriculture industrielle, entraĂ®ne des niveaux de pollution jusqu’Ă  dix fois supĂ©rieurs aux normes. Les consĂ©quences sont graves : une augmentation des cas de cancers rares et de fausses couches est observĂ©e parmi les rĂ©sidents les plus vulnĂ©rables.
 
 
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Dans le comtĂ© de Morrow, une rĂ©gion rurale de l’Oregon, une crise sanitaire silencieuse prend de l’ampleur. La nappe phrĂ©atique, unique source d’eau potable pour des milliers d’habitants, est gravement contaminĂ©e par les nitrates. Si l’agriculture intensive est la source originelle du problème, l’arrivĂ©e des gigantesques data centers d’Amazon Web Services (AWS) depuis 2011 a considĂ©rablement accĂ©lĂ©rĂ© la dĂ©gradation de la situation, crĂ©ant un cocktail toxique aux effets dĂ©vastateurs.

Comment les serveurs d’Amazon amplifient-ils la pollution existante ?

Les data centers, pour refroidir leurs serveurs surchauffĂ©s, consomment des millions de litres d’eau chaque annĂ©e, puisĂ©s directement dans l’aquifère local (la nappe d’eau souterraine de la rĂ©gion). Cette eau est dĂ©jĂ  chargĂ©e en nitrates provenant des engrais des mĂ©ga-fermes de la rĂ©gion. Le processus de refroidissement aggrave le problème de manière significative.

En effet, lorsque l’eau circule dans les systèmes pour absorber la chaleur, une partie s’Ă©vapore, mais les nitrates, eux, restent. Le rĂ©sultat est une concentration accrue de polluants. L’eau rejetĂ©e dans le système des eaux usĂ©es du Port de Morrow est donc encore plus toxique qu’Ă  son entrĂ©e, atteignant parfois des concentrations huit fois supĂ©rieures Ă  la limite de sĂ©curitĂ© de l’Oregon. Ce cycle infernal contamine toujours plus la source mĂŞme oĂą les habitants puisent leur eau.

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Les data centers d’Amazon Ă  Portland (Oregon)

Quelles sont les conséquences sanitaires pour la population locale ?

Les effets sur la santĂ© des rĂ©sidents sont alarmants. Un ancien commissaire du comtĂ©, Jim Doherty, a tirĂ© la sonnette d’alarme après avoir constatĂ© une hausse de pathologies inhabituelles. Des tests menĂ©s sur des puits privĂ©s ont rĂ©vĂ©lĂ© des niveaux de nitrates dĂ©passant largement les seuils fĂ©dĂ©raux, avec des cas de cancer rares.

Les tĂ©moignages recueillis sont affolants : des fausses couches inexpliquĂ©es, des maladies rĂ©nales, et mĂŞme des cas de cancers rares chez des personnes sans antĂ©cĂ©dents, comme un cancer du larynx chez un non-fumeur. La situation est comparĂ©e Ă  la crise de Flint, au Michigan, car elle touche une population Ă©conomiquement prĂ©caire, avec peu de pouvoir politique et une connaissance limitĂ©e des risques encourus.

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Quelle est la rĂ©ponse d’Amazon et des autoritĂ©s locales ?

Face Ă  ces accusations, Amazon se dĂ©fend en affirmant que ses activitĂ©s reprĂ©sentent une fraction infime du système hydrique et n’ont pas d’impact significatif. La sociĂ©tĂ© souligne que les problèmes de qualitĂ© de l’eau sont bien antĂ©rieurs Ă  son implantation. Pourtant, des documents internes rĂ©vèlent que l’entreprise Ă©tait consciente de l’enjeu, cherchant Ă  se positionner en Â« entreprise citoyenne Â» tout en nĂ©gociant des avantages fiscaux de plusieurs milliards de dollars.

Les autoritĂ©s locales, quant Ă  elles, ont Ă©tĂ© critiquĂ©es pour la lenteur de leur rĂ©action et des conflits d’intĂ©rĂŞts prĂ©sumĂ©s. Des enquĂŞtes ont mis en lumière des accords financiers suspects entre des responsables publics et des entreprises liĂ©es Ă  l’infrastructure d’Amazon, soulevant des questions sur les vĂ©ritables prioritĂ©s des dĂ©cideurs. La population, elle, se sent abandonnĂ©e, prise en Ă©tau entre les impĂ©ratifs Ă©conomiques et une urgence sanitaire grandissante.

