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Après Bouygues Telecom, c’est Google qui subit une cyberattaque

Le géant de l’information en ligne, Google, a été victime d’une cyberattaque, résultant dans l’accès à des données par des personnes malveillantes.
Google Bay View // Source : Frandroid

Les cyberattaques d’importance semblent de plus en plus nombreuse. Après Free, puis Bouygues Telecom, c’est au tour de Google d’admettre avoir été victime de l’exploitation d’une brèche dans ses services.

Pas d’IBAN cette fois-ci, mais ce sont tout de même 2,55 millions de données clients qui auraient été subtilisés en raison de cette attaque.

Qui a été touché ?

En réalité, l’attaque a eu lieu dans la branche Google Ads, s’occupant des publicités en ligne. Plus précisément, c’est une instance du CRM Salesforce qui a été attaqué, ouvrant l’accès à des données clients de Google Ads.

On parle donc de numéros de téléphone professionnels, des noms des clients, ou d’autres informations de ce genre utilisées par les équipes commerciales de Google.

L’attaque aurait été perpétrée par ShinyHunters, un groupe spécialisé dans l’exploitation de failles dans les logiciels Salesforce. Un autre groupe, Scattered Spider, aurait également été impliqué d’après le média Bleeping Computer.

Désormais, le groupe exige 20 bitcoins en rançons, 2 millions d’euros environ, auprès de Google pour ne pas dévoiler les données en question.

Comme Bouygues Telecom, Google a notifié les personnes concernées par la fuite par email.

Source: Après Bouygues Telecom, c’est Google qui subit une cyberattaque

C’est fait : Google vient d’enterrer la recherche sur le web

Perplexity maison, AI Overviews, Shopping propulsé par IA… Google annonce tellement de changement à la recherche sur le web qu’elle semble désormais appartenir au passé.

Ça y est, c’est fait : Google dévoile toutes ses cartes et l’ère de la recherche sur le web touche à sa fin. Ce mardi 20 mai, à l’occasion de la Google I/O, le géant de Mountain View déploie une série d’innovations basées sur l’IA qui redéfinissent fondamentalement l’expérience de recherche en ligne. Cette transformation pourrait marquer la fin progressive (et annoncée) du moteur de recherche tel que nous le connaissons depuis plus de deux décennies.

AI Overviews à la conquête du monde

Première nouvelle qui pourra inquiéter les médias : Google étend massivement sa fonctionnalité AI Overviews à 200 pays, avec la prise en charge de plus de 40 langues. Google poursuit son opération visant à « rassurer l’écosystème web » en affirmant que les utilisateurs qui cliquent sur des liens depuis AI Overviews passent davantage de temps à consulter les articles qu’auparavant.

Cette statistique est cruciale, car elle suggère que, contrairement aux craintes initiales, ces résumés générés par IA pourraient finalement augmenter l’engagement avec le contenu original plutôt que de le cannibaliser. On a du mal à imaginer dans quel contexte cette donnée peut être vraie, tant les AI Overviews sont pratiques et résument à merveille les contenus produits par des humains — parfois avec un effort de synthèse que les articles à la source n’ont pas.

Pour soutenir ces nouvelles versions, l’évolution technologique s’accélère également avec le passage d’AI Overviews de Gemini 2.0 à Gemini 2.5, d’abord aux États-Unis. Google a développé une version spécifique « Gemini for Search » conçue pour fournir des réponses plus détaillées et mieux documentées, citant davantage de sources. C’est peut-être par là que la confiance pourra renaître : si les utilisateurs sont amenés à vérifier les sources de l’IA plus explicitement, l’utilisation de l’IA pourrait être moins néfaste pour les producteurs de contenus.

Reste que Google n’a pas évoqué, encore, comment il compte rémunérer les contenus parcourus par son IA et répondre à la question que tout le monde se pose : à partir de quelles données l’IA répondra-t-elle quand aucun humain ne pourra être rémunéré pour les produire ?