 

Source: Eau contaminĂ©e et cancers : le lourd tribut des data centers d’Amazon en Oregon

Pourquoi les appareils de prise de notes avec intelligence artificielle font-ils soudainement leur apparition ?

Je ne sais pas pour vous, mais je suis Ă©tonnĂ© de voir le nombre de preneurs de notes AI qui dĂ©barquent sur le marchĂ©. Je ne pensais pas qu’ils deviendraient si populaires, surtout avec nos smartphones qui peuvent enregistrer nos pensĂ©es et rĂ©flexions quand nous le souhaitons.

Je pensais que des applications comme Otter, qui permettent d’enregistrer des conversations et utilisent l’AI pour transcrire les résultats, en offrant des résumés et des actions, seraient plus que suffisantes. Avec 300 minutes gratuites par mois, je pensais que cela répondrait à nos besoins en termes de prise de notes AI.

Il semble que je me sois trompé. Dans plusieurs domaines de la technologie grand public, il y a un retour vers des appareils dédiés pour des fonctions spécifiques et, en matière de prise de notes, les personnes apprécient la simplicité d’un gadget dont la seule fonction est d’enregistrer ce qui se dit autour et de le résumer ensuite de manière organisée.

 

Beaucoup d’entre nous attendent (avec un certain suspense) de voir ce que va concocter OpenAI en collaboration avec Jony Ive, l’ancien gĂ©nie du design d’Apple. (Petite anecdote, je me suis retrouvĂ© derrière lui lors d’un Ă©vĂ©nement presse alors qu’il prĂ©sentait le nouveau MacBook Ă  Tim Cook, qui l’avait sĂ»rement dĂ©jĂ  vu, et il dĂ©gageait une odeur incroyable).

Les rumeurs parlent d’un appareil sans écran, toujours actif, se situant entre un ami et un ordinateur – mais un tel traitement de données pourrait potentiellement causer des problèmes dans les centres de données qui doivent interpréter toutes ces informations et les convertir en données pertinentes.

Et cela ne va pas créer un segment sur le marché – de nombreux preneurs de notes AI physiques existent déjà, bien que pas dans le modèle toujours actif dont il est question ici. Si vous êtes au courant de ces dispositifs dédiés, vous savez qu’ils existent sous plusieurs formes, allant des options de la taille d’une carte de crédit à des pendentifs ou des dispositifs que l’on porte au poignet. La différence ici est qu’ils s’activent par une pression ou un interrupteur, ce qui facilite le démarrage et l’arrêt de la session sans craindre d’être écouté en permanence.

 

Porter nos mots ?

Le Soundcore Work d’Anker, un dispositif de la taille d’une pièce de monnaie qui se déclenche par un simple clic, facilite la prise de notes. Il peut être porté autour du cou comme un pendentif, clipsé sur des vêtements ou attaché à votre téléphone via un dock magnétique. Il suscite également un intérêt croissant, ayant récemment été présenté comme étude de cas lors de la conférence Microsoft Ignite 2025, illustrant bien comment les technologies cloud peuvent être intégrées dans un petit appareil.

Ce qui unifie ces dispositifs, c’est l’idĂ©e d’avoir un assistant personnel qui vit en dehors de votre tĂ©lĂ©phone – pouvoir tenir l’appareil qui Ă©coute et le placer prĂ©cisĂ©ment oĂą vous le souhaitez. Les microphones sont spĂ©cialement conçus pour capter la voix (jusqu’à 5 m pour le Soundcore Work), garantissant une bonne prĂ©cision dans ce qui est enregistrĂ©, et l’application peut le transcrire facilement.

Ce que j’apprécie dans ces preneurs de notes AI (au-delà du fait que je peux être sûr quand ils écoutent et quand ils ne le font pas – je reste un grand fan d’un interrupteur physique pour savoir quand quelque chose est éteint) est la possibilité d’avoir une conversation avec, eh bien, ma conversation. Je peux interroger ce qui a été dit, voir facilement les actions à réaliser ou relire la discussion différemment.

 

Bien que le coût de ces dispositifs ne soit pas élevé de prime abord, il est important de se rappeler qu’ils auront généralement besoin d’un abonnement pour accéder à la plupart des fonctionnalités – beaucoup offrent des minutes gratuites d’enregistrement par mois, mais chaque fois que je les utilise régulièrement (en enregistrant des pensées lors d’une promenade, en transcrivant des interviews et en organisant des tâches), je consume facilement les limites gratuites.

Les prix de ces abonnements varient, beaucoup étant structurés par paliers (par exemple, le niveau Pro du Soundcore Work, avec 1200 minutes d’enregistrement, est à 69,99€ pour 12 mois), mais vous bénéficierez également de fonctionnalités avancées, comme la possibilité de poser des questions supplémentaires sur vos enregistrements.

Un autre avantage que j’ai remarqué en utilisant ces dispositifs dédiés, c’est que vous n’avez pas à vous soucier d’une éventuelle défaillance du réseau. Les enregistrements sont stockés localement, ce qui n’est pas toujours le cas avec les applications. J’ai souvent eu des problèmes en traversant une zone à faible signal, perdant toutes mes réflexions intéressantes – savoir qu’un appareil est prêt à capter mes pensées menus est un soulagement.

 

Il est appréciable qu’il existe une gamme d’options de design, car je ne suis pas certain d’être prêt à porter un appareil autour du cou toute la journée, surtout en raison de l’esthétique qui ne correspond pas toujours à mon style « je suis un homme de 42 ans qui s’habille encore comme un adolescent confus ». En revanche, le clipper sur le col de mon hoodie légèrement ironique, à la manière d’un micro-cravate, me convient parfaitement.

Ces appareils deviendront-ils omniprésents ? Les personnes accepteront-ils qu’un jour nous soyons tous enregistrés en permanence et n’ayons plus besoin de nous souvenir de nos paroles ? Nous en sommes encore loin, mais si vous souhaitez capturer facilement vos pensées, ces preneurs de notes sont des outils pratiques pour activer ou désactiver la capture AI lorsque vous en avez besoin.

Source: Pourquoi les appareils de prise de notes avec intelligence artificielle font-ils soudainement leur apparition ?

Une fuite chez un partenaire d’OpenAI expose des donnĂ©es d’utilisateurs API

OpenAI, la sociĂ©tĂ© derrière ChatGPT, a annoncĂ© une fuite de donnĂ©es suite Ă  un piratage chez son fournisseur Mixpanel, une plateforme d’analyse web. Des informations personnelles comme les noms, adresses e-mail et localisations approximatives des utilisateurs de sa plateforme API ont Ă©tĂ© compromises. La faille ne concerne ni les conversations ChatGPT ni les donnĂ©es de paiement, mais soulève des questions de sĂ©curitĂ©.
 
 
openai

 

Nouveau coup dur pour la confiance numĂ©rique. La sociĂ©tĂ© OpenAI, crĂ©atrice du cĂ©lèbre agent conversationnel ChatGPT, se retrouve au cĹ“ur d’une affaire de fuite de donnĂ©es. L’incident ne provient cependant pas d’une faille directe de ses systèmes, mais bien d’une vulnĂ©rabilitĂ© identifiĂ©e chez l’un de ses partenaires.

La sociĂ©tĂ© en cause est Mixpanel, spĂ©cialisĂ©e dans l’analyse du comportement des utilisateurs sur des sites et applications. C’est via une intrusion dans les serveurs de ce prestataire que des informations sensibles ont pu ĂŞtre dĂ©robĂ©es par des acteurs malveillants.

hacker

Quelles sont les données précisément compromises ?

Bien que les systèmes internes d’OpenAI n’aient pas Ă©tĂ© violĂ©s, cette fuite collatĂ©rale n’est pas sans consĂ©quence. Le butin des pirates est bien identifiĂ© et concerne principalement les mĂ©tadonnĂ©es des comptes de la plateforme API. Les informations compromises incluent :

  • Le nom associĂ© au compte utilisateur ;
  • L’adresse e-mail de contact ;
  • La localisation approximative, dĂ©duite de l’adresse IP ;
  • Les identifiants d’organisation et d’utilisateur ;
  • Des informations techniques sur le navigateur et le système d’exploitation.