Google AI Mode : Google lance son Perplexity

AI Overviews n’est qu’un des pions de Mountain View : Google déploie en parallèle plusieurs innovations majeures qui transforment radicalement l’expérience de recherche traditionnelle.

Google AI Mode, comparable à un Perplexity intégré directement à Google, sort officiellement de sa phase bêta aux États-Unis aujourd’hui et devient disponible pour tous les utilisateurs américains. Les utilisateurs européens devront patienter, mais Google confirme que le programme sera ouvert en Europe ultérieurement.

Parmi les fonctionnalités les plus impressionnantes dans les démonstrations, on peut noter le mode Deep Search, qui fragmente automatiquement une requête complexe en plus de 50 sous-requêtes pour générer des rapports approfondis, semblables à des analyses d’experts. Cette approche, inspirée des recherches profondes d’OpenAI ou Perplexity, marque une rupture avec la recherche par mots-clés qui a défini le net depuis ses débuts. On se retrouve avec un Google capable de répondre à des questions complexes, avec un corpus de documents fondé sur un nombre de recherches qu’aucun internaute ne fait au quotidien. Les résultats, établis sur un Google qui archive le web depuis vingt ans, promettent d’être plutôt bien documentés.

L’AI Mode enrichit également l’expérience visuelle d’un chat avec une IA en générant automatiquement des graphiques et des tableaux incorporant des données en temps réel. Pas étonnant que les premiers tests se concentrent sur les statistiques sportives, domaine où l’actualisation constante des données est fondamental… et où Google a un énorme historique, grâce à ses snippets.

Le Perplexity de Google // Source : Montage Numerama
Le Perplexity de Google. // Source : Montage Numerama

La fonctionnalité Search Live représente peut-être l’innovation la plus futuriste, intégrant à la recherche mobile un mode caméra permettant aux utilisateurs de filmer leur environnement et de poser des questions contextuelles grâce aux technologies du projet Astra et de Gemini Live. En clair : Google prévoit le logiciel qui accompagnera les lunettes de réalité augmentée du futur. Chez Meta, à la découverte des lunettes Orion, nous avons pu faire une expérience similaire en demandant une recette de cuisine sur la base d’ingrédients dans notre champ de vision.

Source: C’est fait : Google vient d’enterrer la recherche sur le web

C’est une révolution, le permis de conduire va complètement changer : voici les nouveautés

L’Europe est en train de mettre un coup d’accélérateur sur le permis de conduire. Fini les règles qui changent d’un pays à l’autre, place à un document unifié qui va simplifier la vie des conducteurs, des ados aux pros du volant.

Le Parlement européen et le Conseil ont trouvé un accord en 2023, et même si ça va prendre quelques années (on parle de 2030 pour que tout soit en place), les nouveautés sont nombreuses.

France Numérique

D’abord, le permis de conduire va se dématérialiser. En France, c’est déjà le cas, mais là on parle d’une solution globale. Bientôt, il tiendra dans votre poche, ou plutôt dans votre smartphone, grâce à un portefeuille numérique européen. Les pays ont jusqu’à cinq ans et demi pour mettre ça en route.

Pour rappel, le 28 novembre 2024 dernier, la Commission européenne avait dévoilé l’adoption d’un nouveau standard : les EU Digital Identity Wallets (eID). Ce projet vise à offrir des applications d’identification dans les États membres, pour réaliser des paiements, de vérifier son identité ou de signer des documents. En pratique, cela constitue une alternative complète aux applications comme Apple Cartes et Google Wallet, qui centralisent cartes de paiement, titres de transport, pièces d’identité ou billets dans un même espace.

Côté validité du permis de conduire, on harmonise tout : 15 ans pour les voitures et les motos, avec une petite flexibilité pour les États qui veulent descendre à 10 ans si le permis fait aussi office de carte d’identité. Pour les camions et les bus, c’est plus strict : renouvellement tous les 5 ans, et si vous avez plus de 65 ans, des règles supplémentaires pourraient s’ajouter. L’idée, c’est de garder tout le monde en sécurité, peu importe le type de véhicule.

Une formation qui colle à la vraie vie

La grande nouveauté, c’est aussi dans l’apprentissage que ça se passe. Les futurs conducteurs vont devoir se former sur des aspects bien concrets : comment éviter de scroller TikTok au volant, repérer les angles morts ou encore comprendre les systèmes d’aide à la conduite, qu’on appelle ADAS (Advanced Driver Assistance Systems).

La sécurité des autres usagers de la route, comme les piétons ou les cyclistes, devient une priorité. Les leçons incluront des astuces pour conduire sous la pluie battante, sur des routes glissantes ou même pour ouvrir sa portière sans envoyer un vélo dans le décor – un classique qu’on appelle le « Dutch Reach » dans certains pays.

Pour les nouveaux conducteurs, l’Europe généralise une période probatoire d’au moins deux ans. Actuellement en France, la durée probatoire des jeunes conducteurs (durant laquelle ils doivent afficher sur leur véhicule le disque « A ») est de trois ans, deux si la personne a effectué une conduite accompagnée.

Pendant ce temps, les règles sont plus strictes : si vous faites une bêtise, comme conduire après un verre de trop, les sanctions tombent plus fort. Certains pays, comme l’Italie, faisaient déjà ça, mais maintenant, c’est partout pareil. Et pour enfoncer le clou, on pousse une tolérance zéro sur l’alcool et les drogues au volant. Avant de décrocher le précieux sésame, un petit check-up médical sera aussi obligatoire : vue, cœur, tout y passe. Après, pour les renouvellements, une auto-évaluation pourra suffire dans certains cas.

Source: C’est une révolution, le permis de conduire va complètement changer : voici les nouveautés

Bouygues Telecom victime d’une cyberattaque : IBAN volés, client impactés… tout ce que l’on sait pour le moment

Après SFR, Free et Orange dans une moindre mesure, Bouygues Telecom subit à son tour une cyberattaque d’ampleur nous annonce l’opérateur. Les données, certaines sensibles, de plus de 6 millions de clients sont concernées.

Les cyberattaques se multiplient et aucun des grands opérateurs n’a l’air d’y échapper. Après les attaques d’ampleur qu’ont subi SFR et Free l’année passée, et celle qui a touché Orange la semaine dernière, c’est maintenant Bouygues Telecom qui annonce être victime d’une cyberattaque dans un communiqué de presse succinct.

Les données de 6,4 millions de clients compromises

Selon Bouygues Telecom, cette cyberattaque a permis à ses auteurs d’accéder aux données personnelles de 6,4 millions de clients. Si le communiqué de presse n’apporte aucune précision sur la nature de ces données, une alerte envoyée à certains clients apporte plus d’informations :

🇫🇷

Il apparaît que les coordonnées, les données contractuelles, les données d’état civil (ou de celles de l’entreprise pour les comptes professionnels impactés) ainsi que les coordonnées bancaires ont été siphonnées. Selon l’opérateur, les numéros de carte bancaire et les mots de passe ne sont pas impactés.

 
 

Nous parlons là de données extrêmement sensibles qui, recoupées avec les données récoltées lors d’autres cyberattaques, peuvent avoir des conséquences plus que désagréables. Il faut adopter quelques réflexes pour prévenir tout désagrément.

Que faire si nos données sont compromises ?

La vigilance quotidienne devient votre meilleure alliée. Voici les réflexes à adopter immédiatement :

  • Surveillez vos comptes bancaires quotidiennement
  • Contactez votre banque pour signaler le risque
  • Activez les plafonds de paiement personnalisés
  • Activez les notifications pour chaque transaction
  • Vérifiez et limitez vos mandats de prélèvement
  • Ne cliquez jamais sur des liens suspects dans vos emails ou SMS
  • Prenez des captures d’écran des communications suspectes
  • Méfiez-vous des appels se présentant comme votre opérateur ou votre banque
  • Vérifiez toujours les numéros officiels avant de rappeler
  • Contrôlez régulièrement les connexions à vos comptes en ligne
  • Alertez vos proches qui pourraient être concernés

Enfin, pour savoir si vos données ont réellement fuité, il existe plusieurs outils de surveillance tels que le site Have I Been Pwned, mais il est pour le moment trop tôt pour que les données siphonnées lors de cette cyberattaque y soient répertoriées.