OpenAI a cependant tenu Ă  rassurer rapidement ses utilisateurs en confirmant que le cĹ“ur de son service, notamment les conversations avec ChatGPT ou les donnĂ©es de paiement, n’est absolument pas touchĂ© par cet incident. La brèche reste donc circonscrite Ă  un pĂ©rimètre bien dĂ©fini.

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Qui est réellement concerné par cette fuite ?

Il est crucial de comprendre que cet incident ne cible pas l’utilisateur grand public de ChatGPT. Les personnes directement affectĂ©es sont les dĂ©veloppeurs et les entreprises qui exploitent l’interface de programmation (API) via le portail platform.openai.com. Ces donnĂ©es analytiques permettaient Ă  OpenAI de comprendre comment les professionnels interagissaient avec ses outils, via les services de Mixpanel.

Aucune conversation privĂ©e, aucune requĂŞte envoyĂ©e Ă  l’intelligence artificielle, ni aucune clĂ© API ou information de paiement n’a Ă©tĂ© compromise. De mĂŞme, les mots de passe et les identifiants de connexion restent en sĂ©curitĂ©, car ils n’Ă©taient pas gĂ©rĂ©s ou stockĂ©s par le partenaire affectĂ©.

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Quelles mesures ont été prises par OpenAI ?

Face Ă  cet incident, la rĂ©action d’OpenAI a Ă©tĂ© double. D’une part, la firme a immĂ©diatement coupĂ© les ponts avec Mixpanel, suspendant l’utilisation de l’outil d’analyse en attendant les conclusions complètes de l’enquĂŞte. D’autre part, une campagne de communication par e-mail a Ă©tĂ© lancĂ©e pour informer tous les utilisateurs potentiellement touchĂ©s.

L’entreprise met en garde contre les risques accrus de phishing. Les pirates pourraient en effet se servir des informations volĂ©es pour monter des arnaques plus crĂ©dibles et personnalisĂ©es. La vigilance est donc de mise face aux emails ou messages inattendus qui sembleraient provenir d’OpenAI. Pour renforcer la sĂ©curitĂ© des comptes, l’entreprise rappelle l’importance capitale d’activer l’authentification Ă  deux facteurs, une barrière efficace contre les accès non autorisĂ©s.

 

Source: Une fuite chez un partenaire d’OpenAI expose des donnĂ©es d’utilisateurs API

Pourquoi macOS 27 signe la fin d’une ère pour de nombreux MacBook ?

Apple a commencĂ© Ă  prĂ©parer les esprits dès la WWDC 2025. Lors de l’évĂ©nement, la firme avait laissĂ© entendre que macOS 26 Tahoe serait la dernière version compatible avec les MacBook Intel, tout en promettant quelques annĂ©es de transition. L’annonce Ă©tait restĂ©e discrète, sans dĂ©claration formelle ni date prĂ©cise.

La confirmation vient finalement d’arriver il y a quelques jours, glissĂ©e dans une documentation destinĂ©e aux dĂ©veloppeurs. Apple y officialise une Ă©tape clĂ© de sa transition vers Apple Silicon, avec une prĂ©cision importante pour celles et ceux qui utilisent encore certains outils conçus uniquement pour Intel.

Une annonce passée presque inaperçue

Le document mis en ligne fin octobre ne ressemble pas Ă  un communiquĂ© classique. Il s’agit d’une page technique mise Ă  jour sur le site dĂ©veloppeur d’Apple, sans communication publique. C’est pourtant bien lĂ  que la firme Ă  la pomme vient de confirmer la fin du support des Mac Intel Ă  moyen terme. Une phrase suffit : « macOS Tahoe sera la dernière version compatible avec ces machines. Â»

Apple rĂ©serve souvent ce genre de prĂ©cisions aux dĂ©veloppeurs, Ă©vitant d’alerter les utilisateurs grand public. La plupart des utilisateurs de Mac Intel ne verront, par consĂ©quent, probablement jamais passer cette information. Elle marque pourtant la fin du support actif pour ces machines, et confirme la transition dĂ©finitive vers les puces Apple Silicon.

Rosetta 2 survivra… un temps

La documentation prĂ©cise par ailleurs que Rosetta, l’outil qui permet aux Mac Apple Silicon de faire tourner des apps conçues pour Intel, restera disponible dans macOS 27. Vous pourrez donc continuer Ă  lancer certains anciens logiciels, au moins encore un an.