Source: Bouygues Telecom victime d’une cyberattaque : IBAN volés, client impactés… tout ce que l’on sait pour le moment

La politesse des utilisateurs coûte très cher à OpenAI (ChatGPT)

Certaines personnes font preuve de politesse lorsqu’elles s’adressent à une intelligence artificielle. C’est notamment le cas avec ChatGPT. Si cela peut partir d’une bonne intention, le résultat, c’est que ça coûte des millions de dollars à OpenAI.

Conformément aux règles de savoir-vivre, il est important de dire “Bonjour”, “merci”, “s’il vous plaît” ou encore “au revoir”. Cette politesse, que l’on applique au quotidien avec les autres humains, est également appliquée par certains lors des échanges avec l’intelligence artificielle.

De prime abord, cela ne semble pas avoir d’incidence. Certaines rumeurs voudraient même que la réponse de l’IA soit plus adaptée en fonction du ton utilisé dans le cadre du prompt. Sur le réseau social X, une personne a demandé ouvertement quel était le coût de la politesse des gens pour OpenAI (la société derrière ChatGPT).

Réponse de Sam Altman (PDG d’OpenAI) sur le coût de la politesse dans ChatGPT // Crédits : X.com

C’est Sam Altman, le cofondateur et PDG de l’entreprise, qui a répondu “des dizaines de millions de dollars”. En effet, les modèles d’IA traitent chaque mot d’une requête. Ces derniers, dénommés “tokens”, demandent une ressource énergétique pour être traités. Ainsi, le fait de rajouter des mots que l’on peut qualifier d’inutiles dans le cadre de la requête ajoute une charge de calcul supplémentaire. Ces mots font donc croître la consommation énergétique et ralentissent les traitements.

Bien entendu, à l’échelle de l’individu, cela paraît très peu… Mais à l’échelle de milliards de requêtes, les mots supplémentaires finissent par compter, surtout quand ils font l’objet d’une requête supplémentaire dans le cadre d’une réponse. C’est d’autant plus vrai que, comme on peut le lire sur le site d’OpenAI, le coût de traitement de 1 000 tokens varie selon le modèle utilisé, de quelques cents à plusieurs dollars.

Enfin, Sam Altman rajoute que ces dollars “sont bien dépensés”, précisant avec humour qu’on ne sait jamais. Avec ces quelques mots, il fait référence aux scénarios de films, comme Terminator, dans lesquels l’intelligence artificielle prend le contrôle. Pour notre part, nous avons directement posé la question à ChatGPT. Vous trouverez sa réponse dans l’image ci-dessous.

Réponse de ChatGPT par rapport à sa préférence sur la politesse dans les prompts // Crédits : Geeko

Source: La politesse des utilisateurs coûte très cher à OpenAI (ChatGPT) – Geeko

Microsoft prolonge gratuitement le support de Windows 10, mais à une condition

Microsoft permet à ses utilisateurs de prolonger gratuitement les mises à jour de sécurité de Windows 10 d’un an. Une respiration bienvenue, mais qui ne sera pas sans contrepartie.

14 octobre 2025. Une date ancrée pour de nombreux utilisateurs de PC qui devront basculer de Windows 10 à Windows 11. Une transition difficile, qui demandera pour certaines personnes de changer purement et simplement de PC. Une obsolescence dont a conscience Microsoft qui souhaite mettre à disposition des solutions pour faciliter cette transition.

Un an supplémentaire

Il y a quelques semaines, on apprenait que Windows permettrait de profiter d’un an de suivi supplémentaire contre un abonnement de 30 euros par an environ. Cette offre persiste, mais une nouvelle va faire son apparition en permettant de s’inscrire gratuitement à ce programme, rapporte Windows Central.

Comment profiter des mises à jour gratuites ?