La firme indique toutefois que cette compatibilitĂ© sera limitĂ©e car Rosetta ne prendra plus en charge certaines technologies comme les machines virtuelles Intel ou les extensions noyau. MĂŞme les dĂ©veloppeurs devront adapter leurs outils, car aucune app ne pourra mĂŞler du code Intel et ARM dans un mĂŞme processus.

Apple referme doucement la porte aux Mac Intel, mais ce n’est pas le seul revers liĂ© Ă  macOS Tahoe. Deux modèles de MacBook Air rencontrent un autre problème, Ă  dĂ©couvrir dans cet article.

 

Source: Pourquoi macOS 27 signe la fin d’une ère pour de nombreux MacBook ?

Windows 11 : ce qui va changer avec le clic droit

Si vous appuyez sur le clic droit de votre souris ou de votre pavé tactile, vous ouvrez un menu contextuel. Ce dernier donne accès à plusieurs actions pour interagir avec un fichier ou une application. Néanmoins, beaucoup d’utilisateurs sont raccords sur un fait : celui-ci est très chargé, ce qui nuit à la lisibilité. Microsoft a fini par entendre les critiques et promet d’améliorer ce menu.

 

Crédits : Windows Latest

Comme le note Windows Latest, la firme de Redmond prĂ©pare une mise Ă  jour pour amĂ©liorer son interface. Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, le but est de raccourcir la liste Ă  rallonge. Ainsi, les utilisateurs pourront plus facilement identifier les actions possibles, sans devoir subir certaines appellations redondantes ou crĂ©ant la confusion.

Microsoft regroupera donc les actions possibles en fonction de leur nature, avant d’afficher un sous-menu donnant l’accès aux différentes options. Par exemple, au lieu d’avoir une action pour ouvrir une image avec l’application Photos et une autre pour “ouvrir avec” (ce qui donne le choix de l’application), les deux actions seront regroupées et le sous-menu permettra de choisir l’application à utiliser.

La société américaine a baptisé ce nouveau système “Split Context Menu”. L’API (interface de programmation d’interface) est désormais accessible aux développeurs. Néanmoins, il faudra encore faire preuve de patience avant d’apprécier cette nouveauté sur son PC sous Windows 11, aucune date de déploiement n’ayant été avancée.

 

Source: Windows 11 : ce qui va changer avec le clic droit

OVHCloud piĂ©gĂ© par le Canada : la fin de l’immunitĂ© pour les donnĂ©es en Europe !

Un tribunal canadien ordonne à OVHCloud de livrer des données hébergées en Europe, créant un imbroglio juridique majeur. Pris en étau entre la loi canadienne et la loi française qui interdit ce transfert, le géant du cloud voit sa stratégie de protection des données mise à rude épreuve.
 
 
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L’affaire est un vĂ©ritable casse-tĂŞte juridique. En avril 2024, la justice canadienne a exigĂ© d’OVHCloud la communication de mĂ©tadonnĂ©es liĂ©es Ă  quatre adresses IP dans le cadre d’une enquĂŞte criminelle.

Le problème ? Ces informations ne sont pas au Canada, mais sur des serveurs en France, au Royaume-Uni et en Australie. La demande a Ă©tĂ© faite Ă  la filiale locale d’OVHCloud, qui n’a techniquement pas accès Ă  ces informations, car elle est juridiquement distincte de la maison mère française.

Pourquoi la justice canadienne s’acharne-t-elle ?

La Cour de l’Ontario ne lâche rien. Dans une dĂ©cision rendue en septembre, la juge Heather Perkins-McVey a balayĂ© les arguments techniques d’OVHCloud. Pour la justice canadienne, la Â«Â prĂ©sence virtuelle » du groupe au Canada suffit Ă  le soumettre Ă  la juridiction locale, peu importe oĂą se trouvent physiquement les serveurs. C’est une interprĂ©tation très large du droit qui change complètement la donne pour les opĂ©rateurs internationaux.