Pour en bénéficier, les utilisateurs devront accepter de synchroniser les paramètres de configuration de leur machine avec le cloud de Microsoft. Cette synchronisation pourra se faire si les utilisateurs ont un compte Microsoft relié à leur PC. Pour s’inscrire au programme, il suffira de se rendre dans Paramètres > Mise à jour & sécurité >Windows Update. Si le PC remplit les conditions nécessaires, un lien devrait s’afficher pour participer à cette extension.

Autrefois réservée aux membres du programme Insider, Microsoft semble décidée à ouvrir cette offre de sécurité à l’ensemble de ses clients. De quoi apaiser les tensions à venir et laisser un peu plus de temps aux utilisateurs pour se préparer.

 

Source: Microsoft prolonge gratuitement le support de Windows 10, mais à une condition

macOS 26 sera la dernier chant du signe des Mac avec puce Intel

On savait qu’elle approchait, mais la fin de support des Mac sous processeurs Intel est désormais actée. Lors de sa WWDC, Apple a précisé que macOS 26 serait la dernière version de son système d’exploitation à prendre en charge les puces x86 de son ancien partenaire.
Les MacBook Pro 13 sous processeurs Intel ne seront, par exemple, plus pris en charge par macOS 27 l’année prochaine // Source : Apple

Le temps file, et la prise en charge par macOS des anciens modèles de Mac, iMac et Macbook sous processeurs Intel vit désormais, c’est officiel, ses derniers mois d’existence.

Si Apple a déjà commencé à restreindre, sur ses anciens Mac Intel, l’accès à certaines fonctionnalités des dernières moutures de macOS, on apprend cette semaine que macOS 26 « Tahoe » sera l’ultime version compatible autant avec les puces Apple Silicon, (sous architecture ARM), que les processeurs Intel (sous architecture x86).

Comprenez par là qu’Apple accorde une dernière année de sursis à ses anciens modèles : macOS 27 les délaissera par contre définitivement à compter de 2026.

La dernière étape de la transition des Mac vers l’architecture ARM… est maintenant actée

Ce calendrier, Apple l’a précisé durant son Platforms State of the Union, organisé durant la WWDC.

 
 

La firme indique néanmoins que les Mac sous processeurs Intel continueront de recevoir des mises à jour de sécurité pendant encore quelque temps (a priori, Apple parle ici de 3 ans de mises à jour de sécurité), mais que les utilisateurs de ces anciennes machines ne devront plus s’attendre au déploiement de nouvelles fonctionnalités après l’arrivée de macOS 26.

Précisons que cette fin de support arrive de manière anticipée sur au moins deux familles de Mac.

Et pour cause, les MacBook Air et Mac mini sous processeurs Intel ne sont pas éligibles à macOS 26 Tahoe. Leur fin de support, et le basculement sur un simple suivi logiciel pour combler d’éventuelles failles de sécurité, intervient donc dès aujourd’hui en ce qui les concerne.

macOS 26 Tahoe arrivera par contre bien sur le MacBook Pro 16 de 2019, sur le MacBook Pro 13 de 2020, sur l’iMac de 2020 et sur le Mac Pro millésime 2019… les derniers des Mohicans.

Source: macOS 26 sera la dernier chant du signe des Mac avec puce Intel

ALERTE : la plus grande fuite de données de l’histoire ? 16 milliards de mots de passe dans la nature !

16 milliards de mots de passe ont été volés, de nombreux ayant été dérobés chez les géants Meta (Facebook), Google et Apple. Cette fuite historique est partie pour battre absolument tous les records de cybersécurité.

L'heure est grave, après la découverte d'une fuite gigantesque de données qui seraient inédites pour la plupart © Igor Kyrlytsya / Shutterstock
L’heure est grave, après la découverte d’une fuite gigantesque de données qui seraient inédites pour la plupart © Igor Kyrlytsya / Shutterstock
 

La cybersécurité mondiale pourrait faire face à la plus grave crise de son histoire, avec 16 milliards de mots de passe compromis. Des chercheurs en sécurité ont confirmé jeudi la découverte de ces milliards d’identifiants de connexion sur le dark web. Les données toucheraient l’ensemble des services numériques populaires, des réseaux sociaux aux plateformes gouvernementales.

 

Une fuite de données sans précédent

 

Cette découverte pulvériserait sans aucun mal les 184 millions d’identifiés révélés par Forbes le mois dernier, qui la confirme aujourd’hui dans une ampleur jamais vue. Vilius Petkauskas, de Cybernews, a identifié 30 bases de données exposées, qui accrochez-vous contiennent chacune entre plusieurs dizaines de millions et 3,5 milliards d’enregistrements.

Selon les chercheurs, ces données constituent d’emblée « un plan directeur pour l’exploitation de masse ». Car contrairement aux fuites recyclant d’anciennes brèches, ces informations seraient quasi-intégralement inédites. Seule exception : la base de 184 millions mentionnée précédemment, qui fait déjà partie de cet ensemble colossal.

 

Le format standardisé URL-identifiants-mot de passe transforme ces données en arsenal redoutable. Les experts avertissent d’ailleurs et insistent : « Ce ne sont pas de vieilles brèches recyclées, mais de l’intelligence fraîche et exploitable à grande échelle. » Une mine d’or pour cybercriminels aguerris.

 

Apple, Google, Facebook : comment protéger vos comptes compromis

 

Malheureusement, de très nombreux services ou plateformes sont rattachés à la fuite. On peut citer les mastodontes Apple, Google et Facebook, mais aussi Telegram, GitHub et d’autres, les chercheurs évoquant aussi des services gouvernementaux. Darren Guccione, de Keeper Security, souligne que les identifiants « de haute valeur pour des services largement utilisés » ont des implications considérables.

 

L’expert recommande aux utilisateurs de changer leurs mots de passe ou d’investir dans un gestionnaire de mots de passe, et des outils de surveillance du dark web. Le célèbre HaveIBeenPwned.com sera votre allié ! Ces conseils alertent quand vos informations de connexion apparaissent en ligne, ce qui permet une meilleure réactivité. Les professionnels doivent, eux, adopter des modèles zero-trust qui privilégient l’accès contrôlé.

Comme l’affirme Javvad Malik, de KnowBe4, « la cybersécurité est une responsabilité partagée ». Au-delà des mots de passe uniques et de l’authentification multi-facteurs, migrez vers les passkeys, dont nous vous parlions encore ce matin, quand cela est possible. N’attendez pas que vos données rejoignent ces bases compromises.

Source: ALERTE : la plus grande fuite de données de l’histoire ? 16 milliards de mots de passe dans la nature !

Gemini arrive, Google Home s’effondre : une révolution au goût encore amer

Il fut un temps où les enceintes Google Home et les écrans Nest répondaient au doigt et à la voix. « Ok Google », et les lumières s’allumaient, la météo défilait, le café coulait presque tout seul. Mais ce scénario semble aujourd’hui appartenir au passé. Depuis plusieurs mois, les forums se remplissent de témoignages amers : routines qui ne s’exécutent plus, musique qui ne se lance pas, appareils qui deviennent sourds ou bégayants. Google Home ne répond plus vraiment aux attentes de ses utilisateurs. Un problème que connaissent bien les utilisateurs d’Alexa qui attendent impatiemment, eux aussi, que l’IA transforme enfin leurs maisons connectées en maisons intelligentes.

Google Home : symptômes d’une dégradation silencieuse

Les témoignages se multiplient chez les utilisateurs de Google Home : commandes ignorées, routines oubliées, erreurs récurrentes, silences frustrants. « Maintenant, j’ai du mal à lui faire comprendre la moindre commande », raconte un utilisateur désabusé sur Reddit. Un autre résume le sentiment général : « Rien ne fonctionne… ‘Désolé, une erreur s’est produite, veuillez réessayer plus tard’. » Derrière ces messages, plus que de simples pannes passagères, c’est le lien de confiance entre les usagers et leur assistant qui vacille.

Les chiffres confirment cette impression généralisée. Selon un sondage mené par Android Authority63 % des utilisateurs de Google Home rencontrent des bugs réguliers avec leurs appareils Nest. Pire encore, 13 % les jugent presque inutilisables au quotidien.

Les causes de cette dégradation semblent multiples. D’un côté, des mises à jour logicielles qui provoquent plus de dysfonctionnements qu’elles n’en résolvent. Certains Nest Hub de première génération, par exemple, restent bloqués au démarrage, et même après un reset complet, le problème semble sans issue. De l’autre, un sentiment de délaissement plane autour des modèles plus anciens que Google semble ne plus juger prioritaire de mettre à jour.

Une transition technique… ou un abandon déguisé ?

Derrière ces défaillances, un changement de fond se dessine : celui du passage progressif de Google Assistant à Gemini. Loin d’être une simple mise à jour, Gemini représente une nouvelle ère : celle des assistants IA capables de comprendre, de raisonner et d’exécuter. Google l’intègre déjà à ses smartphones Pixel, à ses montres connectées sous Wear OS, et commence à le tester sur les enceintes intelligentes via un programme preview, mais cette transition se fait dans la douleur pour les utilisateurs de Google Home.

Alors que les ressources du géant américain ont été en grande partie réaffectées au développement de Gemini, l’écosystème Google Home fait clairement l’objet de moins d’attention, de moins de corrections, de beaucoup moins d’évolution. Condamné à une obsolescence programmée, l’assistant vocal d’hier semble figé, sa plateforme négligée. Une impression renforcée par la difficulté pour les utilisateurs de comprendre pourquoi, au-delà de l’absence d’évolutions, cela ne fonctionne plus au moins comme avant. Une question qui se pose tout autant chez les utilisateurs français d’Alexa, le sujet étant régulièrement évoqué sur notre groupe Facebook.

« Gemini semble plus intelligent, mais moins fiable »

Gemini : promesse d’un renouveau ou mirage de laboratoire ?

L’arrivée de Gemini n’est pas qu’un changement de nom, c’est une tentative de réinventer la relation entre l’humain et l’assistant vocal. À terme, il ne s’agira plus seulement de lancer une playlist ou d’allumer la lumière, mais de discuter, de planifier, d’anticiper. Gemini devrait pouvoir comprendre nos habitudes, adapter ses réponses en fonction du contexte, nous suggérer des routines plus efficaces… Bref, piloter intelligemment nos maisons connectées. En théorie en tout cas.

Les premiers retours sont cependant contrastés. Si certains saluent une voix plus fluide, plus humaine, et une IA globalement « plus agréable à écouter », d’autres regrettent une réactivité moindre, un manque de stabilité, mais surtout une perte d’efficacité avec les commandes simples que l’on tenait pour acquises. « Gemini semble plus intelligent, mais moins fiable », résume ainsi un utilisateur. Un paradoxe déroutant pour ceux qui attendent d’un assistant IA qu’il… assiste vraiment.

À LIRE :  La maison connectée devient enfin intelligente grâce à l’IA
 

Entre crépuscule et renaissance, Google Home au point de bascule

Google Home semble arrivé à un point de bascule. D’un côté, une technologie qui se délite à mesure qu’elle est laissée de côté. De l’autre, une IA ambitieuse qui peine encore à trouver sa place dans les usages du quotidien. La maison connectée, elle, reste exigeante : elle réclame des réponses claires, une fiabilité sans faille, une intégration domotique transparente.

Comme nous l’évoquions le week-end dernier dans notre article sur l’IA dans la maison connectée, la réussite d’un assistant domestique repose moins sur sa puissance que sur sa constance, sa discrétion, et surtout son utilité au quotidien. Gemini a le potentiel pour offrir une nouvelle expérience, mais il doit d’abord convaincre sur les fondamentaux.

En attendant, c’est un peu la frustration qui domine, et même si Google nous promet que « l’avenir est en cours de déploiement », les utilisateurs, eux, vivent dans le présent. Et ce présent est encore bien bancal.

 

Source: Gemini arrive, Google Home s’effondre : une révolution au goût encore amer

Scandale Meta AI : tout ce qu’il se passe sur le chat… ne reste pas sur le chat

L’application Meta AI, lancée en avril dernier, fait face à une polémique majeure. Des conversations intimes et des requêtes sensibles entre les utilisateurs et le chatbot se sont retrouvées exposées publiquement sur le fil Discover. Pourquoi un tel fiasco ? Et comment Meta tente-t-elle de corriger le tir ?
 
 
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Quand on discute avec un chatbot, qu’il s’agisse de problèmes de santé, de difficultés familiales ou de questions un peu délicates, on s’attend pas à ce que ce dernier aille crier nos secrets sur tous les toits. Pourtant, l’application Meta AI a récemment mis en lumière une réalité bien différente. Des choix d’interface douteux combinés à des maladresses des utilisateurs ont conduit à l’exposition au grand public de requêtes qui auraient dû rester confidentielles.

Le partage involontaire, un problème d’interface

Le cœur du problème réside dans un choix d’interface discutable de Meta. Contrairement à d’autres applications d’intelligence artificielle, Meta AI a intégré un espace public où les utilisateurs peuvent partager leurs requêtes ou des images. Le hic ? Beaucoup d’utilisateurs ont autorisé le partage de leurs discussions sans pleinement en saisir les implications. Ils pensaient peut-être partager avec leurs contacts ou simplement sauvegarder, mais ces échanges se sont retrouvés sur le fil public de l’application, accessible à tous.

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Pexels / Sora Shimazaki

Des conversations très privées à la vue de tous

Le résultat de cette conception ambiguë est alarmant. Le fil public de Meta AI a exposé une multitude de conversations, allant de simples prières à des demandes de conseils médicaux, juridiques, ou même des appels à l’aide désespérés. Des informations aussi sensibles que des données médicales, des conseils en amour ou des détails sur des problèmes familiaux ont été rendus visibles. Plus grave encore, certaines conversations audio, mêlant la voix des utilisateurs et celle du bot, ont également été partagées accidentellement. Des experts en sécurité ont même relevé des cas incluant des noms complets et des adresses personnelles, mettant gravement en péril la confidentialité des utilisateurs.

IA psy

Les premières mesures de Meta face au tollé

Face à l’ampleur de ce scandale lié aux données personnelles, Meta a rapidement réagi. La firme de Mark Zuckerberg a mis en place une première barrière protectrice pour mieux informer les utilisateurs. Désormais, un avertissement explicite apparaît avant chaque tentative de publication. Ce nouveau pop-up stipule clairement : « Les requêtes [Meta AI] que vous publiez sont publiques et visibles par tous. Vos invites peuvent être suggérées par Meta dans d’autres applications Meta. Évitez de partager des informations personnelles ou sensibles. » Après ce message, une seconde validation est requise pour confirmer la publication. De plus, Meta a modifié le fil public Discover pour qu’il n’affiche plus que des images générées par l’IA, considérées comme moins problématiques que l’exposition de problèmes relationnels ou de garde d’enfants.

Vigilance : la clé pour protéger vos données

Malgré ces ajustements, le problème de fond demeure. Un grand nombre d’utilisateurs ne saisissent pas encore pleinement les implications du partage de leurs conversations avec un chatbot, qu’ils perçoivent comme un assistant privé. Avec déjà plus de 6,5 millions de téléchargements depuis son lancement en avril, Meta AI est une application largement utilisée.

Pour votre propre sécurité numérique, il est comme toujours crucial de redoubler de vigilance. Si vous utilisez Meta AI, faites donc attention de ne pas appuyer sur le bouton de partage, au risque de voir vos sessions divulguer des informations personnelles au monde entier. La transparence reste un enjeu majeur pour les plateformes d’intelligence artificielle.

 

Source: Scandale Meta AI : tout ce qu’il se passe sur le chat… ne reste pas sur le chat