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La Gendarmerie royale du Canada (RCMP) a dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi de contourner les traitĂ©s d’entraide judiciaire existants entre la France et le Canada. Une voie plus rapide, mais qui heurte de plein fouet les principes de coopĂ©ration internationale et la souverainetĂ© des États. OVHCloud a dĂ©sormais un dĂ©lai très court, jusqu’au 27 octobre 2025, pour obtempĂ©rer sous peine de lourdes sanctions pĂ©nales.

Quelle est la dĂ©fense d’OVHCloud et de la France ?

Le fournisseur français OVHCloud est pris entre le marteau et l’enclume. S’il obĂ©it Ă  l’injonction canadienne, il viole la loi de blocage française. Cette loi interdit formellement Ă  toute entreprise française de communiquer des informations sensibles Ă  des autoritĂ©s Ă©trangères en dehors des canaux officiels. Les dirigeants risqueraient jusqu’Ă  six mois de prison et des amendes consĂ©quentes pour chaque infraction.

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Face Ă  ce que Paris considère comme une atteinte Ă  sa souverainetĂ©, l’État français est montĂ© au crĂ©neau. Le Service de l’Information StratĂ©gique et de la SĂ©curitĂ© Économique (SISSE), rattachĂ© Ă  Bercy, a envoyĂ© deux courriers pour rappeler l’illĂ©galitĂ© de la dĂ©marche. Le ministère de la Justice a Ă©galement proposĂ© une coopĂ©ration accĂ©lĂ©rĂ©e, mais via la voie lĂ©gale d’une commission rogatoire. Une main tendue que les autoritĂ©s canadiennes ont pour l’instant ignorĂ©e.

Quelles sont les conséquences pour le secteur du cloud ?

Cette affaire est bien plus qu’un simple bras de fer juridique. Elle met Ă  mal toute la stratĂ©gie d’OVHCloud, qui a bâti sa rĂ©putation sur la sĂ©paration stricte, juridique et technique, de ses filiales pour protĂ©ger les donnĂ©es de ses clients contre les lois extraterritoriales comme le Cloud Act amĂ©ricain. Ironiquement, le danger ne vient pas de Washington, mais d’Ottawa.

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Si la dĂ©cision canadienne est confirmĂ©e en appel, elle crĂ©erait un prĂ©cĂ©dent mondial dĂ©vastateur. N’importe quel pays pourrait exiger l’accès Ă  des informations hĂ©bergĂ©es Ă  l’autre bout du monde, du moment qu’un fournisseur de services y a une activitĂ© commerciale. C’est toute l’architecture de la confiance dans le cloud qui serait remise en cause. OVHCloud a fait appel devant la Cour supĂ©rieure de l’Ontario pour tenter de dĂ©samorcer cette bombe Ă  retardement.

Foire Aux Questions (FAQ)

Qu’est-ce que la loi de blocage française ?

C’est une loi qui interdit aux entreprises françaises de transmettre des donnĂ©es Ă  caractère Ă©conomique, commercial, industriel, financier ou technique Ă  des autoritĂ©s publiques Ă©trangères, sauf dans le cadre de traitĂ©s d’entraide judiciaire internationaux. Le but est de protĂ©ger la souverainetĂ© et les intĂ©rĂŞts stratĂ©giques français.

Pourquoi le Canada n’utilise-t-il pas les voies lĂ©gales ?

Les enquĂŞteurs canadiens semblent privilĂ©gier la rapiditĂ© d’une ordonnance directe (« Production Order ») plutĂ´t que les procĂ©dures de coopĂ©ration internationale. Ces dernières sont jugĂ©es plus lentes et bureaucratiques, mĂŞme si elles sont lĂ©galement prĂ©vues pour ce type de situation et respectent la souverainetĂ© de chaque État.

Cette affaire remet-elle en cause la souveraineté numérique ?

Absolument. Si la localisation physique des donnĂ©es n’est plus une protection suffisante, le principe mĂŞme de souverainetĂ© numĂ©rique est menacĂ©. Cela signifie que les donnĂ©es pourraient ne plus ĂŞtre exclusivement soumises aux lois du pays oĂą elles sont stockĂ©es, crĂ©ant une insĂ©curitĂ© juridique majeure pour les entreprises et les citoyens.

Source: OVHCloud piĂ©gĂ© par le Canada : la fin de l’immunitĂ© pour les donnĂ©es en Europe